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ANDREAS-SALOMÉ, Lou – Réflexions sur le problème de l’amour

Donneuse de voix : Veski | Durée : 1h 28min | Genre : Essais


Veski - Réflexions

Le nom de Lou Andreas-Salomé, descendante de Huguenots français se ressentant de culture russe et écrivant en allemand, évoque l’amour de Nietzsche, la passion de Rilke, l’amicale estime de Freud. En somme l’image floue d’une grande mondaine, le type même de l’égérie, sulfureuse peut-être…

Mais ses essais de psychologie, comme ses fictions et sa correspondance (œuvre, dans l’ensemble, tardivement traduite en Français) la révèlent d’une toute autre stature : cultivée, généreuse, clairvoyante, affranchie.

Année 1900 : après trois ans de relations passionnelles, Lou et le jeune Rainer Maria Rilke conviennent de rompre. Désormais une amitié profonde les unira jusqu’à la mort du poète. Elle a 39 ans, et, enjambant les préjugés corsetés de son temps, publie ce texte louvoyant sur l’« étrangeté » et les paradoxes du mécanisme amoureux :« Deux êtres n’en deviennent un seul que s’ils restent deux ».

La lucidité de sa réflexion et son expression paisiblement transgressive semblent annoncer le style de Simone de Beauvoir… avec 50 ans d’avance.

Ce texte est extrait du recueil Eros regroupant quatre essais écrits respectivement en 1899, 1900, 1910 et 1917.

Traduction de l’allemand par Henri Plard (1920-2004) : la maison d’édition Les Éditions de Minuit ont autorisé cette diffusion, qu’elle en soit vivement remerciée.

Réflexions sur le problème de l’amour.

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9 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Mu le 16 janvier 2015

    … Et pour aller plus loin concernant la personnalité (méconnue) de L. Andreas-Salomé : l’interview d’une de ses traductrices :

    http://www.fabula.org/revue/document1503.php

  2. Augustin le 16 janvier 2015

    Merci pour ce lien plein de pensées et d’images magnifiques !

  3. Jean-Pierre Roux le 22 janvier 2015

    Votre lecture est sublime…

    JPR

  4. Veski le 22 janvier 2015

    Merci vraiment, Jean-Pierre, cela me touche beaucoup.
    En fait, il s’agit de la 4ème version d’enregistrement, tant les non-dits de l’auteure sont difficiles à intégrer et à « rendre ».

  5. Macha le 23 janvier 2015

    Votre lecture est magnifique, mais je ne m’attendais pas à ça, je trouve que c’est une façon trop cérébrale de parler de l’amour; c’est peut-être pour ça que son mariage ne fut jamais consommé.

  6. Veski le 23 janvier 2015

    Merci Macha. Effectivement le texte est déconcertant, et c’était probablement le but de l’auteure. Je pense que « cérébral » est très juste , en ce sens que le texte développe l’interaction entre mécanismes psychiques et réactions corporelles, que Lou veut réévaluer, l’un et l’autre, sans inhibitions (il faut se replacer dans le contexte de 1900 !).

    Par ailleurs, elle vit le désenchantement d’une rupture (sa liaison avec Rilke qui dut être considérée à l’époque comme scandaleuse… après la réputation que s’était chargée de lui fabriquer la soeur de Nietzsche), et elle s’astreint visiblement à prendre du recul.

    Concernant sa personnalité, des éléments intéressants sont fournis par les notes de bas de page de Ernst Pfeiffer (dernier éditeur, confident et exécuteur testamentaire) pour le livre « Ma vie : esquisse de quelques souvenirs »

  7. Duval zan le 9 octobre 2015

    SUBLIME EN EFFET

  8. Duval zan le 23 octobre 2015

    Chère Neski,

    Je vous remercie infiniment de m’avoir fait connaître ce texte de Lou Andréa Salomé.
    vous lui donnez vie.
    Votre lecture nous donne l’impression d’être en compagnie de l’Auteur.
    Il en est de même de la lecture d’Ahikar nous lisant Tockeville.

    Vous êtes Lou et Alexis et je vous aime

  9. Veski le 25 octobre 2015

    Je crois que faire découvrir un auteur est le plus grand plaisir que nous puissions ressentir, en tant que membres de l’équipe. Merci de tout coeur, Duval Zan, de ressentir si fort notre motivation.
    En fait il est très intéressant de comparer le style de ce texte et celui de « Lettre ouverte à Freud » (écrit 31 ans plus tard) où les phrases sont brèves, incisives, puissamment imagées. Ici les phrases sont immenses et charpentées, elles naviguent entre informations cryptées, errance et maîtrise émotionnelle, et je trouve que les dernières pages de ce texte sont très prenantes.

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