Livres audio gratuits de la catégorie 'Correspondance' :


ABÉLARD, Pierre et HÉLOÏSE – Lettres 02 à 05

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 55min | Genre : Correspondance


Abélard et Héloïse

À 37 ans, Abélard est un célèbre maître en théologie à la cathédrale Notre Dame de Paris. Le chanoine Fulbert lui confie l’éducation de sa nièce de 17 ans, Héloïse.
Une grande passion naît entre le professeur et sa jeune élève. Ils deviennent amants, se marient (alors qu’un clerc devait rester célibataire) et ont un enfant. Fou de rage, le chanoine Fulbert fait subir à Abélard la plus horrible mutilation.
Héloïse prend le voile au monastère bénédictin d’Argenteuil. En 1129, elle devient abbesse du monastère du Paraclet, Abélard se retire comme moine à l’abbaye de Saint Denis. À partir de ce moment, leur passion charnelle se transforme en un échange intellectuel et philosophique et s’exprimera dans leurs lettres.

Voici les quatre premières lettres de cet échange. La première, Lettre à un ami, retrace la douloureuse histoire d’Abélard.

Les amours d’Abélard et Héloïse sont passées à la postérité. Ils reposent désormais dans le même tombeau au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder à l’œuvre intégrale.

> Écouter un extrait : Lettre 02 d’Héloïse à Abélard.

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LESPINASSE, Julie (de) – Lettres à Guibert

Donneuse de voix : Domi | Durée : 3h 47min | Genre : Correspondance


Julie de Lespinasse

Julie de Lespinasse était la fille illégitime du comte Gaspard Nicolas de Vichy (1699-1781), frère de Marie du Deffand, et de la comtesse d’Albon (1695-1748).
Sa tante naturelle, Marie du Deffand, sentant sa vue décliner, la prit comme lectrice dans le salon qu’elle tint à Paris et qui était déjà connu en 1754. Mme du Deffand avait noué une amitié avec d’Alembert, et son salon était fréquenté par des écrivains et philosophes tels que Fontenelle, Montesquieu, Marmontel, Marivaux et Condorcet. C’est dans ce monde qu’elle introduisit sa nièce.
Julie, sans être vraiment belle, était intelligente et surtout très habile à diriger la conversation. Sa vivacité d’esprit et sa finesse ne tardèrent pas à séduire les hôtes de Mme du Deffand qui, jalouse, finit par la renvoyer en 1763.
Julie de Lespinasse ouvrit alors, en 1764, son propre salon que fréquentèrent Condillac, Condorcet et Turgot, outre ceux qu’elle recevait auparavant chez sa tante. On a pu dire de son salon qu’il fut le « laboratoire de l’Encyclopédie ».
Julie s’éprit profondément du marquis de Mora, fils de l’ambassadeur d’Espagne en 1766, tout aussi épris d’elle. Ils envisagent le mariage, mais la famille de Mora fera l’impossible pour contrecarrer ce projet et y parviendra.
Rentré en Espagne, il tombe malade et y reste pour être soigné. Leur correspondance reflète déjà ces amours passionnées qui fleuriront dans la littérature romantique. Pour oublier les angoisses que lui cause l’éloignement de son amant, elle fréquente, pour se changer les idées, les maisons de campagne de ses nombreux amis et rencontre le colonel de Guibert en 1772. Elle se prend pour ce dernier d’une irrésistible passion qu’elle éprouvera jusqu’à sa mort.
Durant de longs mois, elle nourrit des sentiments de culpabilité, partagée entre ses deux amants, ne pouvant oublier l’un mais désirant l’autre. Mora, revenu en France pour la rejoindre, après sa maladie, meurt à Bordeaux en 1774. C’est à ce moment que Julie et Guibert deviennent amants.
Quand Julie vient à apprendre cette coïncidence, le désespoir s’empare d’elle, le chagrin et les remords ébranlent sa santé. Elle songe au suicide. Elle ne survivra pas au mariage de Guibert ; désespérée par l’échec de ses deux liaisons, elle meurt à quarante-trois ans. Sa correspondance avec Guibert sera publiée en 1809 par la veuve de celui-ci. (D’après Wikipédia)

Pour mieux connaître Julie de Lespinasse on peut lire sur Wikisource le texte de Paul de Musset dans La Revue des deux mondes.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 79 à 119

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 10min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

Cette sélection regroupe les lettres du 1er janvier 1672 au 28 décembre 1673.

Madame de Sévigné, loin de sa fille mariée en Provence, souffre beaucoup de leur séparation. Elle lui parle de sa tendresse d’une façon particulièrement émouvante.

« Voici un terrible jour ! Ma chère enfant ; je vous avoue que je n’en puis plus. Je vous ai quittée dans un état qui augmente ma douleur. Je songe à tous les pas que vous faites et à tous ceux que je fais, et combien il s’en faut qu’en marchant toujours de cette sorte nous puissions jamais nous rencontrer. Mon cœur est en repos quand il est auprès de vous ; c’est son état naturel, et le seul qui peut lui plaire. Ce qui s’est passé ce matin me donne une douleur sensible, et me fait un déchirement dont votre philosophie sait les raisons : je les ai senties et les sentirai longtemps. J’ai le cœur et l’imagination tout remplis de vous ; je n’y puis penser sans pleurer, et j’y pense toujours ; de sorte que l’état où je suis n’est pas une chose soutenable : comme il est extrême, j’espère qu’il ne durera pas dans cette violence. Je vous cherche toujours, et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez. »

Elle lui raconte les événements de la Cour de France, elle parle familièrement de personnages connus de l’Histoire. Ses lettres fourmillent d’anecdotes, notamment sur la guerre, comment on partait, et on trouve aussi la douleur des familles qui perdaient un proche.

Accéder au recueil intégral des Lettres de Madame de Sévigné…

> Écouter un extrait : .

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ABÉLARD, Pierre – Lettre à un ami

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 40min | Genre : Correspondance


Jean Vignaud - Les Amours d'Héloïse et d'Abéliard (1819)

Il est peu de noms aussi populaires que ceux d’Héloïse et d’Abélard. Par leur vie, par leur œuvre, ils appartiennent l’un et l’autre, a dit V. Cousin, « à l’histoire de l’esprit humain ». Disciple, puis rival et vainqueur de Guillaume de Champeaux, la colonne des docteurs ; condamné pour la hardiesse de son enseignement, obligé de fuir et partout suivi par sa renommée ; chef d’École et presque martyr de ses opinions, Abélard a la gloire d’avoir, l’un des premiers, introduit dans la théologie les règles de la dialectique et revendiqué, en morale, les droits de la raison : c’est un précurseur de Descartes.

Dans une sphère plus modeste, Héloïse ne joue pas un moindre rôle. Dès sa jeunesse, elle étonne et ravit Pierre le Vénérable par l’étendue de son savoir. Saint Bernard, au comble de la puissance, s’avoue vaincu par la fermeté de sa raison. Malgré les liens qui l’attachent invinciblement à Abélard, la cour de Rome la bénit, et la Règle, empreinte d’un libre et sage esprit, qu’elle avait donnée au Paraclet, devient la base des constitutions de tous les monastères de femmes de son temps. (Wikipédia)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Lettre à un ami.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 51 à 78

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 10min | Genre : Correspondance


Françoise de Sévigné, par Pierre Mignard

Cet enregistrement regroupe les lettres du 14 juin à la fin de l’année 1671. Elles sont presque toutes adressées à sa fille. Elles disent quelques mots des États de Bretagne, mais parlent surtout de sa vie quotidienne, de ses distractions, de ses amis.

« Vous savez que je suis toujours un peu entêtée de mes lectures. Ceux à qui je parle ont intérêt que je lise de beaux livres. Celui dont il s’agit présentement, c’est cette Morale de Nicole ; il y a un Traité sur les moyens d’entretenir la paix entre les hommes, qui me ravit ; je n’ai jamais rien vu de plus utile, ni si plein d’esprit et de lumière ; si vous ne l’avez pas lu, lisez-le ; et si vous l’avez lu, relisez-le avec une nouvelle attention : je crois que tout le monde s’y trouve ; pour moi, je suis persuadée qu’il a été fait à mon intention ; j’espère aussi d’en profiter, j’y ferai mes efforts. »

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ZOLA, Émile – En relisant Balzac – Dumas fils, moraliste

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Correspondance


En relisant Balzac

Dans sa lettre En relisant Balzac (1872), Zola, qui n’a pas connu l’homme Balzac (mort en 1850), montre qu’il était un grand admirateur de la Comédie humaine, certes, mais sa lettre est plutôt une satire de la littérature journalistique et feuilletoniste de son temps, tombée bien bas :

« La vérité est que le roman agonise. Cette grande et large forme de la littérature moderne est tombée entre des mains indignes qui la déshonorent. Je ne sais si vous avez parfois le courage de lire un des feuilletons que publient les journaux ; je parle des journaux les mieux faits et les plus littérairement écrits. Les articles sont soignés ; on balaye toutes les ordures au rez-de-chaussée. C’est la sentine du journal, l’égoût où croupit toute la sottise de la rédaction. »

Dumas fils, moraliste est une attaque plus cruelle, cette fois-ci, de l’auteur de La Dame aux camélias, son contemporain toujours vivant ! Le texte qui a dû déclencher sa colère est L’Émancipation progressive de la femme (1872) qui, scandaleux, a été retiré de la vente au bout d’un an. On imagine Dumas lisant ces lignes :
« On lui a fait dans la littérature contemporaine une place mensongère, où il ne se tient que par le gonflement de toute sa personne, il en descendra vite, et sur la dalle de dissection, il ne restera de son talent qu’un cas curieux de Don Quichotte bourgeois, hardi jusqu’à transpercer les moulins à vent, et persuadé des grâces de sa gloire jusqu’à faire prendre cette dame pour la plus belle princesse du monde. »

Le monde littéraire a ses combats et Zola ne sera pas épargné :
« Zola est sur le rebord de l’auge à cochon du réalisme, dans laquelle il peut se noyer tout entier. » (Barbey d’Aurevilly)

EN 1887, Paul Bonnetain, J.H. Rosny, Lucien Descaves, Paul Margueritte et Gustave Guiches publient dans Le Figaro leur « Manifeste des Cinq » dirigé contre le roman La Terre, « recueil de scatologie », « imposture de la littérature véridique ».

En relisant Balzac.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 24 à 50

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 10min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

Cette deuxième sélection des lettres de Madame de Sévigné couvre la période du 6 février au 31 mai 1671.
On trouve la narration de la mort de Vatel, qui se perça le cœur d’un coup d’épée parce que la marée n’était pas arrivée à temps.

Madame de Sévigné est un témoin exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV. Elle les raconte à sa fille, mariée à Grignan, avec une verve, un humour qui ne peut que nous séduire. Ses lettres sont très précieuses pour les historiens, professionnels ou amateurs.

Le texte de ces lettres choisies a été établi par Suart, Firmin Didot en 1846.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 01 à 23

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 35min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

Madame de Sévigné est un témoin exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV. Elle les raconte avec une verve, un humour qui ne peut que nous séduire.

« Le procès de Fouquet est un des événements remarquables du règne de Louis XIV. Le projet de le perdre fut tramé avec un art si odieux, et la conduite de ses ennemis, dont plusieurs étaient ses juges, fut si passionnée, qu’on s’intéresserait pour lui, quand même il eût été plus coupable qu’il ne l’était. Accusé et arrêté comme coupable du désordre des finances, il fut condamné au bannissement pour crime d’État.
Le récit fait par madame de Sévigné sur ce grand procès a un tel intérêt historique, que nous avons cru devoir le reproduire dans ce choix de lettres. »

Dans la lettre 20, Madame de Sévigné apprend à M. de Coulanges la nouvelle la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse… Cette lettre, une des plus connues, est un véritable feu d’artifice, un témoignage éclatant de la richesse du vocabulaire de madame de Sévigné.

Les lettres suivantes, adressées à sa fille, ont été publiées et se trouvent sur le site.

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