À Découvrir :
RENAN, Ernest – Prière sur l’Acropole

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Poésie


Acropole (Athènes)

La célèbre Prière sur l’Acropole d’Ernest Renan constitue en fait le chapitre II de ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse publiés en 1883. Renan y évoque la découverte qu’il fit de la Grèce lors d’un voyage en 1865.

Première partie.
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Seconde partie.
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À Découvrir :
GAUTIER, Théophile – Sous la table

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Deux ivrognes

Difficile d’imaginer un dialogue plus misogyne sur la vertu (fausse ! ) des femmes ; il est vrai qu’il est tenu par deux ivrognes… Sous la table.

« Quand on dit que toutes les femmes sont des catins, on excepte sa mère et sa maîtresse », écrit dans ce récit, précédé d’une épigraphe rimée, Théophile Gautier qui n’a jamais été bien respectueux à l’égard des femmes comme l’attestent ces citations prises ailleurs :

« La femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l’un des deux, et souvent pour tous deux. »
«La prostitution est l’état ordinaire de la femme. »
« La pudeur n’est faite que pour les laides ; c’est une invention moderne et chrétienne. »
« Les femmes sont curieuses ; fassent le ciel et la morale qu’elles contentent leurs curiosités d’une manière plus légitime qu’Ève leur grand-mère, et n’aillent pas faire des questions au serpent. »
Etc…

Sous la table.

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SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Christel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Charles Augustin de Sainte-Beuve

Connu pour ses ouvrages de critique littéraire, pour ses poèmes et son roman Volupté, Sainte-Beuve (1804-1869) est aussi l’auteur de trois nouvelles oubliées dont Christel plus ou moins chargée de souvenirs personnels. Ce récit très émouvant de la destinée d’une jeune fille de 18 ans illustre ces deux pensées lyriquement exprimées par l’auteur, l’une vers le milieu :
« Amour, Amour, qui pourra sonder un seul de tes mystères ? depuis la naissance du monde et son éclosion sous ton aile, tu les suscites toujours inépuisés dans les cœurs, et tu les varies. Chaque génération de jeunesse recommence comme dans Éden, et t’invente avec le charme et la puissance des premiers dons. Tout se perpétue, tout se ranime chaque printemps… »
et l’autre vers la fin :
«Ô Mort, que tu as de formes diverses, et que celui qui t’a déjà rencontrée peut néanmoins te trouver nouvelle ! On t’a vue, quand tu te prends à la jeunesse et à la beauté, t’y acharner avec violence, y revenir coup sur coup, pour les ébranler, comme avec sa hache le bûcheron furieux, et leur livrer de longs assauts dans des agonies terribles. D’autres fois, tu t’attaques lentement et d’une ruine continue à l’enveloppe en même temps qu’au fond, tu opères degré par degré l’œuvre de destruction dans les plus florissantes natures, tu y ravages tout avec un art cruel avant de frapper le dernier coup au cœur ; une vieillesse comme centenaire est empreinte sur des visages de vingt ans. »

Christel.

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ALLAIS, Alphonse – Le Bec en l’air (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Usage Allais

Des calembours :
« — Ça ne vous fait pas rire ? demanda la jolie sans-cœur.
— Fichtre non, car j’estime que ce pauvre garçon est appelé, dans pas bien longtemps, à devenir fou à lier !
— Chef-lieu Moulin. » (Danger de la simultanéité du surmenage cérébral et de la passion amoureuse)

et des histoires cocasses pour divertir :
« Un jour, entre autres, il me souvient d’avoir attaché à un vieux parapluie un panier dans lequel j’avais délicatement posé le chat d’un jeune ami à moi.
Nous étions au grenier.
Tout à coup, vient à s’élever une jolie brise N.-N.-O., à qui je confiai mon aérostat.
Le tout alla se heurter contre le clocher de l’église voisine, au coq duquel le chat, non sans terreur, s’empressa de s’agripper, en attendant qu’un intrépide pompier vint le quérir.
Plus jamais je ne fus réinvité dans la famille de mon jeune ami. » (Aérostation)

> Écouter un extrait : Radicale Proposition.

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GASKELL, Elizabeth – Marie Barton

Donneur de voix : Florent | Durée : 11h 13min | Genre : Romans


Octave Tassaert An Unfortunate Family aka Suicide 1852

Manchester, 1839, une crise industrielle touche de plein fouet l’industrie du textile. Les Barton, ouvriers, et les Carson, patrons, composent une partie du tableau dressé par E. Gaskell. L’auteur analyse finement les relations entre les personnages, leurs réflexions et leurs sentiments.

« Quand j’étais petit, on m’apprit bien à lire ; pourquoi faire, puisque je n’avais pas de livres ? qui m’en aurait donné ? On disait autour de moi que la Bible, c’était bon ; et quand plus tard je voulus connaître la raison des choses, je me mis à chercher dans la Bible ; mais comment croire et comprendre, quand tout le monde autour de vous dit qu’il fait jour et agit comme si c’était la nuit, quand on dit blanc et qu’on pense noir ? Je dirai ça dans l’autre monde pour excuser ma faute, et le bon Dieu me pardonnera. J’aurais suivi volontiers tout ce qui est dans l’Évangile, si j’avais vu les autres tâcher de s’y conformer ; c’eût été dans mon cœur ; mais ceux qui en parlaient le plus faisaient juste le contraire : alors j’ai pensé qu’on avait écrit ça pour tromper les ignorants et les femmes, tous ceux qui leur ressemblent quoi ! »

Traduction : Melle Morel (1882).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BANVILLE, Théodore (de) – Les Servantes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Nouvelles


Th de Banville

« Dans une si triste vie, et privée de toute amitié, Mme Simonat ne trouva aucun recours, si ce n’est dans le dévouement de sa femme de chambre, Rosalie Hulin, une grande fille blonde, alerte, stylée, pleine d’attentions, qui savait soigner et choyer sa dame, lui éviter toutes les besognes ennuyeuses, lui tenir compagnie, lui faire la lecture, être au besoin pour son service une repasseuse, une couturière, une modiste et une dentellière de premier ordre. »

Moralité de cette nouvelle : Les servantes se suivent… et se ressemblent presque toutes, avec un tel maître.

Les Servantes.

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MIRBEAU, Octave – Les Amants

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 29min | Genre : Théâtre


Octave Mirbeau - Les Amants

En 1904, Octave Mirbeau a publié sous le titre Farces et Moralités, une série de six saynètes. Elles ont été représentées sur les scènes parisiennes.
La pièce Les Amants a été reprise par la Comédie Française en 1999.

« Le soir est doux, silencieux, tout embaumé de parfums errants… Heure vaporeuse et divine ! L’amour est partout… Son mystère circule au long des avenues invisibles, sous les fourrés, dans les clairières… et son souffle agite les branches à peine… C’est délicieux ! »

Les Amants.

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BAILLON, André – Délires – Ève et Kiki, drame familial

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 30min | Genre : Nouvelles


André Baillon

Deux récits attachants sur notre rapport à la folie et au langage écrits par l’auteur belge André Baillon (1875-1932) qui fut lui-même cerné par la folie. Trois ans avant Délires il avait fait un séjour psychiatrique à l’Hôpital de la Salpêtrière et il essaya plusieurs fois de se suicider (il mourut d’ailleurs d’une surdose de barbituriques). Il y a une grande part autobiographique dans Délires et moins de folie dans Ève et Kiki comme il le reconnaît dans la préface :

« Ce livre s’appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n’a rien d’antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel qui ne laisse pas d’inquiéter. Encore s’il s’agissait de délires amoureux. L’homme et la femme n’en sont pas à quelques délires près, paraît-il ; et dix S conviendraient mieux qu’un seul. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l’expression : perdre la boule. »
Les aveux de ce genre pullulent : « Vous dites que je ne suis pas fou, pour la simple raison que vous me croyez fou. Pourtant je ne suis pas fou. Mais si cela me plaisait, pour une autre simple raison, je vous dirais que je suis fou, que certainement plus tard et je sais pourquoi, je deviendrai tout à fait fou. »

> Écouter un extrait : .

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BLANC, Louis – Quelques Vérités économiques

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 14min | Genre : Essais


Louis Blanc

Louis Blanc (1811-1882) est un journaliste et historien français, membre du gouvernement provisoire de 1848 et député sous la Troisième République. Républicain convaincu, il est un des précurseurs des courants socialistes et communistes en France. En faveur du suffrage universel, il se distingue, après la Révolution de 1848, en proposant la création des Ateliers sociaux afin de rendre effectif le droit au travail. Mais il est finalement contraint de s’exiler à Londres après les Journées de Juin car tenu pour responsable de l’émeute du 15 mai. Il y demeura jusqu’à la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, entrant de nouveau à l’Assemblée nationale en 1871, où il siège une dizaine d’années à l’extrême gauche. (Source : Wikipédia)

« Comment nous garantiriez-vous le fruit de notre labeur, quand vous ne pouvez ou n’osez nous garantir l’emploi de nos bras ? Notre dénuement nous livre à la merci d’autrui, et ce qu’on nous offre, en échange de notre activité, ce n’est pas le produit créé, c’est seulement un salaire qui nous permettra de vivre en le créant, salaire dont la concurrence maintient le chiffre au niveau des plus strictes nécessités de la vie, et qui ne laisse presque jamais de marge pour des épargnes, que dévorerait, d’ailleurs, le premier jour de chômage ou de maladie. Ce n’est donc pas la perspective du bien-être futur de nos enfants qui nous stimule, nous : en fait de stimulant, nous ne connaissons que la faim. Comment se fait-il que ceux qui fécondent la terre soient en peine d’un morceau de pain ? que ceux qui tissent les étoffes précieuses soient en peine d’un vêtement ? que ceux qui bâtissent les palais ne sachent pas quelquefois où reposer la tête ? »

Quelques Vérités économiques.

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ABOUT, Edmond – Épître aux bredouilles

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Discours


Chasseur

Les Causeries d’Edmond About sont moins connues que ses romans, mais écrites avec le même style comique. Cette Épître aux bredouilles est destinée à ceux qui reviennent de la chasse « le carnier vide ». « Oui, messieurs, moi aussi je me suis levé quelquefois trop matin pour arpenter les chaumes à grandes enjambées et pour mouiller mes genoux dans la luzerne ; moi aussi j’ai promené un chien mélancolique à travers des champs dépeuplés, et je suis rentré à la maison par des chemins de traverse, cachant mon carnier vide à la malignité des voisins. »
Parce que « le rire est une joie malicieuse qui s’éveille en nous au spectacle des petits malheurs d’autrui. C’est un mouvement égoïste et vaniteux causé par la vue des mécomptes dont nous sommes ou croyons être exempts nous-mêmes. On ne rit pas des gros accidents, de la mort, des blessures, de la misère en haillons, des désastres qui nous rappellent notre condition mortelle et la dépendance où le sort nous tient tous ; mais on rit aux éclats chaque fois qu’on signale un contraste entre les ambitions du prochain et ses succès, entre sa vanité et son mérite, entre son but et son point d’arrivée. »

Épître aux bredouilles.

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