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TWAIN, Mark – Les Peterkins et autres contes (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Nouvelles


Les professeurs de langues des Peterkins

Quatre-vingt cinq articles, contes, nouvelles de l’humoriste américain Mark Twain sont accessibles sur notre site.

Le recueil Les Peterkins et autres contes (1910) nous permet d’en allonger la liste.

Les Peterkins (d’après The Peterkin study the languages, de Lucretia Peabody Hale (1820-1900))
« Monsieur Perkins désirait des professeurs récemment débarqués en Amérique, et il revint un soir chez lui avec une liste complète des étrangers nouvellement arrivés. [...] Mme Peterkins objecta que sa maison ressemblerait à une tour de Babel ; elle en prit cependant son parti. »
Une histoire très drôle. Exemple : « Mais voici qu’une difficulté inattendue surgit lorsqu’ils mirent dans la même voiture le professeur russe et le professeur d’arabe ; ce dernier était Turc et portait un fez sur sa tête ; il s’assit au fond de la voiture. Ils se regardèrent de travers et s’invectivèrent chacun dans leur langue sans que M. Peterkins pût comprendre un traître mot. Était-ce du russe, était-ce de l’arabe ? »

Nos diplomates
« À toute réception d’une cour européenne, les représentants des puissances étrangères portent des uniformes qui les distinguent du commun des mortels et indiquent qu’ils personnifient leur patrie. Notre représentant au contraire s’exhibe dans une lugubre queue de pie noire qui n’évoque aucune idée de nationalité. Cette tenue se rencontre dans tous les pays, on pourrait la désigner sous le nom de « Chemise de nuit internationale ». »
Cette question est capitale pour Mark Twain comme le prouvent ces lignes désabusées :
« P. S. Vienne, le 10 janvier. — Je vois dans les télégrammes de ce matin que je ne suis pas désigné comme le nouvel ambassadeur à Vienne. J’en demeure plutôt surpris et ne sais que dire. »

L’Homme le plus méchant et le plus stupide de Turquie
« Il y avait un homme appelé Mustapha qui vivait près de la Porte d’Or ; il était très vieux, très riche ; sur le point de mourir il fit venir son fils et lui tint le langage suivant : Mon cher enfant, je vais mourir ; avant de vous quitter, je veux vous indiquer mes dernières volontés. Voici cent livres, vous les donnerez à l’homme le plus méchant que vous rencontrerez. Voici cent autres livres, vous les donnerez à l’homme le plus stupide que vous découvrirez. »

Traduction : François de Gail (1910).

> Écouter un extrait : Les Peterkins.


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Nos diplomates.mp3
L’Homme le plus méchant et le plus stupide de Turquie.mp3


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