Livres audio gratuits publiés en juin 2017 :


LAS CASES, Emmanuel (de) – Mémorial de Sainte-Hélène (Chapitres 09 et 10)

Donneur de voix : Gustave | Durée : 7h 13min | Genre : Histoire


Napoléon Ier dictant ses mémoires aux généraux Montholon et Gourgaud en présence du grand-maréchal Bertrand et du comte de Las Cases

Noble émigré rallié à l’Empire, Emmanuel de Las Cases (1766-1842) est fait chambellan et comte d’Empire. Resté fidèle à Napoléon, il l’accompagne à Sainte-Hélène, partageant son exil jusque fin 1816, où il est arrêté et renvoyé en Europe. Il fait office de secrétaire particulier de l’empereur déchu, notant leurs conversations, dont il compose plus tard, au château de Sohan, le Mémorial de Sainte-Hélène. Cet ouvrage de plus de 2000 pages est sans doute le meilleur témoignage sur la déchéance de Napoléon, mais surtout sur sa pensée, ou du moins de ce qu’il a voulu en laisser. Autorisé à rentrer en France après la mort de Napoléon, Las Cases publie le Mémorial en 1823 ; le succès de l’ouvrage est immense et fait la fortune à son auteur. Ceci est la sixième des huit parties proposées.

Accéder à l’œuvre intégrale.

> Écouter un extrait : 9 septembre 1816.

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APOLLINAIRE, Guillaume – Le Toucher à distance

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Synagogue de la Victoire à Paris

L’Hérésiarque et Cie a déjà fait l’objet d’une dizaine de lectures.

Apollinaire, dans Le Toucher à distance, nous propose un souvenir personnel. « Ayant été mêlé de la façon la plus tragique à ces événements, je sens la nécessité de me défaire d’un secret qui m’étouffe. »

Histoire peu banale d’apparitions, qui se termine par :

« Au demeurant, ne m’avait-il pas dit lui-même qu’il me cachait les particularités essentielles des appareils qui lui servaient à faire paraître les corps postiches, grâce à sa découverte des lois du toucher à distance ?
Aussi, suis-je incapable de donner le moindre renseignement touchant l’invention prodigieuse de ce baron d’Ormesan, dont les aventures, surprenantes ou amusantes, ont fait longtemps mes délices. »

À rapprocher ou non de cet article récemment paru :

« Communiquer en temps réel et à distance à l’aide d’hologrammes en 3D, c’est bientôt possible » ????

Illustration : Synagogue de la Victoire à Paris, photo de GFreihalter (licence Cc-By-Sa-3.0).

Le Toucher à distance.

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LEBLANC, Maurice – La Femme aux deux sourires (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 5h 58min | Genre : Romans


La femme aux deux sourires170-220NB.gif

La Femme aux deux sourires est un roman de Maurice Leblanc, paru dans Le Journal en 46 feuilletons, du 6 juin au 20 août 1932, puis publié pour la première fois chez Laffite en volume in-12, en juillet 1933.

L’inspecteur principal Gorgeret est sur la piste de Clara la Blonde, fichée comme la maîtresse du grand Paul, sur la trace duquel elle est susceptible de mettre les policiers qui l’ont prise en filature. Jolie, tournure élégante, cheveux blonds ondulés, yeux bleus, entre 20 et 25 ans, voilà un signalement qui ne pourra pas laisser indifférent un certain monsieur Raoul. Par une chance extraordinaire, cette demoiselle vient sonner à son domicile. Par erreur puisqu’elle voulait voir l’habitant de l’étage au-dessus, le marquis Jean d’Erlemont.

Extrait : « Les gens du village essayèrent vainement de le faire parler : leur curiosité fut déjouée. Il montait la garde âprement. Tout au plus remarqua-t-on que, à diverses reprises, peut-être une fois par an, et à des époques différentes, un monsieur arrivait le soir en automobile, couchait au château, et repartait le lendemain dans la nuit. Le propriétaire, sans doute, qui venait s’entretenir avec Lebardon. Mais aucune certitude. On n’en sut pas davantage de ce côté. Onze ans plus tard, le gendarme Lebardon mourait. Sa femme demeura seule dans la tour d’entrée. Aussi peu bavarde que son mari, elle ne dit rien de ce qui se passait dans le château. Mais s’y passait-il quelque chose ? Et quatre ans encore s’écoulèrent. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ERCKMANN-CHATRIAN – Le Requiem du corbeau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Nouvelles


Le Requiem du corbeau

Derniers mots d’une histoire divertissante Le Requiem du corbeau (1859) d’Erckmann-Chatrian :

« Maître Zacharias fut appelé au château. On lui commanda le Requiem de Yéri-Peter II, œuvre qui lui valut enfin la place de maître de chapelle, qu’il ambitionnait depuis si longtemps. Ce Requiem n’était autre que celui de Hans. Aussi l’oncle Zacharias, devenu un grand personnage, depuis qu’il avait cinq cents thalers à dépenser par an, me disait souvent à l’oreille :
- Hé ! neveu, si l’on savait que c’est pour le corbeau que j’ai composé mon fameux Requiem, nous pourrions encore aller jouer de la clarinette aux fêtes de village. Ah ! ah ! ah ! Et le gros ventre de mon oncle galopait d’aise.
Ainsi vont les choses de ce monde. »

Illustration : Le Requiem du corbeau (1867).

Le Requiem du corbeau.

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MALOT, Hector – Complices

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 10h 30min | Genre : Romans


Gustav Klimt - Portrait de femme

À Oissel, près de Rouen, les époux Courteheuse – mariés depuis trois ans, ne s’aiment plus guère. Grâce à la dot de son épouse Hortense, Courteheuse a pu reprendre une étude de notaire et est devenu un notable respecté par ses concitoyens, mais méprisant envers sa femme. Hortense rêvait d’une vie amoureuse et palpitante. L’arrivée d’un nouveau clerc, Antonin La Vaupalière, à la réputation sulfureuse, va rompre la monotonie des journées – et des nuits – d’Hortense. Femme de passion, elle invente les stratagèmes les plus saugrenus pour organiser des rencontres avec La Vaupalière, malgré la méfiance de son mari. D’amants, ils deviennent complices… Un roman haletant de page en page, et même jusqu’au dernier rebondissement ! (Bibliothèque numérique romande)

Illustration : Gustav Klimt, Portrait de femme (1898-1899).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LAFARGUE, Paul – Pie IX au Paradis

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Giuseppe Cornienti - Allégorie du 18 juin 1846 avec Pie IX en triomphe (1846)

Giovanni Maria Mastaï Ferretti naît en 1792 près de Rimini dans les États Pontificaux d’une famille d’origine lombarde. Ordonné prêtre en 1819, évêque de Spolète, puis d’Imola, il trouve le moyen d’apaiser un climat politique tendu. Il passe pour libéral quand il est élu Pape en 1846, à l’âge de 54 ans. Sa popularité est immense, contre les erreurs modernes, il publie en 1864 l’Encyclique Quanta cura et surtout le Syllabus qui dresse l’opinion anticléricale contre lui. En 1854, il proclame le dogme de l’Immaculée Conception, et en 1870, celui de l’Infaillibilité pontificale, lors du Concile du Vatican. Mais Rome est attaquée en 1870 et Pie IX cède à la violence pour éviter une effusion de sang. Confiné dans la Cité du Vatican, il se considère désormais comme prisonnier, mais la piété catholique entoure d’une affection grandissante ce pontife en butte à l’adversité. Il meurt en 1878, après un pontificat de 32 ans, le plus long de l’histoire de l’Église.
La personnalité de ce Pape inspira une autre personnalité aux idées peu chrétiennes qui n’était autre que Paul Lafargue (1842-1911), le gendre de Karl Marx et ce socialiste de L’Internationale ouvrière écrivit Pie IX au Paradis en 1890, dix ans après la mort du Pape.

Petite comédie qui déplaira à ceux qui éviteront de voir le côté humoristique appuyé, le drôle genre Alphonse Allais et ne s’attacheront qu’à l’aspect un peu blasphématoire de ces quatre dialogues où sont ridiculisés le bon Pape, son successeur, Saint Pierre, Dieu le Père, Jésus, le Saint Esprit, la vierge Marie et Saint Joseph.

Un exemple :

« Qui parle ici ? s’écria Dieu, redressant sa figure jaunâtre, d’où s’élançait un énorme nez juif bourré de tabac… Toi tu te dis mon représentant sur la terre et tu oses parler en ma présence ! Et tu oses venir me troubler en ce coin du Paradis, où ne pouvant mourir, j’essaie de me faire oublier. – Puisque tu as forcé la porte de ma retraite, contemple ce que tu appelles une majesté délabrée. Contemple ton œuvre et l’œuvre de tes prédécesseurs, papes maudits. – Maudit soit le jour où j’eus l’idée d’envoyer mon fils Jésus, sur la terre ! J’étais alors le maître souverain de la terre et des cieux ; les humains n’adoraient que moi. [...] »

Illustration : Giuseppe Cornienti, Allégorie du 18 juin 1846 avec Pie IX en triomphe (1846).

> Écouter un extrait : Scène 01.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Les Aventures du dernier Abencerage (Version 3)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 54min | Genre : Nouvelles


L'Alhambra

« Aben-Hamet crut voir l’ange Israfil ou la plus jeune des houris. L’Espagnole, non moins surprise, regardait l’Abencerage, dont le turban, la robe et les armes embellissaient encore la noble figure. »

Aben-Hamet, revenu en Andalousie sur les traces de ses aïeux maures après la « Reconquista », pourra-t-il vivre sa passion amoureuse pour Blanca, la belle chrétienne descendante du Cid ?
Nouvelle imprégnée de la nostalgie de l’exil, cette œuvre de Châteaubriand exalte des sentiments qui dépassent les faiblesses du cœur : honneur, générosité chevaleresque, fidélité à la mémoire et à la religion des pères, figurent autant d’obstacles à l’accomplissement du bonheur humain. Pour de si nobles visées, il fallait un cadre exceptionnel. C’est ainsi que l’auteur inscrit l’action dans l’écrin de cette Andalousie fabuleuse dont Grenade et son Alhambra sont les joyaux :

« Un ciel enchanté, un air pur et délicieux, portent dans l’âme une langueur secrète dont le voyageur qui ne fait que passer a même de la peine à se défendre. On sent que dans ce pays les tendres passions auraient promptement étouffé les passions héroïques, si l’amour, pour être véritable, n’avait pas toujours besoin d’être accompagné de la gloire. »

Remarque : le texte a été enregistré à partir d’une version papier et nous avons constaté quelques très légères différences avec la version numérisée.

Illustration : Alhambra de Grenade, la cour des lions (cliché personnel).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Avertissement.

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VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste (de) – Les Demoiselles de Bienfilâtre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Les Demoiselles de Bienfilâtre

Les Demoiselles de Bienfilâtre est le trente-septième conte de Villiers de l’Isle-Adam (1836-1889) que notre site accueille depuis 2008 !

« Pascal nous dit qu’au point de vue des faits, le Bien et le Mal sont une question de « latitude ». En effet, tel acte humain s’appelle crime, ici, bonne action, là-bas, et réciproquement. Ainsi, en Europe, l’on chérit, généralement, ses vieux parents ; en certaines tribus de l’Amérique on leur persuade de monter sur un arbre ; puis on secoue cet arbre. S’ils tombent, le devoir sacré de tout bon fils est, comme autrefois chez les Messéniens, de les assommer sur-le-champ à grands coups de tomahawk, pour leur épargner les soucis de la décrépitude. S’ils trouvent la force de se cramponner à quelque branche, c’est qu’alors ils sont encore bons à la chasse ou à la pêche, et alors on sursoit à leur immolation.
[...]
Le point mystérieux qui gît au fond de cet immense malentendu est cette nécessité native où se trouve l’Homme de se créer des distinctions et des scrupules, de s’interdire telle action plutôt que telle autre, selon que le vent de son pays lui aura soufflé celle-ci ou celle-là : l’on dirait, enfin, que l’Humanité tout entière a oublié et cherche à se rappeler, à tâtons, on ne sait quelle Loi perdue. »

Le début de ce premier des Contes cruels est prometteur.

Illustration : Les Demoiselles de Bienfilâtre, par Paul Destez (1909).

Les Demoiselles de Bienfilâtre.

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