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LAMARTINE, Alphonse (de) – Eternité de la nature, brièveté de l’homme (Poème)

Donneuse de voix : Bruissement | Durée : 9min | Genre : Poésie


Caspar David Friedrich - Le voyageur

« Roulez dans vos sentiers de flamme,
Astres, rois de l’immensité !
Insultez, écrasez mon âme
Par votre presque éternité !
Et vous, comètes vagabondes,
Du divin océan des mondes
Débordement prodigieux,
Sortez des limites tracées,
Et révélez d’autres pensées
De celui qui pensa les cieux !
[...] »

Éternité de la nature, brièveté de l’homme.

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> Références musicales :

Ouverture :
Jean-Sébastien Bach, Toccata et fugue en ré mineur BWV0565, arrangement, direction par Leopold Stokovski, interprété par Leopold Stokovski Orchestra (1956, domaine public).

Final :
Jean-Sébastien Bach, Cantate Herz und Mund und Tat und Leben: Choral Jésus Que Ma Joie Demeure, BWV0147, interprété au piano par Dinu Lipatti (1950, domaine public).

> Consulter la version texte de ce livre audio.

> Rechercher : 6. XIXe siècle, Poésie, ,

 

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9 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. serge le 5 juillet 2010

    Je frissonne à l’écoute de votre voix, vos lectures son définitivement recommandables.
    Sachez que vous suscitez des élans quant aux lectures pour le site.

    Courtoisement.

  2. Bruissement le 5 juillet 2010

    Un tantinet exagéré…, cher Serge, mais d’une exquise courtoisie.

  3. Serge le 5 juillet 2010

    Ils sont à la mesure du passionné, votre voix pétrit!

  4. Julie le 3 septembre 2010

    On ne peut pas s’empêcher d’aimer passionnément les poésies de Lamartine. Merci pour cette lecture !

  5. Bruissement le 3 septembre 2010

    J’ai, moi aussi, beaucoup aimé enregistrer cette poésie notamment et vous remercie, Julie, d’y avoir été sensible.

  6. cadichonne le 4 octobre 2010

    Je suis une femme,mais cela ne mempêche pas de de vous écrire que vous avez une bien jolie voix.
    Lamartine était était très rêveur,mais réaliste quand même,on dirait.
    Quelle chance nous avons de pouvoir écouter les donneurs de voix de ce site que je connais depuis peu.
    Merci encore.

  7. bruissement le 4 octobre 2010

    Merci, Cadichonne, c’est bien gentil à vous de me faire cet agréable compliment.
    Je vous souhaite beaucoup d’agréables découvertes sur le site

  8. etudiante le 23 février 2012

    J’ai un projet sur ce texte et j’aimerais de l’aide:

    Quel est le lien entre le tire et les idées du texte?
    Le thème principale et les champs lexicaux
    3 figures de styles dans le poème
    Explique les choix de mots

  9. bruissement le 24 février 2012

    Bonjour chère Etudiante
    Le lien entre le titre et les idées du texte est assez évident à l’écoute des neuf minutes de cette poésie.
    En effet, certains passages comme
    « Triomphe, immortelle nature !
    A qui la main pleine de jours
    Prête des forces sans mesure,
    Des temps qui renaissent toujours ! »

    illustrent bien la première partie du titre: « Eternité de la nature »

    Tandis que d’autres comme
    « Neiges éclatantes des cimes,
    Où le jour descend comme un roi !
    Brillez, brillez pour me confondre,
    Vous qu’un rayon du jour peut fondre,
    Vous subsisterez plus que moi ! »

    expliquent la seconde partie du titre: »brièveté de l’homme »

    Le thème principal est l’apparente supériorité de la nature sur l’homme en ce qui concerne sa longévité.
    Néanmoins une expérience personnelle de l’auteur intervient (« le regard de vie S’est abaissé sur mon néant ») et change la perception qu’avait Lamartine de l’homme. Bien sûr il a une vie fugace, mais son âme peut sonder l’infini:
     » Mais dans la minute qui passe
    L’infini de temps et d’espace
    Dans mon regard s’est répété !
    Et j’ai vu dans ce point de l’être
    La même image m’apparaître
    Que vous dans votre immensité ! »

    Quant au style
    Des phrases longues aux adjectifs grandioses expriment l’admiration de Lamartine pour la nature (« Et vous, comètes vagabondes,
    Du divin océan des mondes
    Débordement prodigieux, »)
    D’autres plus brèves aux verbes forts insistent sur la triste condition humaine (« Insultez, écrasez mon âme Par votre presque éternité ! »)
    La fin du poème est un hymne à la joie et retrouve un élan mesuré
    « Ma pensée a vécu d’avance
    Et meurt avec une espérance
    Plus impérissable que vous ! »

    A vous de lire ou d’écouter ce magnifique poème de Lamartine pour en découvrir toute la substance. :-)

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