Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


LECONTE DE LISLE – Marcie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Adolphe d'Hastrel - À l'Île Bourbon (1836)

Le titre Contes en prose (7 sur notre site) de Leconte de Lisle est suivi de Impressions de jeunesse.
Ne pas oublier que le poète passa une grande partie de son enfance à l’île de la Réunion.
Marcie (1847), écrit à 30 ans, se déroule dans le cadre de l’Île Bourbon.

« Marcie de Villefranche avait dix-huit ans en 1780, époque où se passe notre drame. Douée de la grande beauté de sa mère, elle avait plus de fermeté dans les traits et dans la démarche. L’air vif et pur de la montagne avait légèrement doré la blancheur native de sa peau ; l’énergie calme de ses yeux noirs n’en excluait pas un charme d’attraction irrésistible. Bonne et accessible à tous, la bienveillance parlait la première en elle ; mais son estime ou son admiration ne résistait pas à une parole mauvaise, à une action qu’elle blâmait. Ses affections étaient inexorables. Celui qui n’atteignait pas l’idéal préféré, ou qui, l’ayant atteint, faiblissait un instant, celui-là mourait dans son cœur pour ne plus revivre. »

Elle est aimée de trois hommes Ce ne pouvait que mal finir…

Illustration : Adolphe d’Hastrel, À l’Île Bourbon (1836).

Marcie.

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DICKENS, Charles – Horatio Sparkins

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Horatio Sparkins

Charles Dickens (1812-1870) n’avait que 25 ans quand il écrivit l’amusante farce peu connue Horatio Sparkins. Tous les personnages sont joyeusement caricaturés et le lecteur se demande jusqu’à la fin qui peut bien-être cet énigmatique Horatio Sparkins.

« Qui pouvait-il être ? Sa réserve était évidente, sa mélancolie manifeste. Peut-être un clergyman ? Il dansait trop bien. Un avocat ? Il se disait étranger au barreau. Il parlait en termes choisis et discourait beaucoup. Peut-être était-ce quelque étranger de marque, venu en Angleterre en vue d’observer le pays, ses coutumes et ses mœurs, et fréquentant bals et banquets pour se familiariser avec la haute société, les belles manières et la distinction anglaise ? Non, il n’avait pas le plus léger accent. Était-ce donc un chirurgien, un écrivain pour magazines, un auteur de romans mondains, un artiste ? Non ; contre chacune de ces conjectures se dressait quelque objection solide. Pourtant, concluait-on, c’est sûrement « quelqu’un ».

Traduction anonyme (1935).

Horatio Sparkins.

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COURTELINE, Georges – L’Œil de veau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


L’Œil de veau

L’Œil de veau est un souvenir autobiographique à la fois drôle et émouvant de Georges Moinaux, alors âgé de treize ans, interne au collège de Meaux. Il devait passer dans ce collège de province six années qui furent les plus malheureuses de sa vie. « Ah ! le sale temps ! » s’écrie-t-il. Il supportait mal la discipline étroite qui sévissait alors dans les lycées et les collèges.

Le collégien d’aujourd’hui est invité à comparer son emploi du temps avec celui de Georges Courteline vers les années 1870…

Illustration : L’Œil de veau (1905).

L’Œil de veau.

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ACHARD, Amédée – L’Eau qui dort (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 3h 5min | Genre : Nouvelles


L'Eau qui dort

Extrait : « Berthe prit en main la direction des choses importantes ; avec ce sens droit et clair que certaines femmes apportent dans la pratique des affaires, elle dirigea la correspondance et le travail de son mari, lui indiquant les points sur lesquels il devait insister et lui dictant les termes des transactions auxquelles il était de son intérêt de consentir. Elle fut le guide, le conseiller de sa liquidation ; mais, toujours délicate, elle eut cet art profond de sauver l’amour-propre de Félix et de lui laisser croire que tout ce qu’il faisait à l’instigation de sa femme, c’était lui qui l’avait décidé. Quand ils causaient le soir, elle avait, pour lui faire adopter ses idées, une souplesse admirable d’expressions auxquelles il se prenait chaque fois comme un oiseau à de la glu. Tantôt elle émettait une opinion sous forme de problème à résoudre, et lui en indiquait la solution comme une chose qu’il avait résolue d’avance ; d’autres fois elle lui demandait d’un air tranquille s’il ne se souvenait pas d’avoir décidé qu’une démarche au sujet de laquelle ils avaient discuté la veille devait être tentée dans la journée. Il y avait des heures où elle feignait de combattre une idée qu’elle avait d’abord suggérée, pour lui bien donner, en cédant à propos, la conviction que seul il l’avait trouvée. Pour lui ôter cette terreur puérile que leur repos matériel était compromis, elle vendit à son insu tous ses diamants, se confia au joaillier de la famille pour avoir des parures identiques en pierres fausses, et fit voir à Félix un gros paquet de billets de banque.
- Ils sont à moi, dit-elle, et voilà notre vie à tous assurée pour deux ans.
Félix ouvrit de grands yeux et lui demanda d’où provenait une si grosse somme.
- De votre caisse, répondit-elle en riant ; du temps que vous m’y laissiez puiser, je vous ai un peu volé pour qu’une fantaisie ne me prît jamais au dépourvu.
- Oh ! les femmes ! murmura Félix ; elles oublient tout, si ce n’est les chiffons ! »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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MARGUERITTE, Paul – L’Énigme – Volupté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Gustave Caillebotte - Le Parc Monceau (1877)

Ces deux nouvelles de Paul Margueritte s’adressent, l’une à tous les auditeurs :

L’Énigme : « Et en même temps, à la cordiale pitié, à l’élan de sympathie que Warl ressentait, s’ajoutait un peu de blague artiste et un sourire, en songeant que, tout de même, il avait débiné leur truc ! »

et l’autre, Volupté, traite d’un sujet plutôt réservé aux adultes :

« Enfin, l’influence de la chambre comptait bien aussi : tout ce qu’elle offrait de familier et d’intime, ces préparatifs de volupté, ce lit, ces friandises, jusqu’à ces énervants lilas blancs qui s’exhalaient à outrance, hors d’une conque en cristal. »

Illustration : Gustave Caillebotte, Le Parc Monceau (1877).

L’Énigme.

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NERVAL, Gérard (de) – Mes prisons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Prison Sainte-Pélagie

Trois illustres poètes du dix-neuvième siècle nous ont parlé de leur incarcération :

- Alfred de Musset dans Le mie prigioni (1857),
- Paul Verlaine dans Mes prisons (1893),
- et Gérard de Nerval dans Mes prisons, un chapitre de La Bohème galante (1853).

« Je ne peindrai pas les douleurs d’une nuit passée au violon ; à l’âge que j’avais alors, on dort parfaitement sur la planche inclinée de ces sortes de lieux ; le réveil est plus pénible. [...] Quelques heures après, nous comparûmes devant un juge d’instruction, qui envoya deux d’entre nous à Sainte-Pélagie sous la prévention de complot contre l’État. Il s’agissait alors, autant que je puis m’en souvenir, du célèbre complot de la rue des Prouvaires, auquel on avait rattaché notre pauvre souper par je ne sais quels fils très-embrouillés. »

Mes prisons.

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SCHOLL, Aurélien – Jolie société ! – Paris en noir – Un homme providentiel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Nouvelles


Paris en noir

Vers 1880 la France semble en bien mauvais état si l’on écoute Aurelien Scholl, l’auteur de Une Chinoise et du Miracle de Montargis.

Jolie société !
« Depuis l’Elysée jusqu’à la Morgue, tout change, tout passe. Voyez les journaux les plus graves. Tant que les grandes questions remplissent leurs colonnes, tant qu’ils ont des discours à reproduire, ils annoncent à peine un incendie, un vol nocturne, Ils ne se dérangent guère que pour un assassinat. Quand, au contraire, la politique ne donne pas, quand les Chambres sont prorogées, on ne voit plus que guet-apens, enfants écrasés par des voitures ou incendiés par l’imprudence de leurs parents qui leur avaient donné des allumettes en disant : « Nous sortons, amusez-vous bien ». On ne peut plus démolir un mur sans que les maçons y trouvent un trésor. »

Paris en noir
« Le fiacre se rendit au Trocadéro par les petites rues de la rive gauche. Rappelez-vous, s’écria alors des Tourteaux, la magnificence de l’Exposition de 67, le bruit, l’animation, les musiques, et regardez ! Il n’y a pas un chat ! murmura Canasson. – Il n’y a pas même de marchandises, s’écria des Tourteaux avec ironie. Assez ! mon ami, assez ! je retourne à Crétigran. »

Un homme providentiel, ou « comment la gloire arrive grâce à la découverte d’un cadavre » est moins pessimiste.

Illustration : Charles Lansiaux, Berge de la Seine. Gîte d’un miséreux (191?).

> Écouter un extrait : Jolie société !.

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BARONCELLI, Folco (de) – Babali

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


La Coiffe comtadine

Folco de Baroncelli-Javon (1er novembre 1869 à Aix-en-Provence – 15 décembre 1943 à Avignon) est un écrivain et un manadier camarguais, disciple de Frédéric Mistral et tenant du Félibrige. « Inventeur » de la Camargue, il en a exploité des traditions avérées et en a instauré de nouvelles.
Il passe son enfance au château de Bellecôte près de Nîmes où il fait ses études. Nîmes est alors ville taurine et capitale des félibres ; il y rencontre Roumanille et, en 1889, Mistral. Dès 1890, il publie en provençal un premier ouvrage, Babali, et, l’année suivante, il fonde avec Mistral le journal L’Aiòli, avant d’être appelé au service militaire.
Folco de Baroncelli a contribué à transformer la Camargue, jusque là étendue sauvage et désolée, en une nature ordonnée et apprivoisée, devenue parc naturel et l’une des destinations de vacances les plus courues.

Babali était une jeune brosseuse d’indienne dans une fabrique de tissus provençaux. Elle était adroite, toujours contente, toujours gaie et souriante. Pour jouer, pour courir, pour faire la farandole, elle était toujours la première. Un jour, elle rencontre un beau gardian qui amenait un groupe de taureaux à une abrivado (taureaux, entourés de gardians, parcourant les rues de la ville, jusqu’aux Arènes, pour la course du lendemain), à Avignon.

Illustration : Coiffe avignonnaise, photo de Jean-Louis Zimmerman (licence Cc-By-2.0).

Babali.

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