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BRUISSEMENT- Aux Contours de l’Ame

UtilisateurMessage

8:49
4 novembre 2013


Bruissement

Membre

Dijon/France

messages 577

1

Aux Contours de l'Ame


La Vie, ce Bruissement d'Ame

Ce bruissement d'âme, si peu de chose,

Etincelle dans le temps et l'espace,

La vie, qui naît et meurt à peine éclose,

Sent de l'étenelle beauté la grâce.


Elle a remarqué en son sein, la trace

D'un souffle intemporel qui se propose,

Qui l'appelle et doucement l'enlace,

Ce bruissement d'âme, si peu de chose.


Mais tout de même au parfum de rose

Qui étourdit le matin et qui chasse

De l'éphémère, la couleur morose,

Etincelle dans le temps et l'espace,


Que l'on croit bien fagile et fugace

Mais qui reflète la lumière et ose

Espérer que peu importe si s'efface

La vie qui naît et meurt à peine éclose.


La beauté interpelle et s'interpose

Devant le néant absurde qui passe.

Voilà pourquoi celui-là se repose

Qui de l'éternelle beauté sait la grâce.


Car il recherche ce qui ne trépasse

L'Amour, qui en l'éternité se pose

Dès maintenant et jamais ne se lasse

De se réjouir à aimer et ne s'oppose

                                 ….au bruissement d'âme.


Découragement

Par un matin de printemps,

Il est parti… droit devant.

Le soleil se levait à peine,

Le chemin, au gré du vent,

Conduisait à la fleur lointaine

Goûtant l'eau pure au torrent…

Il marcha inlassablement…


Les après-midi d'été,

Marchant toujours, fatigué,

Il ne ménageait pas sa peine

Pour, au détour du sentier,

Sentir cette fleur souveraine

Et boire au torrent glacé.

Il marcha sans la rencontrer.


Et voici, au soir d'automne,

Que ses forces l'abandonnent.

Tant de douleurs et tant de peine!

Il s'assoit sur le sol, morne.

Cette quête fut-elle vaine?

Son amour au coeur s'étonne…

Quelle voie eût pu être bonne?


Quand viendra la nuit d'hiver,

Son coeur dévoré des vers,

Ne saura même plus sa peine!

C'était un printemps si vert!

Il déroulait sa vie, sereine…

Sur un long chemin de pierres!

Seigneur, sors-le de cet univers.


Comme le temps passe!

Passent les nuages et la vie et le temps…

Les jours s'enchaînent de labeurs faits patiemment,

Tant l'espoir nous leurre montrant le mieux devant.

Et toute de courage, l'oeuvre se bâtit,

De luttes et d'orages, le coeur se construit,

Tandis que passent nuages et temps et… vie!

Pourquoi tant d'ouvrages si tout devient néant?

C'est qu'au fond de l'âme, depuis toujours attend,

L'Amour de beauté que l'éternité étend.

Alors passez donc, nuages et vie et …temps!

Bonheur

J'ai pour horizon l'aurore,

Je suis le chemin que j'aime,

J'ai pour gain même la mort

Et pour vie l'amour suprême,

La paix pour couleur du temps,

La joie pour chanson du coeur.

L'amour de Dieu est si grand

L'âme en tremble de douceur.


Etoile du matin

_ « Etoile brillante du matin,

De là-haut, dis-moi, que vois-tu au loin? »


_ « Le jour vient… d'une infinie clarté.

Il s'agit du grand jour d'Eternité

Et de ce jour-là, je suis le chemin. »


_ » Mais en la nuit, nous peinons sans fin…

Nuit pleine d'embûches, de chagrins!

Etoile, messagère éloignée,

Qui peut t'atteindre si tu ne viens?

Nous sommes si petits et si mesquins!

Notre âme pourtant a soif de Beauté…

De ta lumière vient nous inonder,

Etoile brillante du matin! »


_ »Je suis déjà venu, un Noël lointain…

Si peu parmi vous, se sont déplacés

Pour voir du Ciel, l'Amour incarné

Car d'Amour, j'ai parlé sur vos chemins!

En retour, votre haine fut sans frein:

L'étoile en vos dures mains, est tombée! »


_ »Certes! mais hier, aujourd'hui, demain

Tu pardonnes divin Ressuscité!

De ta lumière viens nous inonder,

Etoile brillante du matin! »


Merci

Pour l'herbe verte des chemins

La couleur des blés mûrs

Et pour le somptueux parfum

De cette mirabelle

Petite et joliment dorée,

Pour la tache rose sur elle,

Est-ce toi, ô Nature,

Qu'il me faudrait remercier?


Pour l'enfant qui court et qui rit

Pour la chanson d'amour

Qui emplit mon âme éblouie

Depuis longtemps déjà,

Je me dis que c'est grande chance,

Pour cette grande chance-là

Je voudrais bien un jour

Qu'éclatât ma reconnaissance!


Nature innocente, ingénue

Pouvais-tu deviner

Quand balbutiant tu apparus,

Que mon coeur, ô merveille,

Trouverait goût et passion

Aux senteurs seyant aux abeilles…

Et cette faculté

Prévoir en mon coeur, au tréfond?


En mon petit coin sans voyages

Vers d'inconnues splendeurs,

Sinon celui des grands nuages

Au-dessus du jardin,

J'ai su, en respirant la rose,

Que pour proposer à dessein

Ces gracieuses douceurs,

Il fallait un amour grandiose.


Et toi, ô Nature si belle,

Tu ne sais pas aimer.

Tu es froide et impersonnelle.

C'est le hasard, dit-on

Qui t'épanouit le mieux.

Que te sont mes émotions

Pour toutes tes beautés!

Je remercierai, donc, Dieu.


Pour l'enfant qui chante sans fin

Les clairs matins de mai,

Pour l'herbe verte des chemins

Conduisant au ruisseau,

La douceur d'un été fleuri,

L'âme qui discerne le beau

Et de bonheur…se tait,

Pour l'amour d'une vie: merci!

 

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