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MICHELET, Jules – Notre France (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Mont Saint-Michel

Jules Michelet écrivait : « Je voudrais que dans tout ouvrage d’éducation circulât une chaude idée de la patrie ».

Dans Notre France, sa géographie, son histoire (1866), il exploite cette idée.

« Vous voulez un exemple du merveilleux secours que la géographie peut prêter à l’histoire, lisez Notre France qui par sa forme narrative et descriptive, attrayante dans le détail et dans l’ensemble, pourra être mise au nombre des livres récréatifs qui instruisent le lecteur en l’amusant. Personne ne se plaindra, j’en suis sûre, de trouver dans celui-ci des paysages vrais, de l’histoire réelle, des héros qui ont vécu, dont les noms sont bons à retenir, car ce sont nos saints, les saints de la patrie ! » (Préface posthume de 1916 signée de Madame Jules Michelet)

La France à vol d’oiseau est le deuxième chapitre:
« Il ne suffit donc pas de tracer la forme géographique des provinces, il y a nécessité de les étudier aussi historiquement selon leurs associations politiques, c’est-à-dire en longitude, du Nord au Midi, devoir comment l’histoire a violé la géographie. [...] Et d’abord, contemplons l’ensemble de la France, pour la voir se diviser d’elle-même. [...] On l’a dit, Paris, Rouen, le Havre, sont une même ville dont la Seine est la grande rue. Éloignez-vous au midi de cette rue magnifique, où les châteaux touchent aux châteaux, les villages-aux villages ; passez de la Seine-Inférieure au Calvados, et du Calvados à la Manche, quelles que soient la richesse et la fertilité de la contrée, les villes diminuent de nombre, les cultures aussi ; les pâturages augmentent. Le pays est sérieux ; il va devenir triste et sauvage. Aux châteaux altiers de la Normandie vont succéder les bas manoirs bretons. »

L’Île de France – Paris – Patrie clôt le livre :
« Mais il ne faut pas prendre la France pièce à pièce, il faut l’embrasser dans son ensemble. C’est justement parce que la centralisation est puissante, la vie commune, forte et énergique, que la vie locale est faible. Je dirai même que c’est là la beauté de notre pays. Il n’a pas cette tête de l’Angleterre monstrueusement forte d’industrie, de richesse ; mais il n’a pas non plus le désert de la Haute-Écosse, le cancer de l’Irlande. Vous n’y trouvez pas, comme en Allemagne et en Italie, vingt centres de science et d’art ; il n’en a qu’un, un de vie sociale. L’Angleterre est un empire, l’Allemagne un pays, une race ; la France est une personne. »

Illustration : Vue aérienne du Mont Saint-Michel.

La France à vol d’oiseau.

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L’Île de France – Paris – Patrie.

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