Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 17h 6min | Genre : Histoire


Auguste Rodin - Victor Hugo

Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin nous plonge dans les journées du coup d’état du 2 décembre 1851.
« Ce livre est plus qu’actuel ; il est urgent. Je le publie.
Paris, 1 octobre 1877.
V.H. »

Ce texte se présente en cinq parties :

- Première Journée : Le Guet-apens,
- Deuxième Journée : La Lutte,
- Troisième Journée : Le Massacre,
- Quatrième Journée : La Victoire,
- Conclusion : La Chute.

Victor Hugo, de sa plume alerte, précise, vigoureuse, nous fait vivre « en direct » ces heures très sombres de l’Histoire de France.
Il nous offre son regard, ses pensées et ses opinions politiques.
C’est captivant, douloureux, humain.
Des personnalités connues, ou non, de ces moments particuliers, historiques, sont évoquées avec amitié, tendresse, humour ou froide ironie.
Le talent littéraire de Victor Hugo est éblouissant, d’une puissance d’évocation magnifique.
L’Histoire se déroule sous nos yeux.
Les hautes réflexions et le recul de l’auteur nous ouvrent de profondes méditations.

Le texte pamphlétaire Napoléon le petit complète les opinions de l’auteur.

Illustration : Victor Hugo, par Auguste Rodin.

Licence Creative Commons



> Références musicales :

César Franck, Symphonie en D Minor, 1888, I, lento allegro non troppo, interprétée par l’Orchestra Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Pierre Monteux (1961, domaine public).


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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Quatrième Journée – Conclusion)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 2min | Genre : Histoire


Denis Dussoubs

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Nous arrivons à la Quatrième Journée, intitulée La Victoire.

Extraits :
« Les Faits de la nuit. La rue Tiquetonne

Comme Mathieu (de la Drôme) venait de nous dire cette parole : – Vous êtes chez le roi Bomba, Charles Gambon entra. Il se laissa tomber sur une chaise et murmura : C’est horrible. Bancel le suivait. – Nous en venons, dit Bancel. Gambon avait pu s’abriter dans l’embrasure d’une porte. Rien que devant Barbedienne il avait compté trente-sept cadavres. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Dans quel but ce monstrueux meurtre au hasard ? On ne comprenait pas. C’était une énigme dans un massacre.
Nous étions dans l’antre du sphinx.
[...]
- Citoyens de l’armée ! écoutez-moi.
Le silence redoubla.
Il (Denis Dussoubs) reprit :
- Qu’est-ce que vous venez faire ici ? Vous et nous, nous tous qui sommes dans cette rue, à cette heure, le fusil ou le sabre en main, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous entre-tuer ! Nous entre-tuer, citoyens ! Pourquoi ? Parce qu’on jette entre nous un malentendu ! Parce que nous obéissons, vous, à votre discipline, et nous, à notre droit ! Vous croyez exécuter votre consigne ; nous savons, nous, que nous faisons notre devoir. Oui, c’est le suffrage universel, c’est le droit de la République, c’est notre droit que nous défendons, et notre droit, soldats, c’est le vôtre ! L’armée est peuple, comme le peuple est armée…
On l’écoutait avec anxiété. »

Ce texte est suivi d’une cinquième partie, la conclusion : pages magistrales sur la défaite de Sedan, 1er septembre 1871.
« Conclusion
La chute
I. Je revenais de mon quatrième exil (un exil belge, peu de chose). C’était dans les derniers jours de septembre 1871. Je rentrais en France par la frontière du Luxembourg. Je m’étais endormi dans le wagon. Tout à coup la secousse d’arrêt me réveilla. J’ouvris les yeux.
[...]
X. […] Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève … ».

Victor Hugo prolonge sa réflexion dans le livre pamphlétaire Napoléon le petit.

Illustration : Auguste-Hippolyte Collard, Portrait de Denis Dussoubs (1851).

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Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Biographies


Thomas-Charles Naudet - Vue du port de Boulogne (180?)

L’essentiel de ce chapitre est consacré à montrer aux « jeunes » le danger qu’ils encourent à se laisser embrigader par des recruteurs qui ont le bagout de M. Belle-Rose.

« Jeunes gens qui m’entourez, vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du pays de Cocagne ; c’est dans l’Inde qu’il faut aller pour le trouver, ce fortuné pays ; c’est là que l’on a de tout à gogo.
Souhaitez-vous de l’or, des perles, des diamants ? Les chemins en sont pavés ; il n’y a qu’à se baisser pour en prendre, et encore ne vous baissez pas, les Sauvages les ramassent pour vous.
Aimez-vous les femmes ? il y en a pour tous les goûts… Avez-vous la passion du vin ? c’est comme les femmes, il y en a de toutes les couleurs, du malaga, du bordeaux, du champagne, etc… Je ne vous parle pas du café, des limons, des grenades, des oranges, des ananas, et de mille fruits délicieux qui viennent là sans culture, comme dans le Paradis terrestre. [...]
Oui, messieurs, je le répète, tout cela est vrai, très vrai, excessivement vrai : la preuve, c’est que le roi de France, Sa Majesté Louis XVI, qui pourrait presque m’entendre de son palais, m’autorise à vous offrir de sa part tant de bienfaits. »

Contenu du chapitre 17 :

Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime. — M. Belle-Rose.

Illustration : Thomas-Charles Naudet, Vue du port de Boulogne (180?).

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Chapitre 17.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 16)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Biographies


Bergeron - Rue des Boucheries St Ouen à Rouen (1845)

D’arrestations en évasions et d’évasions en arrestations, la vie mouvementée de Vidocq se déroule, souvent dangereuse :

« Un soir que, sans défiance et seulement armé d’un bâton, je revenais de la rue d’Amiens, en traversant le pont situé au bout de la rue des Goguets, je fus assailli par sept à huit individus. C’étaient des sergents de ville déguisés ; ils me saisirent par mes vêtements ; et déjà ils se croyaient assurés de leur capture, lorsque, me débarrassant par une vigoureuse secousse, je franchis le parapet et me jetai dans la rivière. On était en décembre ; les eaux étaient hautes, le courant très rapide ; aucun des sergents n’eut la fantaisie de me suivre ; ils supposaient d’ailleurs qu’en allant m’attendre sur le bord, je ne leur échapperais pas ; mais un égout que je remontai me fournit l’occasion de déconcerter leur pré voyance, et ils m’attendaient encore, que déjà j’étais installé dans la maison de ma mère. »

Contenu du chapitre 16 :

Séjour à Arras. — Travestissements. — Le faux Autrichien. — Départ. — Séjour à Rouen. — Arrestation

Illustration : Bergeron, Rue des Boucheries St Ouen à Rouen (1845).

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Chapitre 16.

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Troisième Journée)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 16min | Genre : Histoire


Michel de Bourges

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Cette troisième journée est intitulée Le Massacre.

Extraits :
« Ceux qui dorment et celui qui ne dort pas
Dans cette nuit du 3 au 4, pendant qu’accablés de fatigue et promis aux catastrophes, nous dormions d’un sommeil honnête, on ne fermait pas l’œil à l’Élysée. L’insomnie était là, infâme. Vers deux heures du matin, le plus intime, après Morny, des confidents de l’Élysée, le comte Roguet, ancien pair de France et lieutenant général, sortait du cabinet de Louis Bonaparte : Roguet était accompagné de Saint-Arnaud. Saint-Arnaud était, on s’en souvient, le ministre de la guerre de ce moment-là.
Deux colonels attendaient dans le petit salon de service.
[…]
Louis Bonaparte n’avait pas dormi. Dans la nuit, il avait donné des ordres mystérieux ; de là, le matin, sur cette face pâle, une sorte de sérénité épouvantable.
Le crime tranquillisé, chose inquiétante.
[…]
L’histoire, quelle que soit sa fierté, est condamnée à savoir que l’Élysée exista. Le côté grotesque n’empêche pas le côté tragique. Il y a là un salon qui a vu la seconde abdication, l’abdication après Waterloo. C’est à l’Élysée que Napoléon Ier a fini et que Napoléon III a commencé. C’est à l’Élysée que Dupin est apparu aux deux Napoléon ; en 1815, pour abattre le grand, en 1851, pour adorer le petit… »

Le livre pamphlétaire de Victor Hugo, Napoléon le petit, auquel l’auteur fait allusion dans le chapitre 15, fera l’objet de l’audiolivre qui suivra la l’Histoire d’un crime.

Victor Hugo évoque aussi Hennett de Kessler, dans le chapitre 13, le texte figure ici en fichier supplémentaire, Actes et Paroles.

Illustration : Portrait de Michel de Bourges (1797-1853).
Louis-Chrysostome Michel, dit Michel de Bourges, est un avocat et homme politique français. Il rassurait les députés, en novembre 1851, en affirmant qu’ils étaient protégés par une « sentinelle invisible », le Peuple.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 15)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Biographies


Donjon du château de Roanne

Ici commence le tome II des Mémoires de Vidocq.

Le futur préfet de police, pour la première fois, devient indicateur…

« Dans la fureur où me jeta cette découverte, je pris un parti violent, qui fut en quelque sorte mon début dans une carrière tout à fait nouvelle pour moi. J’écrivis à M. Dubois, commissaire général de la police, pour lui demander de l’entretenir en particulier. Le même soir, on me conduisit dans son cabinet. Après lui avoir expliqué ma position, je lui proposai de le mettre sur les traces des frères Quinet, alors poursuivis pour avoir assassiné la femme d’un maçon de la ruelle Belle-Cordière. J’offris en outre de donner les moyens de se saisir de tous les individus logés, tant chez le Juif que chez Caffin, menuisier, rue Écorche-Bœuf. Je ne mettais à ce service d’autre prix que la liberté de quitter Lyon. »

Contenu du chapitre 15 :

Un receleur. — Dénonciation. — Premiers rapports avec la police. — Départ de Lyon. — La méprise.

Illustration : Ancien donjon du château de Roanne ayant servi de palais de justice jusqu’en 1810 (1884).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Chapitre 15.

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TCHERAZ, Minas – Légendes et traditions (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Contes


William Rainey - Querelle entre Alexandre et Cleitos (1910)

Cette nouvelle sélection de L’Orient inédit de Tcheraz comporte quatre contes :

- L’Aveugle
- Le Jardin des Hespérides
- Les Cyclopes

et, le plus truffé de documents inédits, Alexandre le Grand présenté ainsi, dans une allocution, en 1900 à la Sorbonne :

« Mesdames et Messieurs,
Le programme de la Commission d’organisation recommande à la Section de l’histoire des religions dites sémitiques, l’étude de la légende d’Alexandre le Grand chez les Arabes. J’ai recueilli la légende du conquérant macédonien sur les lèvres et dans la presse ethnographique de mes compatriotes arméniens, dont le pays, traversé jadis par ses phalanges, n’est pas éloigné de celui des Arabes. »

Illustration : William Rainey, Querelle entre Alexandre et Cleitos (1910).

> Écouter un extrait : Alexandre le Grand.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Deuxième Section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 2h 28min | Genre : Histoire


MarxPortrait Capital1872

Livre premier : Le Développement de la production capitaliste – Deuxième Section : La Transformation de l’argent en capital (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872).

Dans cette seconde section entrent en scène le capitaliste et le travailleur, comme les deux pôles opposés mais indissociables d’un même processus : la transformation de l’argent en capital puis le mouvement illimité d’accroissement du capital.

C’est que, comme on le voit au chapitre 4, à côté du mouvement  « vendre pour acheter », qui permet l’acquisition de biens utiles et qui trouve sa limite dans la satisfaction des besoins, explose, à un certain moment, le mouvement antagonique de la circulation des marchandises « acheter pour vendre » qui lui, n’a pas de limite. Ce dernier se révèle être en fait…           « acheter pour vendre plus cher ». De là, la formation du capital s’accroissant sans cesse – et l’apparition du capitaliste qui est l’ « agent conscient » de son mouvement.

Mais d’où vient la « plus-value » par laquelle le capital s’accroît constamment ? Le chapitre 5 étudie la question de savoir s’il ne proviendrait pas d’un écart entre le prix et la valeur des marchandises, écart qui serait empoché par le capitaliste pendant l’achat ou la vente. Il aboutit à la négative.

L’origine de la plus-value est élucidée au chapitre 6 : elle s’explique par la libre rencontre, quoi que « historiquement déterminée », entre le possesseur d’argent et le possesseur d’une marchandise spéciale, la force de travail. Car la force de travail a la propriété de créer… plus de valeur qu’elle n’en vaut.

Vraiment ?

La valeur de la force de travail étant examinée ici, il ressort que c’est bien en payant toutes les marchandises, y compris la force de travail, à leur valeur (en moyenne), que le capitaliste se trouve néanmoins posséder plus de valeur qu’il n’en a payé et que, dans la circulation, l’argent se transforme en capital.

Tout ceci se produit donc dans le respect le plus strict des « droits de l’homme et du citoyen ».

Si le « libre-échangiste vulgaire » s’en trouve satisfait, le possesseur de la force de travail, c’est-à-dire le travailleur, de son côté, bien que « libre »,  « juridi- quement égal » au capitaliste et « propriétaire » de sa « marchandise », se trouve « timide, hésitant, rétif, comme quelqu’un qui a porté sa propre peau au marché, et ne peut plus s’attendre qu’à une chose : à être tanné. »

Cette version audio est disponible ici avec ou sans les notes. Sans les notes, l’écoute est réduite à 1h33.

Une confrontation a été réalisée dans une « note de la donneuse de voix » avec la traduction de l’édition Quadrige, sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre, pour un court passage du chapitre 5 (65 mots).

Traduction : Joseph Roy (18?- 18?)

Illustration : Karl Marx (Le Capital, édition française de 1872).

> Écouter un extrait : Chapitre 04.

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