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FÉNELON – L’Anneau de Gygès

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Contes


L'Anneau de Gygès

Gygès est un berger qui tombe par hasard sur le cadavre d’un géant portant un anneau magnifique à son doigt. Gygès le dérobe et découvre en jouant avec le chaton que cette bague le rend invisible. Que va faire Gygès de ce pouvoir ? Dans l’histoire de Platon, il séduit la reine, tue le roi et devient un despote. Grâce à l’expérience fascinante de l’invisibilité, Platon nous propose d’interroger les limites du bien et du mal et la nécessité des lois pour vivre ensemble.

La fable de Fénelon (1701), destinée à éduquer le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, s’inspire de La République du philosophe grec, mais y apporte quelques modifications.

Illustration : L’Anneau de Gygès (1865).

L’Anneau de Gygès.

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PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La République (Livre premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Platon

« La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Plus généralement, selon Polémarque, fils de Céphale, c’est « rendre à chacun son dû » ? Mais Socrate dit non : la justice n’est pas une réussite visible aux yeux. D’où la colère de Thrasymaque, qui voudra forcer Socrate à reconnaître que la justice n’est en rien une réussite et n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate, d’une redoutable et froide rigueur, soutiendra que la justice est force, beauté et santé de l’âme : l’homme juste est ainsi selon lui plus heureux que l’injuste.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.

Thrasymaque à Socrate : « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

PS: Cette nouvelle lecture du livre 1 vient achever la lecture de l’ensemble des livres de la République, tous pouvant être écoutés désormais dans la même traduction de Victor Cousin. La traduction Chambry du livre 1 demeure consultable sur le site Littérature audio (publication en date du 8 décembre 2011).

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PLATON – La République (Livre dixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 36min | Genre : Philosophie


Platon

« Socrate. – Je puis m’expliquer avec vous, car vous n’irez pas me dénoncer aux poètes tragiques et autres poètes imitateurs. Il semble que ce genre de poésie est un poison pour l’esprit de ceux qui l’écoutent, lorsqu’ils n’ont pas l’antidote, qui consiste à savoir apprécier ce genre tel qu’il est.

- Comment l’entends-tu ?

- Je vous le dirai ; cependant je sens que ma langue est arrêtée par une certaine tendresse, et un certain respect que j’ai depuis l’enfance pour Homère ; on peut dire en effet qu’Homère est le maître et le chef de tous ces beaux poètes tragiques ; mais on doit plus d’égards à la vérité qu’à un homme ; je parlerai donc… »

Le livre X clôt La République, avec le mythe d’Er le Pamphylien, sur l’immortalité de l’âme et la destinée, l’un des plus beaux et des plus difficiles textes de Platon.

La foi en l’immortalité de l’âme est en effet la condition nécessaire à son salut propre, qui est la vie selon la justice, vie gouvernée par la raison et non par les passions qu’excitent complaisamment les poètes tragiques, maîtres en imitations.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre neuvième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 29min | Genre : Philosophie


Platon

« Socrate.- Il nous reste à examiner le caractère du tyran dans l’individu, comment l’homme tyrannique naît de l’homme démocratique, quelles sont alors ses mœurs, et si son sort est heureux ou malheureux.
- Oui, c’est l’homme tyrannique qui nous reste à examiner.
- Sais-tu ce qui me manque encore ?
- Quoi ?
- Nous n’avons pas, ce me semble, assez nettement exposé la nature et les diverses espèces de désirs. Tant que ce point sera défectueux, nous n’arriverons à rien de clair.
- Mais nous sommes à temps d’y revenir. [...] »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre huitième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 29min | Genre : Philosophie


Platon

Dans ce huitième livre de La République, Socrate et Glaucon font maintenant l’examen des cinq types de régime politique.
Outre le régime le plus excellent, nommé aristocratie (aristoi : « les meilleurs », en grec), ils décrivent successivement la timocratie ou timarchie (régime de Crète et de Lacédémone, régime où gouverne le sens de l’honneur guerrier), l’oligarchie (gouvernement de quelques riches puissants), la démocratie, gouvernement de la foule des désirs, et enfin la tyrannie, gouvernement d’un seul homme, lui-même esclave de ses passions. Ils livrent une analyse de chaque régime en particulier, et montrent comment l’on passe de l’un à l’autre.
Série inoubliable de portraits des régimes, et des hommes qui leur correspondent ! Platon parle de chacun à chacun.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre septième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

La fin du livre VI présentait la science du bien indispensable au gouvernement de l’État. Socrate propose au début du livre VII une dernière image pour faire comprendre le mouvement qu’inspire le Bien. Dans l’image de la caverne se trouve représentées la conversion et la remontée de l’âme du moins intelligible au plus intelligible (le Bien pur) : ce destin de l’âme est figuré ici par la vie d’un prisonnier de cette caverne, qu’on libère un jour de ses chaînes. Cette ascension d’un prisonnier est bien analogue à l’ascension des degrés du savoir. Au sommet des sciences, Socrate place la dialectique qui parvient sans l’aide d’aucun sens, au moyen de la raison seule, à atteindre à l’essence de chaque chose et à ne pas s’arrêter avant d’avoir saisi par la seule intelligence l’essence du Bien.
Or il faut la voir pour se conduire « avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique ». Le dialecticien est à même d’interroger et de discerner ce qu’une loi permet d’atteindre pour le bien de la Cité. Et cette science est si inhabituelle, rare, et précieuse que la Cité pourra obliger les philosophes à gouverner. Certains seront en effet tentés de rester plongés dans le délice de la contemplation (theoria) de l’Idée du Bien, et de se tenir à l’écart de toute vie publique (le prisonnier libéré refuse logiquement de revenir dans sa prison).
Parce que la loi ne se préoccupe pas de fournir un bonheur exceptionnel à une seule classe de citoyens et s’efforce de réaliser le bonheur de la cité toute entière, elle doit veiller, en formant de tels hommes, à ne pas leur laisser oublier le but voulu : ils doivent concourir, sans se détourner, au bien du tout de l’État. Les philosophes seront contraints, malgré eux si nécessaire, de gouverner.

Les Gardiens-philosophes devront être préparés aussi à recevoir cet enseignement de la science suprême du Bien qu’est la dialectique. Ainsi, en préparation de cette étude, on les initiera à d’autres sciences, préludes à la dialectique, et qui les habitueront à se tourner vers le monde intelligible : l’arithmétique et la géométrie (connaissances de ce qui est toujours, elles habituent l’âme à élever le regard vers ce qui est le plus élevé), puis la stéréométrie, et enfin l’astronomie et la musique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre sixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 50min | Genre : Philosophie


Platon

Philosophe est celui qui aime la réalité et se plaît au seul spectacle de la vérité. D’où cette idée de Socrate : le philosophe est le plus apte à gouverner ; il doit être pris pour roi. Mais selon l’opinion de la foule (que vient alors faire parler Adimante), le philosophe est le plus inutile des hommes. En quoi rendrait-il service à l’État ? Le philosophe-roi semble impossible.

Indispensables gardiens de l’État véritable, les philosophes ne trouvent leur place dans aucun État existant. En effet, les États n’utilisent pas les rares philosophes qui parviennent à grandir en leur sein, comme il le faudrait cependant. Et les naturels philosophes sont le plus souvent corrompus par leur milieu et par leur éducation. Enfin, ceux qui se livrent à la philosophie ne sont pas tous philosophes, et la foule, incapable de faire la distinction, les rejette ensemble dans une opprobre commune.

C’est qu’à la foule manque la science du bien. Même si elle peut être réconciliée avec l’idée d’un gouvernement de philosophes en admettant ce que signifie de bon l’amour de la sagesse pour le gouvernement de l’État, la multitude n’a pas la science du bien. Cette science est celle que devront avoir absolument les gardiens de l’État véritable.

Contraint par ses interlocuteurs, Socrate finit par dire, par images, la nature du bien en soi, faisant comprendre ainsi ce qu’est cette science la plus indispensable pour les gardiens de l’État. Le Bien est, pour le monde intelligible, l’analogue parfait du soleil, pour le monde visible. Il donne l’intelligibilité aux objets connaissables et à l’esprit le pouvoir de les connaître. Il permet enfin de se conduire avec justice, dans la vie privée comme dans la vie publique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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