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AHIKAR – L’Ibis sacré, ou Les Frontières de l’âme

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 7min | Genre : Nouvelles


Ibis sacre

Je vous propose un cours texte inspiré d’une pensée de Montaigne : « J’ai l’esprit tendre et facile à prendre l’essor ; quand il est empêché à part soi, le moindre bourdonnement de mouche l’assassine. » (Essais, III, 13.)

Je vous laisse découvrir le cheminement qui m’a conduit jusqu’à l’ibis sacré, l’oiseau du dieu Thot, l’inventeur de l’écriture et patron des scribes.

Alain me pardonnera certainement de ne pas faire ici l’Éloge de la mouche ! 😉

Bonne écoute ! 😊

Illustration : Photographie personnelle.

L’Ibis sacré.

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11 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. ShmuelR le 3 juin 2018

    Merci d’avoir pris la mouche, cher AhiKar.
    Il y a une nouvelle de Kathleen Mansfield, je crois, du nom de « La Mouche » où le père d’un soldat Tué à la guerre de 14 laisse tomber une goutte d’encre sur une mouche et la regarde se débattre jusqu’à l’agonie finale.
    A la fin, l’homme ne se souvient plus à quoi il pensait…
    Deux petites questions, cependant : pourquoi avez-vous ouvert la fenêtre et pourquoi n’avez-vous pas invité toutes les mouches du monde à venir picorer dans votre main tendue ?

  2. Fred le 3 juin 2018

    Avez-vous pensé à remercier la mouche ?

    Sans mouche pas d’histoire !

    (Fred)

  3. Napster le 4 juin 2018

    L’a pas à la remercier puisqu’il l’a tuée… Voyons Fred !

    Merci à vous Ahikar de partager vos créations. Une remarque cependant, une lecture plus dynamique ne m’aurait pas déplu.

  4. Ahikar le 4 juin 2018

    Merci cher Shmuel pour cette référence à Katherine Mansfield dont je me suis empressé de lire la nouvelle. Le héros sauve d’abord la pauvre mouche de l’encrier dans laquelle elle était tombée, la dépose sur un papier buvard, puis la tue finalement en laissant tomber sur elle de grosses gouttes d’encre. Nous avons bien là toute la complexité de l’âme humaine, tantôt portée à faire le bien, tantôt le mal. Sauver pour détruire ensuite… n’est-ce pas au fond le sort que nous réservons à notre planète ?

    Quant à votre question, je n’ai malheureusement pas l’âme de Saint François d’Assise.

    Amitiés, :)

    Ahikar

  5. Candice le 4 juin 2018

    Bonjour Ahikar,
    J’aime beaucoup votre réflexion sur la tolérance et sa si simple illustration !
    Ce bourdonnement de la mouche qui vous interrompt et qui vient même jusqu’à perturber notre écoute ! :-)

    Puis-je me permettre – sans vous offenser car j’admire vos lectures – une petite critique ?

    Je trouve votre lecture ici un peu trop «littéraire» ; j’aurais aimé davantage ressentir votre travail ; car bien sûr, je devine que vous nous avez offert là pratiquement du « direct » !?
    Amicalement,
    Candice

  6. Ahikar le 5 juin 2018

    Merci chère Candice pour votre touchant commentaire.

    Quant à la qualité de la lecture, je ne peux que vous donner raison. À vrai dire, je m’en doutais un peu, mais je n’ai pas réussi à faire mieux, malgré diverses tentatives.

    Une amie, à qui je lis souvent mes textes dès qu’ils sont finis, m’a suggéré d’en faire aussitôt un enregistrement, car ma lecture est à ce moment bien plus spontanée. Elle a bien sûr raison, et pourtant je ne le fais jamais ! Allez savoir pourquoi ! :(

    Avec toute mon amitié,

    Ahikar

    Merci également à vous, Fred et Napster.

  7. mehdi le 6 juin 2018

    Extraordinaire

  8. Calimero le 11 juin 2018

    Salut, j’ai remarqué que vous aimiez bien les mots savants (noms d’oiseaux) … ça m’étonne que lors de l’histoire que vous avez raconté sur la partie de pêche, avec les carpes, vous n’ayez pas utilisé les noms savants des poissons… Vous auriez pu parler de la prise d’un gardon, un magnifique Rutilus rutilus… ou d’une tanche de son nom scientifique Tinca tinca considérée comme un poisson guérisseur car les autres poissons blessés viennent se frotter sur sa peau recouverte d’un très épais mucus… ça aurait été pas mal, non ?… sinon continuez ainsi, c’est très bien.

  9. Ahikar le 12 juin 2018

    Merci cher Calimero pour votre commentaire.

    Concernant les noms savants, c’est parce que je fais parler les « grands scientifiques » que j’emploie des mots un peu plus recherchés.

    « De grands scientifiques vous diront que Threskiornis aethiopicus est une espèce férale, et que, bien qu’appartenant au Paléarctique occidental, elle ne fait pas partie de l’avifaune française. Threskiornis aethiopicus doit donc être éradiqué et nous demandons l’éjointement des oiseaux des parcs. »

    Dans Une pêche miraculeuse, je ne me serais pas vu écrire : « Nous partîmes à la pêche, espérant attraper quelques Rutilus rutilus, des Gobio gobio ou peut-être encore un Esox lucius. » Là, c’est sûr, cela aurait fait bien pédant. Mais ici, je trouve que ça passe, non ?

    J’ai fait quelques recherches sur les vertus médicinales de la tanche dont j’ignorais totalement l’existence. On en trouve effectivement de nombreuses mentions dans d’anciens livres. Toutefois, aucun article scientifique récent ne semble confirmer ces vertus.

    Voilà ce que j’ai trouvé :

    « LA TANCHE, MÉDECIN DES POISSONS ?

    Plus qu’aucun autre, le monde secret et mystérieux des eaux a frappé les imaginations populaires et engendré au fil des temps de nombreuses légendes. L’une d’entre elles raconte que le très abondant mucus qui recouvre le corps de la tanche aurait des vertus médicinales dont les autres poissons sauraient tirer profit en venant se frotter contre elle. L’imagination des pêcheurs étant sans limites, on prétendait que le brochet lui même venait guérir ses blessures au contact de ce médecin… en échange de quoi il ne l’attaquait jamais ! C’est évidemment faux, et une petite tanche constitue un bon petit vif dans des eaux boueuses.
    Curieusement, cette légende recèle malgré tout un petit fond de vérité en ce sens qu’on a pu remarquer qu’effectivement, à certaines époques, d’autres poissons viennent se frotter contre la tanche, mais sans qu’on ait pu cependant donner une explication rationnelle à ce phénomène. » Pierre Bouchard

    Un grand merci également à Mehdi pour son commentaire.

    Amitiés, :)

    Ahikar

  10. Calimero le 12 juin 2018

    C’est toujours difficile de déceler la part de vérité dans les légendes, mais il y a pas mal d’espèces d’animaux qui font des arrangements, notamment avec les poissons : les requins qui ouvrent la bouche et les petits poissons viennent manger les petits morceaux de chair coincés entre leurs dents et le requin n’essaie pas de les manger. J’avais même vu une vidéo sur les hippopotames dans un lac en Afrique dans la même situation avec les poissons et avec les oiseaux qui picorent les parasites incrustés dans la peau d’animaux carnivores sans que ceux-ci ne les attaquent………….alors pourquoi pas avec la tanche, qui en plus est un poisson très paisible et nonchalant………c’est vrai aussi que son mucus est d’une densité incroyable, rien à voir avec le mucus de la brème qui est certes très abondant mais assez mou et on le retire facilement, celui de la tanche est d’une dureté sans équivalent, on a beau secouer l’épuisette dans l’eau pour faire partir le mucus coincé entre les mailles, ça ne part pas, il faut le retirer à la main………….c’est sûrement là la raison !

  11. Ahikar le 13 juin 2018

    Merci cher Calimero pour cet échange fort instructif !

    Excellente journée !

    Amitiés, :)

    Ahikar

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