LEIBNIZ, Gottfried Wilhelm (von) - Mythe de Sextus
Donneur de voix : Thibaut Giraud | Durée : 19min | Genre : Philosophie
Sextus Tarquinius, dernier des rois légendaires de Rome, consulte l’oracle d’Apollon à Delphes et apprend qu’il est destiné à mener une vie criminelle et malheureuse.
Peut-il se plaindre à Apollon de la rigueur de son destin ? Les augures divins étant infaillibles, est-il libre d’agir comme il le fera ? Et Jupiter, qui réserva à Sextus ce destin criminel, en est-il responsable ? Enfin, pourquoi Jupiter choisit-il ce destin parmi tous les autres destins qu’il pouvait reserver à Sextus ?
Mythe de Sextus.
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À propos de ce livre…
Comment concilier la prescience, la toute-puissance, et la perfection morale de Dieu avec la liberté humaine et l’existence du mal ?
Dans les dernières pages des Essais de Théodicée, Leibniz illustre et résume la position qu’il défend à travers une sorte de mythe ou de fable philosophique sur la vie de Sextus, récit qui le mènera jusqu’à la pyramides des mondes possibles, où chaque chambre est une version possible du monde, et dont la pointe et la dernière chambre est notre vrai monde actuel, le meilleur monde possible !
(Ce mythe est en fait la continuation d’un récit imaginé dans un dialogue de Laurent Valla, que Leibniz cite longuement avant de poursuivre lui-même là où ce premier récit s’arrête.)
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Très bon choix de texte, fort bien lu. La présentation surtout est un vrai petit bijou, je trouve. Elle met en appétit, elle synthétise et développe ce qu’il faut. Seul hic : quel est le traducteur ?
Salut Olivier,
J’ai eu la même question et il se trouve que les Essais de Théodicée (1710) ont été écrits par Leibniz en français ! Voilà qui explique pourquoi il n’y a pas de traducteur.
Source Philo.fr (c’est-à-dire Alain Renaut) :
http://www.philo.fr/?c=bibliotheque#lettreL
Amitiés,
Augustin
ps. Selon Wikipedia, l’œuvre de Leibniz a été écrit environ pour moitié en latin, pour un tiers en français et le reste en allemand.
Au temps pour moi…
J’allais te dire que cela ne devrait pas te surprendre dans la mesure où tu as lu la Monadologie de Leibniz, mais je viens de remarquer justement que tu présentes ce texte comme une traduction ; or je suis à peu près certain que Leibniz l’a écrit en français. Tu devrais jeter un coup d’oeil là-dessus, il y a probablement une erreur.
J’ai eu l’idée de lire ce passage lorsque j’écoutais le feuilleton sur Candide. La caricature de Leibniz que Voltaire présente à travers le personnage de Pangloss me paraissait un peu injuste, il fallait bien que le philosophe se défende lui-même… C’est pas sûr qu’on en sorte convaincu après ce texte, mais cette histoire de meilleur monde possible est moins risible que Voltaire voudrait nous le faire penser. Si Dieu est bien omniscient, il sait quel est le meilleur monde possible ; s’il est bien tout-puissant, il peut le créer ; et enfin s’il est aussi bon qu’il est réputé l’être, pourquoi aurait-il créé un monde moins parfait que ce meilleur ? Bon… C’est vrai que tout cela repose sur des prémisses un peu dures à avaler aujourd’hui…
Très juste : c’est un peu dur à avaler. Du moins n’affirmerait-on plus aujourd’hui avoir accès à une connaissance de ces attributs de Dieu, qui forment les prémisses d’où part l’argumentation de Leibniz, quoiqu’on puisse toujours y ajouter foi. En revanche, ce n’est pas moi qui ai écrit que Désiré Nolen était le traducteur de Leibniz. Je crois qu’Augustin, lors de sa revue totale des traductions en ligne, a confondu le préfacier d’une édition qui comportait les mêmes phrases (et pour cause!) avec le traducteur, qui n’existe pas. Ce dont je l’absous bien volontiers : non seulement passer 300 livres audio en revue est une tâche colossale, mais encore si cette erreur a été, c’est qu’il fallait qu’elle fût, comme le dirait Pangloss… euh… Leibniz !