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DOSTOÏEVSKI, Fiodor – Bobok

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Victor Vasnetsov - Un chevalier au croisement des chemins (Détail)

Cette nouvelle extraite du Journal d’un écrivain est le récit d’une conversation entre morts qui attendent d’être définivement inhumés, dans un cimetière où le narrateur s’est arrêté et a entendu des dialogues sépulcraux.
Ces colloques sont aussi lamentables que ceux des vivants. « Du moment que même en bas les choses sont ainsi, que peut-on exiger de l’étage supérieur ? Mais quelles plaisanteries », se dit Ivan Ivanitch, le héros de Bobok (1873), sous-intitulé Notes de quelqu’un.

Dostoïevski attribue cette nouvelle fantastique au témoignage d’un écrivain ivrogne ou fou ? Le conte commence ainsi :

« Avant-hier Semion Ardalionovitch me dit tout à coup :
- Voyons, ne seras-tu jamais sobre, Ivan Ivanitch, dis-moi, de grâce ?
- Drôle de question. Je ne m’en formalise pas, je suis un homme timide ; mais voici pourtant qu’on me dit fou. Par pur hasard, un peintre a fait mon portrait : « Tu es tout de même un littérateur » dit-il. Je me suis laissé faire ; il l’exposa. Puis je lus : « Allez voir cette face maladive, toute proche de la folie. » »
La traduction est de F. Rosenberg (1899) ; il en est une autre sur le site de Bienstock (Chapitre 5 du Journal d’un écrivain).

Bobok.

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3 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. colin le 9 décembre 2014

    Bonjour,
    J’ai adoré ,si seulement on pouvait rire et sourire comme cela ,arrivé là.

  2. emilieemilie le 2 février 2015

    Merci M. depasse

  3. Samir T le 14 février 2016

    Peut-être bien que l’auteur lui-même a vécu ça puisque de son propre aveu il était sujet à des hallucinations à cause d’une sorte épilepsie, mais il vivait ça plutôt comme un bonheur, puisque paraît-il c’est le cas de certains prophètes dans l’histoire, et c’est considéré comme source d’inspiration.

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