Livres audio gratuits pour "rimbaud" :


RIMBAUD, Arthur – Ophélie (Poème, Version 3)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3min | Genre : Poésie


John Everett Millais - Ophelia

Ce poème est un des plus beaux d’Arthur Rimbaud. Il reprend le thème de la tragédie de Shakespeare, Hamlet.

Dans cette pièce, Ophélie est amoureuse du prince Hamlet. Le roi de Danemark, son père, a été assassiné par sa femme et l’amant de celle-ci. L’ombre du roi défunt vient hanter son fils et lui demande vengeance. Pour obéir à son père, il simule la folie.
Ophélie est incapable de comprendre et croit que son fiancé est réellement fou. Lorsqu’il l’abandonne, elle devient folle de désespoir et elle se noie « sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles », emmenant avec elle « les fleurs qu’elle cueillit ».

Ophélie.

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SEGALEN, Victor – Dans un monde sonore

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Frederic Leighton - Orphée et Eurydice (1864)

Il faut être renseigné sur les synesthésies, sur le mythe d’Orphée et son abandon d’Eurydice pour apprécier pleinement cet assez difficile ouvrage de Victor Segalen plutôt destiné aux amateurs de philosophie et de mythologie.

Deux mots sur l’auteur breton Victor Segalen (1878-1919), médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue et archéologue. Œuvre foisonnante ordinairement classée par cycles : Cycle des apprentissages (Les Cliniciens ès lettres, Les Synesthésies et l’école symboliste, Essai sur soi-même, Journal de voyage) ; Cycle polynésien (Les Immémoriaux, Gauguin dans son dernier décor, Le Maître-du-Jouir, Hommage à Gauguin, La Marche du feu, Penser païens, Journal des îles, Le Double Rimbaud, Vers les sinistrés, Hommage à Saint-Pol-Roux) ; Cycle musical et orphique (Voix mortes : musiques maories, Dans un monde sonore, Siddhârtha, Entretiens avec Debussy, Orphée-Roi, Gustave Moreau maître imagier de l’orphisme, Quelques musées par le monde), etc.

Sur le site en 2015, Équipée et Voyage au pays du réel.

Dans un monde sonore fut publié en 1907 sous le pseudonyme de Max-Anély.

Un univers entêtant dans lequel la voix des protagonistes est amplifiée par des résonateurs de cuivre et de verre qui activent des flammes faiblement colorées et chantantes. André, l’ingénieur de ce dispositif acoustique, se plaint de sa femme qui a développé une « perversion de l’ouïe » et se réfugie dans un excès de lumière qu’il déteste. Il pense que sa femme est folle, elle pense que son mari est fou…

Illustration : Frederic Leighton, Orphée et Eurydice (1864).

Dans un monde sonore.

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DIVERS – Allitérations poétiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »

Les Allitérations, la recherche d’Harmonies imitatives, tel le fameux vers de Racine :

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »
(S – Racine, Andromaque)

abondent dans notre poésie française. Petite récréation pour mémoire :

« Un effroyable cri sorti du fond des flots. »
(F – Racine, Phèbre, V, 6)

« Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule »
(F – Apollinaire, Automne malade)

« Des blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles »
(L – Mallarmé, Apparition)

« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m‘aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m‘aime et me comprend »
(M et TR – Verlaine, Mon rêve familier)

« Avec grand bruit et grand fracas
Un torrent tombait des montagnes :
Tout fuyait devant lui ; l’horreur suivait ses pas ;
Il faisait trembler les campagnes. »
(R – La Fontaine, Le Torrent et la rivière)

« Sa croupe se recourbe en replis tortueux »
(R – Racine, Phèdre, V, 6)

« Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l’Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant »
(R – Baudelaire, Le Flacon)

« De ce sacré Soleil dont je suis descendue »
(S – Racine, Phèdre, I)

« Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés,
Et qu’interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.
Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.
Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupir d’harmonica qui pourrait délirer ;
L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. »
(S – Rimbaud, Les Chercheurs de poux)

« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité. »
(R – La Fontaine, Le Loup et l’agneau)

« Triton trottait devant, et tirait de sa conque,
des sons si ravissants qu’il ravissait quiconque. »
(T – Hugo, Les Misérables)

« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté »
(TR – Rimbaud, Le Dormeur du val)

« Qu’est-ce qui flambe file fume…
Ce brasier du bronze et des brumes »
(F et BR – Aragon, Le Roman inachevé)

« Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte,
Viens me venger.
[...]
Va, cours, vole,et nous venge »
(V – Corneille, Le Cid, I, 5)

« Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles
[...]
Les parfums de la nuit flottaient sur Galgala »
(F et L – Hugo, Booz endormi)

L’allitération peut être une cacophonie comique :

« Tonton, ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? »

« Non, il n’est rien que Nanine n’honore »
(Voltaire, Nanine)

« Ces six chauds chocolats-ci sont-ils aussi chauds quand ces six chocolats-là font leurs show ? »

« – As-tu vu le ver vert vers le verre en verre vert ? »

« – Je veux et j’exige d’exquises excuses ! »

« – Ces cyprès sont si loin qu’on ne sait si c’en sont. » etc etc

Mais là on s’éloigne de la poésie !

Allitérations poétiques.

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HERVILLY, Ernest (d’) – Histoires divertissantes (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 8min | Genre : Nouvelles


Un bourdon

Quelques indications sur l’auteur, ami de Verlaine, Rimbaud et Hugo, vous attendent dans la première sélection des Histoires divertissantes (1876).

Moins célèbre que ses amis, Ernest d’Hervilly fut pourtant très prolifique et ses Histoires divertissantes atteignent la quarantaine.

Cueillette d’aujourd’hui :

- La Femme sans tête,
- La Dernière Heure,
- Un singulier personnage,
- Pour parler d’autre chose,
- Le Vent d’automne.

« Et vous qui, le menton sur la paume de la main, vous laissez quelquefois aller à remonter le courant de l’âge, écoutez-moi. Ma voix sera douce, elle traversera votre rêverie sans vous en tirer cruellement yeux à demi fermés, ma voix fera-t-elle sa partie avec grâce dans le concert qui vibre au fond de vos âmes. »

> Écouter un extrait : La Femme sans tête.

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FÉNÉON, Félix – L’Éducation spiritualiste

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 11min | Genre : Société


Félix Fénéon

« Il faut absolument entrer dans la voie de la « déchristianisation ». Là est la tâche urgente. Et cette déchristianisation se traduit par l’abrogation du Concordat, la séparation des Églises et de l’État. Tout autre solution est illusoire. »

Félix Fénéon (1861-1944) est surtout connu comme journaliste, critique d’art et directeur de revues. Parmi celles-ci, citons La Libre Revue, La Revue blanche et La Revue indépendante. C’est dans cette dernière publication que paraît le présent article en juin 1884. Plus tard, sa plume se glissera dans les colonnes du Figaro et du Matin où il rédigera ses fameuses Nouvelles en trois lignes.
Ce découvreur de talents défendra tant les impressionnistes que les novateurs du style tels que Rimbaud, Laforgue, Mallarmé, Valéry, Apollinaire…
Signataire du Manifeste des intellectuels pour le soutien au capitaine Dreyfus, il sera aussi très engagé dans le mouvement anarchiste.

Illustration : Félix Fénéon.

Licence Creative Commons

L’Éducation spiritualiste.

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BLÉMONT, Émile – Vive-la-mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


Un Uhlan et son prisonnier en 1870

Auteur : Émile Blémont (1839-1927), pseudonyme de Léon-Émile Petitdidier, poète et auteur dramatique qui fut lié à Victor Hugo, à des Parnassiens ainsi qu’à Rimbaud.

Lieu du récit : « la petite ville picarde de Verval-sur-Orle, si calme et si riante » où va se jouer un drame provoqué par l’amour.

Époque : « Le 15 juillet, la guerre était déclarée entre la France et la Prusse. Les catastrophes se précipitèrent. L’Empire croula. Paris fut bloqué. Les Allemands pénétrèrent jusqu’au cœur de la France.
Dès les premiers chocs sur la frontière, on en avait cruellement ressenti le contre-coup à Verval. »

Le héros : « François Rouillon, qui, seul, préoccupé, insensible à l’arôme des lys, indifférent au charme de l’obscurité transparente et de la lumière lactée, allait et venait silencieusement, entre les plates-bandes et sous les tilleuls de son jardin, sans pouvoir apaiser la fièvre qui le brûlait. C’était un homme de moyenne taille, qui pouvait avoir de trente-cinq à quarante ans. »

Le drame : les agissements de Rouillon qui se fait criminel, par jalousie, devant le refus de l’épouser de celle qu’il convoite.

Vive-la-mort.

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NOUVEAU, Germain – Valentines (Poèmes, Deuxième Sélection))

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 6min | Genre : Poésie


Germain Nouveau

Le recueil Valentines, dont sont issus ces deux poèmes, date de 1885.

Fou
Fou… ou non-conforme ? Si c’est cela, être fou, soyons fous ! À moins que ce ne soit l’amour qui rende fou… En tous les cas, la conformité, quelle torture, ou bien quel ennui !

« J’admire celle qui n’est pas folle
je plains celui qui n’est pas fou », conclut Germain Nouveau.

Libérateur et très rafraîchissant.

L’Âme
Merveilleuse illustration de ce que l’on peut ressentir après une séparation : l’autre est comme ce membre fantôme que l’on croit toujours sentir sur soi alors qu’il est amputé…

« Mais ce qu’a lié l’amour-même
Le temps ne peut le délier
[...]
Ma vie à la tienne est tressée
[...]
Quand je dis ou fait quelque chose,
Je te consulte tout le temps ;
Car je sais, du moins, je suppose,
Que tu me vois, que tu m’entends.
[...]
Du temps où nous étions ensemble,
[...]
Ne m’as-tu pas donné ton âme ?
[...]
L’âme est toujours là, Madame ;
Soyez certaine que je l’ai. »
Sortez les mouchoirs !

« Je rêve de Germain Nouveau, le merveilleux poète de Savoir aimer : chaque fois qu’il m’arrive de le nommer, je cède tout entier à sa magie, avec délice j’écoute refleurir le chant grégorien dans ses vers. »
André Breton, Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l’imposture et du truquage. Paris : Thésée, 1949.

Illustration : Germain Nouveau vers 1872.

Une première sélection des poèmes de ce recueil a été enregistrée en 2012.

Fou.

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VALÉRY, Paul – La Soirée avec monsieur Teste

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Philosophie


Album de Monsieur Teste, gravure de Paul Valéry (1945)

« La bêtise n’est pas mon fort. » Paul Valéry commençant par cette affirmation, est un homme qui a vécu. Il aurait pu être valablement célèbre. Mais, dit-il, « je me suis préféré ». Il rêve « que les têtes les plus fortes, les inventeurs les plus sagaces, les connaisseurs le plus exactement de la pensée devaient être des inconnus, des avares, des hommes qui meurent sans avouer ». Monsieur Teste, qu’il rencontre dans un café, est un de ces héros silencieux.

Henri Breton disait savoir par cœur Une soirée avec monsieur Teste et André Gide y voyait « une éthique ».
Mallarmé, Rimbaud, les découvertes scientifiques provoquent chez Valéry, à vingt ans, une crise intellectuelle profonde engendrant deux idées fondamentales : le « fonctionnement » de l’être intérieur obéit à des lois mathématisables et universalisables ; seule une dissociation du Moi d’avec lui-même peut permettre la distance, la maîtrise et la lucidité nécessaires à la compréhension de ces lois.
« Teste », c’est à la fois « tête », (« Je confesse que j’ai fait une idole de mon esprit… ») et « témoin » (testis) (« Je suis étant, et me voyant ; me voyant me voir et ainsi de suite… »).
« À force d’y penser, dit le poète, j’ai fini par croire que M. Teste était arrivé à découvrir des lois de l’esprit que nous ignorons », en vue de répondre – ou plus exactement de devenir la réponse même – à cette question : « Que peut un homme ? »

À réécouter plusieurs fois certains passages….

Illustration : Album de Monsieur Teste, gravure de Paul Valéry (1945).

La Soirée avec monsieur Teste.

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