Livres audio gratuits de la catégorie '1. Antiquité' :


PLATON – Lettres 03 à 13

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 12min | Genre : Philosophie


Platon

Voici les Lettres 03 à 13 attribuées à Platon, qui font suite aux Lettres première et deuxième, publiées ici il y a quelques jours.

« La lettre 07 est de loin la plus longue et la plus importante de la collection et celle qui a rassemblé le plus grand nombre de partisans de son authenticité. Si elle n’est pas authentique, elle provient d’un philosophe bien informé de l’entourage de Platon. C’est pourquoi elle est précieuse comme source d’information sur la vie et les efforts politiques du philosophe et pour l’histoire de la Sicile. Du point de vue de l’histoire des idées politiques, ses développements sont significatifs pour la théorie de la connaissance de Platon, et sur l’insuffisance du discours philosophique. Dans la mesure où Platon est réellement l’auteur, il s’agit du plus ancien texte autobiographique de l’histoire littéraire européenne. » (Source : Wikipédia).

La lecture de toutes ces lettres est passionnante, c’est une belle source de réflexions sur la politique et la philosophie.
Lois, richesses, serment…, voilà des thèmes a-temporels, à rapprocher de Victor Hugo, et de ses textes politiques : Histoire d’un crime et Napoléon le petit.

Notes en fichier supplémentaire.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Illustration : Platon.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Lettre 03.

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PLATON – Lettres première et deuxième

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 18min | Genre : Philosophie


Platon

Voici les Lettres première et deuxième, attribuées à Platon, traduction Victor Cousin (1792-1867).

Platon est généralement considéré comme l’un des premiers philosophes occidentaux, sinon comme l’inventeur de la philosophie, au point que Whitehead a pu dire : « la philosophie occidentale n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon ». (Source : Wikipédia)

Lettre première : Dion à Denys ; bonheur et sagesse
« Songe combien tu t’es mal conduit à mon égard pour te mieux conduire envers les autres. »

Lettre deuxième : Platon à Denys ; bonheur et sagesse
« À l’avenir, tu feras bien, je crois, quand on te fera de ces rapports sur quelqu’un des miens, de m’écrire à moi-même et de m’en demander l’explication : je ne craindrai ni ne rougirai jamais de te dire la vérité. Voici notre position l’un à l’égard de l’autre. Je ne crois pas qu’il y ait un seul Grec qui ne nous connaisse : tout le monde parle de notre amitié, et la postérité aussi en parlera, sois-en bien persuadé, à cause des noms de ceux qu’elle unit, du temps qu’elle a duré et de l’éclat qu’elle a jeté. Que conclure de là ? Je vais te le faire comprendre en prenant les choses de plus haut. C’est une loi de la nature que la sagesse et la souveraine puissance se réunissent : elles se cherchent l’une l’autre, se poursuivent et finissent par se rencontrer. »

Notes en fichier supplémentaire.

Illustration : Platon.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Lettre 01.

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BOILEAU, Nicolas – Les Femmes – SÉMONIDE D’AMORGOS – Sur les femmes (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Société


Operateur Céphalique : Céans maitre Lustucru a un secret admirable qu'il a apporté de Managascar pour reforger et repolir sans faire mal ni douleur les testes des femmes acariatres, criardes...

Quelles charges contre les femmes ! À 23 siècles de distance, Sémonide d’Armorgos, poète iambique grec du septième siècle av. JC et Nicolas Boileau sont sans pitié à l’égard des épouses.

Le poème de 118 vers de Sémonide Sur les femmes est la première œuvre misogyne de la littérature occidentale. Toutes – ou presque – les dix races de femmes incarnent le mal : la femme-terre la bêtise, la femme-mer l’hypocrisie, la femme-singe la laideur, la femme-chienne l’indécence, etc. La seule acceptable est la femme-abeille. (Traduction : Louis Humbert (1845-1921))

La Satire X de Boileau Les Femmes est une mise en garde adressée à Alcippe sur le point de convoler. Quelle que soit la fiancée choisie, elle deviendra invivable après le mariage :

« L’épouse que tu prends, sans tache en sa conduite,
Aux vertus, m’a-t-on dit, dans Port-Royal instruite,
Aux lois de son devoir règle tous ses désirs.
Mais qui peut t’assurer qu’invincible aux plaisirs,
Chez toi, dans une vie ouverte à la licence,
Elle conservera sa première innocence
[...]
Peut-être avant deux ans, ardente à te déplaire,
Éprise d’un cadet, ivre d’un mousquetaire,
Nous la verrons hanter les plus honteux brelans,
Donner chez la Cornu rendez-vous aux galans
[...]
Combien n’a-t-on point vu de belles aux doux yeux,
Avant le mariage anges si gracieux,
Tout à coup se changeant en bourgeoises sauvages,
Vrais démons apporter l’enfer dans leurs ménages,
Et, découvrant l’orgueil de leurs rudes esprits,
Sous leur fontange altière asservir leurs maris. »

L’Histoire ne dit pas si Alcippe s’est marié !

Illustration : Operateur Céphalique : Céans maitre Lustucru a un secret admirable qu’il a apporté de Managascar pour reforger et repolir sans faire mal ni douleur les testes des femmes acariatres, criardes… (Estampe, XVIIIe).

Satire X : Les Femmes (Boileau).

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SÉNÈQUE – Lettres à Lucilius

Donneuse de voix : Domi | Durée : 23h 45min | Genre : Philosophie


Sénèque par Claude Vignon

Les Lettres à Lucilius sont un ensemble de 124 lettres écrites par Sénèque lors des dernières années de sa vie (63–64) à l’intention de Lucilius le Jeune, alors gouverneur romain de Sicile. Les Lettres touchent à une foule de sujets – de la vie quotidienne aux préoccupations métaphysiques – et tendent à expliciter et mettre en valeur les enseignements du stoïcisme adopté par Sénèque. [...] En plus de leur attrait principalement philosophique, elles fournissent maintes indications sur le mode de vie des Romains de l’époque (Ier siècle). (Wikipédia)

Traducteur : Joseph Baillard (1799?-18??).

NB : La traduction lue se trouve sur Wikisource ; elle est complétée par le texte numérisé par S. Schoeffert – Édition H. Diaz qui donne : « Permission de redistribuer librement ce fichier pour un usage non-commercial et sous condition de préserver cette mention et la précédente ».

> Écouter un extrait : Livre 01.

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MUSÉE – Héro et Léandre (Poème grec)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ferdinand Keller - Héro trouvant Léandre

Léandre, jeune Grec de la ville d’Abydos, était aimé de Héro, prêtresse à Sestos, ville placée en face d’Abydos, sur les bords de l’Hellespont. Pour aller voir Héro, Léandre traversait tous les soirs l’Hellespont à la nage ; un flambeau allumé par son amante sur une tour élevée lui servait de phare. Léandre se noya pendant une tempête et fut jeté par la mer au pied de la tour de Héro qui, le reconnaissant le lendemain matin, se précipita du haut de cet édifice et se tua ainsi auprès de son amant.
Une fin qui rappelle (ou plutôt qui annonce) celle des couples célèbres Tristan et Yseult et Roméo et Juliette où l’un refuse de survivre à la mort de l’autre.

L’auteur grec Musée (en grec ancien Μυσαῖος), dit le Grammairien, est un poète égyptien de langue grecque, mais sa vie et son poème Héro et Léandre de plus de 300 vers ont donné lieu a des interprétations très diverses.
Ovide mentionne souvent dans ses vers cette histoire tragique : « Tu aurais souvent pu, ô Léandre ! te priver de ton amie ; tu passais le détroit pour qu’elle connût ton courage ». Rappelant ailleurs le dernier trajet où périt Léandre : « Plus d’une fois, dit-il, le jeune amant de Héro avait passé les ondes à la nage, et il les aurait encore passées cette dernière fois, mais sa route était ténébreuse ».
Virgile de même.

Traduction : J.-F. Grégoire et François-Zénon Collombet (1808-1853), 1834.

Illustration : Ferdinand Keller, Héro trouvant Léandre.

Héro et Léandre.

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OVIDE – Les Amours (Livre 02)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Poésie


Casa di Marte e Venere

Le 26 avril 2011 nous publiions les 15 élégies du premier livre de Les Amours d’Ovide. Six ans après voici les 19 élégies du livre II.

Nous avons isolé, pour la donner en exemple, la quatrième, autobiographique, de ce Don Juan, Lovelace, Casanova ou Sade du premier siècle de notre ère.

« La force me manque pour maîtriser mes passions. Je m’y laisse entraîner, comme l’esquif emporté par les flots rapides. Ce n’est point une seule beauté qui stimule mes amours ; j’ai cent motifs pour aimer toujours.
Une belle tient-elle devant moi ses yeux modestement baissés ? mon cœur s’enflamme, et sa pudeur est le piège où je me laisse prendre. Celle-ci se montre-t-elle agaçante ? je succombe parce qu’elle n’est point novice, et qu’elle me promet mille plaisirs sur un lit moelleux. Si j’en vois une dont l’air farouche rappelle la rigidité des Sabines ; je pense qu’elle a des désirs, mais qu’elle les cache sous cet air de grandeur. Êtes-vous savante ? vous me plaisez par vos rares talents ; ignorante ? votre simplicité me charme. »

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

Illustration: Fresque de la Casa di Marte e Venere à Pompéi.

> Écouter un extrait : Élégie 04.

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ARISTOTE – De la mémoire et de la réminiscence

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Mnémosyne, déesse de la mémoire

Selon Aristote, auteur de De la mémoire et de la réminiscence, le cœur est le siège de l’intelligence, du courage et de la mémoire, d’où l’expression « savoir par cœur ». La mémoire est comme une écriture. Les traces du passé étaient gravées sur une tablette de cire, dont les inscriptions étaient plus ou moins durables. Se souvenir consisterait donc à relire ce qui avait été inscrit quelque part au coin de son âme.

Ce traité d’Aristote, qui remonte à 350 avant JC, est très accessible :

« La mémoire ne s’applique pas davantage au présent : c’est l’objet de la sensation ; car la sensation ne nous fait connaître ni le futur, ni le passé ; elle nous donne le présent, et pas autre chose. La mémoire ne concerne que le passé, et l’on ne peut jamais dire qu’on se rappelle le présent quand il est présent ; par exemple, qu’on se rappelle cet objet blanc au moment même où on le voit, pas plus qu’on ne se rappelle l’objet que l’esprit contemple, au moment où on le contemple et où on le pense ; on dit seulement qu’on sent l’un et qu’on sait l’autre. » (Chapitre 1)

« Il y a aussi des choses dont nous nous souvenons beaucoup mieux, pour les avoir vues une seule fois, que nous ne nous souvenons de certaines autres que nous avons mille fois vues. Lors donc que la réminiscence a lieu en nous, c’est que nous éprouvons de nouveau quelques-unes des émotions antérieures, jusqu’à ce que nous éprouvions l’émotion après laquelle celle-ci vient habituellement. Voilà aussi pourquoi notre esprit recherche ce qui a suivi, soit à partir de tel instant ou de tel autre, soit à partir d’une chose semblable ou contraire, soit même d’un objet simplement voisin ; et cet effort de l’esprit suffit pour produire la réminiscence. » (Chapitre 2)

Quelques passages réclament cependant plus d’efforts :

« Voilà donc ce qu’est la mémoire et ce que c’est que se souvenir. Répétons-le : c’est la présence dans l’esprit de l’image, comme copie de l’objet dont elle est l’image ; et la partie de l’âme à laquelle elle appartient en nous, c’est le principe même de la sensibilité, par lequel nous percevons la notion du temps. »

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Illustration : Mnémosyne, déesse de la mémoire, mosaïque romaine (Musée de Tarragone).

De la mémoire et de la réminiscence.

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PLATON – Euthydème

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Jusqu’ici j’ignorais encore ce que c’était que des athlètes parfaits ; en voilà, grâce à Dieu : ils excellent dans toute espèce d’exercices. Et ils ne sont pas comme les frères Acarnaniens qui ne savaient que les exercices du corps : d’abord ils sont supérieurs dans ce genre par une manière de combattre qui assure toujours la victoire ; ils savent très bien se battre armés de toutes pièces, et l’enseignent à qui les paie ; mais de plus, ils excellent dans les combats judiciaires et enseignent aussi à plaider ou à composer des plaidoyers. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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