Livres audio gratuits publiés en mars 2014 :


VIRGILE – Géorgiques (Livre 3)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 39min | Genre : Poésie


Virgile - Géorgiques

Sur la suggestion, semble-t-il, de Mécène, dans les deux derniers livres des Géorgiques Virgile évoque, en une poésie puissante et sans faille, les animaux et leur élevage : les troupeaux (L. III) et les abeilles (L. IV). Les analogies avec la nature humaine sont fréquentes et sont sources de lyrisme et de réflexion : ne pas gaspiller les années fécondes mais faire un bon usage du temps ; aspirer à la victoire, à la gloire du triomphe et fuir le déshonneur de la défaite… mais surtout chanter la puissance de l’Amour, dans la création toute entière, moteur même de toute vie. Quant à la mort, évoquée à la fin du livre par le récit d’une épizootie, si elle est, pour nous comme pour les chevaux, souvent douloureuse et vécue comme injuste, elle est certes un fait de nature, mais qui suscite chez Virgile de la pitié et un début d’indignation.

Traduction versifiée (1770) : Jacques Delille (1738-1813).

Licence Creative Commons

Géorgiques (Livre 3).

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TWAIN, Mark – Le Passeport russe

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Saint petersbourg

On retrouve dans Le Passeport russe l’humour de Mark Twain.

En Russie, à l’époque où, non muni d’un passeport, un étranger était automatiquement envoyé en Sibérie, un jeune Américain, « le pauvre Alfred » échappe, par un hasard providentiel, à cette condamnation. Le suspens est entretenu jusqu’à la fin du récit par les interventions du truculent major Jackson « que tout le monde connaît ».

Traduction : Michel Epuy (1876-1943).

Le Passeport russe.

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CORNUZ, Odile – Comptine mineur – La Petite Vieille

Donneuse de voix : Esperiidae | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Tulipes

Odile Cornuz, née en 1979, est une scénariste et écrivain suisse romande. Elle a grandi dans le canton de Neuchâtel, puis a beaucoup voyagé ; de l’Argentine à l’Équateur, du Sénégal à l’Angleterre, en passant par l’Espagne. Elle expérimente l’écriture théâtrale depuis 2002. À travers son recueil Terminus et onze voix de plus, publié aux éditions l’Âge d’Homme, Odile Cornuz imagine l’intimité de plus d’une quarantaine de personnages, quidams frôlés au hasard de son quotidien. Dans ces petites fictions divertissantes destinées particulièrement à la lecture radiophonique, le ridicule flirte avec le tragique. Elle y fait tour à tour soliloquer, geindre, grogner, grincer, rêvasser, survivre ses personnages, pour notre plus grand plaisir.

Je vous propose de découvrir deux textes suivis, tout d’abord Comptine mineure, l’histoire d’une grand-mère méticuleuse et fatiguée… et une vieille mère qui soliloque sur le fond sonore de son pendule, grand-mère encore lucide et se rendant parfaitement compte – pour son malheur ?… – de ce qui se passe autour d’elle.

Avec l’aimable autorisation des éditions l’Âge d’Homme.

Comptine mineure – La Petite Vieille.

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BAUDELAIRE, Charles – Mon cœur mis à nu

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Essais


Édouard Manet - Charles Baudelaire

On ne peut adhérer à tous les jugements émis par Baudelaire dans Mon cœur mis à nu, journal intime (publication posthume en 1864), ouvrage autobiographique, certes, mais surtout notes prises pour un travail futur. Thèmes abordés : l’amour et les femmes, Dieu, la peine de mort, le progrès, l’histoire de la France, etc, et en même temps des notes pour divers projets.

Voici deux réflexions très acceptables :
« Il est impossible de parcourir une gazette quelconque, de n’importe quel jour, ou quel mois, ou quelle année, sans y trouver, à chaque ligne, les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées, relatives au progrès et à la civilisation.
Tout journal, de la première ligne à la dernière, n’est qu’un tissu d’horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d’atrocité universelle.
Et c’est de ce dégoûtant apéritif que l’homme civilisé accompagne son repas de chaque matin. Tout, en ce monde, sue le crime : le journal, la muraille et le visage de l’homme.
Je ne comprends pas qu’une main puisse toucher un journal sans une convulsion de dégoût. »

« Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat.
L’homme qui chante, l’homme qui sacrifie et se sacrifie.
Le reste est fait pour le fouet.
Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence. »

Mais le jugement suivant ne grandit pas le poète :

« George Sand n’a jamais été artiste. Elle a le fameux style coulant, cher aux bourgeois.
Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde. Elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. [...] Je ne puis penser à cette stupide créature, sans un certain frémissement d’horreur. Si je la rencontrais, je ne pourrais m’empêcher de lui jeter un bénitier à la tête. »

Mon cœur mis à nu.

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LAMARTINE, Alphonse de – La Mort de Socrate (Poème)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 57min | Genre : Poésie


David - La Mort de Socrate

« Quoique ce morceau porte le nom de Socrate, on y sent cependant déjà une philosophie plus avancée, et comme un avant-goût du christianisme près d’éclore. »
« Socrate avait combattu toute sa vie cet empire des sens que le Christ venait renverser ; sa philosophie était toute religieuse… ; elle avait deviné l’unité de Dieu, l’immortalité de l’âme plus encore… Il était inspiré, il était un précurseur de cette révélation définitive que Dieu préparait de temps en temps par des révélations partielles. »
« La mort de Socrate est certainement ce que j’estime le plus de ce que j’ai fait. » (Lamartine)

« Mourir n’est pas mourir, mes amis, c’est changer.
La vie est le combat, ma mort est la victoire.
Et cet heureux trépas, des faibles redouté
N’est qu’un enfantement à l’immortalité. »

La Mort de Socrate.

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GAUTIER, Théophile – Le Berger

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Le Berger

Le Berger raconte la transformation, grâce à la rencontre éphémère d’une femme qui l’impressionne, de Petit-Pierre jeune pâtre de 16 ans en peintre célèbre dont Théophile Gautier ne nous révèle pas le nom.

« L’esprit naïf et droit, enthousiaste et sensé à la fois de Petit-Pierre, que nous appellerons ainsi jusqu’à la fin de cette histoire pour ne pas divulguer un nom devenu célèbre, plaisait infiniment à madame d’Escars, qui n’avait pas reconnu dans le jeune artiste le petit pâtre qui lui avait servi de modèle. »

Un auditeur le reconnaîtrait-il ?
Il ne s’agit pas de Giotto dont la destinée fut assez semblable : « Un enfant merveilleusement doué était né à Vespignano, non loin de Florence. Il était capable de dessiner une brebis d’après nature. Un jour, le peintre Cimabue , en route pour Bologne, passa par ce hameau. Il vit l’enfant assis par terre en train de dessiner une brebis sur une ardoise. Il fut rempli d’admiration en voyant un enfant d’un âge aussi tendre dessiner aussi bien. Cimabue reconnut que l’habileté de cet enfant était un don naturel et il lui demanda son nom. « Je m’appelle Giotto, mon père se nomme Bondone, il habite dans la première maison. » Cimabue, homme de grand renom alla avec l’enfant voir le père de celui-ci, un homme très pauvre. Il lui demanda de lui confier l’enfant, ce que le père accepta. Cimabue emmena Giotto avec lui, c’est ainsi qu’il devint élève de Cimabue. »

Le Berger.

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STAËL, Germaine (de) – Réflexions sur le procès de la Reine

Donneuse de voix : Domi | Durée : 55min | Genre : Essais


Exécution de Marie-Antoinette

Fille de Necker, ministre de Louis XVI, Germaine de Staël (1766-1817) est une romancière et essayiste d’origine genevoise.
Favorable à la Révolution française et aux idéaux de 1789, elle est rapidement considérée comme une opposante redoutable par les maîtres de la révolution. Elle est en effet, en faveur d’une monarchie constitutionnelle.
Napoléon Bonaparte, qui la considère comme un obstacle à sa politique, l’interdit de séjour en France.
On trouvera ici un plaidoyer pour Marie-Antoinette qu’elle adresse aux femmes en août 1793.

Réflexions sur le procès de la Reine.

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LAVALLEY, Gaston – Barbare

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Cathédrale Notre-Dame de Bayeux

« Fils d’un ingénieur, Gaston Lavalley (1834-1922), né à Vouilly (Calvados), fit des études de droit. Il fut nommé conservateur en chef de la Bibliothèque de Caen en 1870. Grand érudit et spécialiste de l’histoire normande, il a collaboré à de nombreux journaux locaux et nationaux, et écrit de très nombreux ouvrages, dont surtout les Légendes normandes (1867). » (Wikipédia)

Barbare est une de ces légendes, bien racontée, qu’on lit plutôt comme une histoire vraie du temps de notre République naissante anticléricale. On voudrait la voir se terminer autrement, alors qu’elle commençait si joyeusement :
« Depuis longtemps, on n’avait eu pareille occasion de se réjouir. La municipalité de Bayeux venait de recevoir trois pierres de la
Bastille, sur lesquelles on avait fait graver les droits de l’homme ; et l’on devait profiter de cette circonstance pour inaugurer les bustes de Marat, de Le Pelletier et de Brutus. »

> Écouter un extrait : 01. La déesse de la Liberté.

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