DOSTOÏEVSKI, Fedor - Krotkaïa (La Douce)
Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 20min | Genre : Nouvelles
Un homme aisé épouse une jeune fille pauvre et pense qu’en lui épargnant la misère il a gagné une autorité totale sur elle. Déçue la jeune fille se réfugie dans le silence et va même jusqu’à envisager de le tuer. Se sentant coupable de cet acte manqué elle tombe malade et se résigne à son sort. Lui finit par comprendre qu’il l’aime, mais c’est trop tard; elle se suicide en se précipitant par la fenêtre, une icône à la main.
« La durée de ce récit intermittent et embrouillé est, on le comprend, de plusieurs heures : il s’adresse tantôt à lui-même, tantôt à quelque auditeur invisible, ou à un juge. [...] », nous avertit Dostoïevski en parlant du héros qui monologue devant le cadavre de sa femme.
Traduction : Ely Halpérine-Kaminsky (1858 - 1936)
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très belle lecture, merci ! je me permets de traduire du slave une notice sur cette nouvelle : Dostoïevski s’était inspiré d’un fait publié dans le journal « Novoe vremya ». le manque d’argent avait poussé une pauvre couturière nommée Borissova à mettre fin à sa vie. la femme s’était signée, puis elle s’était jetée du 6e étage de l’immeuble qu’elle habitait, tenant dans ses mains une icône (de la Sainte Vierge). la scène frappa l’imagination de l’écrivain : « cette icône dans les mains est un trait étrange et inouï dans le suicide ! c’est en quelque sorte un suicide calme, résigné », écrivit-il.
l’adjectif « calme » ou doux, dont il qualifie ce suicide, se dit « krotkoe » en russe, d’où le titre de la nouvelle. enfin, André Gide n’hésita pas à appeler l’« inoubliable Douce » « l’une des choses les plus puissantes » de Dostoïevski.
Mes compliments pour votre prestation à chacune de vos lectures. Je ne me lasse pas de vous écouter et réécouter.
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Cordialement,