Page complète du livre audio gratuit :


VAN GOGH, Vincent – Lettre à Théo

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 28min | Genre : Correspondance


Vincent van Gogh - La Ronde des prisonniers

Voici une célèbre lettre que Vincent van Gogh écrivit à son frère entre le mardi 22 et le jeudi 24 juin 1880.

Il y parle notamment de l’enfermement du moi.

« Et les hommes sont souvent dans l’impossibilité de rien faire, prisonniers dans je ne sais quelle cage horrible horrible, très horrible. »
« On ne saurait toujours dire ce que c’est qui enferme, ce qui mure, ce qui semble enterrer, mais on sent pourtant je ne sais quelles barres, je ne sais quelles grilles, des murs. »

Illustration : Vincent van Gogh, La Ronde des prisonniers (Saint-Rémy, février 1890).

Lettre à Theo du 22 juin 1880.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)



> Consulter la version texte de ce livre audio.

> Rechercher : 6. XIXe siècle, Biographies, Correspondance, ,

 

Page vue 13 100 fois |
Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

 

8 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. AHMED le 24 septembre 2012

    Bonjour Ahikar ,

    Merci de cette lecture et vous demandons le chemin pour avoir le texte en langue fraçcaise …

    Bon courage.

    AHMED

  2. Ahikar le 25 septembre 2012

    Bonjour à tous,
    Je vous présente une très belle lettre de Vincent Van Gogh. Belle n’est d’ailleurs pas vraiment le mot qui convient, car cette lettre ressemble plutôt à un cri. C’est un albatros infirme qui n’arrive pas à s’envoler ! Sa détresse est poignante !
    J’espère avoir trouvé le ton juste pour la lire.
    N’hésitez pas à me laisser vos impressions.
    Bonne journée à tous,

    Pour le texte de la lettre, il faut cliquer sur « Consulter la version texte de ce livre audio. » Vous verrez d’ailleurs que sur ce site de « référence », le texte n’est pas toujours exact, et surtout très mal ponctué; mais il y a les fac-similés! Dans ma lecture il y a une erreur : à 12 min 48 s il faut lire « …maintenant je serais moins chaleureux pour Rembrandt ou Millet ou Delacroix ou qui ou quoi que ce soit… » et non « …maintenant je serais moins chaleureux pour Rembrandt ou Millet ou Delacroix ou qui que ce soit ou quoi que ce soit… » J’ai essayé de faire un montage en réenregistrant d’abord la phrase, puis le paragraphe tout entier, mais mon montage n’était vraiment pas beau. Comme cette erreur ne provoque pas de contresens, j’espère que vous m’excuserez de l’avoir laissée.

    En vous souhaitant encore une fois à tous une bonne écoute et une bonne journée,

    Ahikar

  3. Esperiidae le 25 septembre 2012

    Merci Ahikar pour la lecture de cette belle lettre de Van Gogh.

    J’ai beaucoup aimé l’allégorie de l’oiseau. Elle reflète bien ce mélange, incroyablement touchant chez van Gogh, de mélancolie et de puissance de vie.

    Cette lecture devrait plaire à quelqu’un… je vais le guider jusqu’ici ;-) .

    Pour Hamed : il faut cliquer « original text » tout à gauche juste au dessus du texte, dans la petite barre de choix brune, pour avoir la version française du texte.

    Merci pour cette lecture.

  4. Alain le 28 septembre 2012

    J’ai écouté cette lettre et l’ai relue dans la correspondance du peintre. Celle-ci intervient après une fâcherie avec Théo qui a duré de nombreux mois.
    Ce courrier est une lettre majeure parmi toutes celles que Van Gogh a écrites à son frère. Il vit ses derniers jours dans ce triste borinage, il se sent inutile, il explique qu’il n’a pas changé, parle des ses passions. « Continuer, continuer, voilà ce qui est nécessaire ».
    Il se cherche, se sent emprisonné. La phrase sur l’oiseau en cage est superbe.
    Cette lettre devrait être lue par tous ceux que leur vie empêche de s’épanouir, souvent sans même qu’ils ne s’en rendent compte. C’est un hymne à la liberté de vivre. Je retiens l’une des dernières phrases :
    « Sais-tu ce qui fait disparaître la prison, c’est toute affection profonde, sérieuse. Etre amis, être frères, aimer, cela ouvre la prison par puissance souveraine, par charme très puissant. Mais celui qui n’a pas cela demeure dans la mort. Mais là où la sympathie renaît, renaît la vie.
    Merci pour le ton de la lecture qui correspond bien à la souffrance de Vincent en écrivant « ce qui me vient dans ma plume ».

  5. Ahikar le 28 septembre 2012

    Bonsoir,
    Merci Esperiidae pour votre commentaire. J’ai encore bien en mémoire le timbre de votre voix pour incarner Taalith : elle seyait bien pour rendre la blessure de cette jeune femme.

    Merci Alain pour vos précisions érudites. Je me suis promené sur votre site. Les lecteurs pourront y trouver des extraits de lettres de Van Gogh, mais aussi des poèmes…

    Ahikar

  6. Glaucia le 5 octobre 2012

    Bonjour du Brésil, cher Ahikar

    votre lecture ma rendu tres hereuse! merci beaucoup, tres tres joli voix!
    moi simple etudiente de la langue française….
    glaucia lanzellotti de são paulo

  7. Ahikar le 9 octobre 2012

    Bonsoir,

    Merci beaucoup pour votre commentaire Glaucia Lanzellotti de São Paulo.
    Je suis un grand admirateur de Graciliano Ramos, Vidas secas (Sécheresse, 1963) ou Memórias do cárcere (Mémoires de prison, 1984), ou encore des nouvelles de Clarice Lispector, que je ne lis malheureusement qu’en français.
    J’étais venu il y a quelques années dans votre beau pays admirer les sculptures d’Aleijadinho à Congonhas : quel sculpteur !

    Au plaisir de vous lire,
    Ahikar

  8. Adem le 15 mars 2015

    Cher Ahikar,
    Tout ce que j’ai à vous dire, nos amis du prestigieux site vous l’ont déjà dit. Mais on ne vous le dira jamais assez comme vous le méritez. Merci infiniment pour tous vos efforts à nous offrir ces moments de détente et de rappel au bien et mal de la « vie ».
    Bien que peu apparente la différence entre prison peinte par Van Gogh et celle dont il était victime ; où la première résulte à un délit de conduite selon la loi des hommes, la seconde hélas est le pur fruit d’un hasard qui frappe rude et fort au point même de non retour à la vie. L’histoire est pleine d’exemples où certains auteurs des pensées les plus fécondes se sont sombré pour toujours. Il y en a qui se disent à voix basse : c’est de la folie (mal vina). Comme pour mettre un terme à ne plus se poser la question « pourquoi » Pourquoi ça? Pourquoi lui?
    Les réponses sont certes inconnues comme celles liées à notre existence. D’où sommes nous venus ; Eh, où aller ?!
    (vie et mort cohabitent, et, on ne nous permet aucun choix au préalable!)

Ajouter un commentaire


NB. Vous pouvez aussi suivre ce billet sans ajouter de nouveau commentaire.