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MAUPASSANT, Guy (de) – Un fils (Version 2)

Donneur de voix : Jonathan | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Gil Blas

Un fils est initialement publiée dans la revue Gil Blas du 19 avril 1882, puis dans le recueil Contes de la bécasse en 1883. Cette nouvelle est un peu autobiographique, Guy de Maupassant n’ayant jamais reconnu les trois enfants qu’il a eus de Joséphine Litzelmann.

« Tout le jour j’errai le long de la petite rivière, en réfléchissant douloureusement. Mais à quoi bon réfléchir ? Rien ne pouvait me fixer. Pendant des heures et des heures je pesais toutes les raisons bonnes ou mauvaises pour ou contre mes chances de paternité, m’énervant en des suppositions inextricables, pour revenir sans cesse à la même horrible incertitude, puis à la conviction plus atroce encore que cet homme était mon fils. »

Un fils.

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La mention « (Version 2) » à la suite du titre indique qu’il existe sur notre site un autre enregistrement de ce même texte, effectué par un donneur de voix différent. Voir aussi : Version 1.


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1 commentaire sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Azdar le 8 avril 2021

    Maupassant réussit très bien dans ce conte, quasiment autobiographique, à faire ressortir la misère profondément humaine et le désespoir poignant partagé par les personnages principaux de son récit:
    1)- l’académicien, homme socialement respectable qui fait part à son vieil ami le sénateur d’une « amourette » vieille d’une trentaine d’années et dont il mesure à peine les suites dramatiques;
    2)- la fille employée de l’auberge, qui a succombé à l’enfantement du à sa liaison fugace avec l’académicien;
    3)- le fils quasiment handicapé, avili au rang de bête de somme par l’aubergiste.
    Très vite, le narrateur se retrouve dans la peau du spectateur indiscret qui regarde et se heurte à de l’inexprimé. Un rideau est déjà tombé derrière lequel la tragédie s’est passée, mais dont l’étoffe lourde ne permet pas de voir: tout au plus laisse-t-elle passer les cris.
    D’abord de celle qui a partagé son plaisir éphémère et dont elle n’a pas réchappé, ensuite du fils illégitime issu de cet instant de folie de jeunesse, condamné à l’humiliation et l’asservissement et enfin de lui-même, dont la souffrance incomprise est d’autant plus digne de pitié qu’aucune pitié ne peut l’atteindre.

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