Livres audio gratuits de la catégorie '2. Moyen-Âge' :


DIVERS – Bouquet de roses délicates (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 23min | Genre : Poésie


Roses

Rose… l’une des rares fleurs ayant un nom dédié, différent du nom donné à la plante, rose… fleur du rosier.

Les premières remonteraient à 40 millions d’années.
Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.

Par sa valeur symbolique, la rose laisse son « parfum » dans l’histoire…
Suzanne dans l’Ancien Testament signifie étymologiquement la rose.
Chez les Grecs, la rose est la fleur d’Aphrodite déesse de l’amour, et d’Aurora aux doigts de roses.
Les Romains rattachent la rose à Vénus.

Dans le langage des fleurs, la rose rouge est celle des amoureux, et les « 17 ans de mariage » sont les « noces de rose » en France.

La littérature européenne, dès le Moyen-âge, persane, peinture, musique… célèbrent la Rose… et de nombreux poètes dont :

Leconte de Lisle, Verhaeren, Ronsard, Jammes, Moréas, Desbordes-Valmore, Vivien, Froissard et Rilke, lesquels vous offrent maintenant leurs poésies…

Illustration extraite de Pixabay (domaine public).

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BOCCACE, Jean – Le Calendrier des vieillards

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 24min | Genre : Contes


Le Calendrier des vieillards

Toujours le même esprit amusé dans ce trente cinquième conte enregistré de Boccace.

Pas de fourbe ni de moine vicieux dans Le Calendrier des vieillards (Décaméron, IIème journée, Nouvelle 10), mais trois personnages de bonne société illustrant le problème de l’impuissance d’un vieillard, Messire Richard, époux de la jeune Bartholomée avide de caresses même les jours d’abstinence imposés par son mari fatigué. Le corsaire Pagamin qui comble les désirs de Bartholomée est aussi très honnête !

« Messire Richard, se voyant si maltraité de Bartholomée, reconnut alors la faute qu’il avait faite d’épouser une jeune femme dont l’âge était si fort disproportionné au sien. Il sortit de la chambre confus, humilié, le désespoir dans le cœur. Il trouva Pagamin sur ses pas, et lui marmotta quelques paroles auxquelles ce bon redresseur des torts des maris ne daigna pas faire la moindre attention. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Calendrier des vieillards dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Calendrier des vieillards.

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BOCCACE, Jean – L’Amant généreux – Le Jaloux corrigé – La Mignarde ridicule

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Jaloux corrigé

La résurrection de la femme enceinte dans L’Amant généreux (Décaméron, Xème journée, Nouvelle 4) surprend, mais moins, vu l’époque (1350), que ces erreurs actuelles :

Mars 1988 – Belgique : après avoir été déclaré mort à deux reprises par des médecins, un homme de 33 ans échappe au pire grâce à l’entêtement de l’entrepreneur de pompes funèbres.
Juin 2012 – France : une femme de 87 ans déclarée morte à son domicile s’est réveillée au funérarium.
Août 2015 – Honduras : déclarée morte, une jeune mariée se réveille dans sa tombe.
Avril 2014 – États-Unis : une femme de 80 ans déclarée morte a été congelée vivante dans la morgue de l’hôpital !

Fin de Le Jaloux corrigé (VIIème journée, Nouvelle 4) :

« Vive l’amour pour corriger les hommes ! et meure à jamais l’affreuse jalousie qui les fait donner dans tant de travers. »

Le petit conte La Mignarde ridicule (VIème journée, Nouvelle 8 ) est une mignardise boccacienne à déguster en dessert.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Jaloux corrigé dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

> Écouter un extrait : L’Amant généreux.

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ABÉLARD, Pierre – Lettre à un ami

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 40min | Genre : Correspondance


Jean Vignaud - Les Amours d'Héloïse et d'Abéliard (1819)

Il est peu de noms aussi populaires que ceux d’Héloïse et d’Abélard. Par leur vie, par leur œuvre, ils appartiennent l’un et l’autre, a dit V. Cousin, « à l’histoire de l’esprit humain ». Disciple, puis rival et vainqueur de Guillaume de Champeaux, la colonne des docteurs ; condamné pour la hardiesse de son enseignement, obligé de fuir et partout suivi par sa renommée ; chef d’École et presque martyr de ses opinions, Abélard a la gloire d’avoir, l’un des premiers, introduit dans la théologie les règles de la dialectique et revendiqué, en morale, les droits de la raison : c’est un précurseur de Descartes.

Dans une sphère plus modeste, Héloïse ne joue pas un moindre rôle. Dès sa jeunesse, elle étonne et ravit Pierre le Vénérable par l’étendue de son savoir. Saint Bernard, au comble de la puissance, s’avoue vaincu par la fermeté de sa raison. Malgré les liens qui l’attachent invinciblement à Abélard, la cour de Rome la bénit, et la Règle, empreinte d’un libre et sage esprit, qu’elle avait donnée au Paraclet, devient la base des constitutions de tous les monastères de femmes de son temps. (Wikipédia)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Lettre à un ami.

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BOCCACE, Jean – Le Père cruel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Père cruel

Le Père cruel, trente deuxième nouvelle (IV, 1) publiée du Décaméron contient deux tirades, étonnantes par leur style et leur virulence, d’une jeune femme, Sigismonde, sur la condition et les revendications féminines… écrites en toscan par Boccace en 1350, c’est-à-dire il y a 650 ans, deux cents ans avant la naissance de Montaigne !!!

« Comme vous n’êtes ni de fer ni de marbre, vous deviez songer que votre fille n’en était pas non plus ; vous deviez, quoique dans l’âge avancé, vous rappeler combien fortes et puissantes sont les passions de la jeunesse. Si vous avez passé vos premières années dans le dur métier des armes, il vous était encore plus aisé de sentir les inconvénients et les suites de la mollesse et de l’oisiveté, dans les hommes de tous les âges, et surtout dans les jeunes gens. Je suis sensible, je suis à la fleur de mon âge, et à ce double égard sujette à des besoins que le mariage a tellement irrités, que je n’ai pu m’empêcher de les satisfaire. Ce sont ces besoins sans doute qui ont allumé dans mon cœur les feux de l’amour. Mais qu’y a-t-il là de surprenant dans une jeune femme ? »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Père cruel dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Père cruel.

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BOCCACE, Jean – Les Deux Songes – Les Malheurs de la jalousie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Les Malheurs de la jalousie

Trente nouvelles du Décaméron étant publiées, il n’en reste plus que soixante-dix à lire !

Les Deux Songes (IV-6) :

« Continuant donc de se voir comme mari et femme, il arriva que la jeune demoiselle rêva une nuit qu’elle était dans le jardin avec son cher Gabriel, qu’elle le tenait entre ses bras ; que dans cette situation elle avait vu sortir du corps de son amant quelque chose de noir et d’affreux, dont elle n’avait pu démêler la forme ; que ce je ne sais quoi, ayant saisi Gabriel, avait, malgré ses efforts, arraché cet amant d’entre ses bras, et qu’ensuite cette espèce de fantôme avait disparu avec sa proie, après s’être roulé quelque temps par terre. »

Les Malheurs de la jalousie (IV-4) :

« Comme on se lasse de tout, même d’être heureux ; comme la maîtresse la plus jolie et la plus aimable cesse à la longue de le paraître à celui qui en jouit librement, il arriva que Restaignon, qui avait été si épris de la sienne, se refroidit au point de chercher à lui faire infidélité. Dans une fête où il se trouva, il vit une jeune demoiselle de condition, qui lui parut si aimable qu’il en devint amoureux. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Malheurs de la jalousie dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Deux Songes.

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HILDEGARDE (Sainte) – Scivias Domini (Livre III, Visions 1-12)

Donneuse de voix : Veski | Durée : 1h 20min | Genre : Religion


Hildegarde - Alphabet secret

À l’âge de 43 ans, Hildegarde, abbesse rhénane, commence la rédaction de ses visions, qui seront réunies en trois recueils. Vigoureusement soutenue par Bernard de Clairvaux – grande figure du courant Cistercien – et par le pape Eugène III, elle devint une célébrité universellement reconnue, consultée avec déférence par les plus hauts dignitaires, qu’elle n’hésitait pas à fustiger à l’occasion. Elle fut, à la fin de sa vie, invitée à prêcher en chaire (cas unique pour une femme).

Son œuvre écrite, considérable pour l’époque (environ 2000 pages), est surprenante par sa diversité : outre les trois recueils concernant ses visions et son abondante correspondance, elle laissa une somme encyclopédique de savoirs sur, entre autres, les vertus curatives des plantes et l’équilibre alimentaire. Ses talents de musicienne et de compositrice contribuèrent également à sa renommée actuelle (surtout en Allemagne et aux États-Unis). Elle fut canonisée et proclamée docteur de l’Église en 2012.

Le premier des trois recueils de visions, intitulé Scivias Domini, est lui-même subdivisé en trois « livres ». Le troisième commence par un cycle de douze textes décrivant, étape par étape, la Jérusalem Céleste.

En publiant ses premières œuvres, elle osait s’aventurer sur un terrain dangereux, dans un monde ébranlé par l’échec de la 2ème croisade, les dérives de certains pans de l’Église, la violence des réactions contre les hérésies naissantes. « Infirme, inculte, tremblante », selon ses dires, elle s’exprime, en tant que femme, « sur injonction divine » et dans une conformité absolue aux dogmes liturgiques. Mais au delà de ce fond d’ostensible soumission et de constantes justifications, elle « creusa quelques trous dans le plafond de verre médiéval » (selon les termes de la réalisatrice du film Visions, qui lui est consacré) : il sourd de ces textes un désir d’expression, une puissance poétique, une « viridité » (génial néologisme qui sous-tend toute son œuvre) qu’elle portait en gestation, et qui devait, à la toute fin de ce XIIème siècle, propulser la croisée d’ogive au ciel des cathédrales.

Traduction : Pierre Lachèze (1863).

> Écouter un extrait : 01. Première Vision.

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BOCCACE, Jean – Le Quiproquo, ou Le Pèlerin

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


Le Quiproquo, ou Le Pèlerin

Le siècle (1350) des deux grands amis Boccace et Pétrarque était encore bien trop religieux pour vouloir nuire à la religion. Rien dans le Décaméron n’est contraire à la foi chrétienne et si Boccace montre son animosité avec virulence contre les moines dans Le Quiproquo, ou Le Pèlerin, nouvelle VII de la troisième journée, il précise que ce sont les mauvais moines seulement qu’il attaque.

« Les religieux étaient autrefois de savants et pieux personnages ; mais aujourd’hui la plupart n’ont de commun que l’habit avec leurs illustres prédécesseurs… Les religieux des premiers temps ne désiraient que le salut des âmes : les modernes ne cherchent que le plaisir et les richesses… Mais ceux qui déclament en chaire le plus violemment contre la fornication sont les plus ardents à courtiser, à séduire, à débaucher, non-seulement les femmes du monde, mais même des religieuses. »

Le reste du conte, qui frise parfois l’invraisemblance, est le récit d’un quiproquo sur l’identité d’une victime qui n’était pas le pèlerin déguisé.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Quiproquo, ou Le Pèlerin dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Quiproquo, ou Le Pèlerin.

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