Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


MADELINE, Jean – Les cloches sonnent – Le Revoir – Trois Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Poésie


L'Annonciation, statuettes en bois

Poétiques, délicats, charmants, gentiment ironiques étaient les quatre récits précédemment publiés de Jean Madeline.

Il en est de même pour les trois poèmes dédiés aux trois dames de Pages d’album et pour les deux nouvelles :

Les Cloches sonnent ou « la résurrection d’un cœur mort. »

Le Revoir ou « quand l’Ange Gabriel retrouve la Vierge Marie dans une Exposition à Paris ».

Illustration : L’Annonciation, statuettes en bois (Musée des Beaux-Arts de Lyon).

> Écouter un extrait : En musique (Poème).

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MÉRÉDAC, Savinien – La Saisie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Nouvelles


Hutte, Île Maurice

Savinien Mérédac, nom de plume d’Auguste Efnouf (1880-1939) est un ingénieur et écrivain, romancier, poète et critique littéraire mauricien, auteur de Des histoires (1932) au nombre de quatre.

Le Message, Furcy, déjà sur le site, Le Triomphe du rêve et La Saisie, souvenir attendrissant et drôlement raconté par un ancien huissier qui, lors d’une saisie, fut… saisi de pitié.

« Je sentis que je ne pourrais jamais opérer cette saisie-là. Pourquoi ?
[...]
Enfin, j’ai arrangé son affaire, et jamais la pauvre femme n’a oublié ça. De temps en temps elle paraît à la maison, portant une cambarre de chouchoute ou quelques patates d’arouil ; quelquefois, c’est un bouquet de pauvres fleurs communes, pour ma femme ; ce matin, deux œufs de sa poule, pour mon petit Toto… Et chaque fois qu’elle vient, comme ça, voyez-vous, eh ! ben, ça me brouille le cœur. D’abord, quelqu’un de reconnaissant, hein ! C’est un phénomène, ça !… Ensuite Bonnefemme Zaza, je ne sais pas moi ! c’est tous les pauvres, toutes les miséreuses chargées d’enfants, toutes les cases vides, et tous les estomacs vides… »

Cela se passait à l’Île Maurice.

La Saisie.

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TWAIN, Mark – Une visite mystérieuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Nouvelles


Une visite mystérieuse

Trouvée dans le supplément littéraire du Figaro du 6 juillet 1907, cette amusante nouvelle de Mark Twain Une visite mystérieuse à la fin de laquelle l’humoriste vous suggère des trucs pour alléger les déclarations d’impôts qui fonctionnaient bien chez les richards américains.

Écoutez, Français imposables, l’ami fortuné de Mark Twain :

« S’il n’y avait pas, sous la rubrique « Déductions», ces onze libératrices exceptions, je me verrais réduit chaque année à la mendicité pour fournir des subsides « à ce détestable, maudit » gouvernement de tyrans et de voleurs ! »

« Cet homme compte parmi les meilleurs citoyens du pays, gens de haute moralité, d’intégrité en affaires, d’honorabilité au-dessus de toute attaque.
Des milliers de citoyens, parmi les plus fiers, les plus riches, les plus honorés, les plus réputés de l’Amérique n’agissent pas autrement chaque année. »

Traduction anonyme (1907).

Une visite mystérieuse.

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TOLSTOÏ, Léon – Albert – Un homme pleurait

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Nouvelles


Kuzma Petrov-Vodkin - Un violon

« Albert, œuvre assez peu connue en France, a été écrit en 1857 et en 1858.
Au commencement du mois de janvier 1857, Léon Nicolaiévitch Tolstoi entendit à Saint-Pétersbourg un violoniste de grand talent, Kizewetter. Il apprécia son jeu, rencontra plusieurs fois l’artiste, écouta son histoire et fut profondément ému par le sort misérable de ce « maniaque de génie », mais hélas ! alcoolique.
Le 12 janvier, Tolstoï quittait la Russie. C’est à l’étranger qu’il commença à écrire Albert. Dès le 1er mars, à Dijon, il lut à Tourgueniev un premier texte qu’il remania trois fois.
À chaque remaniement Tolstoï introduisit de nouveaux personnages dans le récit. Quant au titre, six fois il le
changea.
Aux sons du violon d’Albert, Déléssov est envahi par les souvenirs de sa jeunesse. L’artiste qu’était Tolstoï révèle ici sa maîtrise tout entière ; le lecteur lui aussi se sent emporté malgré lui – il ne saurait résister à tant de jeunesse, de fraîcheur et d’amour. » (Texte légèrement écourté de la présentation)

Un homme pleurait n’est pas une « suite » d’Albert, mais un fragment qui n’appartenait pas aux premières versions.

« S’il pleurait sur les jours passés, c’est seulement parce qu’ils étaient passés sans retour, parce que jamais plus ils ne reviendraient. Les souvenirs revenaient l’un après l’autre et le violon d’Albert répétait toujours les mêmes paroles : « Il est passé pour toi et pour toujours le temps de la force, de l’amour et du bonheur. Jamais plus il ne reviendra. Pleure-le donc, verse sur lui toutes les larmes de tes yeux. Meurs en le pleurant. La vie ne te réserve pas d’autre ni de plus grand bonheur. »

Traduction :

- Albert : Ernest Jaubert (1856-1942) et Boris Tseytline (18?-1889).
- Un homme pleurait : Théodore Tutchev (18?-19?) et Charles Salomon (1862-1936).

Albert.

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MADELINE, Jean – Le Mensonge – Dans les regards – Toujours – La Robe

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Dans les regards

Jean Madeline (1866-1919) est le pseudonyme d’Edmond Fabre, qui a publié plusieurs romans. On sait peu de choses sur ses œuvres. Il fut journaliste et écrivain, mais il est surtout connu comme sous-préfet de Rambouillet, puis préfet de Corse, du Tarn, de Maine-et-Loire et de l’Oise. Homme de lettres aimable, il fut bon républicain et toucha même au roman érotique…

Les quatre nouvelles que nous vous proposons, par leur poésie et leur discrète ironie, donnent envie d’en lire davantage.

Extraits :

« – Fait-on beaucoup de politique ici ?
Il me demanda, surpris :
- Qu’entendez-vous par là ?
Et je compris que l’art de servir son ambition en feignant de se dévouer aux affaires publiques leur était inconnu. » (Le Mensonge)

Dans les regards relate de manière très poétique les différentes images que l’on peut laisser sur la rétine de ceux que l’on croise dans la rue. Tel conservera de madame Verdot la vision d’une « belle bourgeoise », tel autre d’« un joli mollet », d’une assez vieille femme, d’une courtisane qui attend sur un banc, alors qu’elle est une gentille maman que sa fillette accueille avec joie.

« Ils marchent, sans oser se rien dire, timides devant l’aveu. Et les feuilles à peine nées, les feuilles précoces qui déjà savent leur métier, s’étonnent de ces amoureux qui ne savent pas encore le leur. Les branches espiègles se rapprochent, tâchent de les resserrer, de les joindre. Les mousses se font glissantes à leurs pieds. Mais, pour monter les marches de l’escalier d’amour, ces innocents se tiennent à la rampe.
Au travers des branches tremble un reflet d’eau. Et c’est un étang, dont l’intimité verte s’étoile de tulipes blanches. Il se baisse, cueille une fleur, et tandis qu’il l’accroche, maladroit aux palpitations du corsage, toute sa tendresse longtemps gardée déborde, emplit l’avenir :
- Tu m’aimeras toujours, Toujours ?

« Et voilà pourquoi Gertrude, qui sait tout cela, se penche sur sa robe de noce, lui demandant son histoire à elle, le secret de son avenir, ce que cette vie qui va s’ouvrir lui apportera de joies et de tristesses – et si elle ne regrettera jamais les jours d’autrefois, et cette chambrette paisible, où la lampe presque éteinte met un recueillement de crépuscule. » est la conclusion de La Robe.

> Écouter un extrait : Le Mensonge.

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AUDOUX, Marguerite – Ce que je sais de lui

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 7min | Genre : Nouvelles


Auguste Renoir - La Cueillette des fleurs

« Je le trouvais en haut du chemin où il aimait à attendre et voir venir ses amis. Les deux mains tendues, il s’informait d’abord de ma santé, puis il ouvrait la barrière verte de son beau jardin, et tout de suite il m’entraînait par les allées.
- Venez voir mes fleurs.
Nous allions lentement d’une touffe de fleurs à l’autre pendant qu’il m’expliquait de quel endroit il les avait fait venir, et quels soins elles exigeaient. Les rosiers grimpants, surélevés, encerclés et formant d’énormes bouquets placés de-ci de-là sur la pelouse, attiraient et retenaient le regard. Mais c’était surtout vers les fleurs rares que Mirbeau s’attardait pour m’expliquer leur origine. »

Ce que je sais de lui.

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BOVE, Emmanuel – Un Raskolnikoff

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 50min | Genre : Nouvelles


Un Raskolnikoff

Crime et châtiment (27 heures de lecture) de Dostoïevski (1866) est sur le site depuis 2010. Bref résumé pour éclairer notre nouvelle actuelle :

Rodion Romanovitch Raskolnikov est un ancien étudiant en Droit de 23 ans. Rongé par la pauvreté, il vend son dernier bien, la montre de son père, à une usurière ; s’il la tuait, il se demande si moralement il n’améliorerait pas la condition humaine. Il l’assassine, mais, terrassé par le remords et la culpabilité, il passe du crime au châtiment. La conscience de son meurtre le rend presque fou. Une jeune prostituée qu’il aime l’aide, mais en vain, à la rédemption et il ne peut se racheter que par l’aveu du crime avant d’être déporté en Sibérie.

En 1931, Emmanuel Bove s’inspire du roman russe en écrivant Un Raskolnikoff : sujet peu étonnant quand on sait que de son vrai nom Emmanuel Bobovnikoff était né d’un père russe et d’une mère luxembourgeoise.

Espérons que, après Un Raskolnikoff et Mes amis nous aiderons au vœu de l’auteur qui écrivait dans Mémoires d’un homme singulier :

« Je n’ai rien demandé à l’existence d’extraordinaire. Je n’ai demandé qu’une chose. Elle m’a toujours été refusée. J’ai lutté pour l’obtenir, vraiment. Cette chose, mes semblables l’ont sans la chercher. Cette chose n’est ni l’argent, ni l’amitié, ni la gloire. C’est une place parmi les hommes, une place à moi, une place qu’ils reconnaîtraient comme mienne sans l’envier, puisqu’elle n’aurait rien d’enviable. Elle ne se distinguerait pas de celles qu’ils occupent. Elle serait tout simplement respectable. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Les Aventures du dernier Abencerage (Version 2)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 48min | Genre : Nouvelles


Plafond de l'Alhambra

Cette nouvelle de Chateaubriand se situe en Espagne, au XVe siècle. Elle a été écrite en 1807. Elle sera publiée en 1821 puis en 1826.

« Avertissement :
Les Aventures du dernier Abencerage sont écrites depuis à peu près une vingtaine d’années : le portrait que j’ai tracé des Espagnols explique assez pourquoi cette nouvelle n’a pu être imprimée sous le gouvernement impérial.
[...] On s’apercevra facilement que cette nouvelle est l’ouvrage d’un homme qui a senti les chagrins de l’exil et dont le cœur est tout à sa patrie. »

Amour, honneur, religion, sentiments élevés habitent ce très beau texte.

« Tous les charmes, tous les regrets de la patrie, mêlés aux prestiges de l’amour, saisirent le cœur du dernier Abencerage. Immobile et muet, il plongeait des regards étonnés dans cette habitation des Génies : il croyait être transporté à l’entrée d’un de ces palais dont on lit la description dans les contes arabes. De légères galeries, des canaux de marbre blanc bordés de citronniers et d’orangers en fleur, des fontaines, des cours solitaires, s’offraient de toutes parts aux yeux d’Aben−Hamet, et à travers les voûtes allongées des portiques il apercevait d’autres labyrinthes et de nouveaux enchantements. »

À écouter également : le poème intitulé La Ballade de l’Abencerage.

Illustration : plafond de L’Alhambra (Wikipédia).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Première Partie.

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