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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Quatrième Journée – Conclusion)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 2min | Genre : Histoire


Denis Dussoubs

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Nous arrivons à la Quatrième Journée, intitulée La Victoire.

Extraits :
« Les Faits de la nuit. La rue Tiquetonne

Comme Mathieu (de la Drôme) venait de nous dire cette parole : – Vous êtes chez le roi Bomba, Charles Gambon entra. Il se laissa tomber sur une chaise et murmura : C’est horrible. Bancel le suivait. – Nous en venons, dit Bancel. Gambon avait pu s’abriter dans l’embrasure d’une porte. Rien que devant Barbedienne il avait compté trente-sept cadavres. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Dans quel but ce monstrueux meurtre au hasard ? On ne comprenait pas. C’était une énigme dans un massacre.
Nous étions dans l’antre du sphinx.
[...]
- Citoyens de l’armée ! écoutez-moi.
Le silence redoubla.
Il (Denis Dussoubs) reprit :
- Qu’est-ce que vous venez faire ici ? Vous et nous, nous tous qui sommes dans cette rue, à cette heure, le fusil ou le sabre en main, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous entre-tuer ! Nous entre-tuer, citoyens ! Pourquoi ? Parce qu’on jette entre nous un malentendu ! Parce que nous obéissons, vous, à votre discipline, et nous, à notre droit ! Vous croyez exécuter votre consigne ; nous savons, nous, que nous faisons notre devoir. Oui, c’est le suffrage universel, c’est le droit de la République, c’est notre droit que nous défendons, et notre droit, soldats, c’est le vôtre ! L’armée est peuple, comme le peuple est armée…
On l’écoutait avec anxiété. »

Ce texte est suivi d’une cinquième partie, la conclusion : pages magistrales sur la défaite de Sedan, 1er septembre 1871.
« Conclusion
La chute
I. Je revenais de mon quatrième exil (un exil belge, peu de chose). C’était dans les derniers jours de septembre 1871. Je rentrais en France par la frontière du Luxembourg. Je m’étais endormi dans le wagon. Tout à coup la secousse d’arrêt me réveilla. J’ouvris les yeux.
[...]
X. […] Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève … ».

Victor Hugo prolonge sa réflexion dans le livre pamphlétaire Napoléon le petit.

Illustration : Auguste-Hippolyte Collard, Portrait de Denis Dussoubs (1851).

Accéder à l’œuvre intégrale.

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.


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> Références musicales :

César Franck, Symphonie en D Minor, 1888, I, lento allegro non troppo, interprétée par l’Orchestra Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Pierre Monteux (1961, domaine public).


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