Page complète du livre audio gratuit :


AHIKAR – L’Ibis sacré, ou Les Frontières de l’âme

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 7min | Genre : Nouvelles


Ibis sacre

Je vous propose un cours texte inspiré d’une pensée de Montaigne : « J’ai l’esprit tendre et facile à prendre l’essor ; quand il est empêché à part soi, le moindre bourdonnement de mouche l’assassine. » (Essais, III, 13.)

Je vous laisse découvrir le cheminement qui m’a conduit jusqu’à l’ibis sacré, l’oiseau du dieu Thot, l’inventeur de l’écriture et patron des scribes.

Alain me pardonnera certainement de ne pas faire ici l’Éloge de la mouche ! 😉

Bonne écoute ! 😊

Illustration : Photographie personnelle.

L’Ibis sacré.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)



> Consulter la version texte de ce livre audio.

> Rechercher : 8. XXIe siècle, Contemporains, Nouvelles, ,

 

Page vue 1 613 fois |
Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

 

14 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. ShmuelR le 3 juin 2018

    Merci d’avoir pris la mouche, cher AhiKar.
    Il y a une nouvelle de Kathleen Mansfield, je crois, du nom de « La Mouche » où le père d’un soldat Tué à la guerre de 14 laisse tomber une goutte d’encre sur une mouche et la regarde se débattre jusqu’à l’agonie finale.
    A la fin, l’homme ne se souvient plus à quoi il pensait…
    Deux petites questions, cependant : pourquoi avez-vous ouvert la fenêtre et pourquoi n’avez-vous pas invité toutes les mouches du monde à venir picorer dans votre main tendue ?

  2. Fred le 3 juin 2018

    Avez-vous pensé à remercier la mouche ?

    Sans mouche pas d’histoire !

    (Fred)

  3. Napster le 4 juin 2018

    L’a pas à la remercier puisqu’il l’a tuée… Voyons Fred !

    Merci à vous Ahikar de partager vos créations. Une remarque cependant, une lecture plus dynamique ne m’aurait pas déplu.

  4. Ahikar le 4 juin 2018

    Merci cher Shmuel pour cette référence à Katherine Mansfield dont je me suis empressé de lire la nouvelle. Le héros sauve d’abord la pauvre mouche de l’encrier dans laquelle elle était tombée, la dépose sur un papier buvard, puis la tue finalement en laissant tomber sur elle de grosses gouttes d’encre. Nous avons bien là toute la complexité de l’âme humaine, tantôt portée à faire le bien, tantôt le mal. Sauver pour détruire ensuite… n’est-ce pas au fond le sort que nous réservons à notre planète ?

    Quant à votre question, je n’ai malheureusement pas l’âme de Saint François d’Assise.

    Amitiés, :)

    Ahikar

  5. Candice le 4 juin 2018

    Bonjour Ahikar,
    J’aime beaucoup votre réflexion sur la tolérance et sa si simple illustration !
    Ce bourdonnement de la mouche qui vous interrompt et qui vient même jusqu’à perturber notre écoute ! :-)

    Puis-je me permettre – sans vous offenser car j’admire vos lectures – une petite critique ?

    Je trouve votre lecture ici un peu trop «littéraire» ; j’aurais aimé davantage ressentir votre travail ; car bien sûr, je devine que vous nous avez offert là pratiquement du « direct » !?
    Amicalement,
    Candice

  6. Ahikar le 5 juin 2018

    Merci chère Candice pour votre touchant commentaire.

    Quant à la qualité de la lecture, je ne peux que vous donner raison. À vrai dire, je m’en doutais un peu, mais je n’ai pas réussi à faire mieux, malgré diverses tentatives.

    Une amie, à qui je lis souvent mes textes dès qu’ils sont finis, m’a suggéré d’en faire aussitôt un enregistrement, car ma lecture est à ce moment bien plus spontanée. Elle a bien sûr raison, et pourtant je ne le fais jamais ! Allez savoir pourquoi ! :(

    Avec toute mon amitié,

    Ahikar

    Merci également à vous, Fred et Napster.

  7. mehdi le 6 juin 2018

    Extraordinaire

  8. Calimero le 11 juin 2018

    Salut, j’ai remarqué que vous aimiez bien les mots savants (noms d’oiseaux) … ça m’étonne que lors de l’histoire que vous avez raconté sur la partie de pêche, avec les carpes, vous n’ayez pas utilisé les noms savants des poissons… Vous auriez pu parler de la prise d’un gardon, un magnifique Rutilus rutilus… ou d’une tanche de son nom scientifique Tinca tinca considérée comme un poisson guérisseur car les autres poissons blessés viennent se frotter sur sa peau recouverte d’un très épais mucus… ça aurait été pas mal, non ?… sinon continuez ainsi, c’est très bien.

  9. Ahikar le 12 juin 2018

    Merci cher Calimero pour votre commentaire.

    Concernant les noms savants, c’est parce que je fais parler les « grands scientifiques » que j’emploie des mots un peu plus recherchés.

    « De grands scientifiques vous diront que Threskiornis aethiopicus est une espèce férale, et que, bien qu’appartenant au Paléarctique occidental, elle ne fait pas partie de l’avifaune française. Threskiornis aethiopicus doit donc être éradiqué et nous demandons l’éjointement des oiseaux des parcs. »

    Dans Une pêche miraculeuse, je ne me serais pas vu écrire : « Nous partîmes à la pêche, espérant attraper quelques Rutilus rutilus, des Gobio gobio ou peut-être encore un Esox lucius. » Là, c’est sûr, cela aurait fait bien pédant. Mais ici, je trouve que ça passe, non ?

    J’ai fait quelques recherches sur les vertus médicinales de la tanche dont j’ignorais totalement l’existence. On en trouve effectivement de nombreuses mentions dans d’anciens livres. Toutefois, aucun article scientifique récent ne semble confirmer ces vertus.

    Voilà ce que j’ai trouvé :

    « LA TANCHE, MÉDECIN DES POISSONS ?

    Plus qu’aucun autre, le monde secret et mystérieux des eaux a frappé les imaginations populaires et engendré au fil des temps de nombreuses légendes. L’une d’entre elles raconte que le très abondant mucus qui recouvre le corps de la tanche aurait des vertus médicinales dont les autres poissons sauraient tirer profit en venant se frotter contre elle. L’imagination des pêcheurs étant sans limites, on prétendait que le brochet lui même venait guérir ses blessures au contact de ce médecin… en échange de quoi il ne l’attaquait jamais ! C’est évidemment faux, et une petite tanche constitue un bon petit vif dans des eaux boueuses.
    Curieusement, cette légende recèle malgré tout un petit fond de vérité en ce sens qu’on a pu remarquer qu’effectivement, à certaines époques, d’autres poissons viennent se frotter contre la tanche, mais sans qu’on ait pu cependant donner une explication rationnelle à ce phénomène. » Pierre Bouchard

    Un grand merci également à Mehdi pour son commentaire.

    Amitiés, :)

    Ahikar

  10. Calimero le 12 juin 2018

    C’est toujours difficile de déceler la part de vérité dans les légendes, mais il y a pas mal d’espèces d’animaux qui font des arrangements, notamment avec les poissons : les requins qui ouvrent la bouche et les petits poissons viennent manger les petits morceaux de chair coincés entre leurs dents et le requin n’essaie pas de les manger. J’avais même vu une vidéo sur les hippopotames dans un lac en Afrique dans la même situation avec les poissons et avec les oiseaux qui picorent les parasites incrustés dans la peau d’animaux carnivores sans que ceux-ci ne les attaquent………….alors pourquoi pas avec la tanche, qui en plus est un poisson très paisible et nonchalant………c’est vrai aussi que son mucus est d’une densité incroyable, rien à voir avec le mucus de la brème qui est certes très abondant mais assez mou et on le retire facilement, celui de la tanche est d’une dureté sans équivalent, on a beau secouer l’épuisette dans l’eau pour faire partir le mucus coincé entre les mailles, ça ne part pas, il faut le retirer à la main………….c’est sûrement là la raison !

  11. Ahikar le 13 juin 2018

    Merci cher Calimero pour cet échange fort instructif !

    Excellente journée !

    Amitiés, :)

    Ahikar

  12. Loïg le 25 juin 2018

    Ahikar, votre texte m’a passionné vu que je ne connaissais pas cette histoire. Aussi j’ai effectué moi-même certaines recherches et j’ai pu trouver un article qui serait susceptible de vous intéresser vous aussi. Il est assez long. J’espère qu’il passera. Merci pour ce texte et cette lecture Ahikar.

    Un autre exemple remarquable a été tout récemment fourni par une étude sur l’ibis sacré réalisée par Loïc Marion, de l’université de Rennes, durant quatorze ans. Cet oiseau originaire d’Afrique et du sud de l’Irak a longtemps été accusé de piller les colonies de guifettes et de sternes, en prélevant les œufs et les poussins. Dans l’ouest de la France, et sur la seule base de cette accusation, près de 5 000 ibis ont été officiellement éliminés entre 2007 et 2010… Issu de quelques individus échappés d’un zoo du Morbihan au cours des années 1980, cet oiseau s’est répandu pour atteindre un effectif total d’environ 3 000 individus en 2004. Jusqu’alors, les ibis ne se nourrissaient que d’insectes aquatiques. Mais à partir de 2005, les effectifs explosèrent, l’oiseau ayant trouvé à son goût la fameuse écrevisse de Louisiane, dont on sait qu’elle fait aussi le bonheur de la spatule blanche et de la grande aigrette.
    Les cas de prédation sur d’autres oiseaux se sont révélés exceptionnels. Tout au plus les ibis peuvent-ils être accusés d’avoir un jour bousculé quelques nids flottants de guifettes noires, situés sur leur parcours alimentaire en Grande Brière. Cela a provoqué la disparition des œufs déposés dans ces mêmes nids. Mais les ibis n’en ont pas été les prédateurs. De même, les œufs qu’ils ont consommés en 2004 au sein d’une colonie de sternes caugek dans la réserve des marais de Müllembourg, à Noirmoutier, relevaient de nids ayant subi le pillage préalable d’un renard. C’est en vouloir pour peu de chose à l’un des régulateurs les plus efficaces de l’indésirable écrevisse de Louisiane ! Notre vision des espèces invasives est hélas souvent entachée de fausses informations qui conduisent à une représentation extrêmement simpliste d’un phénomène en réalité très complexe.
    Le statut d’exotique ou d’indigène se révèle subjectif, voire indéfendable. Les espèces ne se distribuent pas selon une polarité positive et une polarité négative. Le fait que, en un lieu donné, une espèce indigène dispose d’une antériorité sur une espèce exotique ne relève d’aucune supériorité écologique, l’une et l’autre étant appelées à s’ajuster mutuellement, parfois en quelques décennies seulement. Du point de vue biologique, l’une ne saurait être plus authentique que l’autre. Cette distinction dans le statut des espèces n’est pas un fait de la nature, il tient du monde des idées. Chargée de valeurs implicites, elle instaure une scission arbitraire au sein du vivant, peu légitime dans un monde de plus en plus cosmopolite.

  13. Ahikar le 30 juin 2018

    Merci beaucoup Loïg pour votre commentaire. L’article que vous citez recoupe entièrement les informations que j’avais pu recueillir. Pourriez-vous me dire qui en est l’auteur ? Je ne l’ai pas trouvé sur Internet.

    Amitiés,

    Ahikar

  14. Loïg le 4 juillet 2018

    Désolé mais je ne me rappelle plus. Si je le retrouve je vous le dirais

Ajouter un commentaire


NB. Vous pouvez aussi suivre ce billet sans ajouter de nouveau commentaire.