Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 41)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 7min | Genre : Biographies


Cathédrale de Salzbourg

Livre 41 :
Journal de Padoue à Prague, du 20 septembre au 26 septembre 1833.
Séjour à Prague.
Retour et arrivée en France le 4 octobre, jour de la Saint-François.
« Le 6 octobre au matin je rentrai dans mon Infirmerie. […] J’aperçus les réverbères agités, dont la lumière demi-éteinte vacillait comme la petite lampe de ma vie. »

« Ici se place le livre écrit À Maintenon », des Suppléments aux Mémoires d’outre-tombe, livre rédigé en 1836.

Au « joli hameau de Saint-Michel, au fond d’une vallée », Chateaubriand se souvient des vers du poème Les Tombeaux champêtres :
« Là dorment ignorés des poètes sans gloire,
Des orateurs sans voix, des héros sans victoire. »

Dans les bois, près de Prague, Combourg et sa sœur Lucile lui viennent à l’esprit.
« Ô ma Lucile, bien des années nous ont séparés ! Maintenant la foule de jours a passé, et, en se dissipant, me laisse mieux voir ton image. »

Le livre de Lucile de Chateaubriand nous permet de la mieux connaître, ainsi que le Livre 17, entre autres, des Mémoires d’outre-tombe.

Nous retrouverons Chateaubriand en 1837, dans le livre 42.

Illustration : Cathédrale de Salzbourg.

Licence Creative Commons

Livre 41.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Supplément « À Maintenon »)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 28min | Genre : Biographies


Château de Maintenon

Ce livre des Suppléments aux Mémoires d’outre-tombe, À Maintenon, écrit en 1836, complète le Livre 41.
Il est composé de quatre sous-parties :

1. Incidences – Jardins.
2. Château et parc de Maintenon – Les aqueducs – Racine – Mme de Maintenon – Louis XIV – Charles X.
3. Manuscrit – Passage de Charles X à Maintenon.
4. L’auteur du manuscrit – Mes hôtes.

Citation :
« Lorsqu’en 1816, je passai par ici pour aller écrire à Montboissier le troisième livre de la première partie de ces Mémoires, le château de Maintenon était délaissé ; Mme de Chalais n’était pas encore née : depuis elle a étendu et compté sa vie entière sur vingt−six années de la mienne. Les lambeaux de mon existence ont ainsi composé les printemps d’une multitude de femmes tombées après leurs mois de mai. Montboissier est à présent désert, et Maintenon est habité : ses nouveaux maîtres sont mes hôtes. ».

Illustration : Château de Maintenon.

Licence Creative Commons

À Maintenon.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Supplément sur Venise)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 23min | Genre : Biographies


Canaletto - Le Palais des Doges (1725)

Ce Livre Sur Venise complète les Livres 39 et 40 des Mémoires d’outre-tombe.

Nous sommes en septembre 1833.
Sont évoqués Rousseau et Byron.
Silvio Pellico et la jeune Zanze.
Des personnalités et Canova.
Et naturellement Venise, ses lieux et son histoire ainsi que la mer et le Lido :

« J’avais une autre raison d’aller au Lido, à savoir mon envie de dire un mot de tendresse à la mer, ma mignonne, ma maîtresse, mes amours. Les hommes à patries méditerranées, ne les rencontrent plus quand ils les ont quittées. Nous autres, nés que nous sommes dans les vagues, avons une chance plus heureuse : notre patrie, la mer, embrasse le globe ; nous la retrouvons partout ; elle semble nous suivre et s’exiler avec nous. »

Illustration : Canaletto, Le Palais des Doges (1725).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 10.

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PAVIE, Théodore – Une chasse aux nègres-marrons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Histoire


Une chasse aux nègres-marrons

Éclaircissement (Wikipédia) :

« Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l’époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron (d’après le terme espagnol d’origine). Le terme de « marron » vient de l’espagnol cimarrón : « vivant sur les cimes » (cima = cime), qui apparaît dès la conquête d’Hispaniola ; c’est un mot emprunté aux Arawaks et qui désigne des animaux qui, de domestiques, retournent à l’état sauvage comme le cochon. À partir de 1540, ce terme désigne les esclaves fugitifs. Ce terme sera initialement appliqué aux Indiens fugitifs et finira par désigner peu à peu le sauvage, celui qui retourne vers l’état de nature. Les Marrons se réfugiaient généralement dans des lieux inaccessibles. À la Réunion, par exemple, ils fuyaient notamment dans les Hauts de l’île, dont ils furent les premiers habitants. À la Réunion, ils étaient parfois tués lors de la chasse. Le chasseur ramenait alors au maître une oreille et une main du fuyard en guise de preuve de la réussite de sa chasse, le corps entier ne pouvant être transporté par un homme seul le long de sentiers escarpés. Ces prises étaient parfois exhibées à l’entrée des plantations pour dissuader d’éventuels nouveaux fuyards. »

Une chasse des nègres marrons (1845) de Théodore Pavie (1811-1896), orientaliste, auteur de Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde est le récit d’un guide créole qui illustre la lutte contre les marrons brigands.
« Quinola, c’était un noir de Madagascar qui avait disparu depuis long-temps. Les uns disaient qu’il avait péri dans les mornes, d’autres affirmaient qu’il dirigeait les bandes de marrons, dont le nombre ne diminuait guère malgré les battues qu’on faisait fréquemment. »

Bernardin de Saint-Pierre dans Paul et Virginie (1789), Alexandre Dumas dans Georges (1843), Leconte de Lisle dans Sacatove (1846), Harriet Beecher Stowe dans La Case de l’oncle Tom (1851) ont évoqué des faits de cette période de la colonisation.

Une chasse aux nègres-marrons.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livres 39 et 40)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 50min | Genre : Biographies


Venise

Livre 39 : Chateaubriand vient de rentrer à Paris. Il écrit une lettre à madame la Dauphine où l’on peut lire : « Le temps a deux pouvoirs : d’une main il renverse, de l’autre il édifie. Enfin le temps agit sur les esprits par cela seul qu’il marche… ».

Et il « rentre dans les habitudes de sa vie ».
Une lettre de la duchesse de Berry témoigne de sa confiance en lui et il part pour Venise.

Ce Livre 39 est ensuite consacré à ce déplacement et à la cité de Venise.

De profondes réflexions émaillent ce très beau livre :
« Toujours regretter ce qu’il a perdu, toujours s’égarer dans les souvenirs, toujours marcher vers la tombe en pleurant et s’isolant : c’est l’homme. […] Pourquoi mourir ? je le sais. Pourquoi naître ? je l’ignore. […] Les pesantes années que nous jetons dans les flots du temps ne sont pas des ancres ; elles n’arrêtent pas notre course. »
Et encore : « [...] ce qu’on gagne par le mensonge en réputation d’habileté, on le perd en considération ; l’ancienne sincérité que vous avez pu professer vous défend à peine. Qu’un homme estimé du public s’avilisse, il n’est plus à l’abri dans son nom, mais derrière son nom. »

Venise, ville des chefs-d’œuvre et des arts le charme :
« Je respire à l’aise au milieu de la troupe immortelle, comme un humble voyageur admis aux foyers d’une riche et belle famille. »

Le livre 40 est dans la continuité immédiate du Livre 39. De Venise, il se rend à Ferrare et à Padoue. Des pages très intéressantes sont consacrées au Tasse et au poète-écrivain Silvio Pellico, également évoqué dans le Livre Sur Venise, des Suppléments aux Mémoires d’outre-tombe.

La vie politico-monarchique, culturelle et littéraire s’entremêlent sous la plume de Chateaubriand en ces lieux.

Illustration : Venise, Palais des Doges.

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PAINE, Thomas – Les Droits de l’Homme

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 8h 52min | Genre : Histoire


Statue de Thomas Paine à Thetford (Norfolk)

Les Droits de l’Homme est l’ouvrage écrit par Thomas Paine (1737-1809) pour défendre les idéaux de la Révolution française contre la violente attaque d’Edmund Burke dans ses Réflexions sur la Révolution de France.

La Première Partie, publiée en mars 1791, accuse Burke « de rancœur, de préjugés et d’ignorance ». Paine nie qu’une génération puisse obliger les générations suivantes à perpétuer une quelconque forme de gouvernement, surtout si celle-ci est imposée d’en haut au lieu d’émaner de l’ensemble de la nation. Il retrace les origines et les débuts de la Révolution jusqu’à l’adoption par l’Assemblée nationale de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789) et le retour forcé du Roi de Versailles à Paris (23 octobre 1789). Il critique l’interprétation qu’en donne Burke comme inexacte et par trop fondée sur l’émotion aux dépens de la raison.

La Deuxième Partie tire argument des Constitutions américaine et française pour dénoncer les institutions britanniques. Elle contient une attaque en règle contre la monarchie et l’aristocratie, et l’auteur y préconise une meilleure répartition de la richesse nationale, basée sur une refonte complète du système fiscal, et lance l’idée audacieuse d’une forme de « sécurité sociale » avant la lettre.

Né en Angleterre en 1737, Paine avait – par ses écrits – joué un rôle important dans l’accession à l’indépendance des 13 colonies américaines, et adopté la citoyenneté américaine. Il était rentré en Angleterre – via la France – en 1787, et la parution en février 1792 de la Deuxième Partie des Droits de l’Homme lui valut d’être accusé de sédition. Réfugié en France, il y reçut un accueil chaleureux et fut élu à la Convention. Cependant, parce qu’il s’était opposé à l’exécution de Louis XVI, il fut emprisonné pendant près d’un an et échappa de justesse à la guillotine. Il retourna en Amérique en 1802, mais à cause de l’hostilité suscitée par ses opinions religieuses et d’un différend avec George Washington, ses sept dernières années ne furent pas heureuses.

Traducteurs: François Soulès (Première Partie, 1791), F. Lanthenas (Deuxième Partie, 1792).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 08)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Biographies


Jules Noël - Bagnards du bagne de Brest : la bastonnade (1844)

Où l’on apprend qu’en 1800, les gardiens des forçats, les « argouzins », sont aussi voleurs et bandits que les galériens qu’ils sont chargés de surveiller… Vidocq est là pour en témoigner.

Contenu du chapitre 08 :

Un départ de la chaîne – Le capitaine Viez et son lieutenant Thierry – La complainte des galériens – La visite hors de Paris – Humanité des argouzins – Ils encouragent le vol – Le pain tranformé en valise – Malheureuse tentative d’évasion – Le bagne de Brest – Les bénédictions.

Chapitre 08.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Le Parricide des Landes – La Fille parricide

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Gustave Doré - Paysage des Landes

La condamnation du parricide de Parricide commis par deux frères aidés par leur mère en 1712 peut servir d’exergue à ces deux crimes, un siècle plus tard :

« Le parricide est un crime si anti-naturel, que les législateurs de l’antiquité, le regardant comme impossible, n’avaient pas voulu le comprendre dans les cas prévus par les lois. À Rome, il fut ignoré pendant six cents ans ; mais depuis, trop d’exemples ont prouvé que la méchanceté de l’homme était capable d’enfanter les attentats les plus énormes, que rien ne pouvait lui servir de frein. »

Le Parricide des Landes, un père assassiné par son fils en 1827, et La Fille parricide, une mère tuée par sa fille en 1828, ont, avec la cupidité en motif principal des meurtres, d’autres points communs, mais ce qui frappe surtout est l’impassibilité des deux assassins à l’annonce du verdict.

« Dauba, interpellé sur ce qu’il avait à dire sur l’application de la peine, répondit qu’il suppliait la Cour d’avoir compassion de lui, à cause de ses quatre enfants, que sa femme ne pourrait pas nourrir ; prière étrange dans la bouche d’un parricide !
D’ailleurs il entendit son arrêt avec calme, et sans donner aucun signe visible d’émotion. »

« On eût dit que la froide stupeur de la parricide avait gagné tous les cœurs, et que son apparente indifférence, au moment fatal, éloignait d’elle l’intérêt, en rappelant la circonstance épouvantable du forfait qu’elle allait expier. [...] On eût dit que, véritable brute, la fille Darcy n’avait pu, pendant cet instant terrible, être sensible qu’à la douleur physique. »

Le Parricide des Landes.

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