Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


BATAILLE, Albert – Affaire Tremblié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Histoire


La tête décapitée de François Farbos

Neuvième procès d’Assises sur le site, extrait des Causes criminelles et mondaines rassemblées par Albert Bataille, Affaire Tremblié, l’homme sans tête de Buenos-Ayres (1894).

« Il est impossible de se rendre compte de l’émotion soulevée dans la République Argentine par cette affaire de l’homme coupé en morceaux, de l’homme sans tête, del hombre descuartizado, del hombre sin cabeza.
Le meurtrier fut arrêté à Dunkerque au moment où il débarquait. C’est cet homme qui comparait aujourd’hui devant la Cour d’assises du Nord après deux années d’une instruction qui a réuni contre lui un faisceau formidable de preuves. »

« Tremblié a bénéficié du lointain : on n’exécute pas pour un crime commis dans la République Argentine. Le doute et le mystère croissent en raison directe du carré des distances, surtout quand l’accusé reste fidèle ou vieux précepte d’Avinain : « N’avouez jamais ! » »

NB : « N’avouez jamais ! » : telle est la parole fameuse jetée à la foule, du haut de l’échafaud, par le boucher Avinain , exécuté à Paris le 29 novembre 1867 pour meurtres et actes de barbarie. Ceux qui avouent, s’est-il écrié, sont exécutés ; quant à ceux qui nient, on ne leur fait rien… Avinain a gravi assez courageusement les degrés de l’échafaud. Arrivé sur la plate-forme, il s’est tourné vers le public et il a dit d’une voix forte : « Messieurs, n’avouez jamais ! »

Ne voyez pas là un conseil, mais un rappel historique !

Illustration : Tête décapitée de François Farbos.

Affaire Tremblié.

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TOURGUENIEV, Ivan – Monsieur François (Souvenir de 1848)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 6min | Genre : Histoire


H. Senillon - Le Café de la Rotonde au Palais-Royal

Ivan Tourgueniev avait trente ans quand il rencontra l’énigmatique Monsieur François qui lui inspira le livre qu’il publia peu avant sa mort en 1883.

Souvenir de 1848 est le sous-titre de Monsieur François et nous apporte quantité de révélations sur cette troisième révolution française, après celles de 1789 et de 1830.
« Elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848. Sous l’impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d’une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d’abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d’Orléans, le 24 février 1848.
Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. » (Wikipédia)

À cette époque Tourgueniev vivait à Paris et ses entretiens avec Monsieur François ne portent pas seulement sur la politique. Cet inconnu intrigue beaucoup notre auteur et a quelques phrases prophétiques.

« Je ne pus rien apprendre de plus, et qui était ce M. François ? La question resta une énigme.
Il y a de ces oiseaux de mer qui n’apparaissent que pendant la tempête. Les Anglais les nomment stormypétrels. Ils voient bas dans l’air troublé, en rasant de leurs ailes les crêtes des vagues furieuses, et disparaissent dès que le temps redevient serein. »

Traduction anonyme (1885).

Illustration : H. Senillon, Le Café de la Rotonde au Palais-Royal.

Monsieur François.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Parricide causé par la monomanie du meurtre – Assassins de la vallée de Montmorency – Assassinat commis par méprise

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Société


Château de La Rochefoucauld

Participez rétrospectivement aux trois jurys de la Chronique du crime et de l’innocence.

Parricide causé par la monomanie du meurtre :

« Que veux-tu faire ? lui demanda la femme Blanchier. – C’est une fosse pour enterrer ma mère. – Comment ! ajoute la voisine, ta mère est morte ? – Oui, je l’ai tuée ; et si vous ne voulez pas le croire, allez la voir. »

Assassins de la vallée de Montmorency :

« Daumas-Dupin n’avoua pas positivement son crime, mais quand on lui adressait des questions à ce sujet, il disait aussitôt : Ne parlons pas de cela… oublions le passé. »

Assassinat commis par méprise :

« Jeunes gens, fixez vos regards sur ma triste destinée ; si l’hymen a pour vous des charmes, essayez du moins d’éviter les amertumes de cet esclavage : mieux vaut être prêtre ou soldat, que d’avoir une compagne semblable à la mienne. »

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DUMAS, Alexandre – Les Borgia

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 7h 30min | Genre : Histoire


John Collier - A Glass of Wine with Caesar Borgia

Parmi les Crimes célèbres, les plus odieux sont certainement ceux des Borgia, parce qu’ils ont été commis par un pape et par un cardinal, qui auraient dû incarner toutes les qualités du christianisme.

Cette famille est tristement célèbre par ses fameux « poisons des Borgia », et par les empoisonnements, fratricides, incestes, vols, viols, trahisons d’un père et de son fils, dont le nom est resté dans la mémoire collective comme les symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen-Age.

Pour faciliter la lecture, le texte a été découpé de façon aléatoire, en plages de 20-25 minutes environ. L’archive zip contient le texte intégral.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste (de) – Le Réalisme dans la peine de mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Histoire


James Gillray - Le Bourreau (1798)

« Villiers de L’Isle-Adam, raconte Léon Bloy, avait la passion de courir le guilledou des exécutions capitales, et les messieurs de la guillotine le considéraient comme un amateur éclairé. »

Nous en avons deux confirmations.

En 1883 il publia Le Secret de l’échafaud où nous avons lu :

« Brusquement, la bascule joua, le carcan s’abattit, le bouton céda, la lueur du couteau passa. Un choc terrible secoua la plate-forme ; les chevaux se cabrèrent à l’odeur magnétique du sang et l’écho du bruit vibrait encore, que, déjà le chef sanglant de la victime palpitait entre les mains impassibles du chirurgien de la Pitié, lui rougissant à flots les doigts, les manchettes et les vêtements. »

En 1890, Le Réalisme dans la peine de mort approfondit les questions que chacun peut se poser !

« Soudain – pendant qu’il jette un coup d’œil presque furtif sur le couteau – la pesée d’un aide fait basculer le condamné sur cette passerelle de l’abîme ; l’autre moitié de la cangue s’abaisse : l’exécuteur touche le déclic… un éclair glisse… plouff ! – Pouah ! quel éclaboussis ! Deux ou trois grosses gouttes rouges sautent autour de moi. Mais déjà le tronc gît, précipité, dans le panier funèbre.
L’exécuteur, s’inclinant très vite, prend quelque chose dans une espèce de baignoire d’enfant, placée en dehors, sous la guillotine… »

La pensée directrice de Villiers est : « Bref, on va se venger ici, c’est-à-dire équilibrer le meurtre par le meurtre, – voilà tout, c’est-à-dire commettre un nouveau meurtre sur le prisonnier ligoté qui va sortir et que nous guettons pour l’égorger à son tour. »

Illustration : James Gillray, Le Bourreau (1798).

Le Réalisme dans la peine de mort.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Première Section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 8h 49min | Genre : Histoire


Karl Marx

Livre premier : Le Développement de la production capitaliste – Première section : La Marchandise et la monnaie (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872).

Dans cette première section, point de capitalistes ni de prolétaires, encore. Marx nous parle de la marchandise, cette forme sous laquelle, à notre époque capitaliste, se présentent pratiquement tous les produits du travail, tous les biens utiles (cela n’a pas été le cas en tous temps) ; cette forme dont les lois et contradictions – qu’élucide ici Marx, gouvernent les producteurs-échangistes, au lieu qu’ils puissent se gouverner eux-mêmes ; cette forme, dont Marx ne fait ici qu’esquisser le dépassement dans une époque future où les hommes deviendraient libres et maître de leur destin.

« La vie sociale, dont la production matérielle et les rapports qu’elle implique forment la base, ne sera dégagée du nuage mystique qui en voile l’aspect, que le jour où s’y manifestera l’œuvre d’hommes librement associés, agissant consciemment et maîtres de leur propre mouvement social. »

Pour l’instant, Marx nous emmène au marché observer un tisserand y échanger avec un tailleur 20 mètres de toile contre un habit. De cet échange sans malice – apparemment -, il tire une première abstraction, une équation toute simple : 20 mètres de toile = 1 habit. À partir de là, Marx perce les énigmes, avant lui irrésolues, de l’économie politique : qu’est-ce qui détermine la valeur d’une marchandise ? Les marchandises s’échangent-elles conformément à leur valeur ? Comment ? Qu’est-ce qui détermine leur prix ? Pourquoi l’or sert-il de mesure de valeur des marchandises ? Et comment sert-elle de monnaie ? Comment des billets en papier – ou de simple symboles -, peuvent-ils remplacer l’or ? Qu’est-ce qui détermine la quantité d’or nécessaire dans un pays ? Etc.

Cette version audio est disponible ici avec ou sans les notes. Cette dernière ne dure plus que 5h55.

Certaines incertitudes, quant au texte de 1872 (disponible sur Gallica), ont été levées en croisant la traduction des Éditions sociales (1971) ; celle de l’édition Quadrige, sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre – qui avait accès aux notes manuscrites de Marx ; la première édition allemande, 1867.
Certains errata signalés en fin de texte (1872) ont été intégrés à la version enregistrée, mais pas tous.

Traduction : Joseph Roy (18?-18?).

Une autre version texte est disponible sur Wikisource.

Illustration : Karl Marx (Le Capital, édition française de 1872).

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 13)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Biographies


Jean-Baptiste Lallemand - Vue de la Saône à Lyon (178?)

On ne s’étonne plus, après de telles révélations sur ses fréquentations, que Vidocq soit devenu un préfet de police expert en psychologie criminelle !

Contenu de ce chapitre :

Je revois Francine – Ma réintégration dans la prison de Douai – Suis-je ou ne suis-je pas Duval ? – Les magistrats embarrassés – J’avoue que je suis Vidocq – Nouveau séjour à Bicêtre – J’y retrouve le capitaine Labbre – Départ pour Toulon – Jossas, admirable voleur – Son entrevue avec une grande dame – Une tempête sur le Rhône – Le marquis de Saint-Amand – Le bourreau du bagne – Les voleurs du garde-meubles – Une famille de chauffeurs

Tout n’est pas d’un égal intérêt, évidemment : Jossas, admirable voleur est plus attachant que les pillages des bords de la Tamise, mais vous pouvez préférer Les voleurs du garde-meubles.

Accéder au Tome 01 des Mémoires de Vidocq

Illustration : Jean-Baptiste Lallemand, Vue de la Saône à Lyon (178?).

Chapitre 13.

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MARGUERITTE, Paul – La Femme et la politique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Les Françaises veulent voter, affiche de 1934

Paul Margueritte (1860-1918), l’auteur naturaliste d’À la mer fut un ardent défenseur des droits de la femme dans Adam, Ève et Brid’oison aux titres évocateurs : La Guerre et les femmes, La Jeune fille, Le Mythe virginal, Le Droit à l’enfant, L’Amour dans le mariage, La Femme et l’enfant, etc… et les deux chapitres :

La Part des femmes et La Voix des femmes groupés dans La Femme et la politique, étude historique de la marche du féminisme vers la fin de la guerre 14-18.

« C’est en 1869 que la première candidate au baccalauréat se vit renvoyée durement à ces travaux ménagers, que l’Arnolphe de Molière assigne à la femme : couture, broderie, etc. C’est de 1881 que date la fondation des lycées de jeunes filles, ou 1886 seulement que les femmes, admises dix-huit ans plus tôt à la Faculté de médecine concourant pour l’internat. En vérité, c’est d’hier. D’hier qu’elles sont doctoresses, avocates. D’hier qu’elles travaillent à l’École des beaux-arts et à la Villa Médicis. Aujourd’hui, les femmes de presque tous les pays ont une arme de revendications : c’est le Conseil international, qui, en 1888, naquit d’un Congrès à Washington, et d’un autre à Chicago, en 1893.

N’est-il pas extraordinaire de penser que le suffrage universel met le bulletin de vote dans les mains d’une masse d’esprits ignorants, d’alcooliques, d’êtres immoraux et tarés, et qu’il le refuse à des milliers de femmes courageuses, laborieuses, force de la race et soutien véritable du pays ? »

Ajoutons cette note de Wikipédia :

« La place des femmes en politique en France a évolué au fil des siècles. Alors qu’au Moyen-âge, nombre d’entre elles ont accès à certaines fonctions importantes et exercent le pouvoir, leur statut change sous l’Ancien régime : les lois entourant la succession des enfants de Philippe IV condamnent de jure et de facto les femmes à un rôle non politique. Une phase d’émancipation voit ensuite le jour. Elle va des premières revendications de la Révolution, avec Olympe de Gouges et Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, à celle des féministes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle telles Louise Weiss jusqu’à une forme plus moderne, dans une France encore en proie aux inégalités, comme Simone de Beauvoir ou Françoise Giroud.
La Constitution du 27 octobre 1946 consacre l’égalité entre les hommes et les femmes dans son préambule : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». Si le droit de vote aux femmes françaises arrive tard en comparaison des autres pays européens, il n’en demeure pas moins qu’avec plus de 5 % de députées élues à la première élection législative, la France compte un des Parlements les plus féminisés de son époque, en comparaison avec certaines assemblées nationales de pays scandinaves. »

Retour possible aussi vers le livre de George Sand (1848) sur le même thème : Lettre aux membres du Comité central.

Illustration : Les Françaises veulent voter, affiche de 1934.

La Femme et la politique : La Part des femmes – La Voix des femmes.

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