Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 08)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Biographies


Jules Noël - Bagnards du bagne de Brest : la bastonnade (1844)

Où l’on apprend qu’en 1800, les gardiens des forçats, les « argouzins », sont aussi voleurs et bandits que les galériens qu’ils sont chargés de surveiller… Vidocq est là pour en témoigner.

Contenu du chapitre 08 :

Un départ de la chaîne – Le capitaine Viez et son lieutenant Thierry – La complainte des galériens – La visite hors de Paris – Humanité des argouzins – Ils encouragent le vol – Le pain tranformé en valise – Malheureuse tentative d’évasion – Le bagne de Brest – Les bénédictions.

Chapitre 08.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Le Parricide des Landes – La Fille parricide

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Gustave Doré - Paysage des Landes

La condamnation du parricide de Parricide commis par deux frères aidés par leur mère en 1712 peut servir d’exergue à ces deux crimes, un siècle plus tard :

« Le parricide est un crime si anti-naturel, que les législateurs de l’antiquité, le regardant comme impossible, n’avaient pas voulu le comprendre dans les cas prévus par les lois. À Rome, il fut ignoré pendant six cents ans ; mais depuis, trop d’exemples ont prouvé que la méchanceté de l’homme était capable d’enfanter les attentats les plus énormes, que rien ne pouvait lui servir de frein. »

Le Parricide des Landes, un père assassiné par son fils en 1827, et La Fille parricide, une mère tuée par sa fille en 1828, ont, avec la cupidité en motif principal des meurtres, d’autres points communs, mais ce qui frappe surtout est l’impassibilité des deux assassins à l’annonce du verdict.

« Dauba, interpellé sur ce qu’il avait à dire sur l’application de la peine, répondit qu’il suppliait la Cour d’avoir compassion de lui, à cause de ses quatre enfants, que sa femme ne pourrait pas nourrir ; prière étrange dans la bouche d’un parricide !
D’ailleurs il entendit son arrêt avec calme, et sans donner aucun signe visible d’émotion. »

« On eût dit que la froide stupeur de la parricide avait gagné tous les cœurs, et que son apparente indifférence, au moment fatal, éloignait d’elle l’intérêt, en rappelant la circonstance épouvantable du forfait qu’elle allait expier. [...] On eût dit que, véritable brute, la fille Darcy n’avait pu, pendant cet instant terrible, être sensible qu’à la douleur physique. »

Le Parricide des Landes.

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ZENNOUR, Hadidjé – La Vérité vraie sur les « Désenchantées » de Loti

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Histoire


Marie Lera et les sœurs Zennour et Nouriye, à la légation de Belgique de Constantinople, en 1904

Un document historique de grande valeur.

Imaginez les vraies Manon Lescaut et Emma Bovary prenant la plume et disant « tout ce que L’Abbé Prévost et Flaubert ont écrit sur nous est parfaitement exact, alors qu’ils disent avoir tout inventé ! »

C’est pourtant ce qui s’est produit, quand Zeyneb, une des trois héroïnes turques des Désenchantées (1906) de Pierre Loti écrit, dans Le Figaro de décembre 1909 :

« J’étais la « Zeyneb » de ce livre qui a tant contribué à ouvrir les yeux du monde sur nos souffrances, « Mélek »
était ma jeune sœur, et « Djenane » était notre chère cousine Leyla, qui repose aujourd’hui dans le cimetière d’Eylau. »

alors que Pierre Loti, pour atténuer le bruit provoqué par son roman avait déclaré mensongèrement :

« C’est une histoire entièrement imaginée. On perdrait sa peine en voulant donner à Djénane, à Zeyneb, à Mélek ou à André, des noms véritables, car ils n’ont jamais existé. »

Et ces femmes disaient :
« Oh ! notre Islam faussé, méconnu, auquel pourtant nous restons si fidèlement attachées, car ce n’est pas lui qui a voulu nos souffrances !… Oh ! notre Prophète, ce n’est pas lui qui nous a condamnées au martyre qu’on nous inflige ! Le voile, qu’il nous donna jadis, était une protection, non un signe d’esclavage. »

Après la publication sur le site en 2013 des Désenchantées, voici, aujourd’hui que les problèmes posés par le port du voile ont pris encore plus d’acuité, La Vérité vraie sur les « Désenchantées » par Hadidjé Zennour, fille de Noury-bey, petite-fille de Réchad-bey, comte de Châteauneuf.

La Vérité vraie sur les « Désenchantées ».

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 38)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 44min | Genre : Biographies


Heidelberg

Ce Livre 38 concerne le voyage de retour, entre Prague et Paris.

« Le chemin de Prague à Carlsbad s’allonge dans les ennuyeuses plaines qu’ensanglanta la guerre de Trente Ans. En traversant la nuit ces champs de bataille, je m’humilie devant ce Dieu des armées, qui porte le ciel à son bras comme un bouclier. On aperçoit d’assez loin les monticules boisés au pied desquels se trouvent les eaux. »

Chateaubriand nous présente les villes qu’il traverse, il accompagne ce très joli texte de ses pensées et douces rêveries, telle Cynthie.
Ce livre est très varié : réflexion et humour, fine observation, description et poésie, animent, avec le style incomparable de l’auteur, ce texte.

Chaque anecdote amène des réflexions sur la vie telle :
« Qui peut s’assurer de n’être pas bossu ? qui vous dira jamais que vous l’êtes ? Si vous vous regardez au miroir, vous n’en verrez rien ; se voit-on jamais tel qu’on est ? »

ainsi que les descriptions :
« Un arc de triomphe en pierres rouges annonce l’entrée de Heidelberg. À gauche, sur une colline, s’élèvent les ruines moyen-âgées d’un château. À part leur effet pittoresque et quelques traditions populaires, les débris du temps gothique n’intéressent que les peuples dont ils sont l’ouvrage. »

Le thème de fond, bien sûr, le temps et la mémoire, est toujours si magnifiquement offert :
« Ma mémoire est un panorama ; là, viennent se peindre sur la même toile les sites et les cieux les plus divers avec leur soleil brûlant ou leur horizon brumeux. »

Chateaubriand rentre à Paris le 6 juin 1833.

Illustration : Heidelberg.

Licence Creative Commons

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ANONYME – Ce qu’entendent et ce que disent les sourds-muets

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Histoire


Alphabet manuel

Après la Pathologie verbale, ou Lésions de certains mots dans le cours de l’usage de Littré, voici une autre « pathologie verbale », celle des Lésions de la parole, historiquement présentée, dans un article non-signé de la revue Lectures pour tous d’août 1900, très documenté et intitulé Ce qu’entendent et ce que disent les sourds-muets.

Le préambule :
« Faute de pouvoir comprendre et se faire comprendre, le sourd-muet est incapable de développer les germes d’intelligence qui peuvent être en lui. Son esprit s’atrophie. [...] Mais un jour vinrent des hommes charitables qui entreprirent de faire entendre les sourds et parler les muets. »

est suivi de quatre parties :

- Le bienfaiteur des sourds-muets : l’Abbé de l’Épée,
- Comment on « voit » les paroles,
- Un degré de plus dans l’abîme de l’infirmité (les sourds-muets aveugles),
- À l’institution des sourds-muets.

L’article est anonyme, mais on devine la personnalité de son rédacteur : « Voilà la tâche bienfaisante à laquelle se consacrent les instituteurs des sourds-muets. Ils ont droit à notre admiration reconnaissante. Car l’œuvre qu’ils accomplissent est éminemment humaine, et il n’est personne parmi nous qui puissent rester indifférent en présence du soulagement apporté ainsi aux souffrances des plus déshérités de nos semblables. »

Illustration : Gloire à l’abbé de l’Épée ! créateur de l’éducation des sourds-muets. Alphabet-manuel des sourds-muets (1864).

Ce qu’entendent et ce que disent les sourds-muets.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 37)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 5min | Genre : Biographies


Tour gothique du pont Charles à Prague

Prague. « À mesure que je montais, je découvrais la ville au-dessous. Les enchaînements de l’histoire, le sort des hommes, la destruction des empires, les desseins de la Providence, se présentaient à ma mémoire en s’identifiant aux souvenirs de ma propre destinée : après avoir exploré des ruines mortes, j’étais appelé au spectacle des ruines vivantes. »

Le 24 mai 1833, l’auteur arrive à Prague, où réside Charles X avec sa famille.
Il rencontre le roi, passe une soirée dans une certaine intimité familiale auprès de Charles X et des siens. Les enfants royaux, Henri et Louise sont vifs et proches de leur grand-père. Chateaubriand les « peint » avec son art du portrait bien ciselé.

La vie politique, bien sûr très présente, amène pensées et réflexions :
« L’incapacité est une franc-maçonnerie dont les loges sont en tout pays, cette charbonnerie a des oubliettes dont elle ouvre les soupapes, et dans lesquelles elle fait disparaître les États. »

Les promenades ou une messe en la basilique font ressurgir des souvenirs, en d’autres lieux, et autres textes, tel Les Aventures du dernier Abencerage (Version 1, Version 2) et son personnage Aben-Hamet :
« J’ai peint Aben−Hamet errant dans la mosquée chrétienne de Cordoue : « Il entrevit au pied d’une colonne une figure immobile, qu’il prit d’abord pour une statue sur un tombeau. » L’original de ce chevalier qu’entrevoyait Aben−Hamet était un moine que j’avais rencontré dans l’église de l’Escurial, et dont j’avais envié la foi. »

Les convictions politiques de l’auteur sont exposées avec force et clarté.

Ce Livre 37 est touchant par l’approche très sensible de Chateaubriand et le recul de sa réflexion, lors de ce moment passé à Prague, auprès de Charles X.

Le 30 mai, il quitte Prague, rejoint Carlsbad, le retour vers la France sera traité dans le Livre 38.

Illustration : Tour gothique du pont Charles à Prague.

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ROBERT, Clémence – Un amour historique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Histoire


Anne de Bretagne

Clémence Robert (1797-1872) est une romancière française, féministe et républicaine, auteure de romans populaires, dont un célèbre Amour historique où l’on découvre l’histoire de l’amour caché de Diane, la belle comtesse de Montdidier, la compatriote et l’amie, « douée de tous les attraits de la figure et de toutes les richesses du cœur » d’Anne de Bretagne morte le 9 janvier 1514 (à 36 ans) à Blois, duchesse de Bretagne et comtesse de Montfort (1488-1514) et d’Étampes (1512-1514) et, par ses mariages, archiduchesse d’Autriche, reine consort de Germanie (1490-1491), puis de France (1491-1498), puis de nouveau reine de France (1499-1514) et reine consort de Naples (1501-1503) et duchesse consort de Milan (1499-1500) et (1500-1512).

« Anne de Bretagne était belle et d’une jeunesse charmante, en dépit de ses trente-six ans ; elle avait un abord plein de majesté malgré la petitesse de sa taille et la défectuosité qui la rendait un peu boiteuse. Elle voulait que Louis XII trouvât en elle, avec les charmes de sa personne, dont il avait été onze ans amoureux, les hautes vertus de la malheureuse Jeanne de France, qu’il avait répudiée pour l’épouser. Elle affichait une dévotion exemplaire et une grande rigidité de mœurs. »

Il faut savoir que le départ du drame subi par Diane et son amant fut provoqué par le cordon fatal de L’Ordre de la Cordelière. La cordelière était une corde à plusieurs nœuds comme celle que les franciscains, d’où leur surnom de cordeliers, utilisaient comme ceinture.
« On s’occupait, nous conte Clémence Robert dans cette grave assemblée, de l’Ordre de la Cordelière, qui venait d’être institué par Anne de Bretagne. C’était un cordon à l’imitation de celui de Saint-François, mais tissu de soie et d’or, qui était accordé en signe de distinction aux femmes dont l’honneur, disaient les paroles de l’institut, était resté sans soupçon et sans tache. »
et ce n’était pas le cas de l’honneur de Diane…

Un amour historique.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 36)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 59min | Genre : Biographies


Chutes du Rhin

Après une petite introduction concernant l’Infirmerie de Marie-Thérèse, déjà évoquée au début du Livre 32 des Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand, recevant une lettre de madame la Duchesse de Berry, écrit : « lorsqu’on m’a remis la lettre et la note suivantes de madame la duchesse de Berry ; allons, rentrons encore une fois dans la seconde partie de ma double vie, la partie positive ».

L’auteur quitte de nouveau Paris et nous narre ici le début de son voyage vers Prague.
Les paysages, la nature, la société rencontrée, etc…, tout cela amène de belles descriptions et réflexions que nous offre ici Chateaubriand.
« Les bords du Rhin fuyant le long de ma voiture me faisaient une agréable distraction : lorsqu’on regarde un paysage par une fenêtre, quoiqu’on rêve à autre chose, il entre pourtant dans la pensée un reflet de l’image que l’on a sous les yeux. Nous roulions parmi des prairies peintes des fleurs de mai ; la verdure était nouvelle dans les bois, les vergers et les haies. »

Puis la douane autrichienne va s’ouvrir, et ce sera l’entrée en Bohême.
« Captive de Blaye, je vais voir votre fils ! »

Le Livre 37 commencera par l’arrivée à Prague et une entrevue avec Charles X.

Illustration : Chutes du Rhin, par Any1s (licence Cc-By-Sa-3.0).

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