Livres audio gratuits pour "stevenson varlet" :


VARLET, Théo – Le Dernier Satyre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Mythologie


Jacob Jordaens - Satyre jouant de la flûte

Théo Varlet (1878-1938), traducteur sur notre site de Stevenson fut aussi poète et romancier.

À retenir de lui : il a parcouru, visité ou habité la Hollande, le Rhin, la Suisse, l’Angleterre, les côtes nord et ouest et le Midi de la France, l’Italie, la Sicile, la Grèce, le Proche-Orient, Buda-Pest et Constantinople, le Danemark, la Sicile, la Provence et la Tunisie.
De 1920 à 1934, il a publié 10 volumes de vers, 15 volumes de prose, 35 traductions de l’anglais.
Les critiques rapprochent Théo Varlet de Blaise Cendrars et de Jules Supervielle, comme précurseur de l’ère du cosmique.

Dans la nouvelle Le Dernier Satyre il rencontre (en lisant Théocrite, en Sicile !) son héros qu’il décrit avec un grand art :

« Une vieillesse, une caducité millénaires écrasaient ce survivant de la race semi-divine dont les marbres de nos musées commémorent l’alerte et pétulante jeunesse : de ses maigres cuisses de bouc, un abondant poil roux avait envahi son torse, ses bras trop longs ; une crinière grise, d’où pointaient des cornes ébréchées et des oreilles cicatrisées, pendaient en mèches sur sa face camuse dont une bestiale dégénérescence empâtait le caractère jadis anthropoïde ; et dans les yeux atones aux pupilles horizontales vaguait une confuse tristesse, l’impuissante horreur de sentir s’user, aux veines immortelles, les gouttes restantes de son antique divinité. »

Illustration : Jacob Jordaens, Satyre jouant de la flûte (1620).

Le Dernier Satyre.

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STEVENSON, Robert Louis – L’Île au trésor (Version 2)

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 8h 33min | Genre : Romans


L'Île au trésor

« Profitant de ce répit, je rechargeai sans plus attendre l’amorce de mon pistolet qui avait raté, et lorsque celui-ci fut en état, pour plus de sécurité je me mis à vider l’autre et à le recharger entièrement de frais.

En présence de ma nouvelle occupation, Hands demeura tout ébaubi : il commençait à s’apercevoir que la chance tournait contre lui ; et après une hésitation visible, lui aussi se hissa pesamment dans les haubans et, le poignard entre les dents, se mit à monter avec lenteur et maladresse. Cela lui coûta un temps infini et maint grognement, de tirer après lui sa jambe blessée ; et j’avais achevé en paix mes préparatifs, qu’il n’avait pas encore dépassé le tiers du trajet. À ce moment, un pistolet dans chaque main, je l’interpellai :
- Un pas de plus, maître Hands, et je vous fais sauter la cervelle !… Les morts ne mordent pas, vous savez bien, ajoutai-je avec un ricanement. »

Dans L’Île au Trésor, Stevenson montre son immense talent de narrateur : il sait trouver l’exact équilibre entre le réalisme et le romanesque, et les aventures du jeune Jim Hawkins sont palpitantes tout en restant ancrées dans une réalité toujours crédible.
Stevenson sait aussi peupler son univers de personnages réalistes, toujours complexes et ambivalents… Et puis surtout il y a Long John Silver !

Traduction : Déodat Serval (1878-1938).

Un immense merci aux Cap Horniers de Quimper, qui m’ont autorisé à utiliser leur interprétation de Quinze Marins, la chanson de Michel Tonnerre qui est une adaptation française de la célèbre chanson des pirates de L’Île au trésor. Merci également aux enfants de Michel Tonnerre pour leur autorisation.

Illustration pour la première édition française de L’Île au trésor (Hetzel, 1885), par George Roux (1850-1929).

Vous pouvez aussi suivre les aventures de Jim Hawkins sur la carte de l’île au trésor, dessinée par Stevenson.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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STEVENSON, Robert Louis – Enlevé !, ou Les Aventures de David Balfour

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 9h 23min | Genre : Romans


David Balfour

« Je ne sais si j’avais réellement peur ; mais mon cœur battait comme celui d’un oiseau, à petits coups précipités ; et mes yeux étaient si troublés que je les frottais continuellement, sans arriver à les éclaircir.
D’espoir, je n’en avais aucun ; mais au contraire une sorte de rage désespérée à l’égard du monde entier, qui me faisait aspirer à vendre ma vie le plus chèrement possible. Je voulus prier, je m’en souviens, mais cette sorte de précipitation qui emportait mon esprit, comme si j’avais couru, m’empêchait de trouver les mots ; et je me bornai à souhaiter que l’affaire s’engageât et que tout fût fini. »

Enlevé !, ou Les Aventures de David Balfour convie le lecteur à une plongée saisissante dans l’Écosse du XVIIIème siècle. Combats en mer, fuites éperdues sur la lande, rencontres avec de farouches et nobles highlanders, c’est tout le génie narratif de Stevenson qui éclate à chaque page.

Peu d’auteurs savent comme lui donner au récit d’aventure une telle crédibilité. L’auteur de L’Île au trésor sait aussi faire naître une émotion poignante de personnages attachants et souvent remarquablement ambigus : ainsi Alan Breck Stewark, brave et noble higlander, achève les blessés sans l’ombre d’une émotion ; quant au capitaine Hoseason, bandit sans foi ni loi qui n’est pas sans rappeler par certains aspects Long John Silver, il peut faire preuve d’une étonnante sentimentalité.
Chez Stevenson, les frontières entre le bien et le mal sont toujours brouillées, et c’est l’une des raisons qui rend ses romans d’aventure tellement fascinants.

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : Sur l’île d’Earraid (1913), peinture à l’huile de N.C. Wyeth (1882-1945).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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STEVENSON, Robert Louis – Le Maître de Ballantrae (Seconde et Dernière Partie)

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 5h 3min | Genre : Romans


Le Maître de Ballantrae

« Ah ! Mackellar, vous pourriez vivre mille ans sans comprendre mon caractère, disait le Maître ; le combat est désormais inévitable, l’heure de la réflexion passée depuis longtemps, et celle de la pitié encore loin.
Les hostilités ont commencé entre nous lorsque fut jetée en l’air cette pièce, dans la salle de Durrisdeer, il y a vingt ans ; nous avons eu nos hauts et nos bas, mais jamais aucun de nous deux n’a songé à capituler ; et, quant à moi, lorsque mon gant est jeté, ma vie et mon honneur en dépendent. »

Dans cette seconde et dernière partie, après le Duel sous la Charmille, l’hostilité entre Henry et James Durie est loin d’être terminée, et elle va emmener les deux frères dans un tourbillon de destruction, dans de lointains et sauvages pays.

Mais Stevenson se plaît à brouiller les cartes par le biais de son narrateur, le bon Mr MacKellar, dont on ressent la secrète mais profonde admiration mêlée d’horreur, pour le Maître de Ballantrae.

On pourra noter les prénoms des deux frères Durie, qui constituent à eux seuls un hommage à un autre grand écrivain et ami de Stevenson.

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Accéder à la première partie du roman…

> Écouter un extrait : Chapitre 06.

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STEVENSON, Robert Louis – Le Maître de Ballantrae (Première Partie)

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 4h 30min | Genre : Romans


Le Maître de Ballantrae

« Le Maître plastronnait toujours, quoique peut-être avec effort, son front se barrait, entre les sourcils, de rides impérieuses ; ses lèvres se serraient comme pour ordonner.

Il avait toute la gravité de Satan dans le Paradis perdu, et quelque chose de sa beauté. Je ne pouvais m’empêcher de l’admirer. »

Considéré par beaucoup de critiques comme le chef-d’œuvre de Stevenson, et par Henry James comme « le joyau qui lui aurait procuré l’émoi le plus intense de sa vie littéraire », Le Maître de Ballantrae est d’une construction remarquable. Roman d’aventure haletant autant que fine réflexion sur le bien et le mal, et la séduction du mal, il reprend pour partie la thématique de L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, dans l’affrontement qu’il dépeint entre les deux frères Durie.

Henry est noble et loyal, mais il est aussi un faible et bien pâle héros ; James, le « Maître de Ballantrae », est implacable et sans pitié, plein de ruse et de fausseté, mais il est aussi séduisant que le Diable.

Comme dans tous les romans de ce merveilleux écrivain, on est frappé par son talent pour évoquer des images fortes, belles et terribles.
On ne pourra pas oublier la beauté stupéfiante du duel sous la charmille, éclairé à la seule flamme immobile de deux bougies.

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

À suivre…

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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STEVENSON, Robert Louis – Janet la revenante

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


William Strang - Le Révérend Murdoch en train d'exorciser Janet la Revenante (1899)

Légende écossaise (1881).

« En tout cas le Révérend Murdoch Soulis eut le désir de prendre une vieille femme pour tenir son presbytère et préparer ses repas. On lui recommanda une vieille boiteuse – qui s’appelait Janet Mac Clour – et il lui fallut se décider. Beaucoup le mirent en garde contre cet avis, car Janet était plus que suspecte aux meilleures gens de Balweary. Longtemps auparavant, elle avait eu un bébé d’un militaire ; elle ne s’était pas approchée de la Sainte Table depuis au moins trente ans ; et des gamins l’avaient vue qui marmottait toute seule sur le Key Loan, au crépuscule, temps et lieu fort incongrus pour une femme craignant Dieu. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Janet la revenante.

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STEVENSON, Robert-Louis – Markheim

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 55min | Genre : Nouvelles


L'acteur H.B. Irving dans le rôle de Markheim

Markheim vient de tuer. Près du cadavre de sa victime, il reprend ses esprits et s’interroge. Lui apparaît une étrange créature : ange ? démon ? sa propre conscience ? Des analyses subtiles légitiment la conclusion de ce drame…

« Il regarda plus hardiment la face du mort, il appliqua son esprit à concevoir la nature et la grandeur de son crime. Il y avait si peu de temps que ce visage se mouvait au gré de sentiments variés, que cette bouche pâle avait parlé, que ce corps était ardent d’énergies maniables ! Et maintenant, par son acte, cette vie avait été arrêtée, comme l’horloger, du bout du doigt, arrête le battement de l’horloge. Il raisonnait ainsi en vain ; nul remords ne s’éveillait en sa conscience ; le même cœur qui avait frissonné devant les images peintes du crime restait impassible devant sa réalité. Tout au plus s’il ressentit une ombre de pitié pour celui qui avait été doué en vain de toutes ces facultés qui peuvent faire du monde un jardin de délices, celui qui n’avait jamais vécu et qui maintenant était mort. Mais de repentir, nulle trace.
« – Me connaître ! Qui le peut ? Ma vie n’est qu’un travestissement et une dérision de moi-même. J’ai vécu pour mentir à ma nature. Tous les hommes en sont là ; tous les hommes sont meilleurs que ce déguisement qui les étouffe. Vous les voyez tous emportés par l’existence, comme celui que des bravi ont saisi et bâillonné dans un manteau. S’ils avaient leur direction propre, – si vous pouviez voir leurs visages, ils seraient complètement différents, ils s’auréoleraient en héros et en saints ! Je suis pire que beaucoup ; mon moi est plus caché ; ce qui m’excuse est connu de moi seul et de Dieu. » »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : New York Public Gallery Digital Gallery.

Markheim.

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STEVENSON, Robert Louis – Olalla

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 25min | Genre : Nouvelles


Wladyslaw Czachorski - A Lady with a rose

Olalla, nouvelle noire, n’a pas la renommée de L’Étrange Cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde ni de L’Île au trésor. Stevenson y raconte les pensées d’une jeune fille, héritière d’une famille criminelle et maudite, qui se refuse à perpétuer les crimes de ses ancêtres et repousse, malgré ses désirs, le narrateur qu’elle a enflammé.

« Je me trouvai face à face avec Olalla.
La surprise me transfixa ; sa beauté m’alla au cœur ; elle rayonnait dans l’ombre épaisse de la galerie comme une gemme de couleur ; ses yeux prirent contact avec les miens et s’y attachèrent pour nous lier ensemble comme des mains qui s’unissent ; et les instants où nous fûmes ainsi face à face, à nous boire l’un l’autre, furent sacramentels comme les épousailles de deux âmes. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

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