Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 19, Fin)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Biographies


Ancien Hôtel de ville de Béthune

L’épisode le plus émouvant de cette deuxième partie du chapitre XIX est peut-être l’histoire de la destinée de Christiern dit Le Danois.

Nous sommes vers 1814, Vidocq a donc environ 40 ans.

Contenu :
On me promet de l’avancement — Je suis trahi. — Encore une fois la prison. — Licenciement de l’armée de la Lune. — Le soldat gracié. — Un de mes compagnon est passé par les armes. — Le bandit piémontais. — Le sorcier du camp. — Quatre assassins mis en liberté. — Je m’évade.

Illustration : Ancien Hôtel de ville de Béthune

Chapitre 19 (fin).

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Meurtre de Monaldeschi – Meurtre du maréchal d’Ancre – Atroce absurdité de la torture

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Adrienne Grandpierre-Deverzy - Christine de Suède et Gian Rinaldo Monaldeschi à Fontainebleau

Jean-Baptiste-Joseph Champagnac (1798-1858), littérateur prolifique, quand il nous offre ses Chronique du crime et de l’innocence (presque 50 sur notre site) réagit souvent personnellement et il enrichit nos connaissances sur l’évolution de la Justice.

Aujourd’hui :

- Meurtre de Monaldeschi,
- Meurtre du maréchal d’Ancre, et procès inique de sa femme,
- Atroce absurdité de la torture.

« Le résultat de la question est une affaire de tempérament et de calcul, qui varie dans chaque homme, en proportion de sa force et de sa sensibilité ; de sorte que pour prévoir le résultat de la torture il ne faudrait que résoudre le problème suivant, plus digne d’un mathématicien que d’un juge : La force des muscles et la sensibilité des fibres d’un accusé étant connues, trouver le degré de douleur qui l’obligera de s’avouer coupable d’un crime donné. »

« La philosophie et l’humanité ont fait triompher cette vérité dans le siècle dernier, et le règne de Louis XVI vit la torture abolie en France, et pour jamais.
Des milliers d’innocens ont péri victimes de ce supplice anticipé. »

Illustration : Adrienne Grandpierre-Deverzy, Christine de Suède et Gian Rinaldo Monaldeschi à Fontainebleau (XIXe).

> Écouter un extrait : Meurtre de Monaldeschi.

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MARESCHAL DE BIÈVRE, François-Georges – Lettre écrite à Madame la comtesse Tation – Les Amours de l’Ange-Lure

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


François-Georges Mareschal de Bièvre

François-Georges Mareschal, marquis de Bièvre, est un écrivain français (1747-1789) qui rédigea, entre autres, l’article Calembour de L’Encyclopédie.

Ces facéties prouvent que la maladie des jeux de mots et des calembours régna aussi au XVIIIe siècle.

Lettre écrite à Madame la comtesse Tation (1770)
« Le soir on donna un grand repas où l’Abbé Daine et l’Abbé Gueule furent invités ; on les pria d’amener avec eux l’Abbé Casse et l’Abbé Cassine ; sans oublier l’Abbé Chamel, l’Abbé Rigoule, l’Abbé Trave, l’Abbé Quée, et même l’Abbé Toine. L’Abbé Tise et l’Abbé Vue, qui n’avoient point été priés, s’y trouvèrent cependant, de même que l’Abbé Nédiction et l’Abbé Nignité, et en général, tous les amis du défunt ; au dessert on chanta des couplets en son honneur. Ensuite il y eut un violon. L’Abbé Attitude dansa une Allemande avec une jeune Dame de Trictrac. »

Les Amours de l’Ange-Lure (1772)
« Le rapport de nom servit d’abord de prétexte à l’Ange-lure pour s’introduire chez la Fé-lure. Il se dit son parent. La Fé-lure le crut : il lui parut naturel de recevoir son cousin, de le voir tous les jours, et de se montrer en public avec lui.
Malheureusement, elle imagina pour la décence, devoir mener avec elle une Fée de ses amies : elle fit choix de la Fé-néantise.
L’Ange-lure, de son côté, mit l’Ange-oleur de la partie ; et voilà précisément ce qui perdit la Fé-lure. »

Illustration : François-Georges Mareschal de Bièvre.

Lettre écrite à Madame la comtesse Tation.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 19, début)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Histoire


Charles Nodier - Les Sociétés secrètes de l'armée

Société secrète demeurée mystérieuse, l’association des Olympiens semble bien avoir existé. Mais a-t-elle eu une grande importance ? Charles Nodier aurait exagéré son rôle et son influence dans l’armée et Desmarets a voulu, dans ses mémoires, réduire son importance à rien.
Où est la vérité ?
Peut-être dans le récit de Vidocq du chapitre 19 consacré aux Olympiens et aux Philadelphes ?

« Les olympiens précédèrent de plusieurs années les philadelphes, avec lesquels ils se confondirent plus tard. L’origine de leur société est un peu antérieure à l’époque du sacre de Napoléon. On assure qu’ils se réunirent pour la première fois à l’occasion de la disgrâce de l’amiral Truguet, destitué parce qu’il avait voté contre le consulat à vie. »

Amateurs d’Histoire, voici le début de ce chapitre et ses sous-titres :

Je suis admis dans l’artillerie de marine. — Je deviens caporal. — Sept prisonniers de guerre. — Sociétés secrètes de l’armée ; les olympiens. — Duels singuliers. — Rencontre d’un forçat. — Le comte de L***, mouchard politique. — Il disparaît. — L’incendiaire. — On me promet de l’avancement.

Illustration : Charles Nodier, Les Sociétés secrètes de l’armée (1897).

Chapitre 19 (début).

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HUGO, Victor – Napoléon le petit (Livres 03 à 09)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 6h 17min | Genre : Histoire


Bruxelles, Maison du Pigeon

« Louis Bonaparte venait d’inventer un massacre nouveau, le massacre des passants. »
Ce livre audio suit Napoléon le petit (Livres 01 et 02), avec le Livre 01 : L’Homme, et le Livre 02 : Le Gouvernement.

Il débute par le Livre 03 : Le Crime :
« Mais ce gouvernement, ce gouvernement horrible, hypocrite et bête, ce gouvernement qui fait hésiter entre l’éclat de rire et le sanglot, cette constitution-gibet où pendent toutes nos libertés, ce gros suffrage universel et ce petit suffrage universel, le premier nommant le président, l’autre nommant les législateurs, le petit disant au gros : Monseigneur, recevez ces millions, le gros disant au petit : Reçois l’assurance de mes sentiments ; ce sénat, ce conseil d’État, d’où toutes ces choses sortent-elles ? Mon Dieu ! est-ce que nous en sommes déjà venus à ce point qu’il soit nécessaire de le rappeler ? D’où sort ce gouvernement ? Regardez ! cela coule encore, cela fume encore, c’est du sang. Les morts sont loin, les morts sont morts. Ah ! chose affreuse à penser et à dire, est-ce qu’on n’y songerait déjà plus ? »

Un extrait, particulier pour Napoléon le petit, est publié ici, et l’on a dans Histoire d’un crime, sous-titrée « Déposition d’un témoin », tous les faits, extrêmement détaillés, retravaillés par l’auteur, avec recul et des informations heure par heure, concernant ces événements de décembre 1851.

Puis ce texte puissant se poursuit avec :

Livre 04 : Autres crimes.
Livre 05 : Le Parlementarisme, avec Mirabeau, la tribune la parole de la France.
Livre 06 : L’Absolution, Première forme, avec les chapitres sur la conscience humaine : « Jamais le droit et le crime ne se rencontrent ».
Livre 07 : L’Absolution, Deuxième forme, et ce que peut et doit être un serment.
Livre 08 : Le Progrès inclus dans le coup d’état, l’avenir est « devenu possible ».
Conclusion, le Livre 09 de ce livre audio : « Désespérer, c’est déserter. [...] Ce siècle proclame la souveraineté du citoyen et l’inviolabilité de la vie ; il couronne le peuple et sacre l’homme. »

C’est le regard net de Victor Hugo, posé sur ce drame humain et historique. Il a mis tout son immense talent d’écrivain, varié, éloquent, pour que l’on n’oublie, jamais, que l’on réfléchisse, toujours, que la Démocratie est une richesse bien fragile, et aussi que l’on espère.

« Un jour, avant peu, les sept nations qui résument toute l’humanité s’allieront et se fondront, comme les sept couleurs du prisme, dans une radieuse courbure céleste ; le prodige de la paix apparaîtra éternel et visible au-dessus de la civilisation, et le monde contemplera, ébloui, l’immense arc-en-ciel des Peuples-Unis d’Europe. » (Dernières phrases de Histoire d’un crime)

Victor Hugo exilé tisse ces pages, de si haut vol intellectuel, en 1852,
« Oh ! une plainte, un mot contre toi, France ! non, non ! on n’a jamais plus de patrie dans le cœur que lorsqu’on est saisi par l’exil. Ils feront leur devoir entier avec un front tranquille et une persévérance inébranlable. Ne pas te revoir, c’est là leur tristesse ; ne pas t’oublier, c’est là leur joie. »

Et chaque page de ce pamphlet si éblouissant, si remarquable par sa verve, sa réflexion, son ironie, sa spiritualité aussi, sa forme et son fond, serait à citer et à méditer, alors, ouvrons-les maintenant…

Illustration : La « maison du Pigeon », qu’habita Victor Hugo, lors de son exil à Bruxelles en 1852 (photo de EmDee, licence Cc-By-Sa-3.0).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 18, fin)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 56min | Genre : Biographies


Maurice Orange - Le Retour des corsaires en 1806

C’est peut-être l’histoire du lieutenant Fleuriot, second du capitaine Paulet, qui est la plus attachante du chapitre XVIII des Mémoires de Vidocq dont voici le contenu de la deuxième partie :

Le lion d’argent. — Le capitaine Paulet et son lieutenant. — Les corsaires. — Le bombardement. — Le départ de lord Lauderdale. — La comédienne travestie. — Le bourreau des crânes. — Neuvième Henri et ses demoiselles. — Je m’embarque. — Combat naval. — Le second de Paulet est tué. — Prise d’un brick de guerre. — Mon sosie ; je change de nom. — Mort de Dufailli. — Le jour des rois. — Une frégate coulée. — Je veux sauver deux amants. — Une tempête. — Les femmes des pêcheurs.

Illustration : Maurice Orange, Le Retour des corsaires en 1806 (XIXe).

Chapitre 18 (Fin).

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AGNEL, Émile – Procès faits aux animaux (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Histoire


Procès faits aux animaux

Émile Agnel (1810-1882)
Avocat, philologue et littérateur français est connu pour avoir publié en 1858 Curiosités judiciaires et historiques du moyen âge : procès faits aux animaux.

Grand enrichissement historique pour qui ignore « de semblables absurdités » !

« Au moyen âge on soumettait à l’action de la justice tous les faits condamnables de quelque être qu’ils fussent émanés, même des animaux.
[...] L’histoire de la jurisprudence nous offre à cette époque de nombreux exemples de procès dans lesquels figurent des taureaux, des vaches, des chevaux, des porcs, des truies, des coqs, des rats, des mulots, des limaces, des fourmis, des chenilles, sauterelles, mouches, vers et sangsues… Si l’animal auteur d’un délit – tel par exemple qu’un porc, une truie, un bœuf – peut être saisi, appréhendé au corps, il est traduit devant le tribunal criminel ordinaire, il y est assigné personnellement ; mais s’il s’agit d’animaux sur lesquels on ne peut mettre la main, tels que des insectes ou d’autres bêtes nuisibles à la terre, ce n’est pas devant le tribunal criminel ordinaire que l’on traduira ces délinquants insaisissables, mais devant le tribunal ecclésiastique, c’est-à-dire devant l’officialité. »

L’auteur termine par :
« Lorsqu’on voit de pareils moyens sérieusement mis en pratique, comment ne pas croire à la vertu des sciences occultes ?
Dans un siècle d’activité intellectuelle comme le nôtre, on est à se demander si nos aïeux n’avaient pas bien du temps à perdre pour le dépenser à de semblables absurdités. »

Note récente :
« En 2003, le conseil des anciens du village turc d’Akpinar en Anatolie orientale, condamne à mort un âne au comportement agressif ; le maire du village, accusé de n’être pas intervenu après les agressions répétées de l’équidé contre des habitants, des vaches et des moutons, avait réuni les anciens pour juger le fauteur de troubles, selon le journal Zaman. »

Procès faits aux animaux.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Troisième Section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 10h 48min | Genre : Histoire

Karl MarxLivre premier : Le Développement de la production capitaliste – Troisième Section : La Production de la plus-value absolue (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872).

On a vu dans la seconde section que le capitaliste, en achetant à l’ouvrier sa force de travail, même à son juste prix, compte lui faire produire plus de valeur qu’elle n’en vaut – une plus-value.

Mais comment cela se passe-t-il exactement ?

« L’homme aux écus a payé la valeur journalière de la force de travail ; son usage pendant le jour, le travail d’une journée entière lui appartient donc. Que l’entretien journalier de cette force ne coûte qu’une demi‑journée de travail, bien qu’elle puisse opérer ou travailler pendant la journée entière, c’est‑à‑dire que la valeur créée par son usage pendant un jour soit le double de sa propre valeur journalière, c’est là une chance particulièrement heureuse pour l’acheteur, mais qui ne lèse en rien le droit du vendeur.

Notre capitaliste a prévu le cas, et c’est ce qui le fait rire. L’ouvrier trouve donc dans l’atelier les moyens de production nécessaires pour une journée de travail non pas de six mais de douze heures. » (Chap 7 II)

« La période d’activité qui dépasse les bornes du travail nécessaire […] forme une plus-value […]. Je nomme cette partie de la journée de travail, temps extra et le travail dépensé en elle surtravail »(chap 9 1).

Combien d’heures dans une journée de travail – combien de « temps extra » ? Voilà donc la question décisive.

Mais avant d’observer au chapitre 10 comment elle s’est résolue historiquement, les chapitres 7 à 9 de cette troisième section détaillent minutieusement comment l’activité productive se combine avec la transformation de la matière première, des matières auxiliaires et avec l’usure des instruments de travail, dans le « procès de travail » d’une part, dans la création de valeur d’autre part.

Car le capitaliste a sa propre façon de présenter la chose. Par exemple, il fait rentrer l’avance des matières premières et des autres moyens de travail, dans le calcul du taux de plus-value (chap 9), ce qui le minimise énormément. Aussi peut-il crier à la ruine dès qu’il est question de limiter la journée de travail. (chap. 9 II, 10 et 11).

C’est ce qu’il fait, par exemple, face à la loi de 1833, qui, après des années de luttes ouvrières, osait interdire le travail de nuit et réduire à 12h la journée de travail… pour les enfants et adolescents de 13 à 18 ans.

Avant la naissance de la grande industrie, les fabricants avaient rêvé de faire passer la semaine de travail de « l’ouvrier manufacturier » de 4 à 6 jours et de porter, dans des « maisons de terreur » sa journée à 10 h. Mais de 1770 à 1830, devenus capitalistes, ils avaient réussi à élever le temps de travail journalier à… 18 heures, enfants et femmes compris.  (chap 10 V et VI).

« La création d’une journée de travail normale est [...] le résultat d’une guerre civile longue, opiniâtre et plus ou moins dissimulée entre la classe capitaliste et la classe ouvrière. » (Chap. 10 VII)

C’est cette histoire de la « journée de travail » que racontent les 7 parties du chapitre 10, en commençant par l’Angleterre, berceau de l’industrie moderne  jusqu’à l’affirmation par les ouvriers américains, en 1866, de l’objectif de la journée de 8 heures, adopté peu après par l’Association internationale des travailleurs, dite « l’Internationale », à son congrès à Genève.

On y voit, rapports d’inspecteurs de fabrique à l’appui, les conditions de travail , tant dans les fabriques modernes, où l’exploitation capitaliste fait des ravages en premier et qui sont soumises en premier à une limitation de la journée de travail – ces limites sont alors contournées voire violemment combattues par les fabricants (manufactures de coton, laine, lin, soie, chap. 10 II et 10 VI), que dans celles « de vieilles roches » qui en sont d’abord « libres » (poteries, boulangeries – au mode de production « antique », dentelleries, chemins de fer – jusqu’à 50 h de travail sans interruption, ateliers modistes – jusqu’à 30h sans interruption, forges, haut-fourneaux et laminoirs, où les enfants travaillent de nuit, blanchisseries « en plein air »), puis finalement « soumises » à leur tour .

Les qualificatifs qui émaillent ces descriptions ne sont alors pas tous de Marx :  « esclavage perpétuel » (Postlhewait), « esclaves blanc » (Morning star), « travailler à mort » (Dr Letheby), « Capital affamé de surtravail », « soif de vampire du capital pour le sang vivant du travail », « passion aveugle et démesurée [du capital], [...] gloutonnerie de travail extra »…

« Bien loin que ce soit l’entretien normal de la force de travail qui serve de règle pour la limitation de la journée de travail, c’est au contraire la plus grande dépense possible par jour, si violente et si pénible qu’elle soit, qui règle la mesure du temps de répit de l’ouvrier. Le capital ne s’inquiète point de la durée de la force de travail. Ce qui l’intéresse uniquement, c’est le maximum qui peut en être dépensé dans une journée. Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu’un agriculteur avide obtient de son sol un plus fort rendement en épuisant sa fertilité. » (Chapitre 10 VI)

« L’industrie cotonnière date de 90 ans… En trois générations de la race anglaise, elle a dévoré neuf générations d’ouvriers. » (Chp. 10 V, discours de Ferrand à la Chambre des communes, du 27 avril 1863)

« Après moi le déluge ! Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. Le capital ne s’inquiète donc point de la santé et de la durée de la vie du travailleur, s’il n’y est pas contraint par la société. » (Chap. 10 V)

La version sans les notes dure 6 h 56.

Traduction : Joseph Roy (18?- 18?)

Illustration : Karl Marx (Le Capital, édition française de 1872).

> Écouter un extrait : Chapitre 07.

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