Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


MARIVAUX – Le Miroir

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Histoire


Portrait de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, d'après Louis-Michel van Loo

Avec Le Miroir (1755) Marivaux nous entraîne dans un voyage littéraire qui s’associe au rebondissement de la vieille Querelle des anciens et des modernes à son époque.
Il se promène dans un lieu imaginaire quoique réel. Il voit une femme ou plutôt « une divinité avec une espèce de bandeau, ou de diadème, qui lui ceignait le front, et sur lequel on voyait écrit La Nature.
Ce bandeau était large, élevé, et comme partagé en deux Miroirs éclatants, dans l’un desquels on voyait une représentation inexplicable de l’étendue en général, et de tous ses mystères ; je veux dire des vertus occultes de la matière, de l’espace qu’elle occupe, du ressort qui la meut, de sa divisibilité à l’infini ; en un mot de tous ses attributs dont nous ne connaissons qu’une partie. [...]

L’autre miroir qui n’était séparé du premier que d’une ligne extrêmement déliée, représentait un être encore plus indéfinissable. C’était comme une image de l’âme, ou de la pensée en général ; car j’y vis toutes les façons possibles de penser et de sentir des hommes, avec la subdivision de tous les degrés d’esprit et de sentiment, de vices et de vertus, de courage et de faiblesse, de malice et de bonté, de vanité et de simplicité que nous pouvons avoir. [...] J’y vis, je ne sais comment, tout ce qu’en fait d’ouvrages, l’esprit de l’homme avait jusqu’ici produit ou rêvé ; c’est-à-dire j’y vis depuis le plus mauvais conte de fée, jusqu’aux systèmes anciens et modernes les plus ingénieusement imaginés ; depuis le plus plat écrivain jusqu’à l’auteur des Mondes : c’était y trouver les deux extrémités. »

Nous connaissons bien le Marivaux dramaturge et le Marivaux romancier, mais ce nouveau visage de critique nous étonne parfois. Comme il a la dent dure pour La Pucelle de Chapelain, par exemple ! Mais aussi que de réflexions riches et pertinentes sur la création littéraire lui permet ce miroir !

Le Miroir.

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BATAILLE, Albert – Explosion à la Chambre des Députés en 1893

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Histoire


Explosion à la Chambre des Députés en 1893

En décembre 1893, l’anarchiste Auguste Vaillant, 32 ans, a fait exploser une bombe dans la Chambre des Députés, sans causer un seul décès mais en faisant plusieurs blessés.
Nous assistons au procès en Cour d’Assises en janvier 1894, retracé dans son intégralité par Albert Bataille (voir L’Affaire Chambige) dans Causes criminelles et mondaines « Les Procès anarchistes ». Ce procès est également évoqué par Victor Barrucand dans son roman Avec le feu, enregistré en 2012.

Une fidèle reconstitution par l’auteur qui eut accès aux pièces du dossier de L’Explosion de la Chambre des Députés.

Le procès d’Auguste Vaillant est évoqué dans le roman

Explosion d’une bombe à la chambre des députés.

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DUCLAY, Eugène – Les Candidats excentriques, gaités et tristesses électorales

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Histoire


Marguerite Durand, candidate féministe (1910)

« Les médecins aliénistes ont observé que les périodes électorales amènent une recrudescence des cas de folie. Gardons-nous de nous inscrire en faux contre assertion, énoncée, d’ailleurs, sans l’apport d’aucune statistique ; nous aurions probablement tort. Outre les conflagrations sociales telles que les révolutions, les émeutes et les grèves, ne savons-nous pas déjà que des événements retentissants comme catastrophes, crimes, procès sensationnels tourmentent fâcheusement la cervelle de nos contemporains ? Ceux qu’en temps d’élections on qualifie de « candidats toqués » sont les victimes vouées de cet autre phénomène qui sévit constitutionnellement tous les quatre ans, la période électorale.

La proclamation du suffrage universel mit sur pied le premier contingent de ces candidats. »

Quelques professions de foi :

« Dès 1848, Lamiral, sonneur à Saint-Eustache, veut être mandataire du peuple : « J’ai été, déclare-t-il, trop malheureux en ménage pour ne pas être heureux en politique » [...] Rue-Destrem, descendant du Destrem de la Législative et des Cinq-Cents, se prévaut de son célibat : « La nation sera ma famille, des lois équitables seront mes enfants ». [...] 1871 ! La République ! La liberté ! C’est un débordement. Le citoyen Baudemoulin se fait fort d’éteindre la dette nationale sans emprunts, sans impôts, sans assignats, grâce à une combinaison financière qu’il ne dévoilera que s’il est élu. [...] Barra, de Béthune, veut un impôt sévère sur les célibataires et les célibatrices (sic) non mariés à l’âge de trente ans. »

Outre cette copieuse liste de candidats toqués, il faudrait citer, pour être à peu près complet, la bonne douzaine de demi-fous qui amusèrent et irritèrent tour à tour les corps électoraux.  « Citons encore ceux que la chronique de 1910 a suffisamment interviewés pour l’édification de la postérité. Citons Renaudin, concierge : suppression des impôts ; vote du budget facultatif ; obligation du mariage à trente ans, pour les deux sexes… »

Ajoutez tout ce que les « primaires » vont nous apporter comme solutions magiques non notées par Eugène Duclay, humoriste inconnu, en 1910, dans Les Candidats excentriques.

Les Candidats excentriques, gaités et tristesses électorales.

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GOZLAN, Léon – La Morgue

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Histoire


Vue intérieure de la Morgue de Paris en 1845

La Morgue de Paris était originairement le second guichet du Grand-Châtelet ; on y gardait les nouveaux prisonniers pendant quelques instants, afin que les guichetiers pussent les morguer à leur aise, c’est-à-dire les dévisager attentivement, et se graver leurs traits dans la mémoire (Maxime du Camp, Revue des Deux-Mondes, 1er nov. 1857, p. 208). C’est à l’époque du Baron Haussmann en 1868 que le bâtiment de la Morgue est construit place de l’archevêché, l’entrée du bâtiment se faisant sur le quai du Marché-Neuf.
La Morgue, ensuite installée quai de la Râpée, a été longtemps publique et se trouvait l’une des sorties les plus en vogue de la capitale, on y venait voir les victimes de noyades ou d’accidents étendues sur des tables en marbre noir séparées simplement du public par une vitre.

L’auteur
De l’auteur Léon Gozlan (1803-1866), Barbey d’Aurevilly écrit, en 1863: « un esprit chaud, coloré, condensé, aiguisé, vivant et vibrant, plein d’invention, un maître qui fait d’abord le diamant et qui après le taille, et quand il n’a pas de diamant, qui prend un bouchon de liège et en fait sortir le feu du diamant par une incroyable magie !… Mais savent-ils même à l’Académie qu’il existe un Léon Gozlan ?… »

Le texte
Cet inconnu (ou presque) nous propose une sorte de reportage à La Morgue en 1831 :

« La Morgue, vue de Notre-Dame, est échouée, sur la rive gauche de la Seine, dans la Cité. Elle se cache, toute sombre et honteuse, entre le quai des Orfèvres, le quai de la Cité, le pont Saint-Michel, et le Petit-Pont. Pourquoi l’a-t-on encaissée là, au centre de Paris, à l’un des points les plus éloignés des lieux où l’on recueille ordinairement les noyés? … »

Genre du dialogue entre le morgueur et sa femme :
« C’est étonnant comme les femmes se pendent facilement de nos jours ; ne trouvez-vous pas ? L’autre, c’est un homme qui a quatre jours d’eau ; le troisième c’est une enfant, une toute petite fille qui a été étouffée cette nuit dans une diligence par accident ; on l’aura prise pour un paquet, on se sera assis dessus ; elle est pourtant jolie comme un cœur.
- Dame, toute nue, sur une dalle ; crains-tu pas qu’elle ait froid ?
- Ce n’est pas ça. Je pensais que le médecin devait en faire l’ouverture, et qu’alors tu l’aurais couchée sur la table de dissection. »

Et quand vous apprendrez que les petites filles du morgueur nées à la Morgue s’amusent devant la baie vitrée qui isole les cadavres, regretterez-vous de n’avoir pas visité l’ancien Institut médico-légal de Paris ?

La Morgue.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Paris

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 45min | Genre : Histoire


Vue du Pont Royal prise du Cours de la Reine (1750)

Promenade guidée, en 1750, dans les rues du vieux Paris au milieu des ruines, des constructions nouvelles, des églises, couvents, hôpitaux, souvenirs artistiques et culturels de toutes sortes… On y apprend que « dans les Commentaires de César, I. VI., le premier des auteurs anciens qui ait parlé de Paris, qu’il transféra l’assemblée générale de la Gaule dans la ville de Lutece des Pariens, Lutetia Parisiorum… », que ce « mont qui par avant avoit nom le mont de Mercure, perdit son nom & fut appellé le mont des Martirs (Montmartre) », que « comme nos rois ont toujours aimé la chasse, cette maison (Le Louvre) pouvoit bien d’abord avoir été destinée aux équipages de celle du loup, d’où lui seroit venu le nom de Lupara » ; qu’à « la place de Greve, par où l’on peut dire que commence la rue S. Antoine, étoit anciennement un grand terrein inutile, sur lequel la riviere jettoit quantité de gravier, d’où lui vient sans doute le nom qu’elle porte », que « Saint-André-des-Arcs (et non Saint Andre des Arts) où est l’église paroissiale de ce nom, n’étoit autrefois qu’une petite chapelle au milieu d’un champ planté de vignes & d’arbres fruitiers. Quelques antiquaires croient que cette église a été appellée Saint-André-des-Arcs à cause d’un grand jardin qui étoit proche de-là, où les écoliers alloient souvent s’exercer à tirer de l’arc », etc, etc…

Haussmann bouleversera tout un siècle plus tard.

Le long article Paris de L’Encyclopédie se poursuit avec un catalogue de différents ouvrages relatifs à la capitale et se termine par une comparaison des Athéniens et des Parisiens non enregistrés, mais accessibles dans la version texte.

Illustration : La Grenouillère – Vue du Pont Royal prise du Cours de la Reine (détail, 1750).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Trois Nouvelles judiciaires

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 44min | Genre : Nouvelles


La Bergère d'Ivry

De ces trois nouvelles judiciaires des années 1827-1830, Ulbach, ou La Bergère d’Ivry est la plus émouvante à cette époque du romantisme.

Sourd-muet assassin pose le difficile problème de l’interrogatoire d’un muet congénital.
Note : « Sous le terme général de « surdi-mutité », on désignait des déficits fonctionnels très divers. La surdité de naissance appelée volontiers « surdité congénitale » pendant une grande partie du XIX siècle (encore chez Bonnafont en 1860), n’était pas toujours nettement distinguée de la surdité acquise, parfois à un âge relativement tardif. »

Le Meurtre de la rue Charonne à Paris met en lumière la différence de comportement de l’assassin Chandelet et du jeune Ulbach de la première nouvelle, au pied de l’échafaud.

> Écouter un extrait : Ulbach, ou La Bergère d’Ivry.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Du Rétablissement de la censure par l’ordonnance du 24 juin 1827

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 51min | Genre : Essais


Du Rétablissement de la censure par l'ordonnance du 24 juin 1827

« Avertissement.
Je livre au public l’ouvrage rapide de quelques heures : j’y joins deux autres opuscules, que je publiai en 1824, lorsqu’on établit la censure pour la première fois. On aura ainsi une vue complète du sujet.
La presse non périodique doit venir au secours de la presse périodique. »

Ce Livre audio se présente ainsi :

- Fichier 01 : Avertissement, Épigraphes.
- Fichier 02 : Du rétablissement de la censure au 24 juin 1827.
- Fichier 03 : Avis, De la censure que l’on vient d’établir en vertu de l’article 4 de la loi du 17 mars 1822 – Avertissement des 1ère, 2ème et 3ème éditions – De la censure que l’on vient d’établir.
- Fichier 04 : De l’abolition de la censure.

Chateaubriand y évoque la Charte : « La Charte est ce qu’il nous fallait ; la Charte est ce que nous pouvions avoir de meilleur au moment de la restauration. Une fois admise, il se faut bien persuader qu’elle est inexécutable avec la censure. [...] Le gouvernement représentatif sans la liberté de la presse est le pire de tous. »

Dans le Livre 28, Chapitre 14 des Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand évoque cette « loi de justice et d’amour ».

« La liberté de la presse est devenue un des premiers intérêts de ma vie politique : j’en ai fait l’objet de mes travaux parlementaires », écrit-il dans cette brochure du 30 juin 1827.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Avertissement.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Le Roi est mort, vive le Roi !

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 38min | Genre : Essais


Charles X

« Le Roi est mort !… Jour d’épouvante où ce cri fut entendu. [...] Le Roi est mort, mais le Roi est vivant ; Le Roi est mort : vive le Roi ! C’est le cri de la vieille monarchie, c’est aussi le cri de la monarchie nouvelle. »

Louis XVIII meurt le 16 septembre 1824. Charles X lui succède.
Chateaubriand évoque ces moments de l’Histoire de France dans son Livre 28 des Mémoires d’outre-tombe.

Chateaubriand publie cette brochure, très intéressante sur le plan historique, dans laquelle il écrit :
« Nous venons de le perdre ce Roi patient et juste… »
Puis il salue le nouveau souverain.

Charles X décide de renouer avec la tradition du sacre.
La cérémonie du sacre se tient le 29 mai 1825, en la cathédrale de Reims, reprend les phases principales du cérémonial de l’Ancien Régime, mais le Roi prête serment de fidélité à la Charte de 1814, et les grands princes y participent.
Ce sacre eut lieu sur plusieurs jours, du 28 au 31 mai 1825.

Illustration : Portrait de Charles X en tenue de sacre.

Licence Creative Commons

Le Roi est mort, vive le Roi !.

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