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ANDREÏEV, Léonid – La Mordeuse

Donneuse de voix : Esperiidae | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Leonid Andreïev

Leonid Andreïev était un journaliste et écrivain russe (1871-1919). D’une acuité exceptionnelle et d’une lucidité effrayante, il saisissait les facettes de l’âme et les monstruosités de la vie avec une perspicacité et une justesse effroyable. Mais il ne sortit pas indemne de ses observations de l’esprit humain. Alcoolique, révolté, hypersensible, Leonid dut se battre avec ses démons. Le succès ne le lâcha pas jusqu’en 1909, puis ce fut le déclin et l’oubli. Les éditions José Corti ont entrepris la publication de l’intégralité de l’œuvre narrative de Leonid Andreïev. La traduction est assurée par Sophie Benech.

Andreïev pose un regard lucide et implacable mais rempli de tendresse et de compassion sur la désolation, la solitude, et sur le besoin fondamental d’amour, de rapprochement, de tendresse, inhérent à l’être humain. Dans La Mordeuse, comme pour souligner le côté pathétique de cette condition humaine, le côté « bestial », c’est à travers une chienne abandonnée, martyre solitaire, qu’il révèle les ombres et les lumières du vivant. La Mordeuse figure dans le volume Le Gouffre. Avec l’aimable autorisation des éditions José Corti.

La Mordeuse.

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> Références musicales :

Pedro Collares, Pow How, extrait de l’album Hang Experience 1 (licence Cc-By-Nc-Sa-3.0).


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15 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Cocotte le 15 janvier 2015

    Merci, chère Esperiidae, pour cette très belle lecture, qui m’a fait découvrir un nouveau texte d’Andreïev, que je ne connaissais pas.
    Elle est très émouvante et parfaitement mise en valeur par votre interprétation.
    Un grand bravo!
    Amitiés
    Cocotte

  2. Ahikar le 15 janvier 2015

    Texte poignant, avec toujours chez Andreïev la douleur d’être au monde. Il y a dans votre voix une corde qui vibre à l’unisson de celle de l’auteur, ce qui rend votre lecture très émouvante.

    Que 2015 voit la concrétisation de tous vos projets et vous apporte du bonheur ! :)

    Amitiés,

    Ahikar

  3. Esperiidae le 16 janvier 2015

    Chère Cocotte,
    Je suis heureuse de vous avoir fait découvrir ce texte d’Andreïev. Merci pour votre chaleureux commentaire. Amitiés

    Cher Ahikar,
    Votre commentaire me touche beaucoup, tout comme cette « douleur d’être au monde », comme vous le dites si bien, de Léonid Andreïev. Merci infiniment pour votre écoute. Je vous remercie également pour vos voeux et vous souhaite à mon tour le meilleur pour cette année 2015. Amitiés.

  4. Francine du Québec le 18 janvier 2015

    Merci beaucoup vous avez une très jolie voix pour la lecture. C’est très agréable de vous écouter. Merci

  5. Esperiidae le 19 janvier 2015

    Bonsoir Francine,
    Je vous remercie infiniment pour ce très gentil compliment. Merci à vous de votre écoute.

  6. Christian D. le 20 janvier 2015

    Chère Esperiidae,
    Merci pour cette lecture délicate qui donne à voyager dans la chair sensible et lancinante des mots.
    Belle année à vous.
    Christian

  7. Esperiidae le 21 janvier 2015

    Bonjour Christian,

    Les textes d’Andreïev sont poétiques, mélancoliques, tendres et durs à la fois, empreints d’une telle lucidité! C’est pour moi un plaisir que de partager ces beaux textes et lire votre appréciation me ravit.

    Merci et belle année à vous également.
    Au plaisir.

  8. Jean-Pierre Baillot le 23 janvier 2015

    Bravo et merci pour cette lecture sensible.

  9. mf le 25 janvier 2015

    Merci et bravo pour votre belle lecture.
    Au plaisir de vous écouter de nouveau.
    mf

  10. Esperiidae le 26 janvier 2015

    Merci à vous, Chers Jean-Pierre et mf, pour vos retour qui me font grand plaisir. Je me réjouis de vous proposer encore quelques uns des textes d’Andreïev.

    A bientôt!

  11. amazigh le 29 janvier 2015

    Merci beaucoup vous avez une très jolie voix . C’est très agréable de vous écouter. Merci

  12. Esperiidae le 29 janvier 2015

    Bonsoir Amazigh
    Je vous remercie pour votre commentaire qui me touche énormément!

    A bientôt

  13. emiliemilie le 20 février 2015

    A travers votre lecture, le choix de la musique vous avez su rendre toute la mélancolie de ce texte. Une belle métaphore de l’amour profond et sincère d’un être rejeté face à l’amour superficiel de l’homme
    Merci à vous et aux autres lecteurs de faire vivre ces textes en les sortant de l’oubli….

  14. Esperiidae le 2 mars 2015

    Chére Emiliemilie,

    Je crois que ce que révèle ce texte, ce n’est pas la superficialité de l’amour, mais son caractère éphémère. Il est si difficile de le (son caractère éphémère) supporter, comme il nous est impossible de supporter sereinement notre propre mortalité. Mais c’est également ce qui rend tout cela si précieux, n’est-ce pas ?

    Ce texte de Léonid Andreïev parle avant tout de notre humanité, imparfaite, fragile et sensible, encombrée de besoins. Il raconte combien nos souffrances nous font agir de manière maladroite et cruelle, mais il parle aussi de résilience, de cette capacité de refaire confiance après avoir été blessé et combien cette confiance renouvelée apporte du bonheur et du bien-être et même si cela ne doit durer qu’un temps, cela n’en vaut-il pas la peine ?… La vie elle aussi ne dure qu’un temps, et n’en vaut-elle pas la peine ? Nos malheurs s’imprime dans notre mémoire et influencent nos vies, nos bonheurs aussi !

    Les textes de Léonid Andreïev sont noirs, c’est indubitable. Mais c’est dans le noir le plus profond, que la lumière ressort le mieux…

  15. émilieémilie le 2 mars 2015

    Malheureusement quand un être a souffert, qu’il a connu l’abandon, la solitude, il peut comme la mordeuse avoir dû mal à faire confiance.

    Mais quand il donne son amour, il est profond et intense. Car il sait qu’il est rare.

    Les jeunes filles quant à elles ont eu la chance de ne pas connaitre la désolation, et même si elles aiment ce chien, le petit chiot leur fera vite oublier « cet amour de vacances. »

    N’est-ce pas une métaphore de l’amour. Combien il devient un bien précieux quand on l’a rarement connu et combien certains êtres comblés peuvent rester à jamais des êtres superficiels dans leur manière d’aimer? maladresse insouciance qui peut évoluer à partir du moment où on connait soi-même la désolation.

    Et si l’auteur a pris une chienne comme héroïne, c’est pour sa fidélité et ses émotions brutes. Elle est incapable d’avoir du recul sur ce qui s’est passé comme accepter le bonheur fugace, et c’est ce qui rend « l’abandon » de cette chienne d’autant plus poignant.

    Dans une vie, on est tour à tour cette chienne abandonnée, et cette jeune fille qui abandonne, en sachant qu’on est soit plus l’un soit plus l’autre.

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