Livres audio gratuits de la catégorie 'Correspondance' :


GOUGES, Olympe (de) – Lettre à Monseigneur le duc d’Orléans, premier prince du sang

Donneuse de voix : Maria Scaniglia | Durée : 11min | Genre : Correspondance


La Marseillaise, Arc de Triomphe, par François Rude

« Monseigneur,
Nous sommes arrivés à la terrible révolution où les Citoyens se sont arrogé la liberté de tout entreprendre, & de tout dire. Le Ciel me préserve d’employer aucun moyen violent ; je ne désire que le bien de mes Concitoyens, le salut de ma Patrie, le repos du Monarque & le bonheur public. [...] »

Lettre à Monseigneur le duc d’Orléans, premier prince du sang.

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ABÉLARD, Pierre et HÉLOÏSE – Lettres 06 et 07

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 36min | Genre : Religion


Jean-Baptiste Mallet - Héloïse à l'abbaye du Paraclet

Dans la lettre 6, Héloïse prie instamment Abélard de lui répondre à elle et à ses religieuses sur deux points principaux. Qu’il leur apprenne d’abord l’origine de leur état ; en second lieu, qu’il leur donne une règle, qu’il leur dicte les conditions d’un genre de vie qui convienne spécialement à des femmes, ce dont aucun des saints Pères ne s’est occupé.

La lettre 7 n’est presque qu’un délicat panégyrique du sexe féminin. Abélard, à qui Héloïse, dans sa lettre précédente, avait demandé, tant en son nom qu’au nom de ses compagnes, de leur écrire touchant l’origine de l’ordre des religieuses, répond arec de larges développements à cette lettre et à ce désir. Faisant remonter l’origine de l’ordre à la primitive Église et jusqu’à la sainte association instituée par le Sauveur du monde, il passe en revue ce que Philon le Juif et ce que l’Histoire Tripartite rapportent des premiers ascètes. Partout, dans cette lettre, il exalte le sexe féminin, et il honore de ses louanges la virginité, non seulement chez les chrétiennes et chez les juives, mais encore chez les femmes du paganisme. Abélard s’attache surtout à l’éloge de la virginité, dont il cite de remarquables exemples chez les païens.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder à l’œuvre intégrale.

> Écouter un extrait : Lettre 06, d’Héloïse.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 28h 24min | Genre : Correspondance


Claude Lefèbvre - Portrait de Madame de Sévigné

Pleines de verve et d’humour, les lettres de Madame de Sévigné (1626-1696) à sa fille, Madame de Grignan, constituent un témoignage exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV.

- Lettres 01 à 29
- Lettres 01 à 23
- Lettres 24 à 50
- Lettres 51 à 78
- Lettres 79 à 119
- Lettres 120 à 160
- Lettres 161 à 210
- Lettres 211 à 260
- Lettres 261 à 316


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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 261 à 316

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 10min | Genre : Correspondance


Marquise de Sévigné

Voici les dernières lettres de madame de Sévigné. Elle écrit, peu de mois avant sa mort :

« Je ne laisse pas cependant de faire des réflexions et des supputations, gré moi, à ce point fatal où il faut souffrir la vieillesse, je la vois, m’y voilà, et je voudrais bien, au moins, ménager de ne pas aller plus loin, de ne point avancer dans ce chemin des infirmités, des douleurs, des pertes de mémoire, des dêfigurements qui sont près de m’outrager ; et j’entends une voix qui dit : Il faut marcher malgré vous, ou bien, si vous ne voulez pas, il faut mourir, qui est une autre extrémité à quoi la nature répugne. Voilà pourtant le sort de tout ce qui avance un peu trop ; mais un retour à la volonté de Dieu, et à cette loi universelle où nous sommes condamnés, remet la raison à sa place, et fait prendre patience. »

« C’est à vous, monsieur, qu’il faut souhaiter une longue vie, afin que le monde jouisse longtemps de tant de bonnes choses : pour moi, je ne suis plus bonne à rien ; j’ai fait mon rôle, et par mon goût je ne souhaiterais jamais une si longue vie : il est rare que la fin et la lie n’en soit humiliante ; mais nous sommes heureux que ce soit la volonté de Dieu qui la règle, comme toutes les choses de ce monde : tout est mieux entre ses mains qu’entre les nôtres. »

Le 1696, Madame de Sévigné meurt. Sa fille répond aux condoléances du Président de Moulceau :

« Vous perdez une amie d’un mérite et d’une fidélité incomparables ; rien n’est plus digne de vos regrets : et moi, monsieur, que ne perdé-je point ! quelles perfections ne réunissait-elle point, pour être à mon égard, par différents caractères, plus chère et plus précieuse ! Une perte si complète et si irréparable ne porte pas à chercher de consolation ailleurs que dans l’amertume des larmes et des gémissements. Je n’ai point la force de lever les yeux assez haut pour trouver le lieu d’où doit venir le secours ; je ne puis encore tourner mes regards qu’autour de moi, et je n’y vois plus cette personne qui m’a comblée de biens, qui n’a eu d’attention qu’à me donner tous les jours de nouvelles marques de son tendre attachement, avec l’agrément de la société. Il est bien vrai, monsieur, il faut une force plus qu’humaine pour soutenir une si cruelle séparation et tant de privations. J’étais bien loin d’y être préparée. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 211 à 260

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 47min | Genre : Correspondance


Madame la Marquise de Sévigné

« Cependant, je vous dirai une nouvelle la plus grande et la plus extraordinaire que vous puissiez apprendre ; c’est que M. le Prince fit faire hier sa barbe ; il était rasé ; ce n’est point une illusion, ni une de ces choses qu’on dit en l’air, c’est une vérité ; toute la cour en fut témoin ; et madame de Langeron prenant son temps qu’il avait les pattes croisées comme le lion, lui fit mettre un justaucorps avec des boutonnières de diamants ; un valet de chambre, abusant aussi de sa patience, le frisa, lui mit de la poudre, et le réduisit enfin à être l’homme de la cour de la meilleure mine, et une tête qui effaçait toutes les perruques : voilà le prodige de la noce. »

« Je ne vous parlerai que de la Voisin : ce ne fut point mercredi, comme je vous l’avais mandé, qu’elle fut brûlée, ce ne fut qu’hier. Elle savait son arrêt dès lundi, chose extraordinaire. Le soir elle dit à ses gardes : Quoi, nous ne ferons point medianoche ! Elle mangea avec eux à minuit par fantaisie, car il n’était point jour maigre ; elle but beaucoup de vin, elle chanta vingt chansons à boire. Le mardi elle eut la question ordinaire, extraordinaire ; elle avait dîné et dormi huit heures ; elle fut confrontée sur le matelas à mesdames de Dreux et le Féron, et à plusieurs autres : on ne parle point encore de ce qu’elle a dit ; on croit toujours qu’on verra des choses étranges. Elle soupa le soir, et recommença, toute brisée qu’elle était, à faire la débauche avec scandale : on lui en fit honte, et on lui dit qu’elle ferait bien mieux de penser à Dieu, et de chanter un Ave maris stella, ou un Salve, que toutes ces chansons : elle chanta l’un et l’autre en ridicule, elle dormit ensuite. Le mercredi se passa de même en confrontations, et débauches, et chansons : elle ne voulut point voir de confesseur. Enfin le jeudi, qui était hier, on ne voulut lui donner qu’un bouillon : elle en gronda, craignant de n’avoir pas la force de parler à ces messieurs. Elle vint en carrosse de Vincennes à Paris ; elle étouffa un peu, et fut embarrassée : on la voulut faire confesser, point de nouvelles. À cinq heures on la lia ; et, avec une torche à la main, elle parut dans le tombereau habillée de blanc ; c’est une sorte d’habit pour être brûlée ; elle était fort rouge, et l’on voyait qu’elle repoussait le confesseur et le crucifix avec violence. À Notre-Dame, elle ne voulut jamais prononcer l’amende honorable, et à la Grève elle se défendit autant qu’elle put de sortir du tombereau : on l’en tira de force ; on la mit sur le bûcher assise et liée avec du fer, on la couvrit de paille ; elle jura beaucoup, elle repoussa la paille cinq ou six fois : mais enfin le feu s’augmenta, et on la perdit de vue, et ses cendres sont en l’air présentement. Voilà la mort de madame Voisin, célèbre par ses crimes et par son impiété. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 161 à 210

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 40min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

« M. de Langlée a donné à madame de Montespan une robe d’or sur or, rebrodé d’or, rebordé d’or, et par-dessus un or frisé, rebroché d’un or mêlé avec un certain or, qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée : ce sont les fées qui ont fait cet ouvrage en secret ; âme vivante n’en avait connaissance. On la voulut donner aussi mystérieusement qu’elle avait été fabriquée. Le tailleur de madame de Montespan lui apporta l’habit qu’elle lui avait ordonné ; il en avait fait le corps sur des mesures ridicules : voilà des cris et des gronderies, comme vous pouvez le penser ; le tailleur dit en tremblant : « Madame, comme le temps presse, voyez si cet autre habit que voilà ne pourrait point « vous accommoder, faute d’autre. » On découvrit l’habit : Ah ! la belle chose ! ah ! quelle étoffe ! vient-elle du ciel ? Il n’y en a point de pareille sur la terre. On essaye le corps ; il est à peindre. Le roi arrive ; le tailleur dit : « Madame, il est fait pour vous ». On comprend que c’est une galanterie ; mais qui peut l’avoir faite ? C’est Langlée, dit le roi. C’est Langlée assurément, dit madame de Montespan ; personne que lui ne peut avoir imaginé une telle magnificence ; c’est Langlée, c’est Langlée : tout le monde répète, C’est Langlée ; les échos en demeurent d’accord, et disent, C’est Langlée : et moi, ma fille, je vous dis, pour être à la mode, C’est Langlée. ». »

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> Écouter un extrait : Lettre 161 : 19 mai 1676.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 120 à 160

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 40min | Genre : Correspondance


Joseph-Nicolas Robert-Fleury - Une lecture chez Madame de Sévigné (1833)

Avec sa verve habituelle, madame de Sévigné nous conte quelques anecdotes savoureuses au sujet des « grands seigneurs » de la Cour de Louis XIV.

« L’archevêque de Reims revenait hier fort vite de Saint-Germain, c’était comme un tourbillon : il croit bien être grand seigneur, mais ses gens le croient encore plus que lui. Ils passaient au travers de Nanterre, tra, tra, tra ; ils rencontrent un homme à cheval, gare, gare ! ce pauvre homme veut se ranger, son cheval ne veut pas ; et enfin le carrosse et les six chevaux renversent cul par-dessus tête le pauvre homme et le cheval, et passent par-dessus, et si bien par-dessus, que le carrosse en fut versé et renversé : en même temps l’homme et le cheval, au lieu de s’amuser à être roués et estropiés, se relèvent miraculeusement, remontent l’un sur l’autre, et s’enfuient et courent encore, pendant que les laquais de l’archevêque et le cocher, et l’archevêque même, se mettent à crier : Arrête, arrête ce coquin, qu’on lui donne cent coups ! L’archevêque, en racontant ceci, disait : Si j’avais tenu ce maraud-là, je lui aurais rompu les bras et coupé les oreilles. »

Elle raconte aussi, avec beaucoup d’émotion et de tristesse, la mort de Turenne, pleuré par tous les Français.

Les lettres de madame de Sévigné et celles de sa fille étaient lues dans leur salon, devant une nombreuse compagnie, et elles étaient fort appréciées.

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VIGÉE LE BRUN, Louise-Élisabeth – Souvenirs (Tome 01)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 5h 30min | Genre : Correspondance


Élisabeth-Louise Vigée Le Brun

Louise-Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) est une célèbre artiste peintre de la fin de l’Ancien Régime et du début du 19ème siècle. Elle est célèbre surtout pour la qualité et la sensibilité de ses portraits : la reine Marie-Antoinette et les grands personnages de la France et de l’Europe. En 1835, elle publie le premier tome de ses souvenirs, à la demande de ses amis.

Le tome 1 de ses Souvenirs (Tome 02, Tome 03) contient ses lettres à la princesse Kourakin. Elle évoque sa jeunesse, et les personnages qui ont marqué les débuts de sa carrière.
À la Révolution, se sentant en danger à cause de ses liens amicaux avec la reine et les nobles, elle choisit de quitter la France. Sa première destination est Rome, qu’elle désirait connaître depuis longtemps.

Ses notes et portraits nous racontent des anecdotes peu connues sur des personnages célèbres : Voltaire, Messmer et ses baquets, ainsi que la première ascension en ballon, et bien d’autres.

Sa verve rappelle celle de madame de Sévigné.

> Écouter un extrait : Lettre 01.

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