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ARÈNE, Paul – La Mort de Pan

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 19min | Genre : Nouvelles


La Mort de Pan

La Mort de Pan est la quatrième nouvelle du livre de Paul Arène : La Gueuse parfumée.

« Vous connaissez l’étrange récit que fait Plutarque, en son livre Des Oracles qui ont cessé.

« Le vaisseau du pilote Thamus étant un soir vers certaines îles de la mer Egée, le vent tomba tout à coup. L’équipage était bien éveillé, partie buvait, partie s’entretenait, lorsqu’on entendit une voix qui venait des îles et qui appelait Thamus. Thamus ne répondit qu’à la troisième fois, et la voix lui commanda, lorsqu’il serait entré en un certain lieu, de crier que le grand Pan était mort. On fut saisi de frayeur, on délibéra si on obéirait à la voix. Thamus conclut que s’il faisait assez de vent pour passer l’endroit indiqué, il se tairait ; mais que si le vent venait à manquer, il s’acquitterait de l’ordre qu’il avait reçu. Il fut surpris d’un calme au lieu où il devait crier ; il le fit ; aussitôt le calme cessa et l’on entendit de tous côtés des plaintes et des gémissements comme d’un grand nombre de personnes affligées et surprises. »

Eh bien, non ! malgré Thamus et Plutarque, et malgré cette belle histoire qui, au dire de Rabelais, tirait des oeilz de Pantagruel, larmes grosses comme oeufz d’austruche, non, le grand Pan n’était pas mort. J’en sais quelque chose – moi qui vous parle – ayant eu cette joie, en pleine Provence catholique et dix-huit siècles après Tibère Cæsar, d’offrir au dieu un sacrifice sur son autel rustique et toujours vénéré. »

Illustration : La Chapelle Notre-Dame de la Motte, à Vesoul (photographie de L. Petiet, licence Cc-By-Sa).

La Mort de Pan.

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