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ZOLA, Émile – Vérité

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 26h 28min | Genre : Romans


Zola Verite

3ème et dernier roman du cycle des Quatre Évangiles (après Fécondité et Travail), ou la métaphore dreyfusienne ou le roman scolaire.

C’est l’adaptation de l’affaire Dreyfus dans le monde de l’Instruction publique où rivalisent laïcs et cléricaux.

Marc Froment, instituteur, tente de défendre son collègue, Simon, Juif, injustement accusé, puis condamné, pour avoir violé et tué un enfant. L’ensemble du clergé apparaît comme la force motrice de l’accusation, truquant les preuves, influençant la justice, protégeant le vrai coupable, un frère de Écoles chrétiennes, dans le but de discréditer toute l’école laïque au travers de l’accusé.

Zola termine par une utopie : la société, une fois libérée de tout dogme et instruite, touche au bonheur.

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> Références musicales :

Frédéric Chopin, Nocturne en Do dièse mineur No. 20, Lento con gran espressione, interprété par Claudio Arrau (1959, domaine public).

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11 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. jean baptiste le 18 juillet 2013

    une société sans dogme n’existe pas,les dogmes républicains remplacent seulement les dogmes catholiques,le bonheur n’en demeure pas moins inaccessible

  2. Pwarow Vinaigrette le 18 juillet 2013

    Je sens qu’il va y avoir du sport.

    Merci.

  3. Autt le 23 juillet 2013

    Merci beaucoup !! J’ai pu découvrir la quasi totalité de l’œuvre de Zola grâce à vous Pomme !! :D

  4. mf le 4 août 2013

    Ma chère Pomme, on dirait que Zola a écrit pour vous tant votre lecture est limpide !!
    Grâce à vous je redécouvre avec plaisir un auteur qui me lassait bien au lycée !
    Merci.
    MF

  5. Sternenfahrer le 23 août 2013

    Merci beaucoup Pomme, pour nous avoir apporté ce chef d’oeuvre – c’est bien impossible de l’appeler autrement.
    Le dévouement de Marc à ses élèves, inébranlable à travers les attaques contre sa croyance et sa position, doivent surtout toucher chacun travaillant en l’enseignement. Ce roman me redonne aussi de la curiosité pour découvrir plus d’écrits de Zola (je l’avais mis a écart après « Nana », que je trouvais simplement ennuyant). Les qualités littéraires et philosophiques de « Vérité » trouvent un arrière-fond soutenant en votre diction limpide et le son clair de l’enregistrement. Votre diction impeccable est surtout commode pour chacun qui ne parle pas le français comme langue maternelle y nécessite toujours un bon exemple de locution (comme moi, d’ailleurs).

  6. Etienne le 5 septembre 2013

    Merci Pomme, pour cette belle lecture.

    De Zola, je ne connaissais que les Rougon-Macquart, la plupart, d’ailleurs découverts ou redécouverts grâce à vous !
    Mais l’écoute de « Vérité » m’a passionné.
    D’abord par le parallèle avec l’affaire Dreyfus qui nous permet de vivre presque jour après jour ce moment d’hallucinante lâcheté collective, mais surtout par la redoutable critique des procédés obscurantistes de la religion et de son lent travail de sape.
    Ce qui fait l’exceptionnelle force de ce roman, c’est que, comme dans toute l’œuvre de Zola, il n’est jamais outré. Les faits, les idées et les personnages restent dans un réalisme rigoureux. Ainsi, la lente – mais inéluctable – séparation entre Marc et son épouse est criante de vérité.
    Alors, merci encore de m’avoir fait découvrir cette œuvre, qui n’est pas sans évoquer « La conquête de Plassans »

  7. laurent le 9 septembre 2013

    merci Pomme pour cette lecture

  8. Sternenfahrer le 11 septembre 2013

    Toutefois, à mon message de plus haut, j’aimerais ajouter que Zola, dans ces romans utopistes, pèche de la même simplicité de croyance dont il accuse la foi catholique. À plusieurs reprises, dans la deuxième partie du roman, se trouvent-t-ils des phrases comme ça : « Et avec l’enseignement primaire et secondaire, obligatoire et laique, le peuple sera enfin libéré du comportement déraisonnable et s’approchera de plus en plus d’une société de solidarité, de fraternité, de l’amour pour la vérité etc… »
    Alors, en la France et en Allemagne, depuis longtemps nous profitons de cet enseignement. Mais où est cette société dont Zola a rêvée, société qui devait s’annoncer avec le bannissement de la religion de la vie publique ? Ne nous expérimentons pas, par contre, le phénomène contraire : l’ébranlement de la solidarité ?
    Et paradoxalement, c’étaient même des individus courageux, inspirés par leur foi religieuse, qui se sont opposés au régime d’inhumanité qui a ravagé mon pays dans le dernier siècle. La perte de toute raison n’est pas seul un phénomène religieux, c’est cela que Zola nous fait ignorer pour maintenir sa vision utopiste. Il n’a pas pris en compte que les passions humaines, toujours en œuvre, vont bien au-delà des délits conjugales (comme l’infidélité) et peuvent toujours, toujours faire naître des pires crimes.

    Voilà mes deux cents… même si, bien sûr, tout ça a rien à voir avec votre lecture admirable, chère Pomme.

  9. Christie le 12 octobre 2013

    Bonjour Pomme , J’ai commencé de lire Zola , Flaubert Dostoievski ,Gogol ,Pouchkine , Tolstoï et d’autres … a l’âge de 10 ans . J’étais passionné de lecture et surtout je pouvais lire , lire par moi même … Tourner les pages d’un livre . Alors quel bonheur ce fut pour moi ! Je lisais trop disais t’on ! Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui ( depuis plusieurs années ) , je ne peux plus lire par moi-même et grâce à vous merci depuis j’ai découvert la lecture audio c’est magnifique , magnifique d’avoir des gens comme vous pour nous apporter ce bonheur , cette générosité avec une si charmante voix . Alors je tiens à remercier encore une fois tous ces donneurs de voix merci à vous tous !

  10. Ricou le 14 juin 2016

    Bonjour Pomme,
    J’espère que vous allez bien ! Cela fait longtemps que je n’ai plus fait de petit commentaire sur vos livres, mais je vous garde bien souvent sur les oreilles malgré tout. Un peu de paresse peut-être à vous redire encore et toujours merci pour votre voix si agréable et vos interprétations nuancées et, disons, délicieuse. J’espère ne plus rester si longtemps sans vous écrire un petit mot, car rien que cela me fait plaisir.
    Bon, j’avoue que si ce n’était pas votre voix qui lisait Vérité (et j’en dirai peut-être de même un jour pour Travail) je n’aurais pas eu le courage d’écouter jusqu’au bout. Toujours pourtant l’espoir que cela s’améliorerait me tenait en halène. Mais non. Grosse déception. Je ne me sens pas le courage de commenter tout, ce qui ne serait pourtant pas vain. Je ne prétends pas me mesurer au génie de Zola, j’espère que vous zen êtes convaincue, hein ? Mais tout de même, quand on écrit des centaines de pages sur « Vérité », on pourrait ne pas dire de trop grosses bourdes. Alors j’en choisis simplement deux, parmi bien d’autres, qui me titillent légèrement.
    Premièrement n’y aurait-il vraiment de vrai que ce qui est démontré par la science ? Comme corollaire textuellement recommandé par le brave instit Marc à ses élèves, ne faut-il croire que ce qu’on peut vérifier par soi-même ? Cela me fait penser à une petite vieille, il y a quelques années, qui me disait ne pas croire qu’on avait marché sur la lune. Ben oui, j’avais l’air malin moi pour lui prouver le contraire. Non, elle n’en démordait pas : tous ces trucs, films, photos, échantillons qu’on nous a montrés, c’était pour elle de la foutaise, de la tromperie. Pour être convaincue, il eût fallu qu’elle s’y rendît par elle-même sur ce satellite de notre brave planète bleue.
    Bon, dans le même ordre d’idée, le cher Emile n’a pas vraiment connu tous les développements de la science génétique, pourtant seule science certaine qui lui aurait permis d’appeler sa maman maman et son papa papa. Comment se fier à leur parole, n’est-ce pas ? Non, avant de dire « maman », j’imagine qu’il recommandait à ses élèves une analyse d’ADN. Et ce n’est pas de la science fiction : j’ai une connaissance qui doutait de sa paternité à l’égard de ses deux filles aînées. Il a pu, grâce à la « justice » obliger sa femme à faire une analyse d’ADN, et bing, la « vérité » est apparue toute crue : il n’était pas leur papa. Paf. A bon entendeur salut.
    Je crois malgré ce petit exemple malheureux qu’on peut vivre dans la vérité, en ajoutant foi à nos parents, nos amis, nos « professeurs » sans être obligé de réinventer la roue à chaque génération.
    Sans compter qu’il y a des découvertes scientifiquement prouvées qui restent difficiles à admettre pour des esprits normaux. Einstein, pour rappel, a eu bien du mal à admettre que l’univers était en expansion, ce qui nous semble à nous aujourd’hui le b-a-ba de tout regard sur l’espace. Il a même triché dans ses formules pour « forcer » l’univers à rester statique… ce qu’il a jugé la plus grande erreur de sa vie. Pour ma part, j’accorde toute ma confiance aux scientifiques qui lui ont montré son erreur, et, je les crois sans ressentir le besoin de le démontrer par moi-même et sans en ressentir une frustration « diminuante », quand ils me disent que notre univers « grandit ».
    Autre point qui me chatouille un peu. Sa hargne indécrottable vis-à-vis de la religion en général, et de l’Eglise en particulier pour laquelle il ne trouve pas d’adjectif assez dégradant, semble-t-il. J’ai parlé il y a peu avec un ami qui sortait de la messe dominical. Je me suis demandé si mon ami était un dinosaure échappé d’un musé préhistorique… mais en tous cas il était la preuve vivante que Zola situait son roman dans un avenir plus lointain qu’il ne l’imaginait. Non, apparemment, la dernière messe du dernier prêtre dans la dernière église n’a pas encore été célébrée. Cela viendra peut-être, il semble que l’Eglise elle-même le sait puisqu’elle a conscience que « ce monde passe » et qu’il n’est pas éternel. Soit dit en passant, cette « Vérité » a bien été établie par la science. Nous finirons bien un jour par nous écraser sur le Soleil, ce nouveau « dieu » source de tous les bienfaits comme Zola le montre dans Travail. Ah, s’il avait su cette « Vérité » scientifique, il en aurait exulté jusqu’au septième ciel, vous ne pensez pas, Pomme ? Pensez-donc : la fusion du dieu de lumière et de chaleur avec sa chère créature… cela fait rêver !
    Vous me pardonnez d’être un peu long, Pomme, n’est-ce pas ? Cela fait si longtemps que je ne vous ai adressé de petit mot… Je reviens un instant sur la haine invétérée que Zola nourrissait pour la religion, pour l’Eglise Catholique surtout. Qu’il prenne la défense d’un héros Juif, je l’en félicite ! l’antisémitisme est une plaie qui a rongé bien des nations, et qui continue à le faire. (Mon étonnement pourtant à lire (entendre) qu’en fait il n’y a plus de Juif… puisqu’il n’y a plus qu’une vérité, qui est scientifique. Cela m’amuse, ayant lu assez récemment un scientifique affirmé qu’on était certain d’une chose, c’est qu’il y a des choses qu’on ne saura jamais avec certitude !!! c’était un physicien…).
    D’accord donc pour sa sympathie pour les Juifs. Mais pourquoi rejeter TOUT ce qui « sent » de près ou de loin le catholicisme. Y’a eu plein d’erreurs, de dérapages, de contradiction de la part de gens qui prêchaient eux aussi la vérité, la justice, et même la pauvreté. De là à dire qu’ils ont tous et toujours été des hypocrites qui voulaient dominer le monde, y’a un grand pas, non ? Faudrait quand même pas jeter le bébé avec l’eau du bain !
    Sans connaître à fond tous ces milieux, est-ce que des personnes comme les sœurs de Mère Teresa qu’on reconnait à cinq cent mètres ne suscitent pas un respect universel pour l’authenticité de leur dévouement désintéressé ?
    Bon je ne force personne, hein, c’est entendu. J’avoue un peu tristement que le commentaire d’Etienne me laisse rêveur. « Le réalisme des personnages »… ben c’est « vrai » pour beaucoup, mais pour le dévoué Marc, tombé du ciel, j’ai plus de mal à partager l’enthousiasme.
    Pour ma part, cette œuvre de Zola qu’est « Vérité » manque beaucoup d’objectivité. Elle s’appuie comme toujours chez lui sur des faits « proches » de la réalité, des observations extraordinairement perspicaces, mais ici, cela glisse trop vite et trop lourdement (à mes yeux) vers la grossière caricature. Je n’ose pas parler d’utopie ni même d’utopique utopie. Et l’on sait le triste avenir des caricatures déplacées. Ironie du sort, cet ami un peu catho rencontré plus haut me disait qu’à son calendrier, il fêtait hier saint Antoine de Padoue. Boum, Emile fait trois tours dans sa tombe, là. Eh cet ami, Portugais, me disait même que ce saint Antoine de Padoue est en fait un saint Antoine de Lisbonne… (j’ai pas creusé les recherches, je fais confiance) et que c’est un jour chômé au Portugal. Bon, ça, c’était pour la petite histoire avec les superstitions condamnées par Zola, elles ont la vie dure, n’est-ce pas ?
    Si je puis me permettre de terminer par un détail. Il est révélateur d’une méprise souvent faite dans l’histoire, et en particulier dans les innombrables poncifs qui courent depuis toujours contre les chrétiens. J’ai fait part à mon ami de la critique acerbe de Zola contre cette religion qui prétend soumettre à l’esclavage de « sa » vérité tous ses fidèles. Il m’a répondu que pour son Eglise, on fait souvent la confusion. Elle ne prétend pas « avoir la vérité » puisque, m’a-t-il dit, pour elle la « Vérité » est une personne, Jésus. Or l’Eglise n’a jamais prétendu « posséder une personne ». Mais bon, là, j’arrête de citer mon ami, sinon, je vais attirer la foudre des fans de Zola sur sa pauvre « personne », et mon affection pour lui m’invite à lui épargner cet orage.
    Pardon d’avoir été un peu long, chère Pomme.
    Vous ne me croirez pas, après un tel commentaire, mais je vous répète que j’étais heureux de vous écouter, malgré des passage un peu lassant de l’auteur.
    A bientôt peut-être pour l’un des nombreux autres mercis que je vous dois pour les autres lectures que vous nous faites.
    Ricou

  11. Pomme le 14 juin 2016

    Ah, cher Ricou! Quelle passion vous mettez dans votre commentaire! Vous m’avez fait rire de bon coeur à plusieurs reprises. Délicieuse votre petite grand-mère incrédule! Avec l’ADN vous y allez un peu fort!!! et paf! Ah! si Zola avait eu connaissance de la certitude du physicien – qu’il y a des choses qu’on ne saura jamais avec certitude – peut-être aurait-il un peu plus nuancé son propos. Bien que je n’en sois pas si sûre… En fait, une seule chose est sûre: la certitude de Zola! Qui crée un nouveau dogme, comme le dit Jean-Baptiste ci-dessus. Et le bonheur qu’il décrit, dans ces 3 derniers romans, n’est qu’une utopie, ou plutôt LE rêve de Zola, d’un Zola vieillissant et fatigué.
    Vous comprendrez, Ricou, que je n’aie pas osé répondre aux lecteurs ci-dessus, qui pouvaient très bien se passer de mon avis.
    Néanmoins, cher Ricou, dans ce roman, j’ai embrassé de tout coeur une idée, à laquelle je suis profondément attachée: la laïcité de l’enseignement.
    Encore merci à vous pour ce chaleureux, ce chaud commentaire. Et pour vos bien agréables compliments.
    A bientôt, Ricou!
    Pomme

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