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HAN-SHAN – Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 3min | Genre : Poésie


Han-shan et Shi-de

Han-shan 寒山 est un poète chinois qui vécut au VIIe siècle. Son identité est incertaine, mais la thèse très solide de Wu Chi-Yu donne à penser qu’il s’agirait de Chih-yen (577-654), un militaire haut gradé de l’armée de Li Shi-min, fondateur de la dynastie Tang, devenu bonze. Son argumentation est très solide, et, après tout, il n’est écrit nulle part que « trouver la Voie » est réservé à certains plutôt qu’à d’autres !
Esprit libre comme Rabelais, affranchi de tout dogme, il aime à citer quelques grandes figures du passé comme Laozi (Lao-tseu), Zhuangzi (Tchouang-tseu) ou encore Xie Lingyun, tout en n’appartenant à aucune école, même si certaines essaieront de le récupérer. Un Han-shan II (fin du VIIIe siècle, début du IXe siècle) tentera même de l’imiter.

La légende nous dit que ses poèmes ont été collectés sur des arbres, des bambous, des rochers et même sur les murs du monastère de Guoqing (Kuo-ch’ing) où il les écrivait.

Concernant ce poème, le paysage est pensée. Chez Han-shan, comme le dit avec justesse Jacques Pimpaneau, l’objectif et le subjectif ne font plus qu’un, il y a une union du moi et de l’univers. Ainsi la lumière de la lune brillante qui ondoie sur les flots est-elle aussi la perle contenue dans son esprit. Han-shan utilise pour cela des sinogrammes à double sens, ce qui rend sa poésie particulièrement difficile à traduire. Han-shan a, cependant, merveilleusement réussi à ce que le sens caché ou profond ne soit jamais une entrave à la lecture de ses poèmes. Caché et apparent fusionnent pour le plus grand plaisir du lecteur !

Pour une meilleure appréhension du poème, je vous conseille vivement la lecture des quelques commentaires ou pistes de réflexion joints au fichier PDF de la traduction.

Traduction et commentaires : Ahikar.

Avec tous mes remerciements à Michel Lai pour la version originale.

Illustration : Han-shan et Shi-de, Stèle gravée par Tang Renzhai entre 1875 et 1908 (Temple de Han-shan à Suzhou).


Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise.

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Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise (Version originale).

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> Références musicales :

Flûte dizi (Freesound.org).


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13 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Sautillant le 10 septembre 2021

    Merci AHIKAR ! 😊…

  2. Sautillant le 10 septembre 2021

    … à signaler aussi… le livre de LE CLEZIO…
     » Le flot de la poesie  » continuera de couler  »
    … une celebration de la poesie chinoise de l ‘ époque TANG…

    Bonne journée… assis devant la montagne… ou sur un siège du métro…
    Cordial salut…

  3. Aquila le 10 septembre 2021

    Merci pour ce partage. je découvre cet auteur à votre lecture. La musique qui l’accompagne est très bien choisie. Je ne sais pas où télécharger le PDF ?

  4. Rocambole le 10 septembre 2021

    Bonjour Ahikar, bonjour à toutes et à tous
    Victor Hugo écrivait:  » c’est une triste chose de songer que la nature parle et que l’homme ne l’écoute pas ».
    Ce petit et délicieux poème, Ahikar, semble contredire la sentence générale de notre éminent poète.
    Merci.

  5. Patrick Chang le 10 septembre 2021

    Merveilleux poème. Ne croyez-vous pas qu’Han-shan a volontairement voulu que son passé militaire soit oublié ? C’est tellement loin de sa poésie ! Je vous avais écrit sur Xie Lingyun que je lisais Xi Kang, un des Sept Sages de la Forêt de Bambous. Deux des Sept Sages de la Forêt de Bambous étaient d’anciens militaires. Etrange coïn cidence ne trouvez-vous pas ? Avez-vous en projets d’autres traductions d’han-shan ?

  6. Lïat le 11 septembre 2021

    Bonjour Ahikar,
    Votre contribution enrichit de beaucoup le site de L.A.
    et, par le fait même, les audio-lecteurs qui ont la chance de
    vous écouter. Un grand merci pour ce gracieux poème.
    J’apprécie beaucoup vos lectures.🌸

  7. Sergio le 12 septembre 2021

    Bonjour Ahikar,

    Merci pour ce travail et cette offre aux auditeurs de Littérature Audio. Vos commentaires du PDF sont très précieux. J’invite vivement les auditeurs à les consulter.
    Le poème devient presque une leçon de méditation.
    Amicalement.

  8. Ahikar le 13 septembre 2021

    Merci à tous pour vos commentaires.

    @ Sautillant
    J’ai acheté le livre de Le Clézio à sa sortie, mais ne l’ai pas encore lu. J’ai toujours tendance à préférer lire les auteurs natifs d’un pays, plutôt que de les découvrir par le regard, forcément biaisé, d’étrangers. Le Han-shan de la Beat generation américaine est quand même quelque peu différent du Han-shan taoïste, qu’on sent proche de Tchouang-tseu dans ses poèmes.

    @Aquila
    Notre chère modératrice, Christine, a ajouté un lien qui, j’espère, vous permettra de télécharger plus facilement le PDF.

    @Patrick Chang
    Suite à votre commentaire sur Xie Lingyun, j’ai acheté un livre sur Xi Kang (Une voix pour l’évasion : Tsi K’ang et sa lettre de rupture). Vous m’avez donné envie d’en savoir plus sur Les sept sages de la forêt de bambous. « Deux des Sept Sages de la Forêt de Bambous étaient d’anciens militaires. Etrange coïncidence ne trouvez-vous pas ? » écrivez-vous. Lü-ch’iu Yin, le préfet de T’ai-chou qui rendit visite à Han-shan, était lui-même un ancien militaire. En fait, il semblerait qu’il ne fût pas rare que des personnes ayant occupé de hauts postes officiels soient devenues bouddhistes (ou taoïstes, …) à l’âge mûr.
    « Avez-vous en projets d’autres traductions de han-shan ? » J’avais entrepris il y a quelques années la traduction de deux poèmes de Han-shan, celui-ci et un autre, mais j’avais abandonné devant les difficultés. Il m’a fallu près de trois semaines pour parvenir à bout de celui-ci. Et encore, je ne sais que trop penser du résultat. Peut-être reprendrai-je le deuxième, je ne sais pas encore.

    Merci encore à Lïat, Rocambole et Sergio pour vos commentaires encourageants.

    Bonne journée à tous ! :)

    Ahikar

  9. Sautillant le 13 septembre 2021

    AHIKAR… Bonjour !

    Bien sûr… les textes avant tout… pour moi en traductions (  » MOUNDARREN  » en particulier… vous qui pratiquez les sinogrammes… qu ‘ en pensez-vous?)… mais il m’ interesse de voir comment les reçoivent des lecteurs de culture occidentale… HAN SHAN… je n ‘ ai appris qu’ après qu ‘ il avait eu les faveurs de la » Beat generation  » que j’ ai pourtant pas mal lue… il m ‘ a échappé… ce n’ etait pas le moment pour moi… La Beat generation c ‘ est pour moi KEROUAC
    avant tout… comme le Surréalisme c’ est André BRETON… J ‘ aime beaucoup les haïkus de KEROUAC…
    Et SAYGIO ( un ancien militaire lui aussi ) … pensez vous en lire un jour… C’ est splendide !
    Et ce  » Rêve dans le pavillon rouge « … terminé ? Je file à une sieste… mon côté taoïste ! 😉…
    Cordial salut…

  10. Sautillant le 13 septembre 2021

    … SAIGYO…

  11. Ahikar le 16 septembre 2021

    Kerouac ! Les clochards célestes est entièrement dédié à Han-shan !

    Saigyo, pas encore lu. Un livre admirable : Contes zen de Ryôkan, le moine au cœur d’enfant… C’est un livre que je prête souvent aux personnes qui n’ont pas le moral. D’ailleurs, je vois qu’il n’est plus en place… Toujours pas revenu.

    Sinon, bien sûr, Bashō que j’aime à relire régulièrement.

    Le rêve dans le pavillon rouge : J’avance tranquillement, à mon rythme, j’en suis au chapitre 75 (sur 124). Il paraît que les 40 derniers chapitres ne sont pas de la main de Cao Xueqin… Je suis curieux de voir si je vais sentir la différence…

    Bonne journée ! :)

  12. Sautillant le 16 septembre 2021

    Eh oui… AHIKAR ! Ce que je vous disais… ce n ‘ etait pas le moment ! Je pense que c’ est à cause du manque de sympathie que j ‘ ai envers Gary SNYDER ( toujours membre à part entière des  » dix-mille êtres » ! 😌…) dont j’ ai oublié sous quel nom il apparaît dans le livre… Je n ‘ ai jamais eu envie de le lire… alors que KEROUAC…
    TI- JEAN m’ est comme un frère spirituel… Ça ne s ‘ explique pas…
    Je pensais que vous connaissiez SAIGYO car BASHÔ lui fait plusieurs fois des…  » kleins d’ oil  » dans ses haïkus ou journaux… il le venerait…
    et ça se comprend… vous verrez…
    Ploc !

  13. Sautillant le 16 septembre 2021

    RYOKAN… je n ‘ ai pas lu ce livre… mais deux ou trois autres… vais essayer de mettre la main dessus… et le coude !

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