Livres audio gratuits de la catégorie 'Essais' :


DURKHEIM, Émile – La Contribution de Montesquieu à la constitution de la science sociale

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 1h 49min | Genre : Essais


Émile Durkheim

« Oublieux de notre histoire, nous avons pris l’habitude de considérer la science sociale comme étrangère à nos mœurs et à l’esprit français. Le fait que d’illustres philosophes qui ont tout récemment écrit sur ces matières, ont jeté leur éclat en Angleterre et en Allemagne, nous a fait oublier que cette science a d’abord pris naissance chez nous. Et pourtant ce n’est pas seulement le Français Auguste Comte qui a été le premier à lui donner son fondement propre, à en distinguer les parties essentielles et à lui donner un nom particulier, à vrai dire un peu barbare : le nom de sociologie ; mais tout cet élan qui nous porte aujourd’hui vers les problèmes sociaux, est venu de nos philosophes du XVIIIe siècle. Dans cette brillante cohorte d’écrivains, Montesquieu se détache parmi tous les autres : c’est lui, en effet, qui, dans son livre De l’esprit des lois, a établi les principes de la science nouvelle. »

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FAGUET, Émile – Balzac, portraits physiques

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 21min | Genre : Essais


Balzac, portraits  physiques

Ces Portraits physiques sont extraits du recueil En lisant les beaux vieux livres du critique littéraire académicien Émile Faguet (1847-1916).

« Tout le portrait (de M. Goriot) est celui du bourgeois cossu et vulgaire. Il a aimé, il aime encore le linge très fin, l’habit des hommes de la haute bourgeoisie parisienne, celui qui se porte au boulevard et au bois ; le gilet blanc qui, devant être changé tous les jours, marque un certain état de fortune et l’absence du souci de l’économie ; mais surtout, ce que s’interdit le vrai élégant, les bijoux, qui sont ostentatoires et qui sont comme l’enseigne à attirer les regards et la considération. Il les a tous : la chaîne d’or, et lourde, les breloques, les épingles de cravate en gros diamants, la tabatière d’or avec médaillon. Il porte sur lui cette petite fortune, qui constate, proportionnellement, qu’il en a une grande. C’est un peu pour qu’on le sache ; c’est beaucoup pour se le rappeler à lui-même. Il regarde ses breloques ou sa tabatière comme il se regarderait dans une glace. Tout dit en lui : Je suis riche et j’ai toujours peur d’oublier de m’en souvenir. »

Balzac, portraits physiques.

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TAINE, Hippolyte – Charles Dickens, son talent et ses oeuvres

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 31min | Genre : Essais


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Cet essai littéraire et philosophique sur Charles Dickens de Hippolyte Taine (1828-1893) est parue dans La Revue des deux mondes en 1856.

« Au fond, les romans de Dickens se réduisent tous à une phrase, et la voici : – soyez bons et aimez ; il n’y a de vraie joie que dans les émotions du cœur ; la sensibilité est le tout de l’homme. Laissez aux savans la science, l’orgueil aux nobles, le luxe aux riches ; ayez compassion des humbles misères ; l’être le plus petit et le plus méprisé peut valoir seul autant que des milliers d’êtres puissans et superbes. Prenez garde de froisser les âmes délicates qui fleurissent dans toutes les conditions, sous tous les habits, à tous les âges. Croyez que l’humanité, la pitié, le pardon, sont ce qu’il y a de plus beau dans l’homme ; croyez que l’intimité, les épanchemens, la tendresse, les larmes, sont ce qu’il y a de plus doux dans le monde. Ce n’est rien que de vivre ; c’est peu que d’être puissant, savant, illustre ; ce n’est pas assez d’être utile. Celui-là seul a vécu et est un homme, qui a pleuré en souvenir d’un bienfait qu’il a rendu ou qu’il a reçu. »

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SAINT-VICTOR, Paul (de) – Le Génie de Eugène Delacroix

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 15min | Genre : Essais


Le Génie de Eugène Delacoix

Ce court essai passionné sur Eugène Delacroix par Paul de Saint-Victor (1827-1881) est paru dans la revue L’Artiste en 1864.

« S’il fallait définir d’un mot, – en réservant de grandes exceptions, – le caractère dominant du génie d’Eugène Delacroix, non dirions que c’est le paroxysme. Ses personnages sont des êtres violents et sensitifs par essence, qui ne ressentent rien à demi, et que l’acte qu’ils accomplissent ou la passion qui les préoccupe, possèdent à la façon d’un démon. L’amour les enivre, les colère les transporte, la haine les dévore, la douleur les écrase et les roule à terre. Leur rêverie même, quand ils se contentent de rêver, devient pathétique, tant elle est intense. La vulgarité ne souille jamais les excès d’émotions auxquels il se livrent. Au milieu de leurs crises, au fort de leurs luttes, ils restent fiers, élevés, poétiques, mystérieux surtout, et ce mystère indéfinissable qui fait partie de leur nature ajoute aux compositions du peintre un charme infini. »

Le Génie de Eugène Delacroix.

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RAHN, Johann Rudolf – Les Origines de la Renaissance en Italie

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 41min | Genre : Histoire


Les Origines de la Renaissance en Italie

Cet essai sur les origines de la Renaissance, notamment esthétiques, puisées dans l’Antiquité à travers le Moyen-Âge, de Johann Rudolf Rahn (1841-1912), historien de l’art, a été publié dans la Bibliothèque Universelle et Revue Suisse en 1873.

« Il se forma entre autres, après la mort de Pétrarque, une société lettrée qui n’appartenait à aucune des classes existantes, et qui se raillait impitoyablement de toute science pédante et enrégimentée. Elle était composée de gens qui demandaient aux grands leur protection, mais ne voulaient s’astreindre à aucun devoir envers l’état ; ils recherchaient la faveur de l’église, mais ne suivaient pas ses prescriptions. Les poètes philologues, comme Burckhardt désigne les humanistes du temps, visaient à une personnalité parfaitement harmonique et à une universalité qui s’étendit à tous les domaines de l’intelligence. Et certes, ces efforts tournèrent à leur honneur. À peine pourrions-nous indiquer une branche du savoir humain, dans laquelle Leo Battista Albertini, par exemple, ne fût instruit ou profondément versé. Et Léonard de Vinci ! beau comme un dieu, fort comme un héros, peintre et sculpteur, ingénieur et architecte, poète et musicien était tout à la fois ; il excellait dans les arts les plus divers. Il fut en outre le créateur d’une série de théories scientifiques, qui durent être découvertes une seconde fois et ne se répandirent que plus d’un siècle après lui. »

Traduction anonyme (1873).

Les Origines de la Renaissance en Italie.

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NÉTHY, Jean (de) – Nietzsche – Zarathustra

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 12min | Genre : Philosophie


Nietzsche - Zarathustra

Cette notice/essai de Jean de Néthy (pseudonyme de la comtesse hongroise Emmy de Némethy, 18? – 19?) sur le Zarathustra de Frédéric Nietzsche est parue dans La Revue blanche en 1892.

« L’aristocratie est une élite d’hommes forts, « de barbares », possédant une volonté inébranlable, ce désir de puissance absolue, s’étant jetés sur des races plus faibles, plus paisibles. Sa prépondérance ne reposait pas seulement dans la force physique, mais aussi et surtout dans la force psychique, l’aristocrate était l’homme le plus parfait ou, ce qui revient au même, le fauve plus parfait. Car au fond de toute race aristocratique sommeille la bête féroce, « la superbe bête blonde, assoiffée de proie et de victoire, qui de temps à autre se réveille ».
Nietzsche cherche à prouver que dans presque toutes les langues, noble (dans le sens de « noble de cœur ») et bon sont des termes équivalents, et le mot noble étant une désignation de rang, il en conclut que c’est la caste des seigneurs qui a créé la prime notion du bien. D’ailleurs, la hauteur inaccessible d’où ils dominaient, les investissait seuls du droit de créer des « valeurs » (Werthe). »

Nietzsche – Zarathustra.

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RECLUS, Élie – La Légende d’Orphée

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 58min | Genre : Essais


La Légende d'Orphée

Ce savant essai sur le mythologique Orphée par Élie Reclus (1827-1904, à ne pas confondre avec son frère Élisée Reclus) est paru dans La Nouvelle Revue en 1879.

« Les Zeus, les Hadès, et les Poséidon, les Dionysos ont engendré de la sorte une postérité innombrable, ont procréé autant de sous-divinités locales et secondaires, que le figuier sacré des Indes peut avoir de rejetons. Et que parlons-nous d’antiquité, que parlons-nous de Jupiter ou de Junon, de Vénus ou de Cérès ! Ne voyons-nous pas la Vierge Marie de Chartres faire visite à la Vierge Marie de Pontmain, Notre-Dame de Lourdes damer le pion à Notre-Dame de la Salette ? Elles ont toutes leur famille de clientes et de petites filles dont chacune est Notre-Dame autant que la première. N’avons-nous pas mille et mille Dames Noires, Dames Blanches, Dames des forêts, des cavernes, des sources, des gués, des défilés, de la montagne et de la mer ? De prime abord, elle n’est donc pas extravagante, la supposition qu’Orphée de Thrace, fils d’Apollon, est un Apollon de Thrace, et plus spécialement un Apollon hyperboréen ; que cet homme, le plus grand des musiciens, n’est autre qu’une incarnation, une épiphanie du Dieu de la musique. »

La Légende d’Orphée.

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BOURGET, Paul – Guy de Maupassant

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 22min | Genre : Essais


Guy de Maupassant

Cet hommage à Guy de Maupassant de Paul Bourget a été publié quelques semaines après sa mort en juillet 1893 par la Revue hebdomadaire.

« Avec ses allures d’écrivain facile et spontané qui ont pu faire dire de lui, au plus sensitif d’entre les portraitistes, qu’il portait ses romans comme un pommier ses pommes, aucun ouvrier de livres ne fut plus que celui-là appliqué, acharné au développement savant et méthodique de ses facultés, aucun ne promena sur le vaste monde un appétit plus insatiable d’expériences et une curiosité plus agile. Seulement, comme il ne racontait guère cette méthode, on ne s’est jamais avisé de penser qu’il en eût une. C’est un exemple de plus à joindre à tous ceux qui prouvent cette paradoxale vérité qu’être célèbre est une des chances les plus sûres de n’être pas connu. »

Guy de Maupassant.

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