Livres audio gratuits pour "anarchiste" :


COMBE, T. – Comment son patron tuait les anarchistes : histoire d’un apprenti

Donneuse de voix : Domi | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


T. Combe

Jean Maraudet, un « enfant de commune » est placé par les autorités de son village, comme apprenti durant les cinq prochaines années, chez un fabriquant de ressorts pour y apprendre le métier contre le gîte et le couvert. Révolté, nourri des injustices vécues, le jeune « pommeau » se promet bien de ne pas se laisser exploiter. Mais son patron est bienveillant et l’accueille dans sa famille. Toutefois il pratique le châtiment corporel, notamment pour les mensonges. Or Jean n’est pas un prodige de vérité. Acceptera-t-il « la canne » ?

Voyage ethnologique dans les relations de travail du dix-neuvième siècle en Suisse, le lecteur découvrira les « enfants de commune », ces orphelins misés au plus offrant – ou plutôt au moins demandant – par le conseil communal, l’apprentissage, dont le système de formation sur la place de travail perdure encore aujourd’hui en Suisse, avec ses avantages et ses ambiguïtés, et le système « familial » de gestion des ressources humaines qui prévalut en Suisse presque jusque dans les années 1980 à la faveur de la « Paix du Travail » conclue entre organisations patronales et syndicales. Les luttes ouvrières qui furent parfois vives dans « les hauts » de Neuchâtel, à certaines périodes, contrastent avec ce modèle que T. Combe, une socialiste modérée, met en valeur dans cette brève nouvelle parue dans le Messager boiteux de Neuchâtel. (Source : Bibliothèque numérique romande)

Comment son patron tuait les anarchistes : histoire d’un apprenti.

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GOLDMAN, Emma – Ma vie valait-elle la peine d’être vécue ?

Donneuse de voix : Julie | Durée : 30min | Genre : Biographies


Ma vie valait-elle la peine d'être vécue ?

Une introduction par la fin à la pensée d’une des plus grandes militantes anarchistes.

En 1934, lorsqu’elle publie Ma vie valait-elle la peine d’être vécue ? dans Harper’s Monthly Magazine, Emma Goldman a 65 ans.

Ce texte fait donc office de testament, portant un regard rétrospectif sur 40 années d’activisme.
L’écrivaine d’origine russe aura été une figure centrale de l’anarchisme américain, rédactrice en chef du journal Mother Earth, emprisonnée à plusieurs reprises, puis expulsée vers la Russie.
Elle suivra de près les nombreuses luttes pour l’émancipation du début du siècle.

Avec l’aimable autorisation des traducteurs et traductrices du site Racines & Branches et des éditions Diomedea.

Ma vie valait-elle la peine d’être vécue ?.

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HOYOS Y VINENT, Antonio (de) – La Dompteuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Antonio de Hoyos y Vinent

Ne pas confondre La Dompteuse de Sacher-Masoch (1836-1895) et La Dompteuse d’Antonio de Hoyos y Vinent (1913) bien qu’elles ne soient ni l’une ni l’autre fréquentables sans danger, comme l’indique le portrait de notre héroïne :

« Encore enfant, son plus grand plaisir était de martyriser les oiseaux, les chiens, tous les animaux familiers ; puis, adolescente, elle assistait, frémissante, aux châtiments que son père, ivrogne, violent, sujet à de féroces accès de colère blanche, faisait infliger aux serfs pour la moindre faute ; femme enfin, elle se sentit en proie à une lascivité taciturne et cruelle, comme possédée d’un maléfice diabolique. Obligée, on ne sait à la suite de quelles sombres histoires, de quitter la Russie, ce yacht devint le merveilleux alcazar d’Ys dans lequel la fille du Roi vivait emprisonnée par ses passions. »

Une histoire qu’on peut classer dans le dossier Cannibalisme

Écrivain et journaliste, Antonio de Hoyos y Vinent (1884-1940) fut une des figures majeures du Décadentisme espagnol. Esthète, dandy, sourd de naissance, vivant ouvertement son homosexualité, cet auteur prolifique à la personnalité hors-normes fut emprisonné à la fin de la Guerre Civile pour sa militance au sein d’un syndicat anarchiste. Il mourut en prison en 1940, aveugle, paralysé, abandonné de tous…

Traduction anonyme (1922).

Illustration : Antonio de Hoyos y Vinent (1924).

La Dompteuse.

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TOLSTOï, Léon – Mikhaïl

Donneur de voix : Georje | Durée : 56min | Genre : Contes


Mikhaïl

L’auteur de Guerre et paix et d’Anna Karenine s’est retiré à la fin de sa vie à Jasnaïa Polania dans le domaine familial pour se consacrer à des travaux manuels.

L’immense écrivain qu’est Léon Tolstoï(1828-1910), né comte et devenu paysan, à la fois anarchiste, végétarien et profondément spirituel, ne voulait pas que la culture soit réservée aux classes supérieures ; il a contribué à l’éducation des enfants en écrivant des petits livres très faciles d’accès, qui étaient vendus pour quelques kopecks.
Ce récit fantastique, peu connu de Léon Tolstoï, écrit en 1893, qui pourrait être un beau conte de Noël, met en scène un pauvre cordonnier qui recueille un jeune homme inconnu.
Dans ce texte fortement imprégné de religiosité, on retrouve les convictions philosophiques de l’auteur, son amour mystique de l’être humain, sa foi en Dieu même si sa vision révolutionnaire du christianisme lui valut d’être enterré sans les rites.

« Beaucoup de gens, d’enfants surtout, en lisant une histoire, une fable ou une légende, demandent avant tout si les choses qu’on y décrit sont vraies ; et surtout, voyant que les choses qu’ils lisent n’ont pu arriver, ils disent que ce ne sont que des paroles creuses ; les hommes qui jugent ainsi ne sont pas justes. Seul écrit la vérité celui-là qui montre le bien que font les hommes. » Léon Tolstoï

Note : Le prince Bojidar Karageorgevitch (1861-1908) qui a traduit l’œuvre en français en 1893 a cherché à conserver autant que possible la tournure et l’accent russe mais certains passages ont dû cependant être révisés car la traduction datait de plus de 70 ans.

Merci à Carole, Christine et Vincent (de littérature audio) pour leurs conseils et leur assistance technique.

Illustration réalisée par Mai-lan.

Licence Creative Commons

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VERNE, Jules – Les Naufragés du Jonathan

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 17h 16min | Genre : Romans


Les Naufragés du Jonathan

« Le Kaw-djer avait gagné l’extrémité du morne au pied duquel était bâtie la maison. De là, il découvrait une grande étendue de mer, et ses regards se portèrent instinctivement vers le Sud, dans la direction de ces derniers sommets de la terre américaine, qui constituent l’archipel du cap Horn.

Lui faudrait-il aller jusque-là pour trouver un sol libre ?… Plus loin encore peut-être ?… Par la pensée, il franchissait le cercle polaire, il se perdait à travers les immenses régions de l’Antarctique dont le mystère impénétrable brave les plus intrépides découvreurs… »

En 1881, le clipper Jonathan, qui transporte mille colons américains vers l’Afrique australe, s’échoue sur l’île Hoste, près du Cap Horn, aux confins de la Magellanie. Là vit le Kaw-Djer, anarchiste libertaire réfugié en cette dernière terre libre du bout du monde.

Comment cette population hétéroclite va-t-elle pouvoir survivre pour devenir une colonie, puis un peuple ? Survivra-t-elle à la peur, à la fureur, à la famine et à la guerre ? Et quel extraordinaire voyage intérieur le Kaw-Djer, épris de liberté et d’indépendance, va-t-il devoir accomplir ?

Pour Francis Lacassin, qui a écrit la préface de l’édition de 1978, ce beau roman, à la fin poignante, est très loin de l’image réductrice qu’on peut avoir de Jules Verne.

Le roman a fait l’objet d’une première publication en 1899 sous le nom En Magellanie. Après la mort de l’écrivain, son fils Michel (1861-1925) reprend le roman et l’édite en 1909.

Illustration : Les Naufragés du Jonathan, par George Roux (Éditions Hetzel, 1909).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LAMOTTE, Émilie – Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Philosophie


L'Amour libre

Émilie Lamotte (1876-1909) est une conférencière et pédagogue, militante anarchiste et néo-malthusienne.
Elle donne des conférences à l’occasion desquelles elle dénonce l’enseignement confessionnel comme l’enseignement laïque, dont elle estime qu’ils sont tous deux sources d’aliénation de l’enfant.

Quelques titres de ses ouvrages : La Limitation des naissances. Moyens d’éviter les grandes familles, L’Éducation rationnelle de l’enfance.

Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets était adressée à un anarchiste qui défendait l’idée de la pluralité en amour, ou des amours simultanées.

« La beauté, ce n’est pas ceci ou cela : une taille élevée ou des cheveux blonds, des yeux larges ou des mains étroites, la force de l’âge ou l’adolescence, la tristesse ou la gaîté. C’est une harmonie. Pas plus, pas moins. Et ça ne se fabrique pas. Le malheureux qui, ayant un idéal, en cherche les morceaux épars dans la nature, se charge d’un travail inutile pour un affreux résultat et ne comprend pas la vie. »

Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets.

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AXA, Zo (d’) – Par l’image

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5min | Genre : Arts


Zo d'Axa

Voici un texte de Zo d’Axa, pour la prévention des personnes sensibles, vulnérables, face à certaines images.

Alphonse Gallaud de la Pérouse, dit Zo d’Axa, né à Paris le 24 mai 1864 et mort à Marseille le 30 août 1930, est un individualiste libertaire, antimilitariste, pamphlétaire et journaliste satirique français, créateur du journal L’En-dehors et de La Feuille.
Il refuse, de par son individualisme, l’étiquette d’anarchiste.

Zo d’Axa est issu d’une famille bourgeoise et est descendant du navigateur La Pérouse.

Le 6 octobre 1897, il fonde un nouveau journal, La Feuille, dont il rédige l’essentiel des textes, illustrés notamment par Steinlen, Luce, Anquetin, Willette et Hermann-Paul.
Il lance une campagne pour l’abolition des bagnes d’enfants, ses articles, dont Enfants-martyrs sont éloquents et feront évoluer un peu les choses.

Georges Clémenceau, Jules Renard, Errico Malatesta, Louise Michel, Tristan Bernard, Octave Mirbeau, Charles Malato, Louis Matha, Émile Verhaeren, entre autres personnalités, le soutiennent dans ses divers écrits.

Les dernières années de sa vie le voient blasé, pessimiste sur la nature profonde de l’humain. Il choisit de mettre fin à ses jours, le 30 août 1930.

Ici, c’est un article issu de L’En-dehors fondé en mai 1891, qui est proposé à votre attention.
Le triste pouvoir de certains articles, certaines images, sur des personnes fragilisées, voilà le thème de ce texte court et net, à méditer car toujours d’actualité.
L’essentiel y est dit.

Illustration : Portrait de Zo d’Axa.

Licence Creative Commons

Par l’image.

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DÉJACQUE, Joseph – À bas les chefs ! (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 32min | Genre : Société


Le Libertaire

« L’autorité officielle ou légale, de quelque nom qu’on la décore est toujours mensongère et malfaisante. Il n’y a de vrai et de bienfaisant que l’autorité naturelle ou anarchique. »

Militant anarchiste, « ouvrier-poète », écrivain méconnu, Joseph Déjacque (1821-1865) est l’inventeur du mot « libertaire » (De l’être humain mâle ou femelle ; lettre à P.J. Proudhon). La majeure partie de son œuvre est écrite lors de son exil en Europe et aux Etats-Unis, à la suite du coup d’État de 1851.
Ses textes théoriques où il évoque la société anarchiste par opposition radicale avec le monde bourgeois environnant sont écrits d’une plume vitriolée et publiés en feuilleton dans les colonnes du journal Le Libertaire.
À bas les chefs ! (7 avril 1859) expose sa conception de l’autorité, que la vigueur du style et la rage qui l’anime mettent en relief.

Illustration : Une du journal Le Libertaire (1860).

Licence Creative Commons

À bas les chefs !.

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