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VERNE, Jules – 25 Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 49min | Genre : Poésie


25 Poèmes

« Comme un pur stalactite, œuvre de la nature,
Le génie incompris apparaît à nos yeux.
Il est là, dans l’endroit où l’ont placé les Cieux,
Et d’eux seuls, il reçoit sa vie et sa structure.

Jamais la main de l’homme assez audacieuse
Ne le pourra créer, car son essence est pure,
Et le Dieu tout-puissant le fit à sa figure ;
Le mortel pauvre et laid, pourrait-il faire mieux ?

Il ne se taille pas, ce diamant bizarre,
Et de quelques couleurs dont l’azur le chamarre,
Qu’il reste tel qu’il est, que le fit l’éternel !

Si l’on veut corriger le brillant stalactite,
Ce n’est plus aussitôt qu’un caillou sans mérite,
Qui ne réfléchit plus les étoiles du ciel. »

Jules Verne – Le Génie

> Écouter un extrait : 01. Le Coq.


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3 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Aurélien Ridon le 30 octobre 2018

    Corrections:

    La Nuit, à 2:18 – « Dans LA lointaine enceinte »

    Dans le fichier archive, poème n°2, Le Superbe Cortège, et non pas Sortège.

    Vous trouverez parfois quelques très légers bruits parasites, parfois à peine perceptibles, intrinsèques au microphone ; si ceux-là vous ont causé une gêne, n’hésitez pas à le mentionner.

    Le son donné par ce micro est plutôt orienté vers les basses ; si vous le ressentez, n’hésitez pas à régler vos enceintes, si possible.

    Enfin, mon prochain livre audio, Le Village Aérien de Jules Verne, sera bientôt disponible sur Litteratureaudio.com, vous trouverez les trois premiers chapitres via le lien ci-dessous :

    https://www.youtube.com/watch?v=z01rDhD8u_4&index=1&list=PLNF6lHWoILXA-C6MfluteyKAvmaDna7GD

  2. Ahikar le 22 janvier 2019

    Merci pour ces belles lectures de poèmes dont j’ignorais tout à fait l’existence. Comme je n’ai pas trouvé le texte du poème « L’étron et le dévoiement » dans les liens que vous donnez, je me permets de mettre ci-dessous le texte. J’ai noté une petite erreur de lecture au sixième vers : « fond fumant » au lieu de « front fumant ». C’est tout à la fois négligeable et important, car, s’agissant d’une parodie du Chêne et du roseau, c’est bien de front qu’il s’agit, comme on le voit dans les vers de La Fontaine : « Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d’arrêter les rayons du soleil, Brave l’effort de la tempête. »

    Je profite, au passage, de ce message pour vous dire que j’aime beaucoup vos compositions musicales, notamment le String Sextet, op. 8

    Amitiés, :)

    Ahikar

    L’étron et le dévoiement

    Sur le bord d’un fossé, foireux, jaunâtre et laid,

    Un pauvre dévoiement tristement s’étalait.

    Il semblait faire appel à la pitié publique.

    Sur un fossé voisin, superbe, magnifique

    Un bel étron, déposé récemment

    Dressait son front fumant.

    Il n’avait que mépris pour cette humble chiasse

    Qui lui faisait face,

    Tout fier d’être sorti d’un rectum bien portant.

    Un orage survint : Il n’en fallait pas tant !

    Les deux fossés se rempliront

    Les deux merdes se confondront.

    Ne prenez donc jamais d’airs fanfarons

    Fussiez-vous le roi des étrons.

  3. Aurélien Ridon le 25 janvier 2019

    Merci à vous, Ahikar, de m’avoir indiqué cette erreur. Je connais ce poème par cœur, et j’ai été extrêmement surpris, après vérification, de constater que j’avais bel et bien oublié un « r » à l’enregistrement. J’effectue pourtant plusieurs relectures avant publication et note systématiquement pour l’auditeur les défauts que j’aurais laissés tels quels, comme je l’avais fait pour « Le Village Aérien » ; mais celle-ci m’avait échappé voire fuit, alors même que je réécoute de temps en temps ce poème audio ; le cerveau se laisse parfois entraîné par les complexités de ses automatismes.

    N’hésitez-pas à mentionner des erreurs éventuelles que vous trouveriez dans mes autres livres audios ; le perfectionnement est essentiel.

    En outre, cette fable ne se trouvait sur internet, avant que vous ne la missiez dans votre commentaire, que sur un numéro de la Revue Jules Verne, numérisée à cette adresse, à la page 95 :

    https://issuu.com/cijv/docs/38

    Ces poèmes sont effectivement souvent ignorés du public, alors même que, selon plusieurs témoignages concordants, Jules Verne se considérait avant toute chose comme un poète.
    Pour ma part, j’avais connaissance de ces poésies, mais j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement après avoir écouté une émission de Radio Campus Amiens (lien vers l’émission : http://www.radiocampusamiens.fr/jules-verne-origines-de-science-fiction/ ), dans laquelle une participante avait furtivement évoqué ses poésies, les déprisant sans ménagement, les déqualifiant même ; je fus quelque peu soulevé, ne pouvant imaginer que Jules Verne eût écrit de petits poèmes sans importance. Je me suis donc plongé dans le compartiment poésie de son œuvre, et j’y ai trouvé ces textes de qualité, excellents pour certains, comme « Tempête et Calme », « Le Coq », ou encore « Lamentations… », tous emplis de « simplicité géniale » propre à l’auteur.

    Aussi, regroupant pléthore de ses poèmes, un ouvrage paru au Cherche Midi éditeur est trouvable d’occasion.

    Merci pour votre appréciation de mon sextuor à cordes, mais ce n’est pas ma meilleure composition ; je me souviens avoir véritablement ahané, trimé lors de sa composition pour parvenir à quelque chose d’à peu près correct. L’attraction principale de cette œuvre est possiblement son mouvement n°2.

    N’hésitez-pas à poser vos curieuses oreilles près de ma sonate pour piano, opus 23, qui est, avec mon quatuor pour basson, saxophone, violoncelle et contrebasse, mon magnum opus.

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