Livres audio gratuits publiés en janvier 2013 :


DARIEN, Georges – Bas les cœurs

Donneuse de voix : Marie-Geneviève Séré | Durée : 6h 31min | Genre : Romans


Parlementaire

L’œuvre de Georges Darien (1862-1921) est celle d’un révolté. Orphelin mal traité, il s’engage, et son insoumission l’envoie à Biribi pour 33 mois. Dès lors il est anarchiste et écrit livres, pièces de théâtre et articles pour exprimer son écœurement.
Il donne ici la parole à un enfant versaillais pendant la guerre de 1870. Jean décrit avec humour et une fausse naïveté le comportement des adultes qui évolue au gré des défaites françaises. L’admiration pour Napoléon III s’effrite, le patriotisme le cède à la peur, puis à l’intérêt. Pour les Versaillais le récit est particulièrement amusant, puisque le décor leur est connu.
Il fallait un certain courage pour écrire ce livre, qui n’a pas eu grand succès du vivant de l’auteur. Il a été redécouvert, apprécié et réédité dans les années 50 puis dans les années 80.

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VIGNY, Alfred (de) – Le Mont des oliviers – La Flûte (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Poésie


Le Mont des oliviers

Ces deux poèmes philosophiques sont extraits des Destinées (1843), comme La Mort du loup, L’Esprit pur, Wanda et La Maison du berger.

Le Mont des oliviers commence ainsi :
« Alors il était nuit et Jésus marchait seul,
Vêtu de blanc ainsi qu’un mort de son linceul ;
Les disciples dormaient au pied de la colline.
Parmi les oliviers, qu’un vent sinistre incline,
Jésus marche à grands pas en frissonnant comme eux ;
Triste jusqu’à la mort, l’œil sombre et ténébreux,
Le front baissé, croisant les deux bras sur sa robe
Comme un voleur de nuit cachant ce qu’il dérobe ;
Connaissant les rochers mieux qu’un sentier uni,
Il s’arrête en un lieu nommé Gethsémani.
Il se courbe, à genoux, le front contre la terre ;
Puis regarde le ciel en appelant : Mon Père ! »

Premiers vers de La Flûte :
« Un jour je vis s’asseoir au pied de ce grand arbre
Un Pauvre qui posa sur ce vieux banc de marbre
Son sac et son chapeau, s’empressa d’achever
Un morceau de pain noir, puis se mit à rêver.
Il paraissait chercher dans les longues allées
Quelqu’un pour écouter ses chansons désolées ;
Il suivait à regret la trace des passants
Rares et qui, pressés, s’en allaient en tous sens. »

Le Mont des oliviers.

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BLOY, Léon – Histoires désobligeantes (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 7h 15min | Genre : Nouvelles


histoires-desobligeantes

« Je le confesse, il n’est pas en mon pouvoir de me tenir tranquille. Quand je ne massacre pas, il faut que je désoblige. C’est mon destin. J’ai le fanatisme de l’ingratitude. N’étant pas aveugle, je vois clairement que tout le monde est très bon, que, depuis les lys de pureté jusqu’aux plus notables ruffians, c’est à qui m’aimera le plus tendrement et me le prouvera par les sacrifices les plus méritoires. Je ne finirais pas si je vous racontais les petits soins, les attentions délicates, les déclarations enflammées dont je suis le constant objet, pour ne rien dire de plusieurs immolations héroïques indignement et abominablement payées par mes plus noires manigances. Que voulez-vous ? Je suis un enragé volontaire. » (Préface)

Trente-deux Histoires désobligeantes, trente-deux récits au comique déstabilisant, à la fois cruels et compatissants, parfois fantastiques ou surnaturels, toujours touchants :

- La Tisane (Version 1, Version 2),
- Le Vieux de la maison,
- La Religion de Monsieur Pleur (Version 1, Version 2),
- Le Parloir des tarentules,
- Projet d’oraison funèbre,
- Les Captifs de Longjumeau (Version 1, Version 2),
- Une idée médiocre,
- Deux Fantômes,
- Terrible Châtiment d’un dentiste,
- Le Réveil d’Alain Chartier,
- Le Frôleur compatissant,
- Le Passé du Monsieur,
- Tout ce que tu voudras !,
- La Dernière Cuite,
- La Fin de don Juan,
- Une martyre,
- Le Soupçon,
- Le Téléphone de Calypso,
- Une recrue,
- Sacrilège raté,
- Le torchon brûle !,
- La Taie d’argent,
- Un homme bien nourri,
- La Fève,
- Propos digestifs,
- L’Appel du gouffre,
- Le Cabinet de lecture,
- On n’est pas parfait,
- Soyons raisonnables !,
- Jocaste sur le trottoir,
- La Plus Belle Trouvaille de Caïn,
- L’Ami des bêtes.


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TALLEMANT DES RÉAUX, Gédéon – Historiettes : Gens sauvés ou guéris par moyens extraordinaires

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 22min | Genre : Biographies


Tallemant des Reaux

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) fut un observateur impitoyable des mœurs de son siècle et un fin conteur. Il nous montre le Grand Siècle sans fard, tel qu’il fut vraiment, et non comme on a longtemps voulu nous le montrer. Quand paraissent les Historiettes en 1834-1835, après que le manuscrit eut sommeillé pendant plus d’un siècle dans la bibliothèque de ses héritiers, c’est aussitôt le scandale, et on crie au faux. Mais plusieurs générations d’historiens nous ont au contraire confirmé la véracité de leur contenu. Très documenté, Tallemant des Réaux œuvre en véritable historien, et ses Historiettes sont un régal.

« M. d’Aubigny, de la maison des Stuarts, cadet du Duc de Lennox, logeant au faubourg Saint-Germain dans une maison des Jacobins réformés, qui avait une entrée dans leur jardin, l’été, un soir, sans savoir que deux dogues d’Angleterre, qui gardent leur enclos, eussent été lâchés une demi-heure plus tôt que de coutume, entre sous un berceau qui n’était pas loin de son logement. Les chiens le sentent et lui coupent chemin. Il ne perdit point pourtant le jugement ; et, sachant que cette sorte de chiens principalement ne se jette guère sur ceux qui ne témoignent point de peur, il ne fuit point, et avertit un homme qui était avec lui ; puis il se met à les caresser en anglais. Il y en eut un qui s’apprivoisa aussitôt ; l’autre gronda toujours ; cependant il eut le loisir de gagner la porte. Ces mêmes chiens attrapèrent la jambe d’un voleur de fruits qui se sauvait par-dessus le mur, le tirèrent à bas et l’étranglèrent. Les moines jetèrent le corps par-dessus le mur dans la rue : il n’en fut autre chose. » (1650).

Je ne saurais que trop vous recommander la très belle édition de La Pléiade qui a servi de base à mon travail.

Illustration : portrait de Gédéon Tallemant des Réaux.

Historiettes : Gens sauvés ou guéris par moyens extraordinaires.

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ESTAUNIÉ, Édouard – Solitudes (Première Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 50min | Genre : Nouvelles


Édouard Estaunié - Solitudes

En 1922, Édouard Estaunié publie Solitudes, trois nouvelles dont voici les deux premières.

Dans son premier roman, Un simple (1880), il montrait déjà les souffrances de l’isolement chez un être sensible.
« Tous ont en commun l’impossibilité où nous nous trouvons de communiquer avec nos semblables. C’est du silence qu’est née la plus déchirante des souffrances, la solitude. »
On ne peut mieux analyser les tourments de l’âme humaine. « Estaunié est tout particulièrement le romancier des âmes de la province, avec leurs drames feutrés, leurs détresses silencieuses, leur solitude. » (Robert de Flers)
« Il y a mille manières d’être seul : il n’est pas sûr non plus qu’on cesse jamais de l’être. On peut étouffer de solitude dans une maison déserte et auprès d’une femme aimée. Le bruit n’est pas moins angoissant que le silence, pour qui a connu le vide profond laissé par un départ. Et, à y bien regarder, l’homme qui chemine dans la vie, avec ou sans compagnon, est-il si différent de l’homme qui meurt, c’est-à-dire irrémédiablement seul. »

« Mademoiselle Gauche, immobilisée sur un fauteuil depuis quarante ans, avait gardé son cœur du froid, et la vie lui semblait bonne. Réalisant la plus effroyable des apparences de solitude, à cause de cela peut-être, elle ignorait la solitude. » (Mademoiselle Gauche)
« Il est des solitudes à deux, pires que la solitude d’une pièce vide. Le hasard m’a rendu témoin de l’une d’elles pendant une heure : j’ai ramené de ma découverte un tel effroi que mademoiselle Gauche me paraît aujourd’hui avoir été privilégiée. » (Monsieur Champel)

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FABRE, Jean-Henri – Souvenirs entomologiques : La Cigale

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 1h 37min | Genre : Sciences


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Que savons-nous de la cigale, petit héraut des portes du Sud, dont nous guettions, enfants, les premières stridulations du chant, l’oreille aux aguets, toutes fenêtres de la voiture familiale ouvertes, dans la fournaise estivale des embouteillages de la Nationale 7, aux abords de Montélimar ? Rien, ou presque rien. J.-H. Fabre nous en révèle ici tous les secrets, en observateur scientifique hors pair, doublé d’un homme de lettres accompli, et il nous transporte avec passion au cœur de ses découvertes :

Partie I : La fable de la Cigale et la Fourmi
Partie II : La sortie du terrier
Partie III : Le chant
Partie IV : La ponte – L’éclosion

Je dédie cette lecture à la mémoire de mon parrain, qui m’offrit deux ouvrages de cet auteur lorsque j’étais enfant (Editions Delagrave – Collection Les merveilles de la Nature).

Licence Creative Commons

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HUGO, Victor – Le Mot (Poème, Version 3)

Donneur de voix : Gilles-Claude Thériault | Durée : 2min | Genre : Poésie


victor hugo01

« Elle court, elle court,
la rumeur sur le Net.

Les mots sont comme les gens.
Leur manière de venir à nous
en dit long sur leurs intentions. »
(Christian Bobin, Tout le monde est occupé.)

« Et autant le mot est léger
pour celui qui le jette,
autant il est lourd
pour celui qui le reçoit. »

Le Mot.

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TCHEKHOV, Anton – Tête à l’évent

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Nouvelles


Anton Tchekhov - Tête à l'évent

En 1892, Tchekhov publie les nouvelles La Salle nº6 et Tête à l’évent, ou La Sauterelle, qui relatent la mort de deux médecins généreux et dévoués. À noter que l’auteur, médecin souvent bénévole, a souffert, toute sa vie, de phtisie dont il est mort à quarante quatre ans en 1904 ; il y a parfois des ressemblances troublantes entre la fiction d’aujourd’hui et la vie de demain…
« Elle voulait lui dire que tout cela était une erreur, un malentendu, que tout n’était pas à jamais fini, que la vie pouvait encore être belle et heureuse, qu’il était, lui, un homme extraordinaire et grand, et que désormais elle passerait le temps à le chérir, à le vénérer, à ressentir en sa présence une peur auguste. »
Trop tard.

Traduction : Léon Golschmann (1861-19?) et Ernest Jaubert (1856-1942).

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