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ALEMBERT, (d’) – Discours préliminaire de l’Encyclopédie (Première Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Discours


Benoît-Louis Prevost - Frontispice de L'Encyclopédie (1772)

Jean le Rond d’Alembert écrivit le Discours préliminaire de l’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des Métiers (1751-1772).

« L’Ouvrage dont nous donnons aujourd’hui le premier volume, a deux objets : comme Encyclopédie, il doit exposer autant qu’il est possible, l’ordre & l’enchaînement des connoissances humaines : comme Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts & des Métiers, il doit contenir sur chaque Science & sur chaque Art, soit libéral, soit méchanique, les principes généraux qui en sont la base, & les détails les plus essentiels, qui en font le corps & la substance. Ces deux points de vûe, d’Encyclopédie & de Dictionnaire raisonné, formeront donc le plan & la division de notre Discours préliminaire. »

La lecture de ce texte philosophique, assez ardu parfois, vous sera présentée en deux parties.

« Le premier pas que nous ayons à faire dans cette recherche, est d’examiner, qu’on nous permette ce terme, la généalogie & la filiation de nos connoissances, les causes qui ont dû les faire naître, & les caracteres qui les distinguent ; en un mot, de remonter jusqu’à l’origine & à la génération de nos idées. Indépendamment des secours que nous tirerons de cet examen pour l’énumération encyclopédique des Sciences & des Arts, il ne sauroit être déplacé à la tête d’un ouvrage tel que celui-ci.
On peut diviser toutes nos connoissances en directes & en réfléchies. Les directes sont celles que nous recevons immédiatement sans aucune opération de notre volonté ; qui trouvant ouvertes, si on peut parler ainsi, toutes les portes de notre ame, y entrent sans résistance & sans effort. Les connoissances réfléchies sont celles que l’esprit acquiert en opérant sur les directes, en les unissant & en les combinant.
Toutes nos connoissances directes se réduisent à celles que nous recevons par les sens ; d’où il s’ensuitToutes nos connoissances directes se réduisent à celles que nous recevons par les sens ; d’où il s’ensuit que c’est à nos sensations que nous devons toutes nos idées. »

Illustration : Benoît-Louis Prevost, Frontispice de L’Encyclopédie (1772).

Discours préliminaire de l’Encyclopédie (Première Partie).

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1 commentaire sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. ahmed le 4 juillet 2017

    Bonsoir cher René,

    Merci infiniment et je vous souhaite de bonnes vacances pleines de santé et de joie.

    Bien cordialement,
    Ahmed

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