Livres audio gratuits publiés en septembre 2016 :


CLADEL, Léon – Ægipan – Œil pour œil

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Ægipan

Le style de Léon Cladel est souvent un enchantement (huit récits sur le site).

Ægipan relate la rencontre d’un peintre avec la mythologie :

« Qui était-ce ? un satyre ? et sa proie, une nymphe. Y avait-il donc encore des faunes et des dryades en cette contrée, et le vieux Pan existait-il toujours ? Se croyant le jouet de son imagination évoquant malgré lui les êtres dont étaient peuplées les campagnes antiques auxquelles ressemblait en quelque sorte le paysage dont il était environnée l’artiste se frottait les yeux. »

Œil pour œil

La Justice applique vers 1880 les règles religieuses de la Bible Hébraïque : L’Exode, chapitre XXI.

« 22. Si quelqu’un frappe sa femme enceinte et qu’elle accouche d’un enfant mort, mais qu’elle vive, il sera tenu de
payer l’amende et ce que décideront les arbitres
23. Mais si la mort s’ensuit, il rendra vie pour vie.
24. Œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, cheveu pour cheveu.
25. Brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, meurtrissure pour meurtrissure, coup pour coup. »

On peut comprendre l’embarras et l’émotion du jury…

Ægipan.

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STAËL, Germaine (de) – Delphine

Donneuse de voix : Domi | Durée : 34h 54min | Genre : Romans


Madame de Staël

Delphine est le titre du premier roman de Madame de Staël, publié en 1802. Écrit sous forme épistolaire, le livre examine les limites de la liberté des femmes dans une société aristocratique. Bien qu’elle se soit défendue d’avoir eu des visées politiques, Napoléon Ier en jugea autrement et décida d’exiler son auteur.
Elle affirme ne plus vouloir s’occuper de politique quand elle publie Delphine ; pourtant, ce roman qu’elle dédie à « la France silencieuse » évoque explicitement la condition féminine de l’époque, mais aussi des questions politiques et sociales d’actualité comme le protestantisme, le libéralisme politique ou l’émigration.

L’histoire se déroule à Paris entre 1789 et 1792. Delphine, une jeune veuve, arrange le mariage d’une de ses parentes éloignées, Matilde de Vernon, avec Léonce de Mondoville. Cependant elle tombe amoureuse de Léonce, un amour condamné par les convenances de l’époque et qui entraînera une tragédie.

La publication de Delphine provoque de vives réactions de la part des journalistes. Joseph Fiévée, par ailleurs correspondant secret de Napoléon, critique violemment les idées féministes du roman dans le Mercure de France :
« Delphine [...] est une tête exaltée ; [...] elle est philosophe et déiste, et, ce qui est pis, elle est si bavarde, qu’elle parle toujours la première. Parler est pour elle le bonheur suprême. [...] Ce caractère existe, et Madame de Staël a pu le peindre ; mais elle a eu tort de croire qu’une femme pareille inspirerait de l’intérêt. » (Joseph Fiévée)

Pierre-Louis Roederer juge l’héroïne « indécente ».

Cependant d’autres journalistes défendent avec entêtement le roman. Ainsi, Pierre-Louis Ginguené fait ressortir les aspects positifs du caractère de Delphine :
« Ce caractère de Delphine est certainement l’un des plus beaux qu’offrent les meilleurs romans modernes. [...] Tous ses sentiments sont purs, toutes ses affections sont nobles ; tous ses mouvements partent d’une âme ardente pour le bien, que ne peut ni refroidir, ni même atteindre le plus léger soupçon du mal [...] un être qui souffre, un malheur qu’elle peut soulager l’attirent invinciblement, comme l’intérêt ou le plaisir attirent les âmes vulgaires. »

Benjamin Constant s’en prend aux critiques de Delphine en écrivant :
« Les uns ont savamment disserté sur les défauts et les invraisemblances du roman de Delphine ; d’autres ont fait écrire des lettres à de prétendus philosophes, lettres bien innocentes sans doute, puisqu’en les prêtant à des philosophes, ils ont eu l’attention de n’y mettre ni esprit ni philosophie ; enfin on s’en est pris au sexe de l’auteur, à son pays, à sa famille. Tout cela, comme on voit, est très décent, très charitable, et surtout extrêmement chrétien. »

Face aux critiques, Madame de Staël réagit en publiant Quelques réflexions sur le but moral de « Delphine » où elle cherche à justifier le but de son ouvrage. Elle écrit également une nouvelle fin qu’elle juge édulcorée, et ce n’est qu’après sa mort que cette nouvelle fin remplace la première dans l’édition de ses Œuvres complètes par ses enfants.
(d’après Wikipédia)

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LITTRÉ, Émile – Pathologie verbale, ou Lésions de certains mots dans le cours de l’usage (Quatrième Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Histoire


Une grivoise

Suivant l’ordre alphabétique, Littré nous propose une quinzaine de « lésions verbales » de plus, néologismes heureux et malheureux :

Garnison – Gauche – Geindre – Gent – Gourmander – Greffe – Grief, griève – Griffonner – Grivois – Groin – Guérir – Habillement, habiller – Hasard – Hier – Intéresser, intérêt

« Habillement, habiller. — Il n’y a dans ces mots rien qui rappelle le vêtement ou l’action de vêtir. Vêtement et vêtir sont les mots propres qui nous viennent du latin et que nous avons conservés, mais l’inclination qu’a le langage à détourner des vocables de leur sens primitif et à y infuser des particularités inattendues, s’est emparée d’habiller, qui, venant d’habile, signifie proprement rendre habile, disposer à. L’homme vêtu est plus habile, plus dispos, plus propre à différents offices. C’est ainsi qu’habiller s’est spécifié de plus en plus dans l’acception usuelle qu’il a aujourd’hui. »

Illustration : Râpe à tabac du XVIIIe siècle, Palais des Beaux-Arts de Lille.

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FLAUBERT, Gustave – Un cœur simple (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 37min | Genre : Contes


Reproduction de la page 66 du manuscrit de « Trois Contes »

Paru en 1877 dans le recueil Trois Contes, Un cœur simple dresse le portrait d’une domestique exemplaire dans cette Normandie bourgeoise que Flaubert évoquera si souvent.
Félicité, dont la bonté sans bornes est malheureusement trahie par son entourage, essaiera de trouver refuge dans l’affection qu’elle voue à son perroquet puis s’abandonnera à la foi.
L’œuvre, entre nouvelle réaliste et conte philosophique, est aussi empreinte de mysticisme. Difficile de ne pas y sentir également, çà et là, les pointes d’une ironie propre à l’auteur.

Illustration : Reproduction de la page 66 du manuscrit de Trois Contes.

Licence Creative Commons

Un cœur simple.

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MOSELLI, José – La Prison de glace (Troisième Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Romans


José Moselli - La Prison de glace

L’avant-dernier épisode de La Prison de glace continue à mettre aux prises le bandit Kressler et les deux Américains Francis Drake et sa fille Margaret. On est, pour le moment, sans nouvelles de Fernault.

L’aventure maritime se poursuit, toujours aussi cruelle, et s’achève par la comparution devant un tribunal russe, non pas du bandit, mais des Drake convaincus de « nihilisme ».

« Le sans-nom prétendant se nommer Francis Drake était condamné au bagne jusqu’au restant de ses jours. La sans-nom se disant Margaret Drake, sa complice, irait au pénitencier pendant vingt ans…

Le père et la fille ne furent pas étonnés lorsqu’on leur annonça leur sentence. Ils s’attendaient à tout.

Ils se regardèrent, chacun retenant ses larmes pour ne pas augmenter la peine de l’autre.

Les liens les entravant les empêchaient même de s’embrasser. »

> Écouter un extrait : 17. Le sauvetage.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Supplément sur Madame Récamier)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 40min | Genre : Biographies


Juliette Récamier

« Madame Récamier.
Avant de passer à l’ambassade de Rome, à cette Italie, le rêve de mes jours ; avant de continuer mon récit, je dois parler d’une femme qu’on ne perdra plus de vue jusqu’à la fin de ces Mémoires. Une correspondance va s’ouvrir de Rome à Paris entre elle et moi : il faut donc savoir à qui j’écris… »

Ce très joli livre de Chateaubriand est entièrement consacré à Juliette Récamier. On y trouve un récit de Benjamin Constant très intéressant.
L’auteur évoque son enfance, sa jeunesse, ses amitiés, des voyages, les lettres qu’elle reçoit de relations telles que Germaine de Staël, Benjamin Constant, Madame de Genlis, etc…

Dans les Livres 29 et 30, traitant de l’Ambassade de Rome, des Mémoires d’outre-tombe, Juliette Récamier est très présente.

L’auteur achève ainsi ce très touchant livre :
« En approchant de ma fin, il me semble que tout ce que j’ai aimé, je l’ai aimé dans Madame Récamier, et qu’elle était la source cachée de mes affections. [...] Je l’ai suivie la voyageuse par le sentier qu’elle a foulé à peine ; je la devancerai bientôt dans une autre patrie. En se promenant au milieu de ces Mémoires, dans les détours de la Basilique que je me hâte d’achever, elle pourra rencontrer la chapelle qu’ici je lui dédie ; il lui plaira peut−être de s’y reposer : j’y ai placé son image. »

Vous lirez sur notre site deux très importantes conférences de madame Jacqueline Mathilde Baldran, agrégée de l’Université, Maître de conférences honoraire en littérature comparée, Sorbonne Nouvelle-Paris3, consacrées à Juliette Récamier, deux conférences que madame Baldran a eu la générosité de nous offrir, nous la remercions infiniment.

Illustration : Buste de Juliette Récamier, par Joseph Chinard (1805), Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Une roulotte automobile en 1912

Posologie : lire chaque jour de la semaine, au réveil, un des sept articles suisses que trouvaient au petit-déjeuner les abonnés de La Tribune de Lausanne ou de La Gazette de Genève dans les années 1917-1925, deuxième sélection d’articles recueillis dans On ne badine pas avec l’infini d’Henri Roorda.
Aucune contre-indication. Conseillé aux esprits chagrins.

« Tu te plains de la monotonie de ton existence. Mais n’est-ce pas agréable d’accomplir avec aisance, machinalement, le travail auquel on est habitué depuis longtemps ? Si tu devais, tout à coup, exercer une profession nouvelle, tu serais bien embarrassé.
Tiens-tu tant que ça à rencontrer des obstacles sur ton chemin ? Assis de huit heures à midi devant tes registres, tu peux rêvasser à ton aise. Tu n’es pas pressé. Dans ton bureau, tu ne t’exposes pas à être renversé par le bicycliste sournois et silencieux. Tu es loin de tes enfants qu’il faut toujours gronder et tu n’entends pas les reproches justifiés de ta femme. Dans un mois, tu devras soutenir un dialogue difficile avec un créancier. Mais pourquoi y penser déjà ? Tu auras peut-être la chance de mourir avant. Ton défaut grave, c’est de ne pas savoir goûter la douceur de la minute présente.
Il y a, dans notre monde médiocre, beaucoup de choses qui vont très bien. En dépit des intempéries et des cataclysmes, en dépit de la bêtise et de la paresse des hommes, en dépit de tous les accidents, nous jouissons toujours d’un peu de sécurité. Chaque jour, on trouve du pain frais dans les boulangeries et de la viande dans les boucheries. Et toi, fonctionnaire amer, tu es sûr de toucher ton traitement à la fin de chaque mois. Voyons : admire un instant ces arbres et ce ciel lumineux. Et tâche de sourire.
La plupart des hommes et des femmes sont dépourvus de beauté ; mais ça ne les empêche pas de se marier et d’échanger parfois des paroles affectueuses. D’ailleurs, le plus souvent, on est laid sans le savoir. Et si le nombre des êtres très intelligents est minime, cela n’a aucune importance. Que dis-je ! Il est peut-être heureux que ce nombre ne soit pas grand. »

> Écouter un extrait : Automobilisme et liberté.

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DUMAS, Alexandre – Octave-Auguste

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 20min | Genre : Histoire


Octave-Auguste

« À notre connaissance, ce texte n’a jamais été publié autre part qu’en feuilleton dans l’hebdomadaire Le Monte Cristo de Dumas.

Il a été interrompu à l’époque où Octave n’est pas encore en lutte ouverte avec Antoine, et que celui-ci vient de voir son armée décimée par les Parthes. C’est dire que l’ouvrage ne couvre qu’une faible portion du sujet.

Bien qu’inachevé, il nous a paru susceptible d’intéresser les dumassiens, acharnés à connaître l’ensemble de son œuvre. » Note de l’éditeur

Octave-Auguste fait partie de la série Les Grands Hommes en robe de chambre.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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