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GASKELL, Elizabeth – Nord et Sud (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 18h 20min | Genre : Romans


Nord et Sud

« Les Américains jettent leurs tissus sur le marché en si grande quantité, que notre seule ressource est de les produire à plus bas prix qu’eux. Si nous n’y arrivons pas, il ne nous reste plus qu’à fermer boutique. Et ces insensés viennent nous parler des salaires d’il y a trois ans ! et même quelques-uns de leurs chefs nous citent les salaires de Dickinson, quoiqu’ils sachent tout aussi bien que moi, qu’avec les amendes qu’on retient aux ouvriers sur leur paye, et d’autres détours que, pour ma part, je rougirais de mettre en pratique, le véritable salaire chez Dickinson est moindre que chez nous. Sur mon honneur, ma mère, je voudrais que les anciennes lois fussent encore en vigueur. Il est révoltant de voir des insensés, des ignorants, des opiniâtres tels que ceux-ci, en unissant leurs sottes têtes, disposer de la fortune de ceux qui apportent toute la sagesse que la science, l’expérience, et bien souvent les méditations pénibles et les graves inquiétudes, peuvent donner. Il nous faudra bientôt, et en vérité nous ne sommes pas loin de là aujourd’hui, aller demander humblement, le chapeau à la main, au secrétaire de l’Union des tisserands, d’avoir la bonté de nous fournir des ouvriers au prix qu’il leur conviendra de fixer. C’est là ce que veulent ceux qui n’ont pas assez de sens pour comprendre que, si nous n’avons pas une part de profit qui puisse compenser toutes les tracasseries que nous avons à subir en Angleterre, nous pouvons nous transporter dans quelque autre pays ; et aussi qu’avec la concurrence intérieure et extérieure, il n’est guère probable qu’aucun de nous fasse autre chose qu’un bénéfice modéré. »

Traduction : Henriette Loreau (1815-18?) et H. de L’Espine (18?-18?).

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23 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Claire-Marie le 18 janvier 2018

    Est-ce ce livre qui a été adapté pour devenir cette sirupeuse mini série à la télévision, il y a quelques décennies ?
    Est-ce un autre livre portant le même titre?
    Bien cordialement,
    CM

  2. DanielLuttringer le 18 janvier 2018

    Claire-Marie, je vous confirme que la BBC a adapté ce roman en 2004, mais je ne peux vous dire si, ce faisant, l’oeuvre avait été sirupisée !
    La lecture publiée aujourd’hui reprend la traduction originelle de 1859 (une traduction plus récente est due à Françoise du Sorbier, pas plus pertinente, à mon humble avis).
    En tout cas, pas d’eau de rose ici.
    Osé-je vous souhaiter une bonne écoute ?

  3. Claire-Marie le 18 janvier 2018

    Osez, très cher, osez et soyez-en remercié!
    Je crois qu’une version extra syrupeuse a également été commise dans les années 1980…mais laissons tout ce sirop où il est et profitons de votre interprétation !

  4. Claire-Marie le 18 janvier 2018

    Recherches faites, c’est moi qui me retrouve dans la mélasse car j’ai confondu ce livre avec un roman éponyme de John Jakes.
    Je prendrai donc d’autant plus de plaisir à vous écouter que je sais que je ne vais pas me noyer dans l’eau de rose!!

  5. veronique le 8 février 2018

    Merci cher Monsieur Daniel Luttringer!
    Quel talent! On ne se lasse pas de vous écouter.
    J’ai vraiment aimé ce livre.
    Mille merci pour ce magnifique travail!
    Vous possédez l’art de créer du bonheur.
    A bientôt et encore MERCI

  6. DanielLuttringer le 8 février 2018

    Si heureux, Véronique, de votre enthousiasme !

  7. Le Barbon le 29 mars 2018

    C’est donc ici la version 2 de la langue française ? Syrupeux avec un y et éponyme au sens d’homonyme ?
    Merci pour cette lecture, qui à première vue a plus l’air d’une analyse économique que d’un roman, mais ça coûte rien d’essayer.

  8. DanielLuttringer le 30 mars 2018

    Le Barbon, la prochaine fois, vous n’oublierez pas le discordantiel « ne » dans votre phrase ! (smiley)

  9. Charmaine le 30 mars 2018

    Cher Daniel, je vous trouve un peu pédant, car discordantiel et forclusif sont souvent omis, même par les bons écrivains, alors que les fautes soulignées par Le Barbon sont de véritables fautes.
    Bien à vous,
    Charmaine

  10. Le Barbon le 30 mars 2018

    Daniel Luttringer, j’oublie pas, je parle popu — j’oublie la négation, et je redouble ci-avant l’oubli.
    Cela dit, pas passionnant pour moi, ce roman c’est la CGT au Royaume-Uni.
    Je préfère cent mille fois l’ouvriérisme de Dickens, ce grand homme et grand écrivain, un vrai ami universel très fin et intelligent.

  11. DanielLuttringer le 31 mars 2018

    Le Barbon, c’était pour mieux vous taquiner, vous y’en a bien savoir écrire…

  12. DanielLuttringer le 2 avril 2018

    Oh non, Charmaine, je vous en prie, j’ai choisi EXPRES un mot pédant, par forfanterie volontaire !
    J’apprécie beaucoup Le Barbon !

  13. Erwan le 16 septembre 2019

    Un immense merci à vous pour le plaisir que j’ai eu à découvrir ce roman et à profiter de votre lecture si sensible.
    Et effectivement, si on pense à Dickens, je ne peux m’empêcher d’apprécier, autrement, les grandes qualités d’un roman où les personnages me semblent si bien dépeints. Entre Dickens et Austen ? La CGT en Angleterre, allons bon… Je comprends enfin ce qu’un ami du nord de l’Angleterre tentait de me faire sentir. Et puis les débuts du paternalisme industriel comme « nouvelle gauche », c’est poignant comme témoignage historique. Et l’amour…
    Merci aussi pour aussi pour la charmante « pédanterie » de vos échanges qui me cultive.

  14. DanielLuttringer le 16 septembre 2019

    Etant né sous le signe du Verseau, Erwan, il m’est difficile d’échapper à l’une de ces caractéristiques, savoir son côté « fanfaron » !

  15. Erwan le 16 septembre 2019

    Je souffre donc du même mal ! Et je comprends tout…
    Tant pis, ne nous échappons pas.

  16. DanielLuttringer le 16 septembre 2019

    … rire de connivence…😊

  17. Brigitte le 17 septembre 2019

    Verseau,hein ? Tout s’explique
    Rire de connivence…😊

  18. Marie le 22 septembre 2019

    Cher Daniel Luttringer,
    Merci pour cette découverte. Je ne me lasse pas des auteurs victoriens. En les écoutant, j’ai l’impression que notre époque a beaucoup perdu en finesse et en subtilité dans l’expression et la perception des sentiments et des émotions.
    Encore merci,
    Marie

  19. Erwan le 22 septembre 2019

    Marie,
    Je ne cesse de me faire exactement la même remarque. Par exemple, la capacité de déceler et de prendre en compte une simple rougeur comme un élément de la conversation. Je retrouve aussi cela chez Edith Wharton (que j’ai découverte grâce à ce site merveilleux).
    Bonnes écoutes et lectures à toutes (le féminin, une fois sur deux, c’est bien aussi, non ?)

  20. DanielLuttringer le 22 septembre 2019

    Ecoutez, Marie et Erwan, si notre époque a (probablement) perdu en finesse et en subtilité dans l’expression des émotions, il me semble que vous, vous avez échappé à ce mal, non ?

  21. Erwan le 22 septembre 2019

    Même pas, pour ma part… Je me sens comme un paralytique admirant une danseuse étoile.
    Il m’arrive pourtant de rougir… (sans forfanterie ! ;-)

  22. Marie le 22 septembre 2019

    Erwan, je ne saurais mieux dire…

  23. Marie le 22 septembre 2019

    … J’aurais pu ajouter :
    Vous pouvez au moins vous féliciter d’avoir le sens de la formule !
    Bien sincèrement à tous les deux,
    Marie

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