Livres audio gratuits de la catégorie '1. Antiquité' :


PLATON – Le Politique

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Où donc trouver la route de la science politique ? Il faut découvrir cette route, et après l’avoir séparée des autres, lui donner pour enseigne une seule et unique idée ; puis, désignant encore sous une seule et unique idée toutes les directions qui s’écartent de celle-là, amener notre esprit à concevoir toutes les sciences comme formant deux espèces. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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SÉNÈQUE – De la constance du sage

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Sénèque à Cordoue

Sénèque (4 av. J.-C.- 65 ap. J.-C.), est un philosophe de l’école stoïcienne. Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le Jeune pour le distinguer de son père.

Le texte présenté est destiné à Sérénus et fut composé entre 55 et 58. Sénèque veut démontrer à son interlocuteur que le Sage ne subit ni injustice, ni offense. Sénèque écrit : «  L’injure a pour but de faire du mal à quelqu’un : or la sagesse ne laisse point place au mal. Il n’est de mal pour elle que la honte, laquelle n’a point accès où habitent déjà l’honneur et la vertu : l’injure ne va donc point jusqu’au sage. Car si elle est la souffrance d’un mal, dès que le sage n’en souffre aucun, aucune injure ne peut le toucher. Toujours elle ôte quelque chose à celui qu’elle attaque, et on ne la reçoit jamais sans quelque détriment de sa dignité, de sa personne ou de ses biens extérieurs ; or le sage ne peut rien perdre : il a tout placé en lui… »

Traduction : Joseph Baillard (1799-18?).

De la constance du sage.

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BIBLE HÉBRAÏQUE – La Sankta Biblio (Genezo, extraits)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 34min | Genre : Religion


Ludwik Lejzer Zamenhof

Zamenhof acheva sa traduction de la Bible (Bible Hébraïque et Nouveau Testament) en espéranto en mars 1915, mais elle ne fut publiée qu’après la guerre, en Grande-Bretagne. Nous avons choisi de vous faire entendre les chapitres 1, 2 et 3 de la Genèse, qui n’est certes pas un récit historique mais une parabole inspirée visant à souligner l’origine divine du monde et de l’humanité, ainsi que le chapitre 22 (le « sacrifice » d’Isaac), et les chapitres 25 (versets 19 à 34) et 27 (naissance et rivalité d’Esaü et Jacob).

C’est en 1887 que Ludwik Lejzer Zamenhof, sous le pseudonyme de « Doktoro Esperanto » (Docteur qui espère), publie son projet de Langue Internationale. Son unique raison d’être est de faciliter la communication entre les peuples, d’être un pont entre les cultures, et ceci à tous les niveaux. Ses qualités essentielles sont la facilité, obtenue par la rationalisation de la grammaire et du lexique, et sa souplesse, qui lui permet d’exprimer tout concept et toute nuance avec un maximum de précision et de clarté. Elle ne vise en aucune façon à supplanter les langues nationales. Cette langue s’apprend aisément mais il faut, pour la maîtriser parfaitement, un minimum de volonté et un effort soutenu.
La place prépondérante de l’anglais dans les relations internationales favorise outrageusement les anglophones de naissance, dont la plupart se désintéressent des langues étrangères. Il est significatif qu’en Angleterre, cet apprentissage est facultatif à partir de quatorze ans. L’espéranto est une langue bien vivante, beaucoup plus répandue qu’on ne le pense. C’est ainsi qu’il fait partie des 26 langues dans lesquelles paraît le prestigieux Monde Diplomatique.

Genezo (Extraits).

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PINDARE – Quatre Olympiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Coureurs

Pierre de Coubertin, quand il s’efforce de remettre sur pied les jeux olympiques, s’inspire des jeux de l’Antiquité pour définir l’idéal olympique, mais de fait, les jeux olympiques modernes n’ont, dès leur création, que peu à voir avec les jeux antiques. Le concept de flamme olympique n’existe pas en Grèce antique : les Grecs ne pratiquent pas non plus d’épreuve par équipe.

Quand un athlète est vainqueur, c’est, comme aujourd’hui une occasion de glorifier la cité qu »il représente.

Les jeux olympiques (Ὀλυμπιακοὶ Ἀγώνες) sont des concours sportifs pentétériques (qui a lieu tous les quatre ans) organisés entre les cités grecques antiques. Ils furent créés au cours du VIIIe siècle av. J.-C. dans le cadre d’un festival religieux en l’honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans. On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C., peu après l’édit de Théodose ordonnant l’abandon des lieux de cultes de la religion grecque.

« Suivant l’antique usage établi par Hercule, un citoyen d’Étolie, juge intègre de nos combats, orne le front de l’athlète victorieux d’une couronne d’olivier verdoyant. »

« Grand Jupiter, les Heures, tes filles me rappellent à Olympie pour être témoin de ses illustres combats, et chanter les vainqueurs aux sublimes accords de ma lyre ! »

Des 14 Olympiques célébrées par Pindare (518-438 av. J.-C.), trois ont été publiées sur le site en 2008 et celles de ce jour glorifient les vainqueurs des Course des chars, Course aux chevaux, Course et pentathle, à la Lutte.

Traduction : Jean-Aloys Perrault-Maynand (1798-18?).

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PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La Caverne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Philosophie


Platon

« – Maintenant, repris-je, pour avoir une idée de la conduite de l’homme par rapport à la science et à l’ignorance, figure-toi la situation que je vais te décrire. Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. La lumière leur vient d’un feu allumé à une certaine distance en haut derrière eux. Entre ce feu et les captifs s’élève un chemin, le long duquel imagine un petit mur semblable à ces cloisons que les charlatans mettent entre eux et les spectateurs, et au-dessus desquelles apparaissent les merveilles qu’ils montrent.

- Je vois cela.

- Figure-toi encore qu’il passe le long de ce mur, des hommes portant des objets de toute sorte qui paraissent ainsi au-dessus du mur, des figures d’hommes et d’animaux en bois ou en pierre, et de mille formes différentes ; et naturellement parmi ceux qui passent, les uns se parlent entre eux, d’autres ne disent rien.

- Voilà un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Voilà pourtant ce que nous sommes. »

Extrait de La République (Livre VII).

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

La Caverne.

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PLATON – La République (Livre premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Platon

« La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Plus généralement, selon Polémarque, fils de Céphale, c’est « rendre à chacun son dû » ? Mais Socrate dit non : la justice n’est pas une réussite visible aux yeux. D’où la colère de Thrasymaque, qui voudra forcer Socrate à reconnaître que la justice n’est en rien une réussite et n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate, d’une redoutable et froide rigueur, soutiendra que la justice est force, beauté et santé de l’âme : l’homme juste est ainsi selon lui plus heureux que l’injuste.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.

Thrasymaque à Socrate : « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

PS: Cette nouvelle lecture du livre 1 vient achever la lecture de l’ensemble des livres de la République, tous pouvant être écoutés désormais dans la même traduction de Victor Cousin. La traduction Chambry du livre 1 demeure consultable sur le site Littérature audio (publication en date du 8 décembre 2011).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLATON – La République (Livre dixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 36min | Genre : Philosophie


Platon

« Socrate. – Je puis m’expliquer avec vous, car vous n’irez pas me dénoncer aux poètes tragiques et autres poètes imitateurs. Il semble que ce genre de poésie est un poison pour l’esprit de ceux qui l’écoutent, lorsqu’ils n’ont pas l’antidote, qui consiste à savoir apprécier ce genre tel qu’il est.

- Comment l’entends-tu ?

- Je vous le dirai ; cependant je sens que ma langue est arrêtée par une certaine tendresse, et un certain respect que j’ai depuis l’enfance pour Homère ; on peut dire en effet qu’Homère est le maître et le chef de tous ces beaux poètes tragiques ; mais on doit plus d’égards à la vérité qu’à un homme ; je parlerai donc… »

Le livre X clôt La République, avec le mythe d’Er le Pamphylien, sur l’immortalité de l’âme et la destinée, l’un des plus beaux et des plus difficiles textes de Platon.

La foi en l’immortalité de l’âme est en effet la condition nécessaire à son salut propre, qui est la vie selon la justice, vie gouvernée par la raison et non par les passions qu’excitent complaisamment les poètes tragiques, maîtres en imitations.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Première Partie.

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