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NERVAL, Gérard (de) – Deux poèmes revisités

Donneur de voix : Gilles-Claude Thériault | Durée : 5min | Genre : Poésie


Tombe de Gérard de Nerval au cimetière du Père Lachaise

Madame et souveraine
et Sonnet (Épitaphe)

« Aux premières lueurs d’une aube grise et froide,
un corps avait été trouvé, rue de la Vieille-Lanterne,
pendu aux barreaux d’un soupirail,
devant la grille d’un égout,
sur les marches d’un escalier
où sautillait lugubrement un corbeau familier
qui semblait croasser,
comme le corbeau d’Edgar Poe :
Never, oh ! never more !
Ce corps, c’était celui de Gérard de Nerval,
notre ami d’enfance et de collège…

… ce bon Gérard, comme chacun le nommait,
qui n’a causé d’autre chagrin à ses amis que celui de sa mort ».
(Théophile Gautier, 2 novembre 1867, jour des Morts)

« Tant que tu vis, montre-toi joyeux.
Ne te lamente jamais longtemps.
La vie est peu de chose
Et son terme est fixé par le temps ».
(Épitaphe de Seikilos)

Musique : Seikilos Epitaph Revisited,
inspirée de l’Épitaphe de Seikilos (2e s. av. J,-C – 1er s. ap. J.-C.),
avec l’aimable permission de l’artiste-compositeur Thomas Stoner, alias byHeart.

Deux poèmes revisités.

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3 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Catherine Arenou le 15 avril 2010

    Monsieur Therault, j’aime votre les lecture sobre et claire, sans effet ampoulé pour tenter de faire littéraire.

    Catherine

  2. Gilles-Claude le 15 avril 2010

    Merci Catherine. Touché.

    Je préfère en effet une certaine retenue, un certain contrôle, une certaine distanciation. Un mélange du ‘Paradoxe sur le comédien’ et de Brecht.
    Plus important pour moi de tenter de faire sentir que de sentir.

    J’aime paraphraser Léo Ferré : je ne suis qu’un archet qui frotte les mots,
    sachant que le luthier, c’est l’auteur de l’œuvre. Pour moi, tout est là !

    L’Autre a besoin de son propre espace, de créer ses propres images
    et sentir ses propres émotions, sa propre histoire.
    On y arrive moins, selon moi, en faisant comme ‘celui qui sait’
    et qui surtout sent le besoin de ‘s’émietter’.
    Pour moi, exprimer ‘ma’ douleur serait comme me donner un coup de marteau sur le pouce afin de pouvoir dire à l’auditeur :
    as-tu déjà entendu une douleur semblable à la mienne ?

    Merci d’avoir senti cette approche, ce ‘travail’.
    C’est un entraînement
    et tant mieux si parfois, on y arrive… un peu,
    tout en sachant que la perfection, c’est dans les musées… et encore !

    Gilles-Claude

  3. Aurore...Boréale le 14 août 2010

    Quel hommage!

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