Livres audio gratuits pour "rimbaud" :


NOUVEAU, Germain – Tartarin (Poème, Version 2)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4min | Genre : Poésie


MarseillePaysage

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français.
Après une enfance à Aix-en-Provence et des études qu’il effectue au petit séminaire, pensant même à embrasser la prêtrise, et après une année d’enseignement au lycée Thiers de Marseille en 1871-1872, Nouveau s’installe à Paris à l’automne 1872. Il y fait la connaissance de nombreux artistes, en particulier de Rimbaud.

Après des années d’errance, dont deux pèlerinages à Rome et un à Saint-Jacques de Compostelle, il revient dans son village natal en 1911 et y meurt d’un jeûne trop prolongé entre le Vendredi saint et Pâques 1920.
Ses poésies seront essentiellement publiées après sa mort,
Il eut une grande influence sur les surréalistes et Aragon le considérait « non un poète mineur mais un grand poète. Non un épigone de Rimbaud : son égal ». (Wikipédia)

Ce poème fait partie d’un recueil de Germain Nouveau, Valentines (1922).

En remerciement…

Illustration : Marseille, Notre-Dame de la Garde (photographie de Benh Lieu Song, licence Cc-By-Sa-3.0).

Tartarin.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 356 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DERÈME, Tristan – Bonne Année – RIMBAUD, Arthur – Le Matin des étrennes (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3min | Genre : Poésie


Bonne Année 2019

Vœux de Tristan Derème (1889-1941)
Bonne Année

« Voici la nouvelle année
Souriante, enrubannée,
Qui pour notre destinée,
Par le ciel nous est donnée :
C’est à minuit qu’elle est née.
Les ans naissent à minuit
L’un arrive, l’autre fuit. »

et d’Arthur Rimbaud, Le Matin des étrennes.

ainsi que ces rimes (non lues) anonymes glanées sur Internet

« Dire « oui » au bonheur
Dire « non » à la mauvaise humeur,
Dire « peut être » à l’avenir,
Dire « je ne t’oublie pas » aux souvenirs,
Dire « adieu » au stress,
Dire « pourquoi pas » à la paresse
Dire « j’ai compris » aux erreurs,
Dire « plus jamais » aux jugements de valeur,
Dire « pardon » à la peine,
Dire « bye bye » à la haine,
Dire « heureusement que tu es là » à l’humour,
Dire « pour toujours » à l’amour,
Dire « reste là » à l’envie,
Dire « je t’aime » à la vie ! »

Illustration : Nouvel An 2019 (licence CC0).

Bonne année.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 664 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ALEXANDRE, Arsène – A E I O U

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Nouvelles


A E I O U

A E I O U. Cet article d’Arsène Alexandre est à rapprocher des lectures récentes, Voyelles de Rimbaud et La Vengeance des consonnes d’Armand Silvestre. Il a pour thème l’« audition colorée » et permet à chacun de s’interroger sur ses propres perceptions.

« Les jours de la semaine présentaient pour un autre le même phénomène : lundi est gris ; mardi, samedi et dimanche sont rouge foncé ; mercredi et vendredi sont bleus ; jeudi est jaune. »

A E I O U.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 342 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SILVESTRE, Armand – La Vengeance des consonnes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


En pleine fantaisie

Arthur Rimbaud et Paul Arène associés dans une promenade automnale écrite par Armand Silvestre accompagné de sa bien-aimée, En pleine fantaisie : La Vengeance des consonnes, agréable poème en prose, présente Paul Arène cherchant des couleurs pour les consonnes à la façon de Rimbaud dans le fameux sonnet Voyelles. Le récit se termine par une boutade gauloise, non surprenante de l’auteur des Contes irrévérencieux et des Contes pantagruéliques.

Sonnet d’Arthur Rimbaud : Voyelles (1871)

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrement divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! »

Illustration : Théophile-Alexandre Steinlen, Printemps (1893).

La Vengeance des consonnes.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 787 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

RIMBAUD, Arthur – Ophélie (Poème, Version 3)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3min | Genre : Poésie


John Everett Millais - Ophelia

Ce poème est un des plus beaux d’Arthur Rimbaud. Il reprend le thème de la tragédie de Shakespeare, Hamlet.

Dans cette pièce, Ophélie est amoureuse du prince Hamlet. Le roi de Danemark, son père, a été assassiné par sa femme et l’amant de celle-ci. L’ombre du roi défunt vient hanter son fils et lui demande vengeance. Pour obéir à son père, il simule la folie.
Ophélie est incapable de comprendre et croit que son fiancé est réellement fou. Lorsqu’il l’abandonne, elle devient folle de désespoir et elle se noie « sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles », emmenant avec elle « les fleurs qu’elle cueillit ».

Ophélie.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 4 133 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SEGALEN, Victor – Dans un monde sonore

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Frederic Leighton - Orphée et Eurydice (1864)

Il faut être renseigné sur les synesthésies, sur le mythe d’Orphée et son abandon d’Eurydice pour apprécier pleinement cet assez difficile ouvrage de Victor Segalen plutôt destiné aux amateurs de philosophie et de mythologie.

Deux mots sur l’auteur breton Victor Segalen (1878-1919), médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue et archéologue. Œuvre foisonnante ordinairement classée par cycles : Cycle des apprentissages (Les Cliniciens ès lettres, Les Synesthésies et l’école symboliste, Essai sur soi-même, Journal de voyage) ; Cycle polynésien (Les Immémoriaux, Gauguin dans son dernier décor, Le Maître-du-Jouir, Hommage à Gauguin, La Marche du feu, Penser païens, Journal des îles, Le Double Rimbaud, Vers les sinistrés, Hommage à Saint-Pol-Roux) ; Cycle musical et orphique (Voix mortes : musiques maories, Dans un monde sonore, Siddhârtha, Entretiens avec Debussy, Orphée-Roi, Gustave Moreau maître imagier de l’orphisme, Quelques musées par le monde), etc.

Sur le site en 2015, Équipée et Voyage au pays du réel.

Dans un monde sonore fut publié en 1907 sous le pseudonyme de Max-Anély.

Un univers entêtant dans lequel la voix des protagonistes est amplifiée par des résonateurs de cuivre et de verre qui activent des flammes faiblement colorées et chantantes. André, l’ingénieur de ce dispositif acoustique, se plaint de sa femme qui a développé une « perversion de l’ouïe » et se réfugie dans un excès de lumière qu’il déteste. Il pense que sa femme est folle, elle pense que son mari est fou…

Illustration : Frederic Leighton, Orphée et Eurydice (1864).

Dans un monde sonore.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 202 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DIVERS – Allitérations poétiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »

Les Allitérations, la recherche d’Harmonies imitatives, tel le fameux vers de Racine :

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »
(S – Racine, Andromaque)

abondent dans notre poésie française. Petite récréation pour mémoire :

« Un effroyable cri sorti du fond des flots. »
(F – Racine, Phèbre, V, 6)

« Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule »
(F – Apollinaire, Automne malade)

« Des blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles »
(L – Mallarmé, Apparition)

« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m‘aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m‘aime et me comprend »
(M et TR – Verlaine, Mon rêve familier)

« Avec grand bruit et grand fracas
Un torrent tombait des montagnes :
Tout fuyait devant lui ; l’horreur suivait ses pas ;
Il faisait trembler les campagnes. »
(R – La Fontaine, Le Torrent et la rivière)

« Sa croupe se recourbe en replis tortueux »
(R – Racine, Phèdre, V, 6)

« Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l’Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant »
(R – Baudelaire, Le Flacon)

« De ce sacré Soleil dont je suis descendue »
(S – Racine, Phèdre, I)

« Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés,
Et qu’interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.
Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.
Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupir d’harmonica qui pourrait délirer ;
L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. »
(S – Rimbaud, Les Chercheurs de poux)

« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité. »
(R – La Fontaine, Le Loup et l’agneau)

« Triton trottait devant, et tirait de sa conque,
des sons si ravissants qu’il ravissait quiconque. »
(T – Hugo, Les Misérables)

« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté »
(TR – Rimbaud, Le Dormeur du val)

« Qu’est-ce qui flambe file fume…
Ce brasier du bronze et des brumes »
(F et BR – Aragon, Le Roman inachevé)

« Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte,
Viens me venger.
[...]
Va, cours, vole,et nous venge »
(V – Corneille, Le Cid, I, 5)

« Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles
[...]
Les parfums de la nuit flottaient sur Galgala »
(F et L – Hugo, Booz endormi)

L’allitération peut être une cacophonie comique :

« Tonton, ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? »

« Non, il n’est rien que Nanine n’honore »
(Voltaire, Nanine)

« Ces six chauds chocolats-ci sont-ils aussi chauds quand ces six chocolats-là font leurs show ? »

« – As-tu vu le ver vert vers le verre en verre vert ? »

« – Je veux et j’exige d’exquises excuses ! »

« – Ces cyprès sont si loin qu’on ne sait si c’en sont. » etc etc

Mais là on s’éloigne de la poésie !

Allitérations poétiques.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 151 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

HERVILLY, Ernest (d’) – Histoires divertissantes (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 8min | Genre : Nouvelles


Un bourdon

Quelques indications sur l’auteur, ami de Verlaine, Rimbaud et Hugo, vous attendent dans la première sélection des Histoires divertissantes (1876).

Moins célèbre que ses amis, Ernest d’Hervilly fut pourtant très prolifique et ses Histoires divertissantes atteignent la quarantaine.

Cueillette d’aujourd’hui :

- La Femme sans tête,
- La Dernière Heure,
- Un singulier personnage,
- Pour parler d’autre chose,
- Le Vent d’automne.

« Et vous qui, le menton sur la paume de la main, vous laissez quelquefois aller à remonter le courant de l’âge, écoutez-moi. Ma voix sera douce, elle traversera votre rêverie sans vous en tirer cruellement yeux à demi fermés, ma voix fera-t-elle sa partie avec grâce dans le concert qui vibre au fond de vos âmes. »

> Écouter un extrait : La Femme sans tête.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 985 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour "rimbaud" :