Livres audio gratuits publiés en mars 2014 :


AICARD, Jean – Le Retour des cloches

Donneur de voix : Lemoko | Durée : 19min | Genre : Contes


Jean Aicard - Le Retour des cloches

« Nous étions cinq petits amis et nous habitions des enclos voisins , sur les dernières pentes de la grande colline violette au pied de laquelle est bâtie Toulon, la ville de guerre. »

Un charmant conte de Pâques, du temps où les enfants inventaient leurs jeux, et partaient à la découverte du monde à deux pas de chez-eux…

Le Retour des cloches.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Dieu

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Dieu

Les collaborateurs de L’Encyclopédie de D’Alembert et de Diderot, au siècle des lumières, n’étaient pas tous des Voltaire ou des Bayle, preuve l’article Dieu confié à Edme-François Mallet théologien français (1713-1755) et à Johann Heinrich Samuel Formey, pasteur et homme de lettres allemand (1711-1797).

Ces lignes éclairent la pensée directrice de leurs auteurs :
« l n’y a rien de plus facile que de connoître qu’il y a un Dieu ; que ce Dieu a éternellement existé ; qu’il est impossible qu’il n’ait pas éminemment l’intelligence, & toutes les bonnes qualités qui se trouvent dans les créatures. L’homme le plus grossier & le plus stupide, pour peu qu’il déploye ses idées & qu’il exerce son esprit, reconnoîtra aisément cette vérité. Tout lui parle hautement en faveur de la Divinité. Il la trouve en lui & hors de lui. »

Les arguments métaphysiques, l’argument historique et son objection et l’argument physique sont présentés avec clarté, mais requièrent une attention soutenue…

Dieu.

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WEIL, Simone – Autobiographie spirituelle (Lettre au Père Perrin)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 57min | Genre : Correspondance


Simone Weil

« Au Père Perrin, 14 mai 1942 à Marseille,

À lire pour commencer. P.-S.
Cette lettre est effroyablement longue – mais comme il n’y a pas lieu d’y répondre – d’autant moins que je serai sans doute partie – vous avez des années devant vous, si vous voulez, pour en prendre connaissance. Prenez-en connaissance, quand même, un jour ou l’autre. »

« Je peux dire que dans toute ma vie je n’ai jamais, à aucun moment, cherché Dieu.
[...]
Comme je vous l’ai écrit, le Christ lui-même est descendu et m’a prise.
Dans mes raisonnements sur l’insolubilité du problème de Dieu, je n’avais pas prévu la possibilité de cela, d’un contact réel, de personne à personne, ici-bas, entre un être humain et Dieu. J’avais vaguement entendu parler de choses de ce genre, mais je n’y avais jamais cru. »

Simone Weil. (Lettre publiée, post-mortem, en 1955, dans le recueil Attente de Dieu).

Autobiographie spirituelle.

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SAMAIN, Albert – Hyalis, le petit faune aux yeux bleus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Contes


Nyza

Quelques phrases-étapes de la vie du jeune héros cueillies dans le joli conte mythologique du subtil poète Albert Samain : Hyalis, le petit faune aux yeux bleus (1903).

« C’était un petit faune, né dans les bois de Mycalèse battue par les vents, du commerce d’un aegipan et d’une mortelle. [...] Élevé par les nymphes des bois sacrés qui lui donnèrent le doux nom d’Hyalis, il ne se mêla point aux jeunes chèvre-pieds de son âge. [...] Un soir qu’il s’était ainsi attardé sur la grève, il vit des sirènes. [...] Il grandit, et les forces secrètes de l’âge le rapprochèrent des nymphes qui peuplaient les bois d’alentour. [...] Vers cette époque, dans la saison heureuse où la terre est lourde de feuilles et de fleurs, errant un soir à travers un bois de sycomores qui entourait le temple de Latone, il aperçut derrière la haie fleurie d’un riant jardin Nyza la blanche, la fille chérie de Xylaos, le vénérable prêtre d’Apollon. »
Et c’est le début de l’amour impossible de Hyalis, une divinité aux pieds de chèvre et d’une belle créature humaine…

Illustration de Marc Potts, avec son aimable autorisation.

Hyalis, le petit faune aux yeux bleus.

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SCHWOB, Marcel – Le Fort – Les Sans-Gueule – L’Homme voilé – Béatrice

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 1h | Genre : Contes


Marcel Schwob - Béatrice

Quatre nouveaux contes extraits du recueil Cœur double (1891) dans lesquels Marcel Schwob conjugue l’horreur, la peur, l’étrange avec un sentiment profond d’humanité…

Le Fort : La guerre. Un fort isolé sur le point d’être assiégé. Le commandant se résout à sacrifier deux hommes, deux Bretons de Rosporden, et de les envoyer porter un message pour demander du secours…

Les Sans-Gueule : Toujours la guerre. Deux hommes sont retrouvés ensemble sur le champ de bataille, de la même taille, tous deux complètement défigurés, mais vivants. Un jour, « une petite femme en cheveux » se présente à l’hôpital, convaincue que l’un des deux Sans-Gueule est son mari disparu au combat. Mais lequel ?

L’Homme voilé : Un compartiment dans un train de nuit. Le narrateur et deux autres hommes sont les seuls voyageurs. Quel phénomène étrange se produira-t-il pour que le narrateur commence son histoire par : « si ma tête tombe, je veux que ce récit me survive et qu’il soit dans l’histoire des existences une étrangeté vraie, comme une ouverture blafarde sur l’inconnu » ?

Béatrice : « L’âme n’était point différente de la vie : c’était le souffle animé qui peuple le corps ; et, dans l’amour, ce sont les âmes qui se cherchent lorsque les amants se baisent sur la bouche : l’âme de l’amante veut habiter dans le beau corps de celui qu’elle aime, et l’âme de l’amant désire ardemment se fondre dans les membres de sa maîtresse. »

Illustration : Béatrice, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Le Fort.

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LA FONTAINE, Jean (de) – Poème du quinquina

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Poésie


Quinquina

« C’est à la demande, non d’un médecin, non d’un apothicaire, mais de la charmante duchesse de Bouillon, que la Fontaine composa ce poème médical, consentit à célébrer les vertus de ce fébrifuge. La duchesse de Bouillon partageait l’engouement de la duchesse de Mazarin, sa sœur, pour cette précieuse écorce, dont l’anglais Tabor, qui se faisait appeler le chevalier Talbot, avait récemment propagé l’emploi en France, avec la recommandation, l’appui, de l’aimable Hortense.
En épousant chaleureusement la cause du puissant spécifique, ou, pour mieux dire, en suivant la mode nouvelle, les deux sœurs rendirent sans doute service à l’humanité, mais notre poète, en les secondant, en se résignant à cette tâche ingrate, risqua cependant plutôt d’ennuyer ses contemporains que de les convaincre. » (Juge Marie-Nicolas-Silvestre Guillon (1760-1847), prêtre, professeur et humaniste).

Certes ce long poème médico-pharmaceutique de plus de 600 vers sur Le Quinquina (sujet qui n’est pas éminemment poétique) traitant de la fièvre, de la circulation du sang ou du mode d’emploi du quinquina est parfois d’une lecture peu attrayante, mais c’est une prouesse de pouvoir ainsi versifier, et son auteur La Fontaine en est même assez fier :

« Le quina s’offre à vous, usez de ses trésors.
Eternisez mon nom, qu’un jour on puisse dire :
« Le chantre de ce bois sut choisir ses sujets ; »
[...]
J’accepte cet augure à mes vers glorieux ;
Tout concourt à flatter là-dessus mon génie :
Je les ai mis au jour sous Louis, et les dieux
N’oseraient s’opposer au vouloir d’Uranie. »

> Écouter un extrait : Chant premier.

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WEIL, Simone – Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l’amour de Dieu

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Simone Weil 1921 170220px

« Bien qu’aujourd’hui on semble l’ignorer, la formation de la faculté d’attention est le but véritable et presque l’unique intérêt des études. »

Le bon usage spirituel et chrétien des études, visant donc à la sainteté, dépend de deux conditions : d’abord de la pureté de l’intention dans laquelle l’étude est menée ; ensuite de regarder en face ses erreurs pour les corriger. C’est sur la première condition surtout que porte le texte de Simone Weil : en effet, dit-elle, « pour faire vraiment attention, il faut savoir comment s’y prendre ». C’est que, estime-t-elle, on confond souvent attention et volonté, qui sont pourtant très différentes.

« La volonté [...] contrairement à ce que l’on croit d’ordinaire, n’a presque aucune place dans l’étude. L’intelligence ne peut être menée que par le désir. Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie. L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie. »

Mais, « il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à la véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue ». Et, ce « quelque chose » est « beaucoup plus proche du mal que la chair ».

C’est pourquoi, conclut Simone Weil, « toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. »

Ces Réflexions sur le bon usage des études en vue de l’amour de Dieu ont été publiées pour la première fois, après la mort de Simone Weil en 1955, dans le recueil intitulé Attente de Dieu, par le père Perrin. Le texte a été écrit entre janvier et mai 1942.

Réflexions sur le bon usage des études en vue de l’amour de Dieu, avec accompagnement musical.

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TWAIN, Mark – Une histoire de malade

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Nouvelles


Mark Twain - Une histoire de malade

À la soixantaine de Contes et nouvelles enregistrés de Mark Twain va s’ajouter la série intitulée Le Legs de 30000 dollars, et autres contes dont voici un des textes : Une histoire de malade.

C’est le récit du voyage mouvementé d’un homme accompagnant en train le cercueil d’un ami. Sujet funèbre, certes, mais dédramatisé par l’humour bien connu du narrateur américain.

Traduction : Michel Epuy (1876-1943).

Une histoire de malade.

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