Livres audio gratuits de la catégorie '3. XVIe siècle' :


SHAKESPEARE, William – La Sauvage apprivoisée

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 2h 43min | Genre : Théâtre


La Sauvage apprivoisée

La Sauvage (ou La Mégère) apprivoisée est l’une des premières pièces de Shakespeare, probablement écrite en 1594.

Un amusant prologue met en scène un buveur invétéré auquel on fait croire alors qu’il se réveille après avoir trop bu, qu’il est en fait un Lord enfin guéri d’une très longue maladie et à qui l’on propose d’assister à une représentation théâtrale : La Sauvage apprivoisée.

A Padoue il signor Baptista a deux filles, Bianca la plus jeune, douce et tranquille, et Catharina l’aînée, tyrannique et langue de vipère.
Baptista a décidé que Bianca ne se marierait que lorsque Catharina aurait trouvé un époux. Les prétendants affluent auprès de Bianca tels Hortensio et Gremio. L’arrivée d’un troisième amoureux, Lucentio, donnera lieu à des changements de rôle entre maître et valets afin de mieux conquérir la gentille Bianca.
Mais de Catharina personne ne veut. Pourtant Petruchio décide qu’une telle femme est faite pour lui et que Catharina une fois domptée sera la meilleure des épouses. Commence alors un dressage fait de violence mais aussi de « complaisance insoutenable… qui consiste à annihiler le négatif de la mégère en faisant comme s’il n’était jamais que le positif d’une femme amoureuse, qui veut entendre, malgré elle, des roucoulements derrière ses sarcasmes. » (Pierre Cormary).
Lors du banquet final quand les trois couples formés durant la comédie sont réunis, un pari est ouvert : qui sera la femme la plus obéissante ?

Cette comédie de Shakespeare où l’on rit beaucoup car les situations sont cocasses et les dialogues savoureux pourrait sembler très misogyne. Toutefois le dernier vers nous laissent songeurs et nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si la mégère ne s’est pas laissée apprivoiser pour mieux dompter son seigneur et maître !

Traduction : François-Victor Hugo (1828-1873).

> Écouter un extrait : Acte 00.

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SHAKESPEARE, William – Le Marchand de Venise

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 2h 38min | Genre : Théâtre


Le Marchand de Venise

Le Marchand de Venise est une pièce de théâtre de William Shakespeare écrite entre 1596 et 1597. Classée comme comédie dans le premier in-folio de 1623, elle partage certains aspects avec les autres comédies romantiques de l’auteur, mais contient également des passages d’une grande intensité tragique.

Le personnage du titre est le marchand Antonio. Pour rendre service à son protégé Bassanio, il emprunte de l’argent à l’usurier juif Shylock. Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement. Il ne peut faire face à son échéance et Shylock, qui veut se venger des humiliations que lui ont fait subir les chrétiens, insiste pour que le contrat soit appliqué à la lettre.

Le portrait du Juif Shylock suscite de nombreuses interrogations et des interprétations très diverses, les uns y voyant un bouc émissaire, reflet des préjugés antisémites, les autres le porte-parole éloquent d’une communauté qui revendique un traitement humain.

Cette ambiguïté fait que la pièce est parfois considérée comme l’une des « pièces à problème » de Shakespeare, au même titre par exemple que Mesure pour mesure.

Traduction : François Pierre Guillaume Guizot (1787-1874).

> Écouter un extrait : Acte 01.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Essais (Livre Deuxième)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 1h 11min | Genre : Essais


Michel de Montaigne - Essais Livre 2

Le livre II (37 chapitres) des Essais parut comme le livre I (57 chapitres) en 1588, mais il est beaucoup plus riche de l’expérience et de la vie de Montaigne que le premier où l’opinion des anciens l’emportait sur ses réflexions personnelles.

L’intégralité des trois livres réunissant les 107 Essais de Montaigne est désormais disponible sur notre site.

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Chapitre 1 : De l’inconstance de nos actions.
Chapitre 2 : De l’ivrognerie.
Chapitre 3 : Coutume de l’île de Céa.
Chapitre 4 : À demain les affaires.
Chapitre 5 : De la conscience.
Chapitre 6 : De l’exercice.
Chapitre 7 : Des récompenses d’honneur.
Chapitre 8 : De l’affection des pères aux enfants.
Chapitre 9 : Des armes des Parthes.
Chapitre 10 : Des livres.
Chapitre 11 : De la cruauté.
Chapitre 12 : Apologie de Raimond Sebond, (Chapitre complet, Extrait : Vanité de l’homme).
Chapitre 13 : De juger de la mort d’autrui.
Chapitre 14 : Comme notre esprit s’empêche soi-même.
Chapitre 15 : Que notre désir s’accroît par la malaisance.
Chapitre 16 : De la gloire.
Chapitre 17 : De la présomption.
Chapitre 18 : Du démentir.
Chapitre 19 : De la liberté de conscience.
Chapitre 20 : Nous ne goûtons rien de pur.
Chapitre 21 : Contre la fainéantise.
Chapitre 22 : Des postes.
Chapitre 23 : Des mauvais moyens employés à bonne fin.
Chapitre 24 : De la grandeur romaine.
Chapitre 25 : De ne contrefaire le malade.
Chapitre 26 : Des pouces.
Chapitre 27 : Couardise mère de la cruauté.
Chapitre 28 : Toutes choses ont leur saison.
Chapitre 29 : De la vertu.
Chapitre 30 : D’un enfant monstrueux.
Chapitre 31 : De la cholere.
Chapitre 32 : Defense de Seneque et de Plutarque.
Chapitre 33 : L’histoire de Spurina.
Chapitre 34 : Observation sur les moyens de faire la guerre de Julius Cæsar.
Chapitre 35 : De trois bonnes femmes.
Chapitre 36 : Des plus excellens hommes.
Chapitre 37 : De la ressemblance des enfans aux peres.

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MONTAIGNE, Michel (de) – De la présomption (Essais II, 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Essais


Michel de Montaigne

Jamais Montaigne n’a parlé aussi abondamment de lui, corps et âme, que dans le long chapitre De la présomption (Livre II, 17).

« La philosophie ne me semble jamais avoir si beau jeu que
quand elle combat notre présomption et notre vanité, quand elle
reconnaît de bonne foi son irrésolution, sa faiblesse et son ignorance. »

« Je me souviens donc que dès ma plus tendre enfance, on avait remarqué chez moi je ne sais quelle attitude et des gestes qui manifestaient une vaine et sotte fierté… Je suis assez prodigue en coups de chapeau, notamment en été , et je n’en reçois jamais sans y répondre, quelle que soit la qualité de l’homme, sauf s’il est à mon service… Je me considère comme quelqu’un d’ordinaire, mais aussi coupable des défauts les plus bas, les plus vulgaires, que je n’excuse ni ne récuse… Je n’ai rien qui vienne de moi et qui puisse satisfaire mon jugement… Quant à mes ouvrages à moi, il s’en faut de beaucoup qu’ils me plaisent : à chaque fois que je les réexamine ils me déçoivent, et me laissent dépité. »

et ces critiques de lui-même emplissent toute sa confession : « tout est grossier chez moi, tout manque de polissure et de beauté ; je nesais pas faire valoir les choses pour plus que ce qu’elles valent, etmon intervention n’apporte rien à la matière dont je traite. »

On voit que ce portrait n’a rien d’une apologie, comme le sont souvent les autobiographies…

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Des postes – Sur les moyens de faire la guerre de Julius Cæsar (Essais II, 22, 34)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Essais


Godefroy le Batave - Troisième livre des Commentaires de la Guerre Gallique de César par François Demoulins. César approche de Vannes avec ses gens de pied (1520)

L’Essai 22 du Livre II Des postes (entendez « des relais de poste ») est plein d’anecdotes du genre de celle-ci :

« Ce que Cécinna inventa pour transmettre de ses nouvelles à ceux de chez lui était bien plus rapide encore : il emportait avec lui des hirondelles et les relâchait vers leurs nids quand il voulait donner de ses nouvelles, après les avoir teintes de la couleur signifiant ce qu’il voulait dire, ainsi qu’il l’avait concerté avec les siens. Au théâtre, à Rome, les chefs de famille avaient avec eux des pigeons, auxquels ils attachaient des lettres quand ils voulaient donner des ordres aux gens de chez eux ; et ces pigeons étaient dressés à rapporter les réponses. »

Observations sur les moyens de faire la guerre de Julius Cæsar (Livre II, Chapitre 34) prouve que Montaigne connaissait aussi bien La Guerre civile que La Guerre des Gaules.

« Et certes, même en allant sans s’arrêter, on peinerait à atteindre cette rapidité avec laquelle, toujours victorieux, ayant délaissé la Gaule, et poursuivant Pompée jusqu’à Brindes, il soumit l’Italie en dix-huit jours, revint de Brindes à Rome, de Rome s’en alla au fin fond de l’Espagne,
où il rencontra de très grandes difficultés dans la guerre contre Affranius et Petreius, puis au long siège de Marseille. De là il repartit en Macédoine, battit l’armée romaine à Pharsale, et poursuivant toujours Pompée, passa en Égypte, qu’il subjugua. D’Égypte il s’en vint en Syrie et dans le pays du Pont, où il combattit Pharnace ; de là il partit pour l’Afrique, où il défit Scipion et Juba, puis revenant encore par l’Italie en Espagne, il y défit les enfants de Pompée. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Illustration : Godefroy le Batave, Troisième livre des Commentaires de la Guerre Gallique de César par François Demoulins. César approche de Vannes avec ses gens de pied (1520)

Des postes.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Défense de Sénèque et de Plutarque (Essais II, 32)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Essais


Michel de Montaigne et Jean Bodin

Défense de Sénèque et de Plutarque (Livre II, Chapitre 32) est une brève mise au point de Montaigne sur la pensée de Sénèque concernant la religion, et surtout une controverse avec son contemporain Jean Bodin magistrat, philosophe et économiste (1530-1595) à propos de Plutarque.

« Jean Bodin est certes un bon auteur de notre époque, montrant beaucoup plus de jugement que la foule des écrivaillons qui sont ses contemporains, et il mérite qu’on porte sur lui un jugement, et qu’on l’examine avec
soin. Je le trouve bien hardi en ce qui concerne le passage de sa Méthode de l’Histoire, quand il accuse Plutarque, non seulement d’ignorance (ce sur quoi je l’aurais laissé dire, car je ne m’occupe pas de cela), mais aussi d’écrire des choses incroyables et complètement fabuleuses (ce sont ses mots). [...] Mais reprocher à Plutarque d’avoir pris pour argent comptant des choses incroyables et impossibles, c’est accuser d’une faute de jugement un des auteurs les plus qualifiés au monde. »

et tout le chapitre est une succession érudite de citations de Plutarque repensées par Montaigne lui-même.

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Défense de Sénèque et de Plutarque.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Sur la ressemblance des enfants avec leurs pères (Essais II, 37)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 35min | Genre : Essais


Consultation auprès des médecins (1527)

Le dernier long chapitre 37 du Livre II Sur la ressemblance des enfants avec leurs pères devrait plutôt s’appeler De ma haine pour la médecine.

« Mes ancêtres avaient la médecine en aversion par quelque disposition occulte et naturelle : la seule vue des médicaments faisait horreur à mon père » (justification du titre de l’essai)… « C’est une chose précieuse que la santé, et la seule, en vérité, qui mérite qu’on emploie, non seulement son temps, sa sueur, sa peine, ses biens, mais sa vie elle-même pour essayer de l’atteindre ; d’autant que sans elle, la vie nous devient pénible et insupportable… C’est l’expérience qui me rend craintif : car d’après ce que je peux savoir, je ne vois personne qui soit si tôt malade et si tard guéri que celui qui est soumis à la juridiction de la médecine. Sa santé est altérée et gâtée du fait de la contrainte imposée par les régimes. Les médecins ne se contentent pas de régner sur la maladie, ils rendent malade la santé elle-même, pour faire en sorte qu’on ne puisse absolument pas échapper à leur autorité… Platon avait bien raison de dire qu’il n’appartient qu’aux médecins de mentir en toute liberté, puisque notre salut dépend de la vanité et de la fausseté de leurs promesses » etc, etc…

Il termine heureusement, pour se faire pardonner, (et cette réflexion vaut pour tous les Essais) par :

« Ceux qui aiment notre médecine peuvent aussi avoir là dessus des points de vue qui soient valables, grands et solides. Je ne hais pas les opinions contraires aux miennes. Cela ne m’effraie pas du tout de voir de la discordance entre mes jugements et ceux d’autrui, et je ne me coupe pas pour autant de la société des hommes qui ont un autre point de vue et sont d’un autre parti que le mien. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Sur la ressemblance des enfants avec leurs pères.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Coutume de l’île de Céa (Essais II, 3)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 41min | Genre : Essais


Leonardo Alenza - Suicide

Le chapitre III du deuxième livre, Coutume de l’île de Céa, fournit de nombreux exemples de mort volontaire dans l’Antiquité et présente les divers arguments en faveur et contre le suicide que proposent les philosophes anciens de Rome et de la Grèce.
Montaigne fait référence à Platon qui, dans Les Lois, « ordonne sépulture ignominieuse à celui qui a privé son plus proche et plus ami, savoir est soi-même, de la vie et du cours des destinées, non contraint par jugement public, ni par quelque triste et inévitable accident de la fortune, ni par une honte insupportable, mais par lâcheté et faiblesse d’une âme craintive. »

Pour certains, la mort est associée à l’idée de liberté, elle est très facile à réaliser, contrairement à la vie. Puis il évoque la question du suicide, qu’il décrit comme la dernière des solutions. Il justifie ses propos avec plusieurs histoires d’hommes et de femmes qui se sont suicidés, pour ne plus souffrir ou pour éviter la souffrance.

Pour comprendre le titre, il faut attendre la fin de l’Essai :
« Sextus Pompée, allant en Asie, passa par l’île de Zéa de Négrepont. Pendant qu’il s’y trouvait, il advint par hasard qu’une femme de grand prestige, ayant rendu compte à ses concitoyens des raisons qui l’amenaient à vouloir mourir, pria Pompée d’assister à sa mort, pour la rendre plus honorable, ce qu’il fit. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Coutume de l’île de Céa.

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