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HUME, David – De la simplicité et du raffinement dans l’écriture

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 12min | Genre : Essais


David Hume

« Les beaux écrits, selon M. Addison, consistent en sentiments qui sont naturels sans être triviaux. Il ne saurait y avoir une plus juste et plus concise définition des beaux écrits. »

« Rien ne peut plaire aux personnes de goût, sinon la nature dessinée avec toutes ses grâces et tous ses ornements, la belle nature. »

« D’un autre côté, les productions qui sont seulement surprenantes sans être naturelles ne peuvent jamais divertir l’esprit de façon durable. »

« On admet de tous côtés que la beauté, tout comme la vertu, se trouve dans un juste milieu. Mais où ce milieu se trouve-t-il ? Voilà la grande question et on ne saurait y répondre de façon satisfaisante par des raisonnements généraux. »

« Il en est des livres comme des femmes. Une certaine simplicité de tenue et de manières est plus séduisante que l’éclat du maquillage, les airs et les toilettes, qui peuvent éblouir les yeux mais ne nous touchent pas. » (… heum, heum !)

« La volonté de plaire par la nouveauté entraîne les hommes loin de la simplicité et de la nature et remplit leurs écrits d’affectations et de traits d’esprit. »

Traduction : M. Philippe Folliot (Nov. 2009), que nous remercions pour son aimable autorisation.

Licence Creative Commons

De la simplicité et du raffinement dans l’écriture (1742).

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> Références musicales :

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano en ré M, N°26, KV. 537 « Le Couronnement », 2ème mouvement, larghetto, interprété par Lili Kraus et l’Orchestre Philharmonique d’Amsterdam, dirigé par G.F. Rivoli (1960, domaine public).


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12 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Ahmed le 5 février 2015

    Bonsoir ,

    Je vous écoute à l instant et combien souhaite encore d autres lectures des Philosophes Anglais.

    Merci infiniment
    Cordialement
    Ahmed

  2. Shmuel R le 5 février 2015

    Merci pour ce texte intéressant mais pas forcément convaincant. D’accord pour la simplicité de l’écriture, pas d’accord pour tout le reste en bloc ! Je ne sais pourquoi, ce texte me rappelait le sketch de Fernand Raynaud où un pauvre bougre essaie de vendre le contenu d’un caisson d’organces avec une pancarte où on peut lire : « Ici, on vend de belles oranges pas cher « . Petit à petit, on l’oblige à simplifier ses formules : ici, évidemment, pas en face. Pas cher, bien sûr, efface-ça … de belles oranges,manquerait plus qu’elles soient pourries… Et comme ça jusqu’à l’extinction totale de la pancarte. Le roman le plus beau, c’est celui qui n’a jamais été écrit.

  3. Louise Michel le 7 février 2015

    Shmuel R., comment pouvez-vous rejeter en bloc Hume, après avoir qualifié la Cité hantée de littérature authentique? C’est vraiment le monde à l’envers!!! Avec Pauline Pucciano, les moutons vivent dans la forêt et la pensée suffit à faire bouillir l’eau! Quelle authenticité! Hume, le grand philosophe de l’empirisme en serait malade!
    Merci MM. Folliot et Degandt

  4. Shmuel R le 7 février 2015

    Chère Louise, je vais vous avouer un grand secret, net le répétez à personne : J’ai horreur de l’empirisme et du positivisme. Je suis prêt à les supporter à condition qu’on ne les élève pas au niveau d’une philosophie, comme le fit le regretté Hume. Et puis, à part ça, je suis d’une mauvaise foi et d’une hypocrisie à faire bêler un mouton au fond de la forêt. Pour moi, la littérature authentique, comme celle de Mme Pucciano, se caractérise par le talent, la diversité, le choix des idées et des locution,s l’aptitude à faire passer des idées par le biais de l’intrigue et autres, que sais-je ? Je ne parviens pas à admirer la critique de Hume sur les romans compliqués et incohérents de son siècle. Quand il parle de Pope et le compare à Lucrèce, c’est comme comparer la soupe à la tomate et le boeuf bourguignon. Le fameux Pope, l’artisan de la peinture claire et concrète de la Nature, ce même Pope a un poème de troispages sur la neige, le fameux tapis blanc, le tas de flocons machin chose, etc. Trois pages sans mentionner le mot « Neige », il faut le faire. Mais de là à le prendre comme modèle de la poésie classique qui mérite imitation et intéret, désolé, je reste sceptique. J’espère avoir répondu à votre question.

  5. Louise Michel le 7 février 2015

    Merci pour ce plat de nouilles! :)
    Mais ne croyez-vous pas qu’avec un peu plus d’empirisme la situation serait plus claire au Proche-Orient? Difficile de s’asseoir à une table pour négocier quand c’est toujours Dieu qui tire les ficelles! ;)

  6. Alain Degandt le 9 février 2015

    - Merci à tous les trois pour l’intérêt que vous montrez pour cette lecture.
    Ahmed, j’espère comme vous que d’autres auteurs anglais, philosophes ou pas, viendront compléter notre déjà si riche audio-bibliothèque : Hobbes, Locke, Peppys, Sterne, Smolett … et que des audio-lecteurs au long cours, plus courageux que moi, liront leurs oeuvres intégrales.
    - Louise Michel, je trouve que votre pseudo vous va comme un gant et que vous lui faites honneur avec beaucoup de panache.
    - Shmuel, merci pour votre panier d’oranges raynaldiennes. Mais il me semblait bien, jeudi, qu’elles avaient comme un goût de citron. Aussi, je m’apprêtais à emprunter la 2CV de ma soeur, pour aller rendre visite à Mademoiselle Lelongbec, la cheftaine de notre chorale, afin qu’elle m’éclaire un peu, car sur le coup, j’en voyais « 36 chandelles » (comme l’émission de Jean Nohain du même nom, où Fernand Raynaud excellait). Elle m’aurait sans doute reçu devant un bon café crème et deux croissants, heu… non, elle n’a jamais de croissants, alors, devant un bon thé ou un bon chocolat et … 2 croissants, ah ! non ! etc. [...]Mais vu l’effet produit, constaté à mon retour de week-end, elles me semblent douées, ces oranges, de pouvoirs hautement stimulants (j’espère que ce n’est pas dû au Diphényl) ; aussi vais-je les mettre à macérer dans mon vin chaud ; ce qui restera du tonneau servira conjointement pour accommoder mon boeuf bourguignon et faire chabrot après ma soupe à la tomate (je maintiens qu’à qualité égale, les deux peuvent supporter la comparaison, non mais !!!).

  7. Shmuel R le 9 février 2015

    Grand Merci Alain pour votre conclusion si Hume oristique et si talentueuse et pour TOUTES vos lectures si agréables.

  8. Alain Degandt le 10 février 2015

    Merci, cher Shmuel, votre réponse ne l’est pas moins ! Bien cordialement,
    A.D.

  9. Louise Michel le 18 février 2015

    Merci Alain pour le panache. Vous me faites bien plaisir. :) Mais en réalité, dans les situations délicates, je n’ai bien souvent que le panache de l’autruche et préfère mettre la tête sous terre. ;)

  10. Alain Degandt le 19 février 2015

    Chère Louise Michel, j’ai du mal à vous croire, et comme le dit l’amateur d’oeuf dubitatif : « - Vous aurez du mal à me faire gober çà ! »

  11. Louise Michel le 27 février 2015

    Ah ! cher Alain, je vois que vous êtes très malin. ;) Je vais donc vous révéler un secret de famille qu’on se transmet de génération en génération depuis mes plus lointains aïeux : pour éviter de se faire couper la tête, adressez à vous-même les reproches que vous aimeriez faire aux autres. ;) C’est je crois un sage conseil. :) Ainsi, je dis souvent devant mon chef : « Ah ! Louise ! tais-toi un peu, tu n’en as pas marre de t’écouter parler. » Toutefois, l’autre jour il m’a regardé bizarrement, et je me demande s’il ne soupçonne pas quelque chose.

  12. Alain Degandt le 20 avril 2015

    Chère Louise Michel, excusez ma réponse tardive à votre message du … 27 février, mais je n’avais pas remarqué que le compteur des messages avait augmenté d’un cran depuis notre dernier échange, le 19 du susdit mois ! Aurais-je droit à un second zéro pointé sur le Livre d’Or (comme celui du 1er mars), ou faudra-t-il me travestir en femme pour y échapper lâchement ?

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