Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


HOUSSAYE, Arsène – Une visite à Mademoiselle Camargo

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Histoire


Nicolas de Lancret - Mademoiselle de Camargo dansant (1730)

Marie-Anne de Cupis Camargo, dite la Camargo, est une danseuse née à Bruxelles le 15 avril 1710 et morte à Paris le 28 avril 1770, huit ans avant la mort de Voltaire, qui lui avait dédié ce madrigal :

« Ah ! Camargo, que vous êtes brillante !
Mais que Sallé, grands dieux, est ravissante !
Que vos pas sont légers, et que les siens sont doux !
Elle est inimitable, et vous êtes nouvelle ;
Les Nymphes sautent comme vous,
Mais les Grâces dansent comme elle. »

La Camargo a fini ses jours en femme honnête et vertueuse, dit-on, entourée d’« une demi-douzaine de chiens, et un ami qui lui était resté de ses mille et un amants, et à qui elle a légué ses chiens », écrit Melchior Grimm.
Ce même Grimm assiste à la Visite à Mademoiselle Camargo relatée ici par Arsène Houssaye qui nous surprend en nous laissant entendre au début que c’est une histoire drôle, alors qu’elle est plutôt émouvante :

« Les autres m’ont aimée, je n’ai aimé que M. de Marteille ; son souvenir a passé sur mes années comme une bénédiction du ciel. Quand j’ai reparu à l’Opéra, on m’a vue aller à la messe ; on s’est amusé de ma dévotion. Ils n’ont pas compris, les philosophes, que j’allais prier Dieu à cause de ce mot de M. de Marteille : « À présent, c’est moi qui vais t’attendre. »»

Illustration : Nicolas de Lancret, Mademoiselle de Camargo dansant (1730).

Une visite à Mademoiselle de Camargo.

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DIVERS – Fritures d’archives à la sauce pastiche

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : -h –min | Genre : Humour


Poisson d'Avril 2013

Nous vous proposons de passer cette journée de premier avril avec le sourire grâce à notre sélection de récréations littéraires et de pastiches, sans oublier quelques poissons…

- ALLAIS, Alphonse – Trois Poissons d’avril
- ANONYME – Elle vire, Parodie du Lac de Lamartine (Poème)
- ANONYME – Le Sermon en proverbes
- ARVERS, Félix – Quatre Pastiches
- BÊTISIER LITTÉRAIRE
- DIVERS – Huit Pastiches de La Fontaine
- DIVERS – Le Poisson d’avril : origine
- DIVERS – Quelques Virelangues
- FLAUBERT, Gustave – Dictionnaire des idées reçues : extraits d’auteurs célèbres
- JOLIMONT, Théodore (de) – Monologie du mois d’avril. Poissons d’avril
- LATTAIGNANT, Abbé (de) – Le Mot et la chose (Poème)
- PIIS, Augustin (de) – L’Harmonie imitative de la langue française (Fin du chant premier)
- POE, Edgar Allan -Le Canard au ballon


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LAS CASES, Emmanuel (de) – Mémorial de Sainte-Hélène (Chapitres 06 et 07)

Donneur de voix : Gustave | Durée : 10h 21min | Genre : Histoire


Napoléon Ier dictant ses mémoires aux généraux Montholon et Gourgaud en présence du grand-maréchal Bertrand et du comte de Las Cases

Noble émigré rallié à l’Empire, Emmanuel de Las Cases (1766-1842) est fait chambellan et comte d’Empire. Resté fidèle à Napoléon, il l’accompagne à Sainte-Hélène, partageant son exil jusque fin 1816, où il est arrêté et renvoyé en Europe. Il fait office de secrétaire particulier de l’empereur déchu, notant leurs conversations, dont il compose plus tard, au château de Sohan, le Mémorial de Sainte-Hélène. Cet ouvrage de plus de 2000 pages est sans doute le meilleur témoignage sur la déchéance de Napoléon, mais surtout sur sa pensée, ou du moins de ce qu’il a voulu en laisser. Autorisé à rentrer en France après la mort de Napoléon, Las Cases publie le Mémorial en 1823 ; le succès de l’ouvrage est immense et fait la fortune à son auteur. Ceci est la quatrième des huit parties proposées.

> Écouter un extrait : Chapitre 06.

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BATAILLE, Albert – Affaire Tremblié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Histoire


La tête décapitée de François Farbos

Neuvième procès d’Assises sur le site, extrait des Causes criminelles et mondaines rassemblées par Albert Bataille, Affaire Tremblié, l’homme sans tête de Buenos-Ayres (1894).

« Il est impossible de se rendre compte de l’émotion soulevée dans la République Argentine par cette affaire de l’homme coupé en morceaux, de l’homme sans tête, del hombre descuartizado, del hombre sin cabeza.
Le meurtrier fut arrêté à Dunkerque au moment où il débarquait. C’est cet homme qui comparait aujourd’hui devant la Cour d’assises du Nord après deux années d’une instruction qui a réuni contre lui un faisceau formidable de preuves. »

« Tremblié a bénéficié du lointain : on n’exécute pas pour un crime commis dans la République Argentine. Le doute et le mystère croissent en raison directe du carré des distances, surtout quand l’accusé reste fidèle ou vieux précepte d’Avinain : « N’avouez jamais ! » »

NB : « N’avouez jamais ! » : telle est la parole fameuse jetée à la foule, du haut de l’échafaud, par le boucher Avinain , exécuté à Paris le 29 novembre 1867 pour meurtres et actes de barbarie. Ceux qui avouent, s’est-il écrié, sont exécutés ; quant à ceux qui nient, on ne leur fait rien… Avinain a gravi assez courageusement les degrés de l’échafaud. Arrivé sur la plate-forme, il s’est tourné vers le public et il a dit d’une voix forte : « Messieurs, n’avouez jamais ! »

Ne voyez pas là un conseil, mais un rappel historique !

Illustration : Tête décapitée de François Farbos.

Affaire Tremblié.

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TOURGUENIEV, Ivan – Monsieur François (Souvenir de 1848)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 6min | Genre : Histoire


H. Senillon - Le Café de la Rotonde au Palais-Royal

Ivan Tourgueniev avait trente ans quand il rencontra l’énigmatique Monsieur François qui lui inspira le livre qu’il publia peu avant sa mort en 1883.

Souvenir de 1848 est le sous-titre de Monsieur François et nous apporte quantité de révélations sur cette troisième révolution française, après celles de 1789 et de 1830.
« Elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848. Sous l’impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d’une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d’abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d’Orléans, le 24 février 1848.
Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. » (Wikipédia)

À cette époque Tourgueniev vivait à Paris et ses entretiens avec Monsieur François ne portent pas seulement sur la politique. Cet inconnu intrigue beaucoup notre auteur et a quelques phrases prophétiques.

« Je ne pus rien apprendre de plus, et qui était ce M. François ? La question resta une énigme.
Il y a de ces oiseaux de mer qui n’apparaissent que pendant la tempête. Les Anglais les nomment stormypétrels. Ils voient bas dans l’air troublé, en rasant de leurs ailes les crêtes des vagues furieuses, et disparaissent dès que le temps redevient serein. »

Traduction anonyme (1885).

Illustration : H. Senillon, Le Café de la Rotonde au Palais-Royal.

Monsieur François.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Parricide causé par la monomanie du meurtre – Assassins de la vallée de Montmorency – Assassinat commis par méprise

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Société


Château de La Rochefoucauld

Participez rétrospectivement aux trois jurys de la Chronique du crime et de l’innocence.

Parricide causé par la monomanie du meurtre :

« Que veux-tu faire ? lui demanda la femme Blanchier. – C’est une fosse pour enterrer ma mère. – Comment ! ajoute la voisine, ta mère est morte ? – Oui, je l’ai tuée ; et si vous ne voulez pas le croire, allez la voir. »

Assassins de la vallée de Montmorency :

« Daumas-Dupin n’avoua pas positivement son crime, mais quand on lui adressait des questions à ce sujet, il disait aussitôt : Ne parlons pas de cela… oublions le passé. »

Assassinat commis par méprise :

« Jeunes gens, fixez vos regards sur ma triste destinée ; si l’hymen a pour vous des charmes, essayez du moins d’éviter les amertumes de cet esclavage : mieux vaut être prêtre ou soldat, que d’avoir une compagne semblable à la mienne. »

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DUMAS, Alexandre – Les Borgia

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 7h 30min | Genre : Histoire


John Collier - A Glass of Wine with Caesar Borgia

Parmi les Crimes célèbres, les plus odieux sont certainement ceux des Borgia, parce qu’ils ont été commis par un pape et par un cardinal, qui auraient dû incarner toutes les qualités du christianisme.

Cette famille est tristement célèbre par ses fameux « poisons des Borgia », et par les empoisonnements, fratricides, incestes, vols, viols, trahisons d’un père et de son fils, dont le nom est resté dans la mémoire collective comme les symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen-Age.

Pour faciliter la lecture, le texte a été découpé de façon aléatoire, en plages de 20-25 minutes environ. L’archive zip contient le texte intégral.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste (de) – Le Réalisme dans la peine de mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Histoire


James Gillray - Le Bourreau (1798)

« Villiers de L’Isle-Adam, raconte Léon Bloy, avait la passion de courir le guilledou des exécutions capitales, et les messieurs de la guillotine le considéraient comme un amateur éclairé. »

Nous en avons deux confirmations.

En 1883 il publia Le Secret de l’échafaud où nous avons lu :

« Brusquement, la bascule joua, le carcan s’abattit, le bouton céda, la lueur du couteau passa. Un choc terrible secoua la plate-forme ; les chevaux se cabrèrent à l’odeur magnétique du sang et l’écho du bruit vibrait encore, que, déjà le chef sanglant de la victime palpitait entre les mains impassibles du chirurgien de la Pitié, lui rougissant à flots les doigts, les manchettes et les vêtements. »

En 1890, Le Réalisme dans la peine de mort approfondit les questions que chacun peut se poser !

« Soudain – pendant qu’il jette un coup d’œil presque furtif sur le couteau – la pesée d’un aide fait basculer le condamné sur cette passerelle de l’abîme ; l’autre moitié de la cangue s’abaisse : l’exécuteur touche le déclic… un éclair glisse… plouff ! – Pouah ! quel éclaboussis ! Deux ou trois grosses gouttes rouges sautent autour de moi. Mais déjà le tronc gît, précipité, dans le panier funèbre.
L’exécuteur, s’inclinant très vite, prend quelque chose dans une espèce de baignoire d’enfant, placée en dehors, sous la guillotine… »

La pensée directrice de Villiers est : « Bref, on va se venger ici, c’est-à-dire équilibrer le meurtre par le meurtre, – voilà tout, c’est-à-dire commettre un nouveau meurtre sur le prisonnier ligoté qui va sortir et que nous guettons pour l’égorger à son tour. »

Illustration : James Gillray, Le Bourreau (1798).

Le Réalisme dans la peine de mort.

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