Livres audio gratuits de la catégorie 'Essais' :


MAUPASSANT, Guy – Gustave Flaubert (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 14min | Genre : Essais


Gustave Flaubert

Extrait : « Le public entend généralement par « forme » une certaine sonorité des mots disposés en périodes arrondies, avec des débuts de phrases imposants et des chutes mélodieuses. Aussi ne s’est-il presque jamais douté de l’art immense enfermé dans les livres de M. Flaubert.
Chez lui, la forme c’est l’œuvre elle-même : elle est comme une suite de moules différents qui donnent des contours à l’idée, cette matière dont sont pétris les livres. Elle lui fournit la grâce, la force, la grandeur, toutes ces qualités, qui, pour ainsi dire, dissimulées dans la pensée même, n’apparaissent que par le secours de l’expression. Variable à l’infini comme les sensations, les impressions et les sentiments divers, elle se colle sur eux, inséparable. Elle se plie à toutes leurs manifestations, leur apportant le mot toujours juste et unique, la mesure, le rythme particulier pour chaque circonstance, pour chaque effet, et crée par cette indissoluble union ce que les littérateurs appellent le style, fort différent de celui qu’on admire officiellement. »

Gustave Flaubert.

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AGRIPPA, Henri Corneille – De l’excellence et de la supériorité de la femme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 50min | Genre : Essais


Cornelius Agrippa

Titres des 30 chapitres de De l’excellence et de la supériorité de la femme :

01) Nulle différence de l’âme de la Femme d’avec celle de l’Homme.
02) Il y a des preuves certaines de l’excellence de la femme au-dessus de l’homme.
03) Le nom d’Eva prouve la supériorité de la Femme au-dessus de l’Homme.
04) La Femme est le chef-d’œuvre des ouvrages de Dieu.
05) Le lieu où fut formée la Femme en prouve la grandeur.
06) La qualité de la matière dont fut faite la Femme, en établit l’excellence.
07) Louanges données à la beauté de la Femme.
08) Pudeur et modestie des Femmes.
09) Propreté de la Femme.
10) La Femme fournit le principal dans la génération.
11) Choses particulières et étonnantes qui se remarquent dans la Femme.
12) Preuve tirée de l’usage de la parole.
13) La Femme fait le bonheur de l’homme.
14) La Femme paraît avoir été moins blâmable que l’homme, dans la désobéissance.
15) La Femme peut tout sur l’homme.
16) L’iniquité de la femme a souvent été plus louée que la bonté de l’homme.
17) L’excellence de la Femme est prouvée par les principes d’Aristote.
18) Tout le mal vient des hommes, et le bien vient des Femmes.
19) Les mauvais Maris font seuls les mauvaises Femmes.
20) Les Femmes sont les auteurs de tout ce qu’il y a de bon.
21) Rien de grand et d’illustre que n’aient fait et puissent faire les Femmes, également comme les hommes.
22) Les Femmes savent toutes choses naturellement.
23) Prudence et sagesse des Femmes.
24) Hauts Faits, et Bravoure des Femmes.
25) Marques d’honneur rendues à la Femme.
26) Privilèges accordés à la Femme par les Lois.
27) Les Femmes sont capables de tout ; l’Histoire en fait foi.
28) L’état où est la Femme aujourd’hui, est par usurpation de ses droits.
29) La Femme n’est point faite pour obéir à l’homme.
30) Récapitulation et Conclusion de ce Traité.

« Si quelqu’un, plus exact que moi, trouvait des preuves nouvelles qui pussent embellir ce traité ; loin de le regarder comme un critique mordant, je lui saurais gré de m’avoir secondé, et d’avoir rendu, par ses lumières et ses recherches, ce petit ouvrage plus complet et plus riche. »

Ce traité est rédigé en latin en 1505 par Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim (1486-1535), dit Cornelius Agrippa, génie de la Renaissance comme Léonard de Vinci, parlant huit langues (allemand, français, italien, espagnol, anglais, latin, grec, hébreu), humaniste, philosophe, théologien, médecin, alchimiste, kabbaliste chrétien, astrologue, mage, juriste, versé en science de la guerre et des explosifs… et pour finir grand féministe, connaissant parfaitement les femmes de la Bible et faisant un éloge de la femme où le sérieux et le respectable côtoient parfois le ridicule :
« Et elles conservent ce prodigieux amour de la pudeur, jusqu’aux derniers moments de la vie, et même après la mort. Comme on remarque en celles qui ont péri dans l’eau : car, comme rapporte Pline, et comme on le remarque tous les jours, le cadavre d’une femme noyée nage sur le ventre, la nature ménageant encore la pudeur de la défunte : un homme noyé, au contraire, nage sur le dos. »

Gardons-nous de provoquer une polémique !

Traduction anonyme (1801).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 15.

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MAUSSION, J.A. (de) – De la blague parisienne

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Essais


« Bonaparte est mort comme vous et moi c'est un prétexte de MM. les Jacobins pour le faire revenir. » (Henry Monnier, 1830)

On manque de précisions  sur la biographie du Comte  J.-A. de Maussion, homme politique et magistrat français.

Son petit livret De la blague parisienne contient des passages inattendus.

« Qui ne sait en France ce que l’on entend par le mot blague ? Et cependant le dictionnaire de l’académie ne l’a pas encore adopté. »
Nous, nous l’entendons comme « farce, histoire plaisante à raconter », mais les sens donnés par le Comte sont autres :

« Je dirai que le mot blague exprime ce qui est le fond à peu près de tout ce qui se dit et se fait en France. La blague, c’est l’art de se présenter sous un jour favorable, de se faire valoir, et d’exploiter pour cela les hommes et les choses : on s’en sert plus ou moins adroitement ; mais tels sont sa tâche, son but, et la définition à peu près de ce qu’elle exprime. »

La majorité de l’article est consacrée à la blague politique :

« La blague fait le politique de toutes les nuances ; c’est l’amour de la blague qui a fait les révolutions de toutes les couleurs ; l’empire même lui dut une partie de sa gloire ; l’empire fut l’âge d’or de la blague. Quel vaste champ Napoléon ouvrait à tous les blagueurs ! On ne retrouvera jamais un homme comme celui-là ; aussi a-t-il été regretté par les hommes les plus opposés, par les amis de la liberté, de l’égalité, du despotisme, du privilège, etc, etc… »

« Le Français est essentiellement blagueur, et le Parisien surtout ; il n’est pas précisément menteur ; ainsi il lui faut un thème, un canevas, un quelque chose sur quoi il puisse travailler sa blague. Qu’on lui procure ce quelque chose, et le voilà content. Pour première condition, il a fallu au blagueur l’égalité.
On peut, à la rigueur, être homme de mérite et blagueur, cela s’est vu ; mais, règle générale, soyez blagueur d’abord pour parvenir, et puis homme de mérite si vous pouvez, cela ne gâtera peut-être rien ; quelquefois l’un a mené à l’autre ; on a eu quelquefois du talent en France pour justifier sa blague. »

Convaincus ?

Illustration : « Bonaparte est mort comme vous et moi c’est un prétexte de MM les Jacobins pour le faire revenir. » (Henry Monnier, 1830).

De la blague parisienne.

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STAËL, Germaine (de) – Considérations sur la Révolution française (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 27h 16min | Genre : Essais


Portrait de Madame de Staël par François Gérard

Les Considérations sur la Révolution française est un ensemble de six parties retraçant les journées historiques de cette période, avec des précisions de moments vécus par l’auteure, fille de monsieur Necker, ministre.
Elle exprime ses convictions politiques, son horreur du despotisme, sa grande admiration pour une monarchie constitutionnelle et un régime représentatif avec éloquence, détermination, dans un style clair, précis, incisif, ironique.
Les révolutions anglaise et française sont traitées et comparées avec érudition et tout le brio de son style.
Les personnages importants sont présentés sous différentes facettes.
Les « Lumières », l’éducation, la société, la politique, la religion, tout cela sert à Germaine de Staël à exprimer de toute la force de sa conviction son amour de la France et de la Liberté, dans le contexte de l’époque.

Citation :

« Qui serait fier d’être Français, si l’on avait vu la liberté détruite par la tyrannie, la tyrannie brisée par les étrangers, et que les lauriers de la guerre ne fussent pas au moins honorés par la conquête de la liberté ? Il ne s’agirait plus que de voir lutter l’un contre l’autre l’égoïsme des privilégiés par la naissance et l’égoïsme des privilégiés par les événements. Mais la France, où serait-elle ?
[...]
La liberté ! répétons son nom avec d’autant plus de force que les hommes qui devraient au moins le prononcer comme excuse l’éloignent par flatterie; répétons-le sans crainte de blesser aucune puissance respectable : car tout ce que nous aimons, tout ce que nous honorons y est compris. Rien que la liberté ne peut remuer l’âme dans les rapports de l’ordre social. Les réunions d’hommes ne seraient que des associations de commerce ou d’agriculture, si la vie du patriotisme n’excitait pas les individus à se sacrifier à leurs semblables. »

Ce texte est d’une grande force et aussi de douce émotion lorsque Germaine de Staël évoque sa famille.
Sur le plan intellectuel, ses réflexions sont toujours d’une pertinence bien actuelle, de par leur profondeur et leur générosité.

- Première Partie,
- Deuxième Partie,
- Troisième Partie,
- Quatrième Partie,
- Cinquième Partie,
- Sixième Partie.

Illustration : Portrait de Madame de Staël par François Gérard, Château de Versailles (1810).

Licence Creative Commons


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STAËL, Germaine (de) – Considérations sur la Révolution française (Sixième Partie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 24min | Genre : Essais


François Gérard - Portrait de Madame de Staël

« Et par quel sentiment public serions-nous désormais émus si nous repoussions l’amour de la liberté ?
[...]
Qui serait fier d’être Français, si l’on avait vu la liberté détruite par la tyrannie, la tyrannie brisée par les étrangers, et que les lauriers de la guerre ne fussent pas au moins honorés par la conquête de la liberté ? Il ne s’agirait plus que de voir lutter l’un contre l’autre l’égoïsme des privilégiés par la naissance et l’égoïsme des privilégiés par les événements. Mais la France, où serait-elle ? »

Voici la sixième et dernière partie des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française, très bel ouvrage de Germaine de Staël.
Ses profondes réflexions politiques se poursuivent et terminent ce livre extrêmement important sur le plan historique, intellectuel, et aussi littéraire avec un style clair, incisif, ironique et généreux.
La pertinence de ses remarques est remarquable.
À toute époque, une telle intelligence politique est à étudier et méditer.
Germaine de Staël est une grande avocate de la Liberté dans le contexte de l’époque.

« La liberté ! répétons son nom avec d’autant plus de force que les hommes qui devraient au moins le prononcer comme excuse l’éloignent par flatterie; répétons-le sans crainte de blesser aucune puissance respectable : car tout ce que nous aimons, tout ce que nous honorons y est compris. Rien que la liberté ne peut remuer l’âme dans les rapports de l’ordre social. Les réunions d’hommes ne seraient que des associations de commerce ou d’agriculture, si la vie du patriotisme n’excitait pas les individus à se sacrifier à leurs semblables.
[...]
Sans doute il faut des lumières pour s’élever au-dessus des préjugés, mais c’est dans l’âme aussi que les principes de la liberté sont fondés : ils font battre le cœur comme l’amour et l’amitié; ils viennent de la nature, ils ennoblissent le caractère. »

Illustration : Portrait de Madame de Staël par François Gérard, Château de Versailles (1810).

Licence Creative Commons

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STAËL, Germaine (de) – Considérations sur la Révolution française (Deuxième et Troisième Parties)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 8h 52min | Genre : Essais


Joseph Boze - Honore Gabriel Riqueti, marquis de Mirabeau

Vous est proposée ici la partie des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française concernant l’Assemblée constituante, et des personnes ayant joué un rôle important telles que le marquis de Mirabeau ou monsieur de La Fayette.
Les divers partis sont présentés.
La constitution anglaise souhaitée par monsieur Necker est évoquée.
Le chapitre XI est consacré aux journées des 5 et 6 octobre 1789.
Les pages de l’Histoire de France sont traitées jusqu’en 1791.

Puis la troisième partie commence par l’émigration, et évoque l’assemblée législative, l’année 1792, le procès du roi (chapitre XII), la période de la terreur, puis le directoire (chapitres XX à XXIX) jusqu’en 1799.

Des citations des écrits de monsieur Necker émaillent ce texte.
Germaine de Staël exprime avec conviction son amour d’une France libre de penser, respectueuse de chacun et sa détestation du despotisme, dans le contexte de l’époque.

Illustration : Portrait de Mirabeau, par Joseph Boze (1789).

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DIVERS – Fritures d’archives à la sauce pastiche

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : -h –min | Genre : Humour


Poisson d'Avril 2013

Nous vous proposons de passer cette journée de premier avril avec le sourire grâce à notre sélection de récréations littéraires et de pastiches, sans oublier quelques poissons…

- ALLAIS, Alphonse – Trois Poissons d’avril
- ANONYME – Elle vire, Parodie du Lac de Lamartine (Poème)
- ANONYME – Le Sermon en proverbes
- ARVERS, Félix – Quatre Pastiches
- BÊTISIER LITTÉRAIRE
- DIVERS – Huit Pastiches de La Fontaine
- DIVERS – Le Poisson d’avril : origine
- DIVERS – Quelques Virelangues
- FLAUBERT, Gustave – Dictionnaire des idées reçues : extraits d’auteurs célèbres
- JOLIMONT, Théodore (de) – Monologie du mois d’avril. Poissons d’avril
- LATTAIGNANT, Abbé (de) – Le Mot et la chose (Poème)
- PIIS, Augustin (de) – L’Harmonie imitative de la langue française (Fin du chant premier)
- POE, Edgar Allan -Le Canard au ballon


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DÉJACQUE, Joseph – À bas les chefs ! (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 32min | Genre : Société


Le Libertaire

« L’autorité officielle ou légale, de quelque nom qu’on la décore est toujours mensongère et malfaisante. Il n’y a de vrai et de bienfaisant que l’autorité naturelle ou anarchique. »

Militant anarchiste, « ouvrier-poète », écrivain méconnu, Joseph Déjacque (1821-1865) est l’inventeur du mot « libertaire » (De l’être humain mâle ou femelle ; lettre à P.J. Proudhon). La majeure partie de son œuvre est écrite lors de son exil en Europe et aux Etats-Unis, à la suite du coup d’État de 1851.
Ses textes théoriques où il évoque la société anarchiste par opposition radicale avec le monde bourgeois environnant sont écrits d’une plume vitriolée et publiés en feuilleton dans les colonnes du journal Le Libertaire.
À bas les chefs ! (7 avril 1859) expose sa conception de l’autorité, que la vigueur du style et la rage qui l’anime mettent en relief.

Illustration : Une du journal Le Libertaire (1860).

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À bas les chefs !.

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