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COUTÉ, Gaston – Complainte des ramasseux d’morts (Poème)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 4min | Genre : Poésie


Après la bataille

Utilisant les mots simples les plus humbles, dans la langue de chez lui, pour évoquer les malheurs de la guerre (ici, celle de 1870), Gaston Couté a écrit une complainte poignante d’humanité : de jeunes vies brisées, des familles orphelines, des hommes condamnés à n’être que de la chair à canon, des corps dont on se débarrasse à la hâte dans des fosses improvisées, en réquisitionnant la population pour exécuter cette triste et pénible besogne. Ce magnifique poème pacifiste rejoint par son intensité Le dormeur du val (version 1, version 2), qu’Arthur Rimbaud écrivit à la même époque.

Complainte des ramasseux d’morts.

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10 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Plume le 19 juin 2012

    Très bonne interprétation de ce texte que j’aime beaucoup. Pour un premier enregistrement, c’est une réussite ! En espérant en entendre d’autres…
    Merci.

  2. jeannedelaville le 20 juin 2012

    Formidable ! Merci et un grand bravo !
    Puis-je vous demander une faveur : Pouvez-vous lire le beau poème de Couté LES PETITS CHATS (que j’avais découvert à l’adolescence et qui me bouleverse toujours autant aujourd’hui).
    Pour ceux qui aiment autant que moi Couté, je recommande la chanteuse Monique Morelli (La cigarette, Jour de lessive, etc.)

  3. Alain Degandt le 21 juin 2012

    Merci à Plume pour ses mots enthousiastes, d’autant qu’ils viennent d’une personne qui connait bien et aime Gaston Couté, dont elle a déjà lu brillamment 3 poèmes sur le site, avec celui lu par M. René Depasse, dont j’apprécie beaucoup l’interprétation qu’il a donné du « Gâs qu’a mal tourné ».
    Merci aussi à vous, Jeanne, pour vos compliments qui me touchent. J’ai prévu de lire prochainement 4 autres poèmes de Couté, sur le thème des amours. J’ai longuement hésité à proposer, à part, « Les Petits chats », que je trouve moi aussi particulièrement bouleversant, mais il est d’un désespoir si profond et noir … ! Et j’ai craint qu’il ne heurte la sensibilité de certaines personnes par son aspect très abrupt (son choix de l’infanticide!), ce qui bien sûr n’est pas notre but ici. Mais, je vais réfléchir à la question car mon envie est grande de faire partager l’émotion qu’il suscite. Je ne savais pas que Monique Morelli chantait Couté, je vais aller y voir de plus près. Moi j’ai connu ce poète par les très belles mises en chansons et interprétations de Gérard Pierron [site : http://www.gerard-pierron.org ] [Discographie : http://www.pressibus.org/chanson/pierron_gerard/index.html ]. De plus, j’ai eu le grand plaisir de voir le film de Pascal Boucher « Bernard, ni Dieu ni chaussettes » au cinéma d’Eymoutiers (dont je m’occupe avec des copains) en juin-juillet 2010 ; il y est question de Gaston Couté, enfant du pays de Meung-sur-Loire, où un petit musée lui est consacré, à travers la vie d’un personnage truculent, haut en couleurs et très attachant, un paysan anarchiste, amateur et excellent interprète de Couté. C’est un vrai régal ! Et il y a des moments d’une grande drôlerie (comme l’inauguration du musée, en présence du chanteur William Scheller)! [DVD disponible auprès de l'association des Mutins de Pangée : http://www.lesmutins.org ]

  4. jeannedelaville le 21 juin 2012

    Alain, vous avez évidemment raison à propos des Petits chats. J’ai fait preuve d’un grand égoïsme. Oubliez ma requête et continuez à nous régaler avec les autres poèmes de Couté.
    Merci pour vos renseignements, je vais aller voir.
    jeannedelaville

  5. Plume le 21 juin 2012

    Bernard Gainier, le héros de « Bernard ni Dieu ni chaussette » a enregistré un CD avec principalement des poèmes de Couté mais, aussi de Bernard Dimay. Ses interprétations sont d’une authenticité qui donne des frissons ! Ce CD, « Paroles de bureau », est aussi disponible sur le site des Mutins de Pangée. Je sais : c’est de la pub mais désintéressée et cette oeuvre confidentielle mérite vraiment qu’on en parle !

    @jeannedelaville : votre requête ne me paraît pas du tout égoïste. Je trouve moi aussi ce poème bouleversant. Il aurait tout à fait sa place sur le site mais, peut-être, en avertissant les auditeurs que son contenu peut choquer. Après tout, la littérature est aussi là pour montrer tous les aspects de l’humanité : de ses plus admirables à ses plus misérables. D’ailleurs, il me semble qu’il y a, sur le site, une nouvelle de Maupassant où il est aussi question d’infanticide (mais impossible de me souvenir du titre).

  6. jeannedelaville le 21 juin 2012

    Merci Plume.
    jeannedelaville

  7. jeannedelaville le 23 juin 2012

    Plume, Alain,
    Je connais les interprétations de B. Meulien et Pierron. J’ai une cassette audio malheureusement inutilisable mais que je garde malgré tout (trop de bons souvenirs). De mémoire, elle doit dater des années 1985. Après plusieurs recherches, sauf erreur de ma part, il n’existe pas de CD avec Les Petits chats.
    En tout cas, je recommande à tous ceux qui vous écoutent et qui veulent connaître un peu plus Couté d’aller sur les sites de ces deux artistes.
    Bien cordialement
    jeannedelaville

  8. Alain Degandt le 26 juin 2012

    Merci à Plume et Jeannedelaville pour vos informations complémentaires et pour l’expression de votre ressenti, que je partage. Je suis tout à fait d’accord sur l’aspect dérangeant que peut présenter la littérature. Cela peut constituer, comme c’est le cas avec ce poème, sa force, et même l’une de ses « fonctions », qui l’honorent et dont on doit se féliciter.
    Je me permets de recommander la lecture du livre : « Les mangeux d’terre », qui présente une très bonne sélection de poèmes de G. Couté. Certains sont illustrés de beaux dessins de Line Sionneau. L’avant-propos est de Gérard Pierron et la poste-face, intitulée « Le gas qu’a mal tourné » est signée Gaston Coutant, tous deux auteurs de cette sélection. C’est paru aux éditions du très regretté Christian Pirot, dans la « Petite collection » … qui a tout d’une grande, pensez-donc : Dimey, Vigneault, Laffaille, Escudero, Moustaki, B. Fontaine, Louki, Delanoë, J. Lacarrière, F. Lemarque, Aznavour, Chelon … !
    Bien cordialement,
    ALAIN D.

  9. Ahikar le 8 septembre 2012

    Très belle lecture qui me rappelle mon enfance sur les bords de Loire où chaque année au mois de juin un troubadour en habits d’antan récitait des poèmes de Gaston Couté. Ce soir vous avez été pour moi la madeleine de Proust !
    Amitiés,
    Ahikar

  10. Alain Degandt le 24 septembre 2012

    Merci Ahicar. Je suis ravi d’avoir été, l’espace d’un moment, une pâtisserie aux vertus évocatrices d’un passé heureux pour vous. Je suis retourné au bord de ce fleuve magnifique cet été, et je le trouve toujours nimbé d’une aura magique. J’ai la chance d’habiter à proximité des sources de certains de ses affluents, de son berceau en quelque sorte, et peut-être des fées (ou « fades ») qui s’y penchent !

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