Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


KIPLING, Rudyard – Par le feu – Naboth – Rue du puits qui gazouille

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Naboth

Depuis 2008, Le Retour d’Imray, extrait des Hasards de la vie (1891) de Rudyard Kipling a le bonheur d’avoir été téléchargé 17000 fois. Nous revenons à cet ouvrage avec trois nouveaux récits exotiques que nous vous laissons découvrir.

Par le feu
« Le gendarme consigna dans son Journal la substance de l’affaire, réduite à ses éléments, car le gouvernement du Pendjab n’encourage pas les fioritures romanesques. »

Naboth
« Naboth est parti à cette heure, et sa cabane restituée à la terre originaire avec des bonbons en guise de sel pour montrer que le lieu est maudit. J’ai fait bâtir un kiosque d’été pour dominer le bout du jardin, et c’est sur ma frontière comme un fort d’où je garde mon empire. »

Rue du puits qui gazouille
« Avant de partir je fis de mon mieux pour mettre le feu au carré, mais l’herbe était trop verte. Quelque beau jour d’été néanmoins, si le vent est favorable, une torche de vieux journaux et une boîte d’allumettes éclairciront le mystère du Puits-qui-gazouille. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : Vieux mendiant de Lucknow vers 1880.

> Écouter un extrait : Par le feu.

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LONDON, Jack – Les Bords du Sacramento

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


The Banks Of the Sacramento

« Soufflez, ô vents, soufflez, aï, ho !
Vers la Californie, ho !
Car il y a de l’or à boisseaux
Sur les bords du Sacramento. »

Le gamin qui fredonne ce sempiternel refrain, appris de son père, c’est le « petit » Jerry, seul à l’entrée de sa cabane, sur la rive du Sacramento. Son père, le passeur d’eau de la compagnie minière du « Rêve d’Or », dont il garde les installations quasi abandonnées, a dû s’absenter pour régler la succession de son défunt frère.
Afin de venir en aide à un couple de fermiers du voisinage, qui veut à tout prix traverser le fleuve pour se rendre au chevet d’un parent mourant, Jerry se trouve contraint de faire fonctionner le système de nacelles, de tambours et de câbles transbordeurs, malgré l’interdiction. Et ce, en pleine tempête !

Dans ce court récit, écrit de main de maître, London aborde de concert le thème de l’épreuve initiatique, celui de la transgression et celui de la transmission. Ici, le passage de flambeau entre deux générations est traité sur un mode plus positif que dans Une tranche de bifteck, bien qu’il soit souligné et encadré par l’évocation d’une mort récente et d’une autre, imminente.

Traduction : Louis Postif (1887-1942), parue dans Gringoire n°555 du 20 juin 1939.
Titre original : The Banks of the Sacramento, publié en mars 1904 dans The Youth’s Companion.

Licence Creative Commons

Les Bords du Sacramento.

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GIONO, Jean – L’homme qui plantait des arbres (Version 3)

Donneur de voix : Lostania0 | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Pierre-Auguste Renoir - La Montagne Sainte-Victoire (1889)

« Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l’arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or, si j’en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. [...] J’ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. [...] C’est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c’est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit. » (Jean Giono)

L’Homme qui plantait des arbres (Version 3).

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MAIZEROY, René – L’Amour qui saigne (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


La Victoire de Ninoche

En 1882 René Maizeroy publia L’Amour qui saigne, dix nouvelles dont trois sont sur notre site, les trente autres provenant de recueils différents.

Les trois actuelles restent dans le domaine mélancolique sans jamais de happy end !

Rien ne va plus !

« Lui n’ose pas prévoir la suite du drame. Il a le vertige du gouffre comme un homme ballotté dans la houle. La tentation d’en finir l’étreint sans trêve. Les babies inquiets comprennent vaguement qu’il se passe quelque chose de grave qu’on leur cache, et ils restent immobiles, délaissant même leurs joujoux épars. »

L’Abandounado

« Car chacun était dur pour la petite vendeuse d’écrevisses et la rudoyait. Les chiens dans la ville aboyaient lorsqu’elle passait, criant ses écrevisses. Les enfants se jouaient d’elle et la tournaient en dérision. Et jamais elle ne sentait une caresse effleurer sa chair, elle n’entendait une parole amie la consoler. Elle était bien l’abandonnée sans famille, sans le sou, qu’on méprisait, qu’on chassait comme une lépreuse. »

La Victoire de Ninoche

« Lagleize retourna dans sa petite ville. On ne le revit plus ni dans les rues, ni sur le Mail, ni au café National. Il ne disait plus une parole à sa vieille servante. Il ne mangeait pas. La nuit, il se promenait de long en large dans son salon. Il avait brûlé tous les portraits de son fils. Ils lui rappelaient sa honte. Et, un matin… »

Illustration : Paul Balluriau, Hantise.

Rien ne va plus !.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Tante sourde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Gerard Ter Broch - Couple dansant

Une gentille histoire, sans le moindre masochisme, racontée par Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895) très présent sur notre site.

La Tante sourde, paru dans La Revue universelle, relate des faits de 1636 ; l’année du Cid!

« Si vous m’aimez, Jacobea, dit Ter Borch après quelque temps, il y a pour nous deux routes qui conduisent au bonheur. La première, et la plus longue, serait d’attendre, en travaillant à me faire un nom et à conquérir une fortune. La seconde, beaucoup plus courte, serait de vous enlever et de faire bénir notre union en Angleterre. »

Traduction anonyme (1888).

Illustration : Gerard Ter Broch, Couple dansant (1660).

La Tante sourde.

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AHIKAR – Ce salopard de Céline

Donneuse de voix : Myrneleon | Durée : 12min | Genre : Nouvelles


Ce salopard de Céline

« Je peux avoir mon livre ? demandai-je timidement. — Il est dans la poubelle avec les ordures, et je t’interdis d’y toucher ! — Quoi ? murmurai-je. — Je ne veux pas de ce genre de livre à la maison. — Qu’est-ce que tu lui reproches ? — C’est un écrivain ordurier ! — Mais, papa… — Il n’y a pas de « mais », tu obéis, un point c’est tout ! Et si tu veux contester, c’est tous tes livres qui vont y passer ! »

Ce salopard de Céline.

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COURTELINE, Georges – Une maison tranquille – Mouvement de valse – Le Fils

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 39min | Genre : Nouvelles


Santiago Rusiñol - Une romance (1894)

Ces trois histoires extraites du recueil Les Femmes d’amis (cf. Une canaille et Henriette a été insultée) nous présentent trois aspects de Georges Courteline.

Le Courteline bien connu, dans Une maison tranquille :

« Figurez-vous que cette petite fauvette eut le malheur, ces temps derniers, de faire une mauvaise connaissance. Tranquillement, sans songer à mal, elle revenait de prendre sa leçon de chant, quand avec un effroi, d’ailleurs bien légitime, elle s’aperçut qu’elle était suivie. Il y a des malhonnêtes gens partout, même dans le monde des fauvettes. »

Le Courteline poète, dans Mouvement de valse :

« Sur le sol, la traîne trop longue de son peignoir enveloppait ses pieds comme d’un flot de mousse et ainsi elle jouait, divinement, et avec un art infini, sans oppositions et sans effets cherchés, nuançant chaque motif, chaque phrase, chaque mesure, de finesses presque insensibles et que seule pouvait percevoir son âme suprêmement artistique de femme. Les motifs déniaient les uns après les autres, et, dans le mouvement arrondi de la valse, c’étaient de longs et maladifs alanguissements, des bercements assoupis et calmés où revivait la vaporeuse poésie des paysages de Bohême les chœurs en plaine, au soir tombant ; les matinées calmes et sereines, quand une brume de beau temps voile d’une gaze transparente de disque rose du soleil et le fond lilas clair des nues, et la nappe du Danube, coulant, éternellement bleue, entre les ruines effondrées des manoirs et des abbayes. »

Il faut voir la signature pour savoir que Courteline est l’auteur de Le Fils :

« – Ah ! mais, m’écriai-je, pardon ! voici qui devient un peu raide, et vous êtes heureux de n’être qu’un enfant. Qu’est-ce que vous venez réclamer, après tout ? Vous arrivez dans l’intention de me reprendre parla main et de me ramener, repentant et contrit, entre les bras de votre mère. En vérité, vous ne paraissez pas vous douter que si vous aviez seulement deux ans de plus, votre conduite serait tout simplement odieuse. Eh bien, parfaitement, c’est vrai, j’ai été l’amant de votre mère, je l’ai été pendant seize ans en quoi je ne vous apprends rien, puisque vous avez poussé l’indiscrétion jusqu’à fouiller dans ses papiers et si aujourd’hui je ne le suis plus, c’est parce que j’ai, pour ne plus l’être, des raisons dont je suis seul juge, et dont vous devriez, d’ailleurs, être le dernier à vous mêler. En voilà assez à la fin ! »

Illustration : Santiago Rusiñol, Une romance (1894).

> Écouter un extrait : Une maison tranquille.

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CHOLEM ALEICHEM – Un bon conseil

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Un bon conseil170 220.gif

Le début : « Vous apprenez que, durant trois jours de suite, un jeune homme s’est pointé chez vous matin, midi et soir, et ne vous a jamais trouvé à la maison. Selon lui, il lui importe grandement de vous rencontrer.

C’est aussi le message que je reçois un jour en rentrant de voyage. Je me dis : évidemment, un écrivaillon avec une œuvre à la main !

Je m’installe à mon bureau pour travailler et vlan ! On sonne à la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvre et j’entends le bruit de quelqu’un qui commence à s’occuper de soi-même : il ôte ses guêtres, il tousse, il se mouche, en bref, tous les symptômes de l’écrivain amateur. Je me sens tout de même piqué d’une certaine curiosité. Mon homme fait son entrée et fait une jolie courbette de politesse. Le geste est d’ailleurs assez réussi. Cela consiste en un petit recul discret, accompagné d’un mouvement délicat et d’un frottement des mains. Puis il se présente à moi, en utilisant un nom sorti de quelque légende, un de ces patronymes qu’on oublie juste après les avoir entendus.

- Asseyez-vous. En quoi puis-je vous être utile ?

- C’est un besoin urgent qui m’amène… enfin, urgent… Pour moi. C’est vraiment urgent ! Ma vie elle-même en dépend. Je crois que vous seul pouvez me comprendre. Vous écrivez tellement que, selon moi, vous devez tout connaître et tout comprendre. Enfin, je ne le pense pas, j’en suis sûr. »

Traduction : Shmuel Retbi, pour Littératureaudio.com.

Un bon conseil.

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