Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 18, début)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Biographies


Vidocq poursuivi par les gendarmes

La vie traquée de Vidocq parmi les bandits est peu fertile en épisodes amoureux. Retenons celui du passage chez la vieille mère Thomas :

« Je n’ai pas besoin de dire quelle était la profession de la belle blonde, je l’ai suffisamment indiquée. Magdelaine la Picarde était une grande fille, âgée de vingt-trois ans environ, remarquable par la fraîcheur de son teint autant que par la beauté de ses formes ; elle se faisait gloire de n’appartenir à personne, et par principe de conscience, elle croyait se devoir tout entière à l’armée et à l’armée tout entière : fifre ou maréchal d’empire, tout ce qui portait l’uniforme était également bien accueilli chez elle ; mais elle professait un grand mépris pour ce qu’elle appelait les péquins. Il n’y avait pas un bourgeois qui pût se vanter d’avoir eu part à ses faveurs. »

Contenu du début du chapitre 18 :

Continuation de la même journée. — La Contemporaine. — Un adjudant de place. — Les filles de la mère Thomas.

Illustration : Vidocq poursuivi par les gendarmes, par George Cruikshank (1859).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Chapitre 18 (Première Partie).

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MIRBEAU, Octave – Victor Hugo – Amour ! Amour !

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 31min | Genre : Histoire


L'Apothéose de Victor Hugo au Théâtre français

Octave Mirbeau avait souvent la dent dure. Mais dans son article Victor Hugo, rédigé deux jours après la mort du Poète, foisonnent les éloges sans la moindre réserve.

Avec Victor Hugo, « le théâtre, le roman, le poème, qui s’étaient faits coterie, redeviennent foule. Le clavier du génie humain reprend toutes ses notes méprisées et brisées. Et de bas en haut, du grotesque au sublime, le monument s’élève, semblable à la cathédrale gothique, dont la forêt de piliers et de colonnettes abrite tout un monde chimérique et réel, angélique et démoniaque, dans l’ enchevêtrement des feuillages de pierre. »

En revanche, on retrouve dans Amour ! Amour ! (chapitre de Les Écrivains) la plume critique et sans concession du dégoûté de la littérature « amoureuse » vingt ans plus tard.

« Alors que la science s’efforce de désembroussailler les sources de la vie de toutes les erreurs métaphysiques qui les cachent, mornes ronces, à notre raison ; alors qu’elle conquiert des mondes inexplorés, qu’elle interroge l’infini de l’espace et l’éternité de la matière ; alors qu’elle va cherchant, au fond des mers primitives, la matière primordiale d’où nous sortons, et qu’elle suit son lent développement à travers les millions d’années et les millions de formes, jusqu’à son évolution la plus parfaite, l’homme ; la littérature, elle, en est encore à vagir de pauvres chansons sur deux ou trois sentiments artificiels et conventionnels, qui devraient cependant être bien épuisés, depuis le temps qu’ils servent à nous amuser – car il paraît qu’ils nous amusent. »

Illustration : L’Apothéose de Victor Hugo au Théâtre français (1902).

Victor Hugo.

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BOUTET, Frédéric – La Marquise de Ganges et sa fille (Préface)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Histoire


Portrait véritable, et circonstance interessante de la vie de A. F. Desrues, executé pour crime de poison a Paris le 6 mai 1777

Frédéric Boutet (1874-1931), publie, à 24 ans, un recueil de contes fantastiques de facture décadente et presque surréaliste : Contes dans la nuit. (On le compare à Edgar Poe !)

Son livre La Marquise de Ganges et sa fille comporte une préface très riche historiquement que nous soumettons à ceux qu’intéressent les crimes par empoisonnement.

La Brinvillers, La Voisin… Une spécialité féminine…

Illustration : Portrait véritable, et circonstance interessante de la vie de A. F. Desrues, executé pour crime de poison a Paris le 6 mai 1777 (XVIIIe).

La Marquise de Ganges et sa fille (Préface).

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 17h 6min | Genre : Histoire


Auguste Rodin - Victor Hugo

Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin nous plonge dans les journées du coup d’état du 2 décembre 1851.
« Ce livre est plus qu’actuel ; il est urgent. Je le publie.
Paris, 1 octobre 1877.
V.H. »

Ce texte se présente en cinq parties :

- Première Journée : Le Guet-apens,
- Deuxième Journée : La Lutte,
- Troisième Journée : Le Massacre,
- Quatrième Journée : La Victoire,
- Conclusion : La Chute.

Victor Hugo, de sa plume alerte, précise, vigoureuse, nous fait vivre « en direct » ces heures très sombres de l’Histoire de France.
Il nous offre son regard, ses pensées et ses opinions politiques.
C’est captivant, douloureux, humain.
Des personnalités connues, ou non, de ces moments particuliers, historiques, sont évoquées avec amitié, tendresse, humour ou froide ironie.
Le talent littéraire de Victor Hugo est éblouissant, d’une puissance d’évocation magnifique.
L’Histoire se déroule sous nos yeux.
Les hautes réflexions et le recul de l’auteur nous ouvrent de profondes méditations.

Le texte pamphlétaire Napoléon le petit complète les opinions de l’auteur.

Illustration : Victor Hugo, par Auguste Rodin.

Licence Creative Commons



> Références musicales :

César Franck, Symphonie en D Minor, 1888, I, lento allegro non troppo, interprétée par l’Orchestra Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Pierre Monteux (1961, domaine public).


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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Quatrième Journée – Conclusion)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 2min | Genre : Histoire


Denis Dussoubs

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Nous arrivons à la Quatrième Journée, intitulée La Victoire.

Extraits :
« Les Faits de la nuit. La rue Tiquetonne

Comme Mathieu (de la Drôme) venait de nous dire cette parole : – Vous êtes chez le roi Bomba, Charles Gambon entra. Il se laissa tomber sur une chaise et murmura : C’est horrible. Bancel le suivait. – Nous en venons, dit Bancel. Gambon avait pu s’abriter dans l’embrasure d’une porte. Rien que devant Barbedienne il avait compté trente-sept cadavres. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Dans quel but ce monstrueux meurtre au hasard ? On ne comprenait pas. C’était une énigme dans un massacre.
Nous étions dans l’antre du sphinx.
[...]
- Citoyens de l’armée ! écoutez-moi.
Le silence redoubla.
Il (Denis Dussoubs) reprit :
- Qu’est-ce que vous venez faire ici ? Vous et nous, nous tous qui sommes dans cette rue, à cette heure, le fusil ou le sabre en main, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous entre-tuer ! Nous entre-tuer, citoyens ! Pourquoi ? Parce qu’on jette entre nous un malentendu ! Parce que nous obéissons, vous, à votre discipline, et nous, à notre droit ! Vous croyez exécuter votre consigne ; nous savons, nous, que nous faisons notre devoir. Oui, c’est le suffrage universel, c’est le droit de la République, c’est notre droit que nous défendons, et notre droit, soldats, c’est le vôtre ! L’armée est peuple, comme le peuple est armée…
On l’écoutait avec anxiété. »

Ce texte est suivi d’une cinquième partie, la conclusion : pages magistrales sur la défaite de Sedan, 1er septembre 1871.
« Conclusion
La chute
I. Je revenais de mon quatrième exil (un exil belge, peu de chose). C’était dans les derniers jours de septembre 1871. Je rentrais en France par la frontière du Luxembourg. Je m’étais endormi dans le wagon. Tout à coup la secousse d’arrêt me réveilla. J’ouvris les yeux.
[...]
X. […] Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève … ».

Victor Hugo prolonge sa réflexion dans le livre pamphlétaire Napoléon le petit.

Illustration : Auguste-Hippolyte Collard, Portrait de Denis Dussoubs (1851).

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Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Biographies


Thomas-Charles Naudet - Vue du port de Boulogne (180?)

L’essentiel de ce chapitre est consacré à montrer aux « jeunes » le danger qu’ils encourent à se laisser embrigader par des recruteurs qui ont le bagout de M. Belle-Rose.

« Jeunes gens qui m’entourez, vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du pays de Cocagne ; c’est dans l’Inde qu’il faut aller pour le trouver, ce fortuné pays ; c’est là que l’on a de tout à gogo.
Souhaitez-vous de l’or, des perles, des diamants ? Les chemins en sont pavés ; il n’y a qu’à se baisser pour en prendre, et encore ne vous baissez pas, les Sauvages les ramassent pour vous.
Aimez-vous les femmes ? il y en a pour tous les goûts… Avez-vous la passion du vin ? c’est comme les femmes, il y en a de toutes les couleurs, du malaga, du bordeaux, du champagne, etc… Je ne vous parle pas du café, des limons, des grenades, des oranges, des ananas, et de mille fruits délicieux qui viennent là sans culture, comme dans le Paradis terrestre. [...]
Oui, messieurs, je le répète, tout cela est vrai, très vrai, excessivement vrai : la preuve, c’est que le roi de France, Sa Majesté Louis XVI, qui pourrait presque m’entendre de son palais, m’autorise à vous offrir de sa part tant de bienfaits. »

Contenu du chapitre 17 :

Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime. — M. Belle-Rose.

Illustration : Thomas-Charles Naudet, Vue du port de Boulogne (180?).

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Chapitre 17.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 16)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Biographies


Bergeron - Rue des Boucheries St Ouen à Rouen (1845)

D’arrestations en évasions et d’évasions en arrestations, la vie mouvementée de Vidocq se déroule, souvent dangereuse :

« Un soir que, sans défiance et seulement armé d’un bâton, je revenais de la rue d’Amiens, en traversant le pont situé au bout de la rue des Goguets, je fus assailli par sept à huit individus. C’étaient des sergents de ville déguisés ; ils me saisirent par mes vêtements ; et déjà ils se croyaient assurés de leur capture, lorsque, me débarrassant par une vigoureuse secousse, je franchis le parapet et me jetai dans la rivière. On était en décembre ; les eaux étaient hautes, le courant très rapide ; aucun des sergents n’eut la fantaisie de me suivre ; ils supposaient d’ailleurs qu’en allant m’attendre sur le bord, je ne leur échapperais pas ; mais un égout que je remontai me fournit l’occasion de déconcerter leur pré voyance, et ils m’attendaient encore, que déjà j’étais installé dans la maison de ma mère. »

Contenu du chapitre 16 :

Séjour à Arras. — Travestissements. — Le faux Autrichien. — Départ. — Séjour à Rouen. — Arrestation

Illustration : Bergeron, Rue des Boucheries St Ouen à Rouen (1845).

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Chapitre 16.

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Troisième Journée)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 16min | Genre : Histoire


Michel de Bourges

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Cette troisième journée est intitulée Le Massacre.

Extraits :
« Ceux qui dorment et celui qui ne dort pas
Dans cette nuit du 3 au 4, pendant qu’accablés de fatigue et promis aux catastrophes, nous dormions d’un sommeil honnête, on ne fermait pas l’œil à l’Élysée. L’insomnie était là, infâme. Vers deux heures du matin, le plus intime, après Morny, des confidents de l’Élysée, le comte Roguet, ancien pair de France et lieutenant général, sortait du cabinet de Louis Bonaparte : Roguet était accompagné de Saint-Arnaud. Saint-Arnaud était, on s’en souvient, le ministre de la guerre de ce moment-là.
Deux colonels attendaient dans le petit salon de service.
[…]
Louis Bonaparte n’avait pas dormi. Dans la nuit, il avait donné des ordres mystérieux ; de là, le matin, sur cette face pâle, une sorte de sérénité épouvantable.
Le crime tranquillisé, chose inquiétante.
[…]
L’histoire, quelle que soit sa fierté, est condamnée à savoir que l’Élysée exista. Le côté grotesque n’empêche pas le côté tragique. Il y a là un salon qui a vu la seconde abdication, l’abdication après Waterloo. C’est à l’Élysée que Napoléon Ier a fini et que Napoléon III a commencé. C’est à l’Élysée que Dupin est apparu aux deux Napoléon ; en 1815, pour abattre le grand, en 1851, pour adorer le petit… »

Le livre pamphlétaire de Victor Hugo, Napoléon le petit, auquel l’auteur fait allusion dans le chapitre 15, fera l’objet de l’audiolivre qui suivra la l’Histoire d’un crime.

Victor Hugo évoque aussi Hennett de Kessler, dans le chapitre 13, le texte figure ici en fichier supplémentaire, Actes et Paroles.

Illustration : Portrait de Michel de Bourges (1797-1853).
Louis-Chrysostome Michel, dit Michel de Bourges, est un avocat et homme politique français. Il rassurait les députés, en novembre 1851, en affirmant qu’ils étaient protégés par une « sentinelle invisible », le Peuple.

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