« Qui va là ? Heu ? Ma peur, à chaque pas, s’accroît.
Messieurs, ami de tout le monde.
Ah ! quelle audace sans seconde
De marcher à l’heure qu’il est ! [...] »
Monologue de Sosie.
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S’étant rencontrés par hasard, deux copistes, Bouvard et Pécuchet, se sont liés d’amitié. Un héritage imprévu leur permet de réaliser leur rêve : se retirer à la campagne, dans une propriété qu’ils comptent exploiter eux-mêmes. Mais c’est l’échec.
Voulant en comprendre les causes, ils se lancent tour à tour dans l’étude de chacune des sciences, puis dans l’archéologie et dans l’histoire, avant de se tourner vers la littérature, la politique, la gymnastique, et de vouloir comprendre l’amour, la magie, la philosophie, la religion et l’éducation.
Leur quête inlassable ayant à chaque fois tourné à la catastrophe, ils décident finalement de se remettre à la copie, et de constituer ainsi un florilège des bêtises de l’humanité.
Une poème composé par le Québécois Adolphe-Basile Routhier (1839-1920).
« Je passais l’autre jour au bord d’une eau dormante,
Qui croupissait verdâtre en un marais fangeux;
Et j’y vis, tremblotant sur sa tige charmante,
Un lotus dont l’éclat éblouissait les yeux. »
Un jeune homme tourmenté est initié à l’amour par Marie, une prostituée qui vit dans une maison isolée. Malgré la passion qui naît entre eux, il n’a pas le courage de partager sa vie et la fuit.
« J’aime l’automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n’ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l’herbe fanée, il est doux de regarder s’éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous. […] »
« Les hommes (dit une sentence grecque ancienne) sont tourmentés par les opinions qu’ils ont des choses, non par les choses mêmes. Il y aurait un grand point gagné pour le soulagement de notre misérable condition humaine, qui pourrait établir cette proposition vraie tout par tout. Car si les maux n’ont entrée en nous que par notre jugement, il semble qu’il soit en notre pouvoir de les mépriser ou contourner à bien. [...] »
Essais, I, 14 : Que le goût des biens et des maux dépend en bonne partie de l’opinion que nous en avons.
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