Livres audio gratuits publiés en octobre 2016 :


BATAILLE, Albert – Estoret – Vengeance par procuration

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Société


Une vitrioleuse

Deux affaires des années 1880 recueillies par Albert Bataille dans Causes criminelles et mondaines.

On assiste au procès de Joseph Estoret ancien chef de culture à Villerssous-Erquery, ancien maire de cette commune, coupable du meurtre d’un fou dont il était responsable dans l’asile d’aliénés qu’il surveillait.

« Je suis en mesure de faire connaître dans ses détails les plus précis cette cause criminelle, dont on a parlé assez vaguement, et sur laquelle certains journaux ont publié des renseignements tout à fait fantaisistes. »

nous précise l’auteur, tandis que Une vengeance par procuration est le simple compte-rendu, sans pièces à l’appui comme dans Estoret, du vitriolage d’un jeune homme par une femme jalouse.

Note : C’est dans le cadre des troubles sociaux à Glasgow en 1820 que naît le crime du vitriolage. Aujourd’hui, cette pratique est courante notamment au Bangladesh, au Pakistan, en Afghanistan, au Cambodge ainsi que dans de nombreux autres pays asiatiques et africains.
Compte tenu que le jet d’acide sulfurique marque le visage de la victime à vie, en détruisant sa santé physique et mentale, certains maintiennent que ce crime est aussi grave que le viol.

Estoret.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Supplément sur Venise)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 23min | Genre : Biographies


Canaletto - Le Palais des Doges (1725)

Ce Livre Sur Venise complète les Livres 39 et 40 des Mémoires d’outre-tombe.

Nous sommes en septembre 1833.
Sont évoqués Rousseau et Byron.
Silvio Pellico et la jeune Zanze.
Des personnalités et Canova.
Et naturellement Venise, ses lieux et son histoire ainsi que la mer et le Lido :

« J’avais une autre raison d’aller au Lido, à savoir mon envie de dire un mot de tendresse à la mer, ma mignonne, ma maîtresse, mes amours. Les hommes à patries méditerranées, ne les rencontrent plus quand ils les ont quittées. Nous autres, nés que nous sommes dans les vagues, avons une chance plus heureuse : notre patrie, la mer, embrasse le globe ; nous la retrouvons partout ; elle semble nous suivre et s’exiler avec nous. »

Illustration : Canaletto, Le Palais des Doges (1725).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 10.

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LÉGER, Louis – Contes populaires slaves (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Contes


Matorin Nikolay Vasilyevich - Snégourotchka (La Fille des neiges)

Cette deuxième sélection des Contes populaires slaves comprend :

- Le Langage des animaux, conte bulgare
- La Paresse punie, conte bulgare
- Le Cheveu merveilleux, conte serbe
- Blanche-Neige, conte russe
- La Misère, conte polonais
- Le Bâton enchanté, conte bohème

Le merveilleux abonde dans tous ces récits ; ainsi dans Blanche-Neige :

Ivan et Marie n’ont jamais pu avoir d’enfant. À la manière des gamins, ils s’amusent à faire, non pas un bonhomme, mais une fille de neige.

« Ils avaient fait le nez, le menton ; ils firent deux trous pour les yeux et Ivan dessina les lèvres ; à peine les avait-il faites qu’une chaude haleine en sortit. Ivan retire précipitamment les mains ; il regarde… les yeux de l’enfant se bombent ; ils lancent des regards de colombe ; les lèvres se colorent comme des framboises et sourient.— Qu’est-ce donc, Seigneur ? n’est-ce pas quelque tentation ? s’écrie Ivan en faisant le signe de la croix
L’enfant de neige penche sa tête comme un être vivant ; il remue ses petits bras et ses petites jambes dans la neige comme un être vivant.
— Ah ! Ivan ! Ivan ! s’écria Marie tremblante de joie ; voici que Dieu nous donne un enfant.
Et elle se jette sur Blanche-Neige (c’est son nom) et la couvre de baisers ; la neige tombe du corps de Blanche-Neige comme la pellicule d’un œuf : une jeune fille se jette dans les bras de Marie. »

C’est dire que ces lectures conviennent aux lecteurs de sept à cent sept ans

> Écouter un extrait : 01. Le Langage des animaux.

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FÉNÉON, Félix – L’Armure

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 14min | Genre : Nouvelles


Armure savoyarde

Si, dans Les Ventres, la plume acide de Félix Fénéon vitriole impitoyablement les travers d’une société égoïste et dénuée d’humanité, la charge se fait plus légère dans L’Armure même si l’ironie, fort présente, se manifeste sous d’autres formes. Cette nouvelle a été publiée dans La Libre Revue, le 16 mai 1884.

« Ce couple était une ambulante antithèse.
D’une longueur infinie, anguleux, le parchemin du visage zigzagué d’inextricables rides, face glabre et jaunâtre, front soucieux, tel était M. de Lansalumey. Perpétuellement occupé à résoudre mille questions d’une érudition heidelbergeoise, son suprême bonheur était de se jeter à corps perdu dans les bras décharnés de la science. Au contraire, pour sa femme, le bonheur consistait à se jeter à corps non moins perdu dans les bras du sculpteur Maxence Gla… »

Illustration: Armure savoyarde.

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L’Armure.

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PAVIE, Théodore – Une chasse aux nègres-marrons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Histoire


Une chasse aux nègres-marrons

Éclaircissement (Wikipédia) :

« Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l’époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron (d’après le terme espagnol d’origine). Le terme de « marron » vient de l’espagnol cimarrón : « vivant sur les cimes » (cima = cime), qui apparaît dès la conquête d’Hispaniola ; c’est un mot emprunté aux Arawaks et qui désigne des animaux qui, de domestiques, retournent à l’état sauvage comme le cochon. À partir de 1540, ce terme désigne les esclaves fugitifs. Ce terme sera initialement appliqué aux Indiens fugitifs et finira par désigner peu à peu le sauvage, celui qui retourne vers l’état de nature. Les Marrons se réfugiaient généralement dans des lieux inaccessibles. À la Réunion, par exemple, ils fuyaient notamment dans les Hauts de l’île, dont ils furent les premiers habitants. À la Réunion, ils étaient parfois tués lors de la chasse. Le chasseur ramenait alors au maître une oreille et une main du fuyard en guise de preuve de la réussite de sa chasse, le corps entier ne pouvant être transporté par un homme seul le long de sentiers escarpés. Ces prises étaient parfois exhibées à l’entrée des plantations pour dissuader d’éventuels nouveaux fuyards. »

Une chasse des nègres marrons (1845) de Théodore Pavie (1811-1896), orientaliste, auteur de Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde est le récit d’un guide créole qui illustre la lutte contre les marrons brigands.
« Quinola, c’était un noir de Madagascar qui avait disparu depuis long-temps. Les uns disaient qu’il avait péri dans les mornes, d’autres affirmaient qu’il dirigeait les bandes de marrons, dont le nombre ne diminuait guère malgré les battues qu’on faisait fréquemment. »

Bernardin de Saint-Pierre dans Paul et Virginie (1789), Alexandre Dumas dans Georges (1843), Leconte de Lisle dans Sacatove (1846), Harriet Beecher Stowe dans La Case de l’oncle Tom (1851) ont évoqué des faits de cette période de la colonisation.

Une chasse aux nègres-marrons.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livres 39 et 40)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 50min | Genre : Biographies


Venise

Livre 39 : Chateaubriand vient de rentrer à Paris. Il écrit une lettre à madame la Dauphine où l’on peut lire : « Le temps a deux pouvoirs : d’une main il renverse, de l’autre il édifie. Enfin le temps agit sur les esprits par cela seul qu’il marche… ».

Et il « rentre dans les habitudes de sa vie ».
Une lettre de la duchesse de Berry témoigne de sa confiance en lui et il part pour Venise.

Ce Livre 39 est ensuite consacré à ce déplacement et à la cité de Venise.

De profondes réflexions émaillent ce très beau livre :
« Toujours regretter ce qu’il a perdu, toujours s’égarer dans les souvenirs, toujours marcher vers la tombe en pleurant et s’isolant : c’est l’homme. […] Pourquoi mourir ? je le sais. Pourquoi naître ? je l’ignore. […] Les pesantes années que nous jetons dans les flots du temps ne sont pas des ancres ; elles n’arrêtent pas notre course. »
Et encore : « [...] ce qu’on gagne par le mensonge en réputation d’habileté, on le perd en considération ; l’ancienne sincérité que vous avez pu professer vous défend à peine. Qu’un homme estimé du public s’avilisse, il n’est plus à l’abri dans son nom, mais derrière son nom. »

Venise, ville des chefs-d’œuvre et des arts le charme :
« Je respire à l’aise au milieu de la troupe immortelle, comme un humble voyageur admis aux foyers d’une riche et belle famille. »

Le livre 40 est dans la continuité immédiate du Livre 39. De Venise, il se rend à Ferrare et à Padoue. Des pages très intéressantes sont consacrées au Tasse et au poète-écrivain Silvio Pellico, également évoqué dans le Livre Sur Venise, des Suppléments aux Mémoires d’outre-tombe.

La vie politico-monarchique, culturelle et littéraire s’entremêlent sous la plume de Chateaubriand en ces lieux.

Illustration : Venise, Palais des Doges.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VERESSAÏEV, Vikenti – L’Étoile

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Vikenti Veressaïev

Vikenti Veressaïev (1867-1945), est un médecin, poète, romancier, critique et traducteur russe de l’école réaliste dans la lignée de Tchekhov et de Gorki. Ses œuvres les plus célèbres sont Guerre civile, un roman sur la guerre civile russe de 1919-1921 et Mémoires d’un médecin.

La nouvelle L’Étoile pose un cruel dilemme : les hommes souffrent de vivre dans le noir et rêvent de clarté, mais ensuite ils souffrent aussi de vivre dans la lumière et aspirent à plus d’ombre.

« C’était dans les temps anciens, dans une contrée lointaine et inconnue. Une nuit noire éternelle régnait sur le pays ; des brouillards méphitiques s’élevaient de la terre et se répandaient dans l’air. Les hommes naissaient, grandissaient, aimaient et mouraient dans les ténèbres humides.

Les pères montraient les étoiles à leurs enfants et leur enseignaient que la vie et le bonheur de l’homme est dans l’aspiration qui l’attire vers elles. Les jeunes hommes et les jeunes filles regardaient alors fixement le ciel et, de l’obscurité qui écrasait la terre, leurs âmes s’élançaient vers lui.

« Frères ! disait cette voix, comme il fait clair et merveilleux dans les hautes vallées du ciel ! Comme il fait humide et obscur chez, nous ! Mon âme languit sans vie et sans désir dans ces ténèbres éternelles ! Que nous importe que la vie de notre postérité lointaine s’éclaire d’une lumière ininterrompue ?

Un jour, un jeune homme, Adeile, arracha un astre du ciel… Il entra dans la ville et s’arrêta sur la place élevant dans sa main l’astre brillant. Alors l’allégresse se répandit dans la ville entière. »

Pas pour longtemps, hélas ! constate ce Conte oriental.

Traduction : Jacques Povolozky (1881-1945).

L’Étoile.

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FÉNÉON, Félix – Les Ventres

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


Félix Fénéon par Vallotton

Après L’Éducation spiritualiste, tribune philosophique et politique, voici un autre aspect du talent de Félix Fénéon à travers l’une de ses nouvelles parue dans La Libre Revue du 1er décembre 1883 et intitulée Les Ventres.

« Un assourdissant vacarme emplissait cette petite bourgade savoyarde.
Temps lugubre et froid : ciel gris de nuages, terre grise de neige piétinée et boueuse. La nature était triste parce qu’on était en février ; les hommes gais parce qu’on était en carnaval.
De tout le territoire ambiant, les campagnards étaient accourus au village, bien décidés à prendre leur revanche des stagnantes tristesses de l’hiver. Et c’étaient des cris, des danses, des gesticulations.
Seuls, deux hommes se montraient réfractaires à ces joyeusetés carnavalesques. »

Sont-ils si éloignés de nous ces villageois gavés, sourds à la détresse de ces deux « étrangers », incapables d’un geste d’humanité ? Oserai-je un rapprochement intempestif en évoquant Brueghel, Marco Ferreri et Coluche ? En tous cas, ici, point « d’Auvergnat qui, sans façons, m’a donné quatre bouts de pain quand dans ma vie il faisait faim » mais des Savoyards qui…

Illustration : Félix Vallotton, portrait de Félix Fénéon (1898).

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Les Ventres.

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