Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le « conte de la bécasse ». Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici, où la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie.